{"id":4453,"date":"2024-02-24T19:01:20","date_gmt":"2024-02-24T18:01:20","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=4453"},"modified":"2024-06-03T16:54:52","modified_gmt":"2024-06-03T15:54:52","slug":"grivelet-maurice-1888-1972","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2024\/02\/24\/grivelet-maurice-1888-1972\/","title":{"rendered":"Grivelet, Maurice (1888 \u2013 1972)"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"font-size:16px\">\u00ab\u00a0M\u00e9moires d\u2019un cur\u00e9&nbsp;: Fantassin, Aviateur, R\u00e9sistant\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">1. Le t\u00e9moin<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Maurice Grivelet, fils d\u2019un vigneron bourguignon, est vicaire \u00e0 S\u00e9longey (C\u00f4te-d\u2019Or) en ao\u00fbt 1914 et sous-lieutenant de r\u00e9serve. Mobilis\u00e9 au 44<sup>e<\/sup> RI, il est bless\u00e9 le 8 septembre 1914. Revenu en ligne en mars 1915, il est alors lieutenant au 104<sup>e<\/sup> RI jusqu\u2019\u00e0 ao\u00fbt 1916, passant ensuite dans l\u2019aviation. D\u2019abord officier-observateur puis pilote, ce capitaine commande en 1918 l\u2019escadrille So 252 (sur Sopwith). D\u00e9mobilis\u00e9 en ao\u00fbt 1919, il reprend ses fonctions eccl\u00e9siastiques mais effectue aussi des p\u00e9riodes de r\u00e9serve dans l\u2019arm\u00e9e de l\u2019air. Mobilis\u00e9 en 1939, il \u00e9chappe \u00e0 la captivit\u00e9&nbsp;; r\u00e9sistant en C\u00f4te d\u2019Or \u00e0 partir de 1942, il rejoint ensuite la cure de Saulx-le-Duc en 1945.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">2. Le t\u00e9moignage<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">La Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019Histoire Tille-Ignon a r\u00e9\u00e9dit\u00e9 en 2019 les <em>M\u00e9moires d\u2019un Cur\u00e9&nbsp;: Fantassin, Aviateur, R\u00e9sistant<\/em> (112 pages). Le site EGO 1939 \u2013 1945 signale une premi\u00e8re \u00e9dition \u00ab&nbsp;chez l\u2019auteur&nbsp;\u00bb en 1970. L\u2019auteur signale que c\u2019est \u00e0 la demande de son neveu qu\u2019il a \u00e9crit ses m\u00e9moires, la r\u00e9daction en a \u00e9t\u00e9 faite pendant l\u2019hiver 1964 \u2013 1965. La partie qui concerne la Grande Guerre va de la page 15 \u00e0 la page 68. Merci pour son aide \u00e0 Serge Thozet, pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019Histoire Tille-Ignon.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">3. Analyse<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Un cur\u00e9 sac au dos et galon au bras<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Jeune s\u00e9minariste, Maurice Grivelet remplit ses obligations militaires de 1909 \u00e0 1911 et devient sous-lieutenant de r\u00e9serve&nbsp;: la vie militaire ne lui d\u00e9pla\u00eet pas. Il entre en Alsace en ao\u00fbt 1914 avec le 44<sup>e<\/sup> RI de Besan\u00e7on (entr\u00e9e dans Altkirch puis Mulhouse), puis \u00e9vacue la r\u00e9gion&nbsp;; rapidement transport\u00e9 en Picardie, il \u00e9voque les combats des 6, 7 et 8 septembre auxquels il participe (bataille de l\u2019Ourcq)&nbsp;; revenu au front apr\u00e8s blessure en 1915, il raconte les pr\u00e9paratifs de l\u2019offensive de Champagne au 104<sup>e<\/sup> RI, avec le creusement des parall\u00e8les de d\u00e9part \u00e0 300 m\u00e8tres devant la premi\u00e8re ligne fran\u00e7aise. Il est dans le bataillon de r\u00e9serve le matin de l\u2019offensive du 25 septembre, mais le soir, il doit rejoindre seul vers l\u2019avant une compagnie d\u2019attaque du matin qui n\u2019a plus de cadres, et c\u2019est l\u2019occasion (p. 41) d\u2019une description saisissante de l\u2019\u00e9tat de ces hommes \u00e9pars et \u00e9puis\u00e9s, faite par un officier encore frais.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Andr\u00e9 Gu\u00e9n\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Le r\u00e9cit comprend auparavant un \u00e9pisode d\u2019enfant-soldat. Le 2 septembre, le sous-lieutenant Grivelet d\u00e9couvre dans sa section un enfant de douze ans qui a fui de chez lui et qui veut rester avec eux. L\u2019auteur r\u00e9ussit \u00e0 le confier \u00e0 un aum\u00f4nier dans une voiture d\u2019ambulance, mais il faut l\u2019y faire entrer de force, malgr\u00e9 ses pleurs et ses cris. Le soir venu, Andr\u00e9 qui s\u2019est sauv\u00e9 et a r\u00e9ussi \u00e0 les rattraper (p. 22) \u00ab&nbsp;<em>Je fus bien oblig\u00e9 d\u2019adopter \u2013 provisoirement \u2013 ce pauvre gosse. Le moyen de faire autrement&nbsp;?<\/em>&nbsp;\u00bb Bless\u00e9 le 8 septembre, l\u2019auteur voit le jeune gar\u00e7on lui ramener de l\u2019aide sous le feu, ayant pr\u00e9venu des soldats qui vont le transporter vers l\u2019arri\u00e8re. L\u2019enfant reste avec lui lors de l\u2019\u00e9vacuation en train sanitaire, et ils sont log\u00e9s ensemble \u00e0 l\u2019h\u00f4tel <em>Riva Bella<\/em> (Calvados) transform\u00e9 en h\u00f4pital (p.31), \u00ab<em>un petit lit fut install\u00e9 pour Andr\u00e9 dans ma chambre.&nbsp;<\/em>\u00bb. Un d\u00e9put\u00e9 du Calvados, Fernand Enguerrand, qui fait la tourn\u00e9e des bless\u00e9s, lui demande qui est cet enfant, et deux jours apr\u00e8s, l\u2019histoire est dans \u00ab&nbsp;<em>l\u2019\u00c9cho de Paris<\/em>&nbsp;\u00bb (p. 31) \u00ab&nbsp;<em>et je lu, en caract\u00e8res d\u2019un centim\u00e8tre, le titre d\u2019un article de deux colonnes en premi\u00e8re page&nbsp;: \u00ab&nbsp;Un enfant h\u00e9ro\u00efque&nbsp;\u00bb.<\/em>&nbsp;\u00bb L\u2019auteur doit r\u00e9diger sans notes, puisque l\u2019article (<a href=\"https:\/\/www.retronews.fr\/journal\/lecho-de-paris\/19-sep-1914\/120\/598305\/1\">voir site BNF R\u00e9tronews<\/a>), est sur une seule colonne (bas de la Une, 19 septembre 1914) et a comme titre \u00ab&nbsp;<em>Un h\u00e9ros de douze ans<\/em>&nbsp;\u00bb&nbsp;: l\u2019essentiel correspond toutefois. Le plus int\u00e9ressant de cette histoire r\u00e9side dans ses suites (p. 32) \u00ab&nbsp;<em>une \u00e9norme correspondance venue des quatre coins de la France&nbsp;: parents, amis, cur\u00e9s, instituteurs, etc\u2026 me demandaient des photos, des d\u00e9tails sur l\u2019aventure d\u2019Andr\u00e9. \u00ab&nbsp;<\/em>Je ferai ma premi\u00e8re classe sur cet \u00ab&nbsp;Enfant h\u00e9ro\u00efque&nbsp;\u00bb <em>m\u2019\u00e9crivait l\u2019un de ces instituteurs. Des cartes postales furent mises en circulation, me repr\u00e9sentant la t\u00eate band\u00e9e, appuy\u00e9 sur l\u2019\u00e9paule d\u2019Andr\u00e9, avec en arri\u00e8re-plan, des obus qui \u00e9clataient, des cavaliers qui chargeaient\u2026&nbsp;<\/em>\u00bb Nulle part dans l\u2019article, le d\u00e9put\u00e9 ne dit que M. Grivelet est pr\u00eatre. Celui-ci quitte Andr\u00e9, dont on ne conna\u00eet pas le destin ult\u00e9rieur, lorsqu\u2019il part en convalescence.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Aviation<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">L\u2019auteur a fait une premi\u00e8re demande pour entrer dans l\u2019aviation \u00e0 l\u2019automne 1914, sollicitant dans le m\u00eame temps son autorit\u00e9 hi\u00e9rarchique religieuse. L\u2019\u00e9v\u00each\u00e9 de Dijon lui a r\u00e9pondu (p. 33) \u00ab&nbsp;<em>sans vous le d\u00e9fendre, suis d\u2019avis de vous abstenir.&nbsp;<\/em>\u00bb Il ob\u00e9it, mais signale que \u00ab&nbsp;<em>le d\u00e9mon de l\u2019aviation n\u2019\u00e9tait pas exorcis\u00e9 en lui&nbsp;<\/em>\u00bb. Il souffre de l\u2019hiver en Champagne, \u00ab&nbsp;<em>Ville-sur-Tourbe, ce nom dit tout&nbsp;<\/em>\u00bb (p. 42), ne se sent pas d\u2019atomes crochus avec les Normands du 104<sup>e<\/sup> RI puis refait une demande pour l\u2019aviation, qui est accept\u00e9e en ao\u00fbt 1916. <em>\u00ab&nbsp;Aviateur! Le r\u00eave de ma vie.&nbsp;<\/em>\u00bb (p. 47). Pass\u00e9 capitaine, il est form\u00e9 comme observateur au Plessis-Belleville, puis vole \u00e0 la C 56 (sur Caudron). Il raconte ses missions photo, et \u00e9voque l\u2019\u00e9chec de l\u2019aviation le 16 avril, \u00e0 cause des mauvaises conditions m\u00e9t\u00e9orologiques&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Nous ne servions \u00e0 rien, il ne nous \u00e9tait pas possible d\u2019\u00eatre utiles \u00e0 quelque chose, mais il fallait tout de m\u00eame foncer dans la temp\u00eate de neige au ras des sapins, ou de ce qu\u2019il en restait.<\/em>&nbsp;\u00bb (p. 53). Il vole d\u2019abord seulement comme observateur, puis il est form\u00e9 au pilotage, notamment par Octave Lapize (p. 54), par ailleurs vainqueur du Tour de France cycliste 1910. Ce cur\u00e9 peu conventionnel semble go\u00fbter la coquetterie \u00ab&nbsp;pilote&nbsp;\u00bb (p. 48) \u00ab&nbsp;<em>Mais pour \u00eatre aviateur, il fallait \u00eatre chauss\u00e9 de grandes bottes lac\u00e9es et porter de grands galons en tr\u00e8fle qui montaient jusqu\u2019au coude. Avec quelques nouveaux arrivants comme moi, nous all\u00e2mes donc \u00e0 Paris acheter bottes et galons.<\/em>&nbsp;\u00bb On sait par ailleurs (t\u00e9moignage \u00ab&nbsp;Tr\u00e9meau&nbsp;\u00bb) que ces bottes sont ch\u00e8res et que les sous-officiers pilotes n\u2019ont souvent pas les moyens de s\u2019en procurer, ce qui est source d\u2019humiliation. Il prend ensuite le commandement de la So 252 sur Sopwith, narre quelques anecdotes dont une \u00e9voquant le m\u00e9pris du g\u00e9n\u00e9ral Schmidt (erreur sur la 163 DI, c\u2019est plut\u00f4t la 167 DI, p. 57)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Aviateur&nbsp;! morphinomane, coca\u00efnomane, qui dans un acc\u00e8s de folie montez en avion pour faire des pitreries au-dessus des tranch\u00e9es\u2026<\/em>&nbsp;\u00bb Il fait aussi une description int\u00e9ressante de la pagaille qui r\u00e8gne lors de la perc\u00e9e des Allemands en mai 1918 au Chemin des Dames (p. 58), l\u2019infanterie fran\u00e7aise ayant perdu les fanions qui permettaient de reconna\u00eetre les unit\u00e9s&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>On demanda \u00e0 l\u2019aviation de situer les lignes d\u2019apr\u00e8s la couleur des uniformes, ce qui nous obligeait \u00e0 descendre tr\u00e8s bas. Cela nous co\u00fbte cher et le plus souvent, les renseignements obtenus de cette fa\u00e7on, \u00e9taient erron\u00e9s. (\u2026). Des avions signal\u00e8rent des troupes fran\u00e7aises en marche sur telle ou telle route, et en r\u00e9alit\u00e9, il s\u2019agissait de convois de prisonniers\u2026<\/em>&nbsp;\u00bb. Il \u00e9voque enfin un 11 novembre qui (p. 67) \u00ab&nbsp;<em>fut plut\u00f4t une d\u00e9ception&nbsp;; nous avions l\u2019impression que cet armistice \u00e9tait pr\u00e9matur\u00e9, et que l\u2019arm\u00e9e allemande n\u2019\u00e9tait pas assez vaincue (\u2026). Notre pressentiment n\u2019\u00e9tait que trop justifi\u00e9.<\/em>&nbsp;\u00bb Il faut s\u2019interroger sur ce type de jugement \u00e9crit en 1965, longtemps apr\u00e8s l\u2019\u00e9v\u00e9nement, les autres carnets n\u2019\u00e9voquant que tr\u00e8s rarement ce type de d\u00e9ception dans leur mention du jour de l\u2019Armistice. Notre capitaine \u2013 aviateur \u2013 cur\u00e9 est d\u00e9mobilis\u00e9 le 1<sup>er<\/sup> ao\u00fbt 1919, et rejoint la cure du village de Saulx-le-Duc qu\u2019il ne quittera plus.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Un cur\u00e9 peu banal<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Curieux pr\u00eatre que ce truculent militaire, aviateur enthousiaste et par ailleurs grand chasseur de sanglier. Certes les membres du clerg\u00e9 en m\u00eame temps officiers de r\u00e9serve ne sont pas rares, et on connait d\u2019autres religieux pilotes, comme le missionnaire L\u00e9on Bourjade, chasseur de Drachen en 1918, mais celui-ci se caract\u00e9rise d\u2019abord par sa r\u00e9serve, ce qui n\u2019est pas le cas de M. Grivelet, tr\u00e8s \u00e0 l\u2019aise dans ses bottes d\u2019aviateur. La suite des m\u00e9moires \u00e9voque l\u2019Occupation, avec la r\u00e9sistance de l\u2019auteur du c\u00f4t\u00e9 gaulliste, et il a \u00e0 la Lib\u00e9ration le grade de Lieutenant-Colonel F.F.I., avec des responsabilit\u00e9s \u00e0 l\u2019E.M. de Dijon. On ne peut s\u2019emp\u00eacher de s\u2019interroger&nbsp;: pourquoi un sujet aussi brillant n\u2019a-t-il desservi pendant toute sa carri\u00e8re que la petite paroisse du village de Saulx-le-Duc, soit pendant pr\u00e8s de 50 ans&nbsp;? Sa m\u00e9moire y est rest\u00e9e populaire, mais ses relations avec son \u00e9v\u00eaque n\u2019\u00e9taient pas bonnes, et les renseignements fournis par l\u2019association historique locale montrent que la raison pourrait en \u00eatre une trop grande proximit\u00e9, \u00e9tablie sur la dur\u00e9e, avec une paroissienne du lieu.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em>Vincent Suard, f\u00e9vrier 2024<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0M\u00e9moires d\u2019un cur\u00e9&nbsp;: Fantassin, Aviateur, R\u00e9sistant\u00a0\u00bb. 1. Le t\u00e9moin Maurice Grivelet, fils d\u2019un vigneron bourguignon, est vicaire \u00e0 S\u00e9longey (C\u00f4te-d\u2019Or) en ao\u00fbt 1914 et sous-lieutenant de r\u00e9serve. Mobilis\u00e9 au 44e RI, il est bless\u00e9 le 8 septembre 1914. Revenu en ligne en mars 1915, il est alors lieutenant au 104e RI jusqu\u2019\u00e0 ao\u00fbt 1916, passant &hellip; <a href=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2024\/02\/24\/grivelet-maurice-1888-1972\/\" class=\"more-link\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">Grivelet, Maurice (1888 \u2013 1972)<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[748,100,62,133,10,1275,1195,21],"tags":[],"class_list":["post-4453","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-104e-ri","category-1966-1980","category-44e-ri","category-aviateur","category-combattant-infanterie","category-escadrille-so-252","category-memoires","category-souvenirs"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4453","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4453"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4453\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4474,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4453\/revisions\/4474"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4453"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4453"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4453"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}