{"id":4466,"date":"2024-05-20T21:19:43","date_gmt":"2024-05-20T20:19:43","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=4466"},"modified":"2024-06-03T16:59:10","modified_gmt":"2024-06-03T15:59:10","slug":"prevot-jean-1890-1960","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2024\/05\/20\/prevot-jean-1890-1960\/","title":{"rendered":"Pr\u00e9vot, Jean 1890 &#8211; 1960"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"font-size:16px\">Soissonnais 14 \u2013 18, Germaine Servettaz, Claude Lavedrine et Herv\u00e9 Vatel (\u00e9d.), <em>Les Carnets d\u2019un ambulancier et pharmacien. (De la bataille de Quennevi\u00e8res aux combats du Soissonnais&nbsp;1915 &#8211; 1918)<\/em>, Paris, \u00c9ditions des \u00c9quateurs, 2007, 317 pages.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>1. Le t\u00e9moin<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Jean Pr\u00e9vot est n\u00e9 \u00e0 Montauban en 1890. Bachelier en 1908, la guerre le trouve \u00e0 Bordeaux alors qu\u2019il n\u2019a pas encore termin\u00e9 ses \u00e9tudes de pharmacie. Incorpor\u00e9 au 108<sup>e<\/sup> RI de Bergerac, et pass\u00e9 dans une section d\u2019infirmiers non endivisionn\u00e9e en janvier 1915, il est transf\u00e9r\u00e9 en avril 1915 \u00e0 l\u2019ambulance 4 de la 37<sup>\u00e8me<\/sup> DI, division compos\u00e9e de r\u00e9giments de tirailleurs et de zouaves. Il est au front ou dans la zone des \u00e9tapes d\u2019avril 1915 \u00e0 septembre 1918. Revenu \u00e0 la vie civile, il exerce les fonctions de pharmacien \u00e0 Toulouse, Carcassonne et Lautrec. Il d\u00e9c\u00e8de \u00e0 Orl\u00e9ans en 1960.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>2. Le t\u00e9moignage<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Les <em>Carnets d\u2019un ambulancier et pharmacien<\/em> (\u00ab&nbsp;De la bataille de Quennevi\u00e8res aux combats du Soissonnais&nbsp;1915 &#8211; 1918\u00bb) ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s en 2007 par Germaine Servettaz, Claude Lavedrine et Herv\u00e9 Vatel, en association avec l\u2019association \u00ab&nbsp;Soissonnais 14 \u2013 18&nbsp;\u00bb aux \u00e9ditions des \u00c9quateurs (317 pages). C\u2019est \u00e0 Orl\u00e9ans, dans la maison o\u00f9 est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 Jean Pr\u00e9vot (ne pas confondre avec Jean Pr\u00e9vost, \u00e9crivain et journaliste mort en 1944 au Maquis), \u00ab<em>&nbsp;qu\u2019en 1970 son petit-fils Marc retrouvera intacts dans une malle entrepos\u00e9e dans le grenier les carnets \u00e9crits par son grand-p\u00e8re.&nbsp;<\/em>\u00bb (p. 11). L\u2019introduction de G. Servettaz montre l\u2019importance de la transmission m\u00e9morielle, avec un voyage fait par les transcripteurs de l\u2019ouvrage sur les lieux \u00e9voqu\u00e9s par l\u2019auteur, et notamment la ferme-ambulance 4\/37. \u00c0 noter une ambigu\u00eft\u00e9 p. 11 <em>\u00ab&nbsp;il est nomm\u00e9 1<sup>re<\/sup> classe de r\u00e9serve le 9 juillet 1919&nbsp;<\/em>\u00bb, c\u2019est bien-s\u00fbr aide-major (pharmacien) de 1<sup>\u00e8re<\/sup> classe, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019\u00e9quivalent du grade de lieutenant.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>3. Analyse<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>F\u00e9vrier 1915 &#8211;&nbsp; mars 1916 \u2013 infirmier \u00e0 l\u2019ambulance<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Il s\u2019agit de la partie la plus int\u00e9ressante des carnets, car c\u2019est l\u00e0 que J. Pr\u00e9v\u00f4t est le plus disert quand il \u00e9voque avec pr\u00e9cision ses fonctions d\u2019infirmier dans une ambulance (h\u00f4pital de campagne). Jeune \u00e9tudiant, il n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 reconnu pharmacien dans cette sp\u00e9cialit\u00e9 car son cursus est incomplet, mais cet \u00e9tat lui permet d\u2019\u00e9chapper \u00e0 son r\u00e9giment en janvier 1915 (passage \u00e0 la 12<sup>e<\/sup> section d\u2019infirmier) puis d\u2019int\u00e9grer l\u2019ambulance 4\/37. Il mentionne ses tentatives infructueuses pour se faire reconna\u00eetre comme pharmacien [avec autorisation de citation] (p. 29) \u00ab&nbsp;<em>non, des pharmaciens, on en a, \u00e0 ne savoir qu\u2019en faire&nbsp;!&nbsp;<\/em>\u00bb. Pour lui cette affectation non enr\u00e9giment\u00e9es est tout de m\u00eame appr\u00e9ciable, en t\u00e9moigne cette menace affich\u00e9e \u00e0 la 12<sup>e<\/sup> section d\u2019infirmiers (avril 1915)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Tout absent \u00e0 deux appels&nbsp;: vers\u00e9 dans l\u2019infanterie.<\/em>&nbsp;\u00bb Les carnets d\u00e9crivent le quotidien des gardes d\u2019infirmier, dans une ambulance proche des lignes&nbsp;; elle re\u00e7oit en 1915 des bless\u00e9s du secteur de Quennevi\u00e8res (Off\u00e9mont, Oise). La force de ces mentions, qui rappellent le Georges Duhamel de 1917, est faite d\u2019un m\u00e9lange de description des bless\u00e9s, d\u2019\u00e9vocation de leurs souffrances, avec un ton d\u00e9tach\u00e9 et neutre, sans empathie particuli\u00e8re, une sorte de froideur clinique qui renforce la duret\u00e9 de la perception. Ainsi par exemple en avril 1915 (p.53)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>La salle 5 (12 lits) est \u00e0 moiti\u00e9 pleine de types plus ou moins amoch\u00e9s. (\u2026) On a amen\u00e9 trois Boches bless\u00e9s. En voici un des plus amoch\u00e9s, pieds broy\u00e9s, les fesses emport\u00e9s par les obus. Il n\u2019y a pas moyen de le prendre et apr\u00e8s un pansement on le laisse sur son brancard et on le met tel quel sur le lit. La plupart sont bless\u00e9s \u00e0 la t\u00eate. On ne voit point de figure. On n\u2019entend que des corps qui g\u00e9missent et se plaignent des cris du bless\u00e9&nbsp;: \u00e0 boire. Le premier en entrant \u00e0 droite est d\u00e9j\u00e0 mort, les traits calmes comme s\u2019il dormait encore. Au fond un zouave r\u00e2le, il a une fracture du cr\u00e2ne et ne va pas tarder lui non plus \u00e0 entrer dans le grand sommeil.<\/em>&nbsp;\u00bb L\u2019auteur est souvent acerbe \u00e0 propos des talents m\u00e9dicaux des majors, sans qu\u2019il soit possible de savoir si c\u2019est vraiment justifi\u00e9 (p. 58) \u00ab&nbsp;<em>Le type \u00e0 la fracture du cr\u00e2ne qui \u00e9tait dans la tente de la cour et qui r\u00e2lait depuis hier est mort sur la table d\u2019op\u00e9ration. Jocaveille en sortant de la salle \u00e9tait tout souriant. Ce matin Deveze a amput\u00e9 le zouave d\u2019hier soir arriv\u00e9 avec l\u2019h\u00e9morragie du bras, il va parfois un peu vite en besogne.&nbsp;<\/em>\u00bb L\u2019auteur \u00e9voque p. 73 \u00ab&nbsp;<em>un sidi gratifi\u00e9 d\u2019une balle dans la t\u00eate, on ne l\u2019a gu\u00e8re regard\u00e9. Tout n\u2019est certes pas pour le mieux, et que dire&nbsp;?<\/em>&nbsp;\u00bb&nbsp;Rien ne permet ici de dire que les bless\u00e9s sont moins bien soign\u00e9s parce qu\u2019ils sont indig\u00e8nes, il s\u2019agit plut\u00f4t d\u2019un doute sur les comp\u00e9tences professionnelles de certains majors, dont certains s\u2019improvisent chirurgiens. L\u2019auteur mentionne souvent le fait que lorsque c\u2019est son tour de repos, il ne peut dormir et r\u00e9cup\u00e9rer \u00e0 cause des cris persistants des bless\u00e9s. Ainsi p. 73 \u00ab&nbsp;<em>On apporte un tirailleur gravement atteint d\u2019un \u00e9clat dans le dos. Le major dit que l\u2019on pourra lui donner \u00e0 boire ce qu\u2019il voudra, ce qui est sa condamnation sans plus de phrase. Il se voit perdu; d\u2019ailleurs en arrivant dans la salle il se met \u00e0 hurler et ne cesse gu\u00e8re ce qui m\u2019\u00f4te toute envie de dormir. (\u2026) Bordes vient lui faire une injection de morphine, cela le calme un peu mais point compl\u00e8tement cependant. Quand \u00e0 minuit B\u00e9neyssie vient me r\u00e9veiller, je n\u2019ai pas encore pu fermer l\u2019\u0153il.<\/em>&nbsp;\u00bb Ces carnets restituent bien la lourde ambiance r\u00e9gnant \u00e0 l\u2019ambulance lorsque le front est actif, et que des bless\u00e9s, souvent gravement atteints, sont amen\u00e9s avant transfert, op\u00e9ration sur place, ou pour attendre le d\u00e9c\u00e8s si on estime le cas sans espoir.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">L\u2019auteur signale plus loin la lecture d\u2019un ordre g\u00e9n\u00e9ral (27 avril 1915, p. 66) qui mentionne la citation octroy\u00e9e \u00e0 une autre ambulance, puis la liste de soldats qui ont \u00e9t\u00e9 fusill\u00e9s, la plupart pour abandon de poste, \u00ab&nbsp;<em>quelques-uns pour mutilation volontaire, des tirailleurs surtout.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">J. Pr\u00e9v\u00f4t \u00e9voque ensuite la bataille de Quennevi\u00e8res (Moulin-sous-Touvent, juin 1915) telle qu\u2019elle est per\u00e7ue par une ambulance proche du front&nbsp;; il mentionne les r\u00e9cits et bruits rapport\u00e9s de la premi\u00e8re ligne, par exemple le 1<sup>er<\/sup> juin, des affiches allemandes demandent si l\u2019attaque \u00ab&nbsp;<em>est pour aujourd\u2019hui&nbsp;?&nbsp;\u00bb<\/em> (p. 95), ou des ordres de ne pas faire de prisonniers (p. 103), mention relativis\u00e9e par la mention r\u00e9currente d\u2019arriv\u00e9es de prisonniers allemands. L\u2019activit\u00e9 est \u00e9reintante, avec un bombardement qui n\u2019\u00e9pargne pas les abords de l\u2019ambulance, des bless\u00e9s nombreux, et des prisonniers allemands souvent bless\u00e9s eux-aussi. A la fin de la bataille (recul fran\u00e7ais 15 et 16 juin 1915) il mentionne (p. 117) \u00ab&nbsp;<em>Le nombre de bless\u00e9s entr\u00e9s est de 357 pour les trois derniers jours dont 195 pour aujourd\u2019hui.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">L\u2019\u00e9vocation de l\u2019offensive de Champagne (octobre 1915) est beaucoup moins pr\u00e9cise, l\u2019auteur est plus \u00e0 l\u2019arri\u00e8re, et c\u2019est davantage un t\u00e9moignage d\u2019ambiance, nous <em>\u00ab&nbsp;aurions&nbsp;\u00bb<\/em> attaqu\u00e9, il y <em>\u00ab&nbsp;aurait&nbsp;\u00bb<\/em> d\u00e9j\u00e0 deux r\u00e9giments boches de prisonniers, etc\u2026<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Mars 1916 \u2013 septembre 1916&nbsp;&#8211; pharmacien auxiliaire \u2013 La Somme.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">J. Pr\u00e9vot est nomm\u00e9 pharmacien auxiliaire, tout en restant simple soldat, il d\u00e9pend alors du groupe de brancardiers de corps de la VIIIe Arm\u00e9e. \u00c0 l\u2019arri\u00e8re du front, il s\u2019occupe des m\u00e9dicaments, du chlore pour les exercices de gaz, et travaille aussi au laboratoire bact\u00e9riologique. Sa localisation \u00e0 Bar-le-Duc ne lui permet de d\u00e9crire la bataille de Verdun que par ou\u00ef-dire. Il n\u2019en est pas de m\u00eame lorsqu\u2019il arrive dans la bataille de la Somme (ao\u00fbt 1916)&nbsp;: dans le secteur de Bouchavesnes, il fait sous le bombardement des liaisons avec les postes de sant\u00e9 avanc\u00e9s. Les progressions sont dangereuses et harassantes, il apporte des fournitures, des m\u00e9dicaments mais aussi du chlore pour des inhumations de fortune \u00e0 faire sous le bombardement&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">3 ao\u00fbt 1916 (p. 229) \u00ab&nbsp;<em>A 19 heures 30 ordre pour aller \u00e0 Tato\u00ef. Je pars avec 32 G.B.D., un pharmacien auxiliaire et du chlore. Arriv\u00e9 au poste du 363<sup>e<\/sup>, le m\u00e9decin-chef me remercie, il ne veut pas faire tuer des vivants pour enterrer des morts.&nbsp;<\/em>\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">19 ao\u00fbt (p. 234) \u00ab&nbsp;<em>Les Boches nous envoient pas mal de balles (\u2026) Sur 100 m\u00e8tres nous inhumons 51 cadavres, presque tous des Boches qui ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s et ensevelis par le tir des torpilles.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">20 ao\u00fbt 1916 \u00ab&nbsp;<em>Nous sommes de retour \u00e0 Vaux, sans casse heureusement. Odeur \u00e9pouvantable, cadavres vieux de 15 jours. Plusieurs rendent leur repas&nbsp;!&nbsp;<\/em>\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Octobre 1917 \u2013 juillet 1918 \u2013 pharmacien de r\u00e9giment<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Les carnets sont interrompus de septembre 1916 \u00e0 octobre 1917, et on sait par sa F.M. que l\u2019auteur a \u00e9t\u00e9 promu pharmacien aide-major de 2<sup>e<\/sup> classe (sous-lieutenant) au 8<sup>e<\/sup> zouave (Division Marocaine). Les mentions deviennent plus rapides, indiquant d\u00e9placements, relations de blessures de connaissances, attaques a\u00e9riennes, r\u00e9sultats de p\u00eache, statistiques de pertes, etc\u2026<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">L\u2019engagement du 8<sup>e<\/sup> zouave pour tenter d\u2019endiguer les offensives allemandes du printemps 1918, ranime la tension dans les notations.&nbsp; Son unit\u00e9 vient au secours des Anglais fin avril, dans le secteur de Villers-Bretonneux. (26 avril, p. 277) \u00ab&nbsp;<em>\u00c0 4 heures, re\u00e7ois l\u2019ordre de rejoindre le poste de sant\u00e9 \u00e0 Bois-Labb\u00e9. Tr\u00e8s violente canonnade vers 5 heures. Pas mal de bless\u00e9s par mitrailleuse. Nous sommes compl\u00e8tement assourdis par batterie anglaise voisine. Pas mal d\u2019officiers touch\u00e9s, Cadiot, Minard, Binder. Courtois arrive dans l\u2019apr\u00e8s-midi le cou travers\u00e9 par une balle. Les tirailleurs auraient une grosse casse et ne tiennent pas le coup. Vu passer 2 tanks. L\u2019un d\u2019eux a d\u00e9charg\u00e9 deux bless\u00e9s \u00e0 la t\u00eate par balle ayant travers\u00e9 les parois.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">L\u2019auteur \u00e9voque ensuite les durs combats de la fin mai 1918, pour stopper l\u2019avanc\u00e9e allemande du Chemin des Dames.&nbsp;Il participe aux combats de juillet 1918, mais les carnets s\u2019arr\u00eatent d\u00e9finitivement le 22 de ce mois. On sait qu\u2019il est \u00e9vacu\u00e9 gaz\u00e9 en septembre, mais pas s\u2019il retourne en ligne avant l\u2019Armistice&nbsp;: il sera plus tard pensionn\u00e9 (gaz\u00e9) \u00e0 30%.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">La partie la plus \u00e9vocatrice de cet int\u00e9ressant t\u00e9moignage est donc celle qui concerne en 1915 la vie et la mort \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019une ambulance proche des lignes du Soissonais.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em>Vincent Suard, mai 2024<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soissonnais 14 \u2013 18, Germaine Servettaz, Claude Lavedrine et Herv\u00e9 Vatel (\u00e9d.), Les Carnets d\u2019un ambulancier et pharmacien. (De la bataille de Quennevi\u00e8res aux combats du Soissonnais&nbsp;1915 &#8211; 1918), Paris, \u00c9ditions des \u00c9quateurs, 2007, 317 pages. 1. Le t\u00e9moin Jean Pr\u00e9vot est n\u00e9 \u00e0 Montauban en 1890. 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