{"id":4528,"date":"2024-08-09T10:53:49","date_gmt":"2024-08-09T09:53:49","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=4528"},"modified":"2024-08-10T15:16:49","modified_gmt":"2024-08-10T14:16:49","slug":"dromart-marie-louise-1880-1937","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2024\/08\/09\/dromart-marie-louise-1880-1937\/","title":{"rendered":"Dromart, Marie-Louise (1880-1937)"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"font-size:16px\"><em>Le chemin du Calvaire<\/em>, Paris, La Maison Fran\u00e7aise d\u2019Art et d\u2019Edition, 1920, 167 p.<br><em>R\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;ouvrage<\/em> :<br>Marie-Louise Dromart demeure \u00e0 Haybes, petite commune aux confins des Ardennes, \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de la pointe de Givet, en bordure de La Meuse. En 1914, elle est vice-pr\u00e9sidente du Comit\u00e9 des Dames Fran\u00e7aises de la Croix-Rouge de Fumay, Haybes et Revin. A ce titre, elle t\u00e9moigne des terribles journ\u00e9es d\u2019ao\u00fbt, \u00e0 partir du 16, qui voient l\u2019invasion de son village par les troupes allemandes. Apr\u00e8s quelques jours d\u2019exode des habitants des localit\u00e9s voisines auxquels sont m\u00eal\u00e9s des ressortissants belges, qui t\u00e9moignent d\u2019exactions, r\u00e9solue, elle dit : \u00ab Vice-pr\u00e9sidente d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 locale de la Croix-Rouge, j\u2019avais assum\u00e9 la t\u00e2che rigoureuse et difficile de tenir t\u00eate \u00e0 l\u2019orage et, si je ne songeai pas un seul instant \u00e0 d\u00e9serter mon poste, je jugeai que mon premier devoir \u00e9tait d\u2019\u00e9carter ma m\u00e8re et mes deux enfants du p\u00e9ril imminent \u00bb (p. 3). H\u00e9las, le 24, alors qu\u2019elle s\u2019appr\u00eate \u00e0 traverser le fleuve avec sa famille, son fils et son p\u00e8re, \u00ab les Hussards de la Mort (du 19<sup>e<\/sup>) arrivaient comme une trombe \u00bb (p. 3), notamment \u00ab sur le Chemin du Calvaire, tristement symbolique, et ainsi nomm\u00e9 parce qu\u2019un beau Christ de pierre le domine et le prot\u00e8ge de toute sa d\u00e9tresse mis\u00e9ricordieuse \u00bb (p.11) qui donne son titre \u00e0 son livre testimonial. Dans la tourmente, elle perd un temps sa fille et sa m\u00e8re, s\u00e9par\u00e9e d\u2019elles par la guerre. Devant cette d\u00e9tresse qui la d\u00e9passe, elle dit : \u00ab Je glissai dans ma poche deux paquets de sublim\u00e9, bien d\u00e9cid\u00e9e \u00e0 partager le poison avec les miens si les choses tournaient au pire \u00bb (p. 17), envisageant ainsi d\u2019assassiner sa famille. Rass\u00e9r\u00e9n\u00e9e, elle va d\u00e8s lors se d\u00e9multiplier pour tenter d\u2019influer, en pleins combats, sur l\u2019attitude des allemands qui vont multiplier les r\u00e9pressions et les exactions envers la population. Elle relate par le d\u00e9tail tant son action devant les troupes, et notamment les officiers, qu\u2019en tant qu\u2019infirmi\u00e8re, au ch\u00e2teau de Moraypr\u00e9, tout en tentant d\u2019\u00e9viter que sa propre famille ne subisse le m\u00eame sort que son village, centre de combats de r\u00e9sistance, et o\u00f9 les destructions s\u2019accumulent. Se d\u00e9multipliant, \u00e9galement comme interlocutrice, voire m\u00e9diatrice, elle assiste au simulacre d\u2019un proc\u00e8s et rapporte (elle n\u2019en n\u2019est pas le t\u00e9moin direct) celui d\u2019une Cour martiale \u00e0 l\u2019encontre d\u2019un des pr\u00eatres du village. D\u00e9but septembre, elle constate son village en ruines, qui s\u2019est r\u00e9solument enfonc\u00e9 dans l\u2019occupation, la guerre ayant poursuivi son chemin vers le sud. Mais il faut g\u00e9rer les bless\u00e9s. Omnipotente, elle organise l\u2019\u00e9vacuation de ceux de l\u2019h\u00f4pital de fortune qu\u2019elle avait cr\u00e9\u00e9 avec l\u2019instituteur local vers l\u2019h\u00f4pital de Fumay, commune limitrophe au sud, par-del\u00e0 la rivi\u00e8re. Elle dit pour cela b\u00e9n\u00e9ficier de l\u2019aide du docteur Mangin, lorrain de Ch\u00e2teau-Salins, manifestement francophile et francophone (p. 91). La suite de son r\u00e9cit est une succession de tableaux, le plus souvent issus de faits rapport\u00e9s. Elle dit parfois : \u00ab Je n\u2019ai pas vu l\u2019autre sc\u00e8ne, celle que je vais rapporter, mais elle me fut cont\u00e9e par des t\u00e9moins avec une telle minutie de d\u00e9tails impressionnants que j\u2019en ai gard\u00e9 la macabre obsession \u00bb (p. 114), ce qui minore la mat\u00e9rialit\u00e9 testimoniale de ses r\u00e9cits. Ainsi, la description de la mort christique d\u2019un soldat dans un ambulance n\u2019am\u00e8ne pas \u00e0 la nomination de ce soldat. Elle dit enfin \u00ab \u00eatre rapatri\u00e9e apr\u00e8s un internement de six longs mois en pays occup\u00e9 \u00bb (p. 129), donnant un ouvrage composite construit entre Haybes (le 24 ao\u00fbt 1914) et La Guerche (Indre-et-Loire) (le 24 ao\u00fbt 1916). L\u2019ouvrage s\u2019ach\u00e8ve sur des appendices rapportant les atrocit\u00e9s \u00e0 Haybes, issu du rapport B\u00e9dier (p. 158 \u00e0 165), et sa citation pour son attitude courageuse dans les tragiques journ\u00e9es d\u2019ao\u00fbt 1914.<br><br><em>Commentaires sur l&rsquo;ouvrag<\/em>e :<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Marie-Louise Gr\u00e8s, \u00e9pouse Dromart, n\u00e9e \u00e0 Haybes le 29 juillet 1880, est connue comme po\u00e9tesse [elle obtient en 1924 le prix Archon-Desp\u00e9rouses puis le prix de l\u2019acad\u00e9mie des jeux floraux de Toulouse en 1931]. Son p\u00e8re, Pierre Lambert \u00c9deze Gr\u00e8s, \u00e9voqu\u00e9 dans l\u2019ouvrage, est fabricant de pav\u00e9s en ardoise et sa m\u00e8re est Ad\u00e8le Maria Sulin. Marie-Louise Gr\u00e8s est le second enfant du couple qui aura 4 filles. Elle \u00e9voque d\u2019ailleurs l\u2019une de ses s\u0153urs, Louise, morte \u00e0 20 ans (page 17). Apr\u00e8s des \u00e9tudes secondaires \u00e0 Charleville-M\u00e9zi\u00e8res, elle se destine au m\u00e9tier d\u2019infirmi\u00e8re. Elle se marie \u00e0 19 ans avec Fran\u00e7ois Joseph Dominique Dromart, directeur d\u2019usine. Elle aura une fille (n\u00e9e en 1900) et un gar\u00e7on (n\u00e9 en 1903), tous deux \u00e9galement cit\u00e9s dans le livre, notamment dans leur tentative avort\u00e9e de fuite devant l\u2019invasion (p. 19). Elle se fait une place dans la litt\u00e9rature, obtenant quelques critiques encourageantes, notamment de Georges Duhamel, d\u00e8s avant la Grande Guerre, ce en publiant un premier livre de po\u00e9sie d\u00e8s 1912. Elle t\u00e9moigne \u00e9galement dans un livre recueillant la parole de femmes parisiennes, en compagnie par exemple de Mme Alphonse Daudet ou la duchesse d\u2019Uz\u00e8s, collect\u00e9s par Camille Clermont, actrice et autrice. Apr\u00e8s la guerre qu\u2019elle a pass\u00e9 r\u00e9fugi\u00e9e dans la capitale ou le centre de la France, elle revient \u00e0 Haybes en 1919, y fait partie des notables (elle narre ainsi succinctement la r\u00e9ception du pr\u00e9sident Poincar\u00e9 \u00e0 Haybes le 1er d\u00e9cembre 1919) (p. 156) et son action au cours des journ\u00e9es terribles d\u2019ao\u00fbt 1914 lui valent deux citations \u00e0 l\u2019Ordre de la Nation, la m\u00e9daille de la Reconnaissance fran\u00e7aise et la L\u00e9gion d\u2019Honneur. Elle meurt \u00e0 Paris le 23 octobre 1937. Son t\u00e9moignage, dense et haletant, est issu de son exp\u00e9rience directe sur la p\u00e9riode allant du 16 ao\u00fbt \u00e0 octobre 1914 soit un peu plus de la moiti\u00e9 de l\u2019ouvrage. Son style, p\u00e9tri de patriotisme et d\u2019emphase, m\u00ealant devoir et religion, est un mod\u00e8le de la litt\u00e9rature emphatique et martyrologe. Elle y multiplie ce style \u00e0 l\u2019envi : \u00ab La voil\u00e0 bien l\u2019exaltation patriotique des martyrs et des h\u00e9ros qui seront morts sans gloire, mais qui donneront aux si\u00e8cles futurs la mesure du d\u00e9lire sacr\u00e9 dont notre \u00e9poque aura fr\u00e9mi \u00bb (p. 93) ou un peu plus loin : \u00ab De ces riens s\u2019exhale le parfum de la d\u00e9licatesse fran\u00e7aise, fleur vivace de la chevalerie et de la loyaut\u00e9 \u00bb (p. 95). Son sujet reste toutefois l\u2019histoire du village de Haybes. D\u00e8s lors, ce style, ses envol\u00e9es lyriques (lire \u00e0 ce sujet le 2\u00e8me paragraphe, h\u00e9ro\u00efco-mystique, de la page 116), destin\u00e9es au lecteur \u00e0 laquelle elle s\u2019adresse (p. 110) et une certaine centralit\u00e9 omnipotente du personnage dans les faits qui se sont d\u00e9roul\u00e9s des 24 au 26 ao\u00fbt \u00e9lud\u00e9s, l\u2019ouvrage reste r\u00e9f\u00e9rentiel pour l\u2019historiographie de la pointe de Givet et pour les secteurs d\u2019Haybes, de Fumey et de la fronti\u00e8re avec les Ardennes belges. Le livre concourt bien entendu \u00e0 la litt\u00e9rature martyrologe, mettant en avant les exactions allemandes, la pratique des otages, des boucliers humains, les balles explosives, jusqu\u2019au viol, suppos\u00e9 toutefois (celui de Julie D\u00e9vosse p. 94). L\u2019ouvrage s\u2019ouvre en effet sur les 11 soldats tomb\u00e9s au champ d\u2019honneur \u00e0 la bataille d\u2019Haybes, et sur quatre soldats tomb\u00e9s en formations sanitaires \u00e0 Haybes (Ambulance de Moraypr\u00e9) ou Fumay. Toutefois la v\u00e9rification ponctuelle de quelques patronymes (par exemple Jean-Baptiste Urbain) ne confirme pas toujours les lieux et dates de d\u00e9c\u00e8s sur les simples noms avanc\u00e9s par Marie-Louise Dromart et invite donc \u00e0 la prudence et \u00e0 une v\u00e9rification plus pouss\u00e9e. Le cas de Jean Marie Ternynck, sous-lieutenant au 245<sup>e<\/sup> RI, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 des suites de ses blessures le 13 septembre (p. 97) et dont elle t\u00e9moigne de l\u2019enterrement par l\u2019ennemi est par contre conforme \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9. <br><br>Renseignements tir\u00e9s de l&rsquo;ouvrage :<br><br>P. 2 : Enfants endimanch\u00e9s pour l\u2019exode : \u00ab on sauvait ce que l\u2019on avait de mieux \u00bb<br>17 : Songe \u00e0 suicider et \u00e0 empoisonner sa famille<br>23 : Cadavre br\u00fbl\u00e9<br>30 : A perdu puis retrouv\u00e9 sa m\u00e8re et sa fille <br>33 : Evoque un roulement d\u2019otages<br>35 : Balle explosive<br>40 : Croix d\u2019ardoise pour un s\u00e9pulture<br>75 : Dans les accusations des pr\u00eatres : \u00ab Vous avez pr\u00each\u00e9 la revanche \u00bb<br>77 : Acte d\u2019accusation et proc\u00e8s des pr\u00eatres puis Cour martiale pour l\u2019abb\u00e9 Hubert<br>80 : All\u00e9gations allemandes (population hostile, oreille coup\u00e9e, enfant tirant sur les troupes ou mutilant les soldats, etc.), formul\u00e9es par un g\u00e9n\u00e9ral !<br>81 : Proclamation<br>84 : Trou du Diable<br>94 : Viol suppos\u00e9 de Julie D\u00e9vosse, figue johannique<br> : Allemands se ravitaillant sur le stock de nourriture du fort de Charlemont tomb\u00e9 le 29 ao\u00fbt <br>97 : Mort en enterrement avec le respect de l\u2019ennemi du sous-lieutenant Jean Ternynck<br>100 : Installation dans l\u2019occupation<br>103 : Entend le canon du front sur la roche de l\u2019Uf \u00e0 Fumay (100 km du front)<br>104 : Soldats fran\u00e7ais toujours derri\u00e8re les lignes allemandes plusieurs mois apr\u00e8s les combats dans les Ardennes (noms cit\u00e9s) (vap 128 \u00e0 130 M. Dutil, parisien, prisonnier puis \u00e9vad\u00e9 retrouv\u00e9 \u00e0 Paris)<br>106 : Prix des denr\u00e9es<br>108 : Tambour de Raffet, version napol\u00e9onienne du Debout les morts de P\u00e9ricard<br>112 : Tableau surr\u00e9aliste de la mort christique d\u2019un soldat<br>133 : Histoire d\u2019un homme fusill\u00e9 enterr\u00e9 avec la sacoche postale (vap 154)<br>134 : Pi\u00e8ce d\u2019or donn\u00e9e comme Talisman d\u2019un p\u00e8re \u00e0 son fils<br>141 : Balle retourn\u00e9e (Dum-dum)<br>155 : Capitaine Evrard, natif de Fumay, aviateur espion qui a atterri \u00e0 Bourseigne (Belgique) pour faire sauter le pont ferroviaire Saint-Joseph de Fumey<br><br><em>Table des chapitres<\/em><br>Les Boucliers vivants (p. 1) \u2013 Mon village en ruines (p. 55) \u2013 Devant la Cour Martiale (p. 61) \u2013 Les jours qui suivirent (p. 88) \u2013 Figures de d\u00e9sespoir (p. 111) \u2013 La derni\u00e8re classe (p. 117) \u2013 La rencontre (p. 126) \u2013 La pi\u00e8ce d\u2019or du Poilu (p. 131) \u2013 Jeanne Craque (p. 136) \u2013 Au temps des Cornouillers (p. 142) \u2013 Anniversaire (p. 148) \u2013 Appendices (p. 153) dont Rapport des atrocit\u00e9s commises \u00e0 Haybes par les Allemands, du 24 ao\u00fbt au 27 ao\u00fbt 1914 (p. 158) et Citation parue au Journal Officiel du 24 octobre 1919 (p. 165)<br><br><em>Yann Prouillet, ao\u00fbt 2024<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le chemin du Calvaire, Paris, La Maison Fran\u00e7aise d\u2019Art et d\u2019Edition, 1920, 167 p.R\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;ouvrage :Marie-Louise Dromart demeure \u00e0 Haybes, petite commune aux confins des Ardennes, \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de la pointe de Givet, en bordure de La Meuse. 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