{"id":4482,"date":"2024-06-03T17:05:02","date_gmt":"2024-06-03T16:05:02","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=4482"},"modified":"2024-06-03T17:05:02","modified_gmt":"2024-06-03T16:05:02","slug":"canoville-henry-1898-1918","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2024\/06\/03\/canoville-henry-1898-1918\/","title":{"rendered":"Canoville, Henry (1898-1918)"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"font-size:16px\">C\u2019est par hasard que le livre suivant m\u2019est tomb\u00e9 entre les mains&nbsp;: <em>Lettres d\u2019un Bleuet, Henry Canoville, Aspirant d\u2019Artillerie, Une ann\u00e9e au front, 4 ao\u00fbt 1917 \u2013 29 ao\u00fbt 1918<\/em>, pr\u00e9face de Th. Mainage, O. P., professeur \u00e0 l\u2019Institut Catholique de Paris, Pierre T\u00e9qui, libraire-\u00e9diteur, Paris, 1922, XXXVI et 456 pages, 4 photos.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Un livre catholique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">O. P. signifie <em>ordinis praedicatorum<\/em> et d\u00e9signe un membre de l\u2019ordre des fr\u00e8res pr\u00eacheurs (dominicains). Mon exemplaire du livre contient une carte de visite du P\u00e8re de Cond\u00e9, pr\u00eatre missionnaire de N. D. de Sion. Il a obtenu le nihil obstat et l\u2019imprimatur. L\u2019\u00e9diteur pr\u00e9sente \u00e0 la fin du volume un catalogue des auteurs par lui publi\u00e9s&nbsp;: Mgr Dupanloup, Mgr Gibier, Mgr Tissier, Mgr M\u00e9ric, chanoine Broussolle, r\u00e9v\u00e9rend p\u00e8re Hugon, abb\u00e9 Rimbault, etc. La longue pr\u00e9face (31 pages) du professeur \u00e0 l\u2019Institut catholique est une hagiographie du jeune soldat qui se destinait \u00e0 devenir \u00e0 son tour dominicain&nbsp;: \u00ab&nbsp;une \u00e2me, et quelle \u00e2me&nbsp;!&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;la vie d\u2019un saint&nbsp;\u00bb. Un gar\u00e7on qui savait \u00ab&nbsp;s\u2019immoler&nbsp;\u00bb&nbsp;: \u00ab&nbsp;Tout petit, l\u2019hiver, il promenait ses pieds dans les zones froides de sa couchette&nbsp;\u00bb [authentique&nbsp;: page XVII). La fin de la pr\u00e9face doit \u00e9galement \u00eatre cit\u00e9e&nbsp;: \u00ab&nbsp;Les desseins de Dieu sont imp\u00e9n\u00e9trables. Mais, surtout, puissent les Fran\u00e7ais, par leur fid\u00e9lit\u00e9 aux gr\u00e2ces de la Victoire, ne plus rendre n\u00e9cessaire l\u2019oblation de ces victimes innocentes qui, g\u00e9n\u00e9reusement sans doute, mais douloureusement, ont pay\u00e9 de leur vie les d\u00e9viations de la conscience nationale.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Th. Mainage pourrait figurer comme t\u00e9moin (involontaire) dans notre dictionnaire. Mais le vrai t\u00e9moignage est constitu\u00e9 par les lettres adress\u00e9es par Henry Canoville \u00e0 sa famille.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Br\u00e8ve biographie de l\u2019artilleur Canoville<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Henry Jean Eug\u00e8ne Canoville est n\u00e9 le 2 octobre 1898 \u00e0 Nogent-sur-Marne. Un indice dans le livre laisse penser que son p\u00e8re \u00e9tait m\u00e9decin. La famille \u00e9tait \u00e0 coup s\u00fbr bourgeoise et s\u2019est install\u00e9e \u00e0 Cherbourg. Henry a fait sa scolarit\u00e9 au coll\u00e8ge Saint-Paul de cette ville et a obtenu le bac en juillet 1916. Il avait trois s\u0153urs dont deux sont devenues religieuses \u00e0 Paris. Henry voulait entrer chez les dominicains, mais la guerre \u00e9tait l\u00e0. En d\u00e9cembre 1916 il s\u2019engage dans l\u2019artillerie lourde et arrive sur le front de l\u2019Aisne en ao\u00fbt 1917 (110<sup>e<\/sup> RAL, canons de 155). Il vit \u00ab&nbsp;\u00e0 sept kilom\u00e8tres des boches&nbsp;\u00bb qu\u2019il traite de canailles. Le s\u00e9jour se passe principalement en corv\u00e9es de pansage des chevaux, t\u00e2che fastidieuse qu\u2019il n\u2019aime pas.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">En f\u00e9vrier 1918, il part \u00e0 l\u2019\u00e9cole de Fontainebleau pour devenir aspirant, et se r\u00e9jouit \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019y passer quatre mois. De nombreuses courtes permissions sont pass\u00e9es \u00e0 Paris aupr\u00e8s de ses s\u0153urs. Il obtient le \u00ab&nbsp;grade&nbsp;\u00bb d\u2019aspirant.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Fin juin, il repart pour le front comme aspirant au 130<sup>e<\/sup> RAL dot\u00e9 aussi de canons de 155 qu\u2019il juge \u00ab&nbsp;terribles&nbsp;\u00bb. Et c\u2019est au cours de cette p\u00e9riode qu\u2019il d\u00e9couvre vraiment la guerre&nbsp;: \u00ab&nbsp;Oui, j\u2019ai vu aujourd\u2019hui de pr\u00e8s la grande d\u00e9tresse de la guerre&nbsp;\u00bb (28 juillet). Il d\u00e9crit les destructions, les cadavres. Il a du mal \u00e0 s\u2019accoutumer \u00ab&nbsp;aux horreurs puantes de la guerre&nbsp;\u00bb (29 juillet). C\u2019est la poursuite. \u00c0 Dormans, le 19 ao\u00fbt, il note&nbsp;: \u00ab&nbsp;Les murs crev\u00e9s ont des d\u00e9chirures toutes neuves&nbsp;; les cendres semblent encore fumer dans le vent. On sent que toutes ces douleurs sont d\u2019hier.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Sa derni\u00e8re lettre est dat\u00e9e du 28 ao\u00fbt. Il est tu\u00e9 le lendemain, pr\u00e8s d\u2019Epagny.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Choses (bien) vues<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Avant de d\u00e9couvrir les horreurs de la guerre, Henry Canoville avait envoy\u00e9 \u00e0 ses parents quelques informations, peu originales, mais toujours int\u00e9ressantes&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">&#8211; quelques descriptions de cagnas (p. 5, 39, 80, 99)<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">&#8211; le cr\u00e9pitement du \u00ab&nbsp;brave petit 75&nbsp;\u00bb (p. 12, petit par rapport au 155)<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">&#8211; les combats a\u00e9riens (p. 29)<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">&#8211; les rats d\u00e9go\u00fbtants et les \u00ab&nbsp;hideux totos&nbsp;\u00bb (p. 41, 45)<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">&#8211; l\u2019arriv\u00e9e du vaguemestre (p. 130)<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">&#8211; \u00ab&nbsp;les efforts crisp\u00e9s des chevaux sur la glace&nbsp;\u00bb (p.198)<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">&#8211; un entrainement pour r\u00e9sister aux gaz (p. 344)<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">&#8211; un tir de concentration (p. 397)<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Un catholique forcen\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Se consid\u00e9rant comme un dominicain avant l\u2019heure, Henry Canoville va \u00e0 la messe, se confesse, communie, prie, dit le chapelet, distribue des \u00ab&nbsp;m\u00e9dailles miraculeuses&nbsp;\u00bb (p. 231). Il fr\u00e9quente de pr\u00e9f\u00e9rence pr\u00eatres et s\u00e9minaristes&nbsp;; il visite \u00e9glises et chapelles. Il arbore l\u2019insigne du Sacr\u00e9-C\u0153ur.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">La plupart des lettres \u00e0 sa famille sont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9es d\u2019une \u00ab&nbsp;m\u00e9ditation&nbsp;\u00bb, d\u2019une \u00ab&nbsp;invocation&nbsp;\u00bb, d\u2019une \u00ab&nbsp;oraison&nbsp;\u00bb. Il s\u2019adresse au Bon Dieu, au Christ, \u00e0 l\u2019Enfant-J\u00e9sus, \u00e0 J\u00e9sus-Hostie, \u00e0 Marie et \u00e0 plusieurs saints. Le 14 d\u00e9cembre 1917, il parle directement au Christ&nbsp;; le lendemain, il parle au Saint-Esprit&nbsp;: \u00ab&nbsp;J\u2019ai dit \u00e0 l\u2019Esprit-Saint\u2026&nbsp;\u00bb (p. 164 et 165). Tout en annon\u00e7ant qu\u2019il se pliera toujours aux volont\u00e9s divines, sa pratique ressemble \u00e0 du donnant-donnant. Les pri\u00e8res doivent \u00eatre exauc\u00e9es&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je demande au Bon Dieu un petit coup de main&nbsp;\u00bb pour soulever un obus de 43 kilos (p. 128). \u00ab&nbsp;J\u2019appelle \u00e0 mon aide les saints du Paradis&nbsp;\u00bb (p. 197) et \u00e7a marche. Sa nomination du brigadier est due \u00e0 l\u2019intervention de l\u2019Enfant-J\u00e9sus (p. 175).<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Quelques pas de c\u00f4t\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">En lisant attentivement le livre, on d\u00e9couvre cependant quelques contradictions. Le gamin, qui pla\u00e7ait ses petits pieds \u00e0 l\u2019endroit le plus froid du lit, appr\u00e9cie l\u2019envoi de nombreux colis de nourriture&nbsp;; de retour au r\u00e9giment apr\u00e8s une permission, il \u00e9crit&nbsp;: \u00ab&nbsp;O\u00f9 sont donc vos bonnes g\u00e2teries&nbsp;?&nbsp;\u00bb Pire, il profite du vol de volailles d\u2019un de ses hommes pour am\u00e9liorer l\u2019ordinaire, et l\u2019avoue ainsi \u00e0 ses parents (le 31 d\u00e9cembre 1917)&nbsp;: \u00ab&nbsp;Gros cas de conscience&nbsp;! Qu\u2019auriez-vous fait&nbsp;? Oui, qu\u2019auriez-vous fait, consciences scrupuleuses\u2026 et repues&nbsp;?&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Il signale (p. 269, 19 f\u00e9vrier 1918) que des pr\u00eatres en soutane se sont fait jeter des pierres par des ouvriers de la r\u00e9gion parisienne. Le 12 juillet 1918, Henry rapporte cette phrase d\u2019un t\u00e9l\u00e9phoniste&nbsp;: \u00ab&nbsp;Comment Dieu permet-il qu\u2019on s\u2019\u00e9gorge avec tant de joie&nbsp;?&nbsp;\u00bb (La r\u00e9ponse d\u2019un vieux poilu, sur un autre registre, m\u00e9rite aussi d\u2019\u00eatre cit\u00e9e&nbsp;: \u00ab&nbsp;Laisse faire \u00e0 Dieu, c\u2019est une personne d\u2019\u00e2ge.&nbsp;\u00bb)<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Le 12 ao\u00fbt 1918, l\u2019aspirant d\u2019artillerie lourde se moque d\u2019une artillerie plus lourde encore&nbsp;: \u00ab&nbsp;l\u2019ALGP (artillerie lourde grande puissance, que d\u2019aucuns traduisent&nbsp;: Artillerie de luxe pour gens pistonn\u00e9s)&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Et nous voil\u00e0 revenus \u00e0 l\u2019engagement d\u2019Henry Canoville. Alors que sa classe allait \u00eatre appel\u00e9e par anticipation \u00e0 cause des h\u00e9catombes et qu\u2019il aurait vraisemblablement d\u00fb rejoindre un r\u00e9giment d\u2019infanterie, il a devanc\u00e9 l\u2019appel ce qui lui a permis de choisir l\u2019artillerie lourde o\u00f9 les risques de mort \u00e9taient bien moindres. Ensuite il a \u00e9t\u00e9 candidat aspirant et a pass\u00e9 quatre mois \u00e0 Fontainebleau. Oui, il a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 lors de la contre-offensive alli\u00e9e de l\u2019\u00e9t\u00e9 1918, mais la strat\u00e9gie d\u2019\u00e9vitement de la famille ne peut \u00eatre ni\u00e9e. Les travaux de Jules Maurin sur les centres de recrutement de B\u00e9ziers et de Mende avaient d\u00e9couvert cette r\u00e9alit\u00e9. Ceux de Philippe Boulanger au plan national l\u2019ont confirm\u00e9e. La connaissance du diff\u00e9rentiel de risque entre les diverses armes a abouti \u00e0 la statistique suivante&nbsp;: entre 1914 et 1916, le nombre d\u2019engag\u00e9s volontaires dans l\u2019infanterie est pass\u00e9 de 5101 \u00e0 1119&nbsp;; dans l\u2019artillerie, de 2298 \u00e0 6309 (et on ne pr\u00e9cise pas s\u2019il s\u2019agit de la lourde ou de l\u2019artillerie de campagne).<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Conclusion<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Si un tel livre \u00e9tait publi\u00e9 aujourd\u2019hui, il passerait pour une caricature ou un pastiche r\u00e9ussi. Mais le livre est un bon exemple de ce que pouvait oser le milieu catholique il y a cent ans, pr\u00e9cis\u00e9ment en 1922. J\u2019ignore son audience&nbsp;; elle fut vraisemblablement limit\u00e9e&nbsp;; Jean Norton Cru n\u2019a pas connu ce t\u00e9moin.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em>R\u00e9my Cazals, mai 2024<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est par hasard que le livre suivant m\u2019est tomb\u00e9 entre les mains&nbsp;: Lettres d\u2019un Bleuet, Henry Canoville, Aspirant d\u2019Artillerie, Une ann\u00e9e au front, 4 ao\u00fbt 1917 \u2013 29 ao\u00fbt 1918, pr\u00e9face de Th. Mainage, O. P., professeur \u00e0 l\u2019Institut Catholique de Paris, Pierre T\u00e9qui, libraire-\u00e9diteur, Paris, 1922, XXXVI et 456 pages, 4 photos. 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