{"id":4431,"date":"2023-12-06T20:01:19","date_gmt":"2023-12-06T19:01:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=4431"},"modified":"2023-12-06T20:01:19","modified_gmt":"2023-12-06T19:01:19","slug":"braud-felix-1876-1951","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2023\/12\/06\/braud-felix-1876-1951\/","title":{"rendered":"Braud, F\u00e9lix (1876 \u2013 1951)"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"font-size:16px\"><em>Carnets de guerre (1914 \u2013 1917)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em>1. Le t\u00e9moin<\/em><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">F\u00e9lix Braud est n\u00e9 \u00e0 Cholet et y r\u00e9side au moment de la mobilisation. \u00c0 38 ans, mari\u00e9, deux enfants, il est cadre dans une banque. Sergent au 72<sup>e<\/sup> RIT, et longtemps vaguemestre de son unit\u00e9, il devient payeur en 1918 au 1<sup>er<\/sup> Corps d\u2019Arm\u00e9e. D\u00e9mobilis\u00e9 en f\u00e9vrier 1919, il travaille alors comme directeur d\u2019agence bancaire au Cr\u00e9dit de l\u2019Ouest. Apr\u00e8s sa retraite, il est fond\u00e9 de pouvoir d\u2019une propri\u00e9taire du textile choletais, et continue de travailler jusqu\u2019\u00e0 son d\u00e9c\u00e8s en 1951.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em>2. Le t\u00e9moignage<\/em><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em>Les Carnets de guerre du sergent vaguemestre F\u00e9lix Braud<\/em> (1914 \u2013 1917) ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s en 2022 par Agn\u00e8s Guillaume et Thierry Hardier, conjointement par les FSE Coll\u00e8ge \u00c9luard\/Edhisto\/CRID 14-18, avec une pr\u00e9face de R\u00e9my Cazals. L\u2019ouvrage de 191 pages est richement illustr\u00e9 avec des documents qui viennent de la famille Braud et par des cartes postales des riches collections de Thierry Hardier. Ce travail scientifique est aussi li\u00e9 \u00e0 un projet p\u00e9dagogique avec des \u00e9l\u00e8ves du coll\u00e8ge, certaines ont notamment r\u00e9alis\u00e9 des listes nominatives de soldats \u00e0 la fin du volume.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em>3. Analyse<\/em><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Les 11 carnets qui vont de la mobilisation \u00e0 octobre 1917 sont r\u00e9dig\u00e9s lors de moments de repos et r\u00e9sument les \u00e9v\u00e9nements de la journ\u00e9e. Ils d\u00e9crivent la tourn\u00e9e du vaguemestre [celui qui envoie, re\u00e7oit, trie et redistribue le courrier], son itin\u00e9raire, les incidents ou \u00e9v\u00e9nements rencontr\u00e9s&nbsp;: bombardements, tu\u00e9s et bless\u00e9s, mouvements d\u2019unit\u00e9s, avions aper\u00e7us, anecdotes, etc.. L\u2019auteur \u00e9voque aussi le temps qu\u2019il fait, les paysages et panoramas rencontr\u00e9s. Les notations tr\u00e8s r\u00e9guli\u00e8res et denses au d\u00e9but se font plus rapides \u00e0 partir de l\u2019\u00e9t\u00e9 1916. Les r\u00e9gions d\u00e9crites, en suivant les emplacements successifs du 72<sup>e<\/sup> RIT, sont le nord de la R\u00e9gion Parisienne (1914), l\u2019Oise au nord de Compi\u00e8gne, les arri\u00e8res de Verdun, l\u2019Aisne (1915-1916), le Noyonnais, puis enfin les Flandres belges et fran\u00e7aises (1917). Ces carnets sont destin\u00e9s \u00e0 \u00eatre lus \u00ab&nbsp;plus tard&nbsp;\u00bb par sa famille (p. 19), et on ignore pourquoi l\u2019ann\u00e9e 1918 est manquante&nbsp;: peut-\u00eatre qu\u2019\u00e9tant pass\u00e9 payeur dans un emploi traditionnel de bureau, le mouvement, l\u2019espace et la nature lui manquaient pour motiver la tenue d\u2019un journal. F\u00e9lix Braud est aussi, sauf \u00e0 quelques moments, moins expos\u00e9 au danger que ses camarades dans la tranch\u00e9e, et son cantonnement \u00e0 l\u2019arri\u00e8re de la deuxi\u00e8me ligne lui permet une sociabilit\u00e9 avec les civils rest\u00e9s sur place.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Un itin\u00e9raire de vaguemestre<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">L\u2019homme d\u00e9crit ses circuits de distribution (postes de secours, \u00e9chelons, PC, etc\u2026), avec les villages, hameaux, fermes, moulins et ch\u00e2teaux rencontr\u00e9s&nbsp;; on a ainsi, par exemple, une description tr\u00e8s pr\u00e9cise de la campagne picarde en 1915, non exempte d\u2019\u00e9motion esth\u00e9tique (p. 62) \u00ab<em>&nbsp;J\u2019attrape encore un grand chaud en gravissant la c\u00f4te abrupte du moulin \u00e0 vent, mais j\u2019en suis r\u00e9compens\u00e9 par la vue du splendide panorama.&nbsp;<\/em>\u00bb Il mentionne les bombardements, sporadiques ou plus soutenus, il n\u2019est en g\u00e9n\u00e9ral gu\u00e8re menac\u00e9 par les obus, sauf s\u2019il passe au mauvais moment, ainsi le 15 ao\u00fbt 1915 vers Roye-sur-Matz p. 52&nbsp;: \u00ab<em>&nbsp;Dois-je m\u2019arr\u00eater ou continuer ma route&nbsp;? (\u2026) Je reste l\u00e0 une \u00bd heure accroupi dans le boyau. Nos batteries tirent de toute part, jamais je n\u2019avais entendu semblable canonnade. Les Allemands r\u00e9pondent et s\u00e8ment des obus un peu partout. (\u2026) Je crois que je ne reverrai jamais Cholet.<\/em>&nbsp;\u00bb Le reste de la tourn\u00e9e est partag\u00e9 entre mises \u00e0 l\u2019abri et grosses acc\u00e9l\u00e9rations en v\u00e9lo lors des accalmies&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Je suis fatigu\u00e9 et tremp\u00e9 de sueur. Il ne faudrait pas beaucoup d\u2019apr\u00e8s-midi comme cela pour vieillir un homme.<\/em>&nbsp;\u00bb Il d\u00e9crit ses diff\u00e9rents cantonnement, souvent chez des habitants non-\u00e9vacu\u00e9s&nbsp;; les relations sont cordiales et il est parfois invit\u00e9 dans les familles. \u00c0 Dombasle (Verdun) en 1916, les descriptions de l\u2019arri\u00e8re sont beaucoup moins champ\u00eatres, avec passage dense de voitures, de trains d\u2019artillerie, de bless\u00e9s\u2026, le tout sous un pilonnement constant d\u2019artillerie lourde, beaucoup plus dangereux que dans l\u2019Oise en 1915.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Iconographie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">La publication a aussi un int\u00e9r\u00eat iconographique, avec des documents qui viennent de la famille Braud, et les apports fournis par les auteurs du livre. On peut citer par exemple une photographie de la troupe (72<sup>e<\/sup> RIT) au d\u00e9part de la gare de Cholet le 9 ao\u00fbt 1914 (coll. Famille Braud). L\u2019int\u00e9r\u00eat du clich\u00e9, qui montre par ailleurs une troupe fort calme (pas de fleurs, pas de craie sur les wagons), est que l\u2019on peut identifier F\u00e9lix Braud assez nettement, ce qui donne un int\u00e9r\u00eat particulier pour ce type de photos, tant de fois reproduites, de troupiers anonymes embarquant dans une gare en ao\u00fbt 1914. La carte- photographie est envoy\u00e9e par l\u2019auteur \u00e0 son fils, et il lui en d\u00e9crit l\u2019origine&nbsp;(p. 21): \u00ab&nbsp;<em>2 octobre 1914, 1 heure, Mon cher petit F\u00e9lix, regarde sur cette petite carte, tu y verras petit p\u00e8re non loin du wagon et de la prise d\u2019eau, nous sommes deux debout. Nous avons \u00e9t\u00e9 photographi\u00e9s au d\u00e9part de la gare de Cholet sans nous en apercevoir. C\u2019est un camarade qui, en ayant re\u00e7u une ici, m\u2019a reconnu et m\u2019en a fait venir une.<\/em>&nbsp;\u00bb Les lieux cit\u00e9s dans les carnets, lors des tourn\u00e9es, sont souvent illustr\u00e9s par les cartes postales des collections Hardier, ainsi par exemple pour un monument aux morts pr\u00e9coce du hameau l\u2019\u00c9couvillon, hommage \u00e0 des tu\u00e9s des 38, 86 et 92<sup>e<\/sup> RI en 1914, on a&nbsp;(p. 72 et 73):<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">&#8211; la mention du vaguemestre Braud (p. 71, \u00ab&nbsp;<em>superbe monument \u00e9lev\u00e9 le long de la route<\/em> (\u2026)&nbsp;\u00bb)<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">&#8211; une photographie de 1915, coll\u00e9e sur une carte postale, qui montre le monument alors tout r\u00e9cent, avec reproduction des explications donn\u00e9es par celui qui \u00e9crit la carte<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">&#8211; une photo contemporaine du monument dans son \u00e9tat d\u2019aujourd\u2019hui (2022).<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Le soldat Ernest Dulong du 72<sup>e<\/sup> RIT a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 le 22 janvier 1915, et F. Braud rapporte du bureau du colonel \u00ab&nbsp;<em>un porte-monnaie et une m\u00e8che de cheveux de sa femme et de ses enfants.&nbsp;(\u2026) Triste chose que la guerre<\/em>\u00bb (p. 34 et 35). Une photographie r\u00e9cente de la croix de la tombe d\u2019Ernest Dulong au cimeti\u00e8re de Thiescourt, en plan rapproch\u00e9, apporte une paradoxale mais r\u00e9elle pr\u00e9sence du d\u00e9funt, \u00e9voqu\u00e9 par la mention m\u00e9lancolique du vaguemestre.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Parmi d\u2019autres documents int\u00e9ressants, on citera une carte postale (p. 48) intitul\u00e9e \u00ab&nbsp;<em>Rollot (Somme) \u2013 Le D\u00e9part des Journaux pour le front<\/em>&nbsp;\u00bb, m\u00ealant des villageoises et des vaguemestres \u00e0 bicyclette, probablement des territoriaux, tout le monde \u00e9tant charg\u00e9 des exemplaires de presse qui vont \u00eatre distribu\u00e9s dans les lignes.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>\u00c9l\u00e9ments vari\u00e9s<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">N\u2019\u00e9tant ni le combattant de la premi\u00e8re ligne, ni l\u2019embusqu\u00e9 d\u2019un lointain arri\u00e8re, l\u2019auteur, qui est un homme instruit (il dit avion et pas a\u00e9ro), a l\u2019\u0153il pour signaler de petits \u00e9v\u00e9nements t\u00e9nus, plaisants, ou \u00e9mouvants. Il fait par exemple une description pr\u00e9cise de l\u2019apparence pittoresque de troupes marocaines de passage, avec une br\u00e8ve remarque lors de leur d\u00e9part (septembre 1915, p. 60) \u00ab&nbsp;<em>Les deux bataillons de Marocains quittent \u00c9lincourt (Sainte-Marguerite). Les habitants n\u2019en sont pas f\u00e2ch\u00e9s surtout les dames qu\u2019ils poursuivaient de leurs galanteries. Il en reste du reste encore trois bataillons.&nbsp;<\/em>\u00bb. Son hostilit\u00e9 aux Allemands est r\u00e9elle mais pas univoque&nbsp;: dans une premi\u00e8re occurrence, au cours d\u2019une promenade, il \u00e9crit rencontrer une tombe \u00ab&nbsp;<em>boche<\/em>&nbsp;\u00bb, puis raye le terme pour laisser \u00ab&nbsp;<em>allemande<\/em>&nbsp;\u00bb (p. 39). \u00c0 cette occasion, les auteurs nous disent que les carnets contiennent 63 fois le terme \u00ab&nbsp;boche&nbsp;\u00bb contre 336 fois le terme \u00ab&nbsp;allemand&nbsp;\u00bb (subst. ou adj.). Dans ce m\u00eame domaine, une des mentions les plus significatives du recueil concerne une visite du cimeti\u00e8re d\u2019\u00c9lincourt, dont on citera un long extrait (3 octobre 1915, p. 67)&nbsp;:&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;\u00c0 gauche de ce petit cimeti\u00e8re, tombes allemandes. Assez vaste emplacement entour\u00e9. Une croix est au milieu. Trente ou quarante Allemands, m\u2019a-t-on dit, ont \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9s-l\u00e0, p\u00eale-m\u00eale. Sur la croix cette seule inscription \u00ab&nbsp;Boches&nbsp;\u00bb. Pourquoi ce mot&nbsp;? N\u2019aurait-on pas plut\u00f4t pu mettre \u00ab&nbsp;Allemands&nbsp;\u00bb&nbsp;? Le respect \u00e0 la mort, il me semble, est mal observ\u00e9. La vieille chevalerie fran\u00e7aise n\u2019aurait pas tol\u00e9r\u00e9 cela. Quel effet peut produire sur des Neutres visitant ce champ de repos ce mot \u00ab&nbsp;Boches&nbsp;\u00bb&nbsp;? Nos ennemis, je le sais, ne sont gu\u00e8re chevaleresques.<\/em>&nbsp;\u00bb Il reste que l\u2019auteur insiste sur la sauvagerie des Allemands dans leurs destructions syst\u00e9matiques, lors de leur retrait volontaire de 1917, et \u00e0 l\u2019occasion des bombardements a\u00e9riens de 1918, aveugles \u00e0 la distinction entre civils et militaires&nbsp;; Ces mentions de bombardements par avion se multiplient \u00e0 partir de 1917, ainsi (p. 176)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Les avions allemands jettent des bombes sur Rosenda\u00ebl pr\u00e8s de Malo-les-Bains et Dunkerque. Il y a de nombreuses victimes dans la population civile. Les bombes atteignent un train de permissionnaires belges. 28 soldats sont tu\u00e9s et 150 bless\u00e9s ainsi que trois petits enfants.&nbsp;<\/em>\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><a><\/a> \u00c0 l\u2019\u00e9t\u00e9 1916, notre territorial mentionne que le contr\u00f4le effectu\u00e9 sur le courrier des soldats a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un d\u00e9couragement et une crise de motivation; l\u2019encadrement r\u00e9agit, et c\u2019est l\u2019occasion d\u2019une mention int\u00e9ressante qui montre les pr\u00e9occupations sp\u00e9cifiques de ces hommes \u00ab&nbsp;\u00e2g\u00e9s&nbsp;\u00bb&nbsp;(19 ao\u00fbt 1916, p. 127)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Nous surtout, territoriaux qui avons abandonn\u00e9 depuis si longtemps femmes, enfants, situations que pour beaucoup nous avions mis de longues ann\u00e9es pour les acqu\u00e9rir et qui aujourd\u2019hui sont compromises ou perdues \u00e0 tout jamais. (\u2026).<\/em>\u00bb&nbsp; Ce texte de F\u00e9lix Braud, cantonn\u00e9 \u00e0 Ambl\u00e9ny (Aisne) \u00e0 l\u2019automne 1916, peut aussi par ailleurs \u00eatre crois\u00e9 avec profit avec celui d\u2019On\u00e9zime H\u00e9nin, un habitant de cette localit\u00e9,&nbsp;r\u00e9pertori\u00e9 dans <em>500 t\u00e9moins.<\/em> Enfin, comme souvent dans les descriptions de poilus arrivant dans les Flandres, l\u2019auteur souligne la propret\u00e9 des lieux rencontr\u00e9s, en tout cas lorsqu\u2019ils sont intacts (p. 173)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Tous ces coins sont charmants. Grand-Millebrugge et Petit-Millebrugge, deux petits pays construits \u00e0 cheval sur le canal de la Colme qui relie Furnes \u00e0 Saint-Omer sont d\u2019une grande propret\u00e9.<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Vincent Suard, d\u00e9cembre 2023<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Carnets de guerre (1914 \u2013 1917) 1. Le t\u00e9moin F\u00e9lix Braud est n\u00e9 \u00e0 Cholet et y r\u00e9side au moment de la mobilisation. \u00c0 38 ans, mari\u00e9, deux enfants, il est cadre dans une banque. Sergent au 72e RIT, et longtemps vaguemestre de son unit\u00e9, il devient payeur en 1918 au 1er Corps d\u2019Arm\u00e9e. 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