{"id":4581,"date":"2024-09-18T19:04:11","date_gmt":"2024-09-18T18:04:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=4581"},"modified":"2024-10-13T18:10:41","modified_gmt":"2024-10-13T17:10:41","slug":"martin-jean-1886-1951","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2024\/09\/18\/martin-jean-1886-1951\/","title":{"rendered":"Martin, Jean (1886-1951)"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"font-size:16px\"><em>Livret de guerre. P\u00e9riode du 5 ao\u00fbt 1914 au 14 avril 1915<\/em>. Texte original transcrit par Philippe Martin. La Seyne-sur-Mer, chez l&rsquo;auteur, 2005, 126 p. <br><br><strong>R\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;ouvrage<\/strong> :<br>La guerre cueille Jean Martin, 28 ans, \u00e0 Toulon le 2 ao\u00fbt 1914. Il rentre de tout juste de Montevideo, en Uruguay, o\u00f9 il demeurait depuis l\u2019\u00e2ge de 13 ans. S\u2019empressant de consulter la feuille de mobilisation de son livret militaire, il doit rejoindre le 359<sup>e<\/sup> R.I. \u00e0 Brian\u00e7on. Il touche son uniforme le 5 ao\u00fbt puis reste dans la r\u00e9gion jusqu\u2019au 18 septembre. Le lendemain, le train le d\u00e9barque \u00e0 Bruy\u00e8res, dans les Vosges, au lendemain de la bataille des fronti\u00e8res, alors que le front vient de se fixer \u00e0 peu de distance de Badonviller et de Baccarat. C\u2019est ainsi seulement le 6 octobre qu\u2019il dit : \u00ab C\u2019est la premi\u00e8re fois que nous voyons le feu mais sans voir l\u2019ennemi, ce qui est malheureux \u00bb (p. 28). Il va y passer plusieurs mois, en r\u00e9serve derri\u00e8re la Meurthe, approchant par patrouille le front au nord de La Chapelotte. Apr\u00e8s un cours passage dans la r\u00e9gion de Saint-Mihiel, \u00e0 la mi-d\u00e9cembre, le r\u00e9giment est envoy\u00e9 en Alsace, dans le secteur de Thann, entre Mollau et Aspach. Il y reste jusqu\u2019au 23 mars 1915, d\u00e9plac\u00e9 \u00e0 G\u00e9rardmer et dans le secteur du col de la Schlucht o\u00f9, se sentant fatigu\u00e9, il entre \u00e0 l\u2019infirmerie de la caserne Kl\u00e9ber le 9 avril suivant. Son r\u00e9cit s\u2019arr\u00eate sans explication de sa part le 14 avril suivant, achevant sa guerre pass\u00e9e toute enti\u00e8re en Lorraine et en Alsace. <br><br><strong>El\u00e9ments biographiques<\/strong> :<br>Philippe Martin, fils de l\u2019auteur, dit \u00e0 la fin de ce petit ouvrage : \u00ab Pourquoi mon p\u00e8re a-t-il cess\u00e9 d\u2019\u00e9crire son livret le mercredi 14 avril 1915, alors qu\u2019il est revenu dans sa famille en 1918 ? \u00bb (page 122). L\u2019introduction \u00e0 ce r\u00e9cit est teint\u00e9e de flou tant sur la d\u00e9marche d\u2019\u00e9criture du t\u00e9moin que sur le mat\u00e9riau \u00e0 l\u2019origine de la publication. En effet, le pr\u00e9sentateur dit apr\u00e8s quelques lignes dat\u00e9es uniquement du 2 au 4 ao\u00fbt 1914 : \u00ab L\u00e0 s\u2019arr\u00eate le r\u00e9cit de ces trois premi\u00e8res journ\u00e9es, relat\u00e9es par mon p\u00e8re, dans ses m\u00e9moires de guerre, qu\u2019il avait commenc\u00e9 d\u2019\u00e9crire \u00e0 ma demande en 1954. H\u00e9las, emport\u00e9 par une maladie grave, en 1961, il s\u2019arr\u00eata de l\u2019\u00e9crire \u00e0 la page 51. Ce cahier o\u00f9 sont not\u00e9s tous les d\u00e9tails et anecdotes compl\u00e9mentaires de son livret original \u00e9crit au front, en 1914. Par devoir de m\u00e9moire, je me devais d\u2019\u00e9diter ce livret qu\u2019il avait surement \u00e9crit pour sa famille, ses enfants et petits enfants (sic). Cette transcription que vous allez d\u00e9couvrir, en est la copie exacte, o\u00f9 \u00e9tait not\u00e9e sur les feuillets uniquement le strict r\u00e9sum\u00e9 de chaque journ\u00e9e \u00bb. En janvier 1915, il adresse m\u00eame une phrase \u00e9nigmatique aux lecteurs en relatant l\u2019\u00e9pisode de trois fusill\u00e9s vus \u00e0 Thann : il dit \u00e0 cette occasion : \u00ab Pauvres diables, \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 vous lirez ces lignes, ils seront sans doute r\u00e9habilit\u00e9s \u00bb. Jean Martin est n\u00e9 en 1886 et son fils ne donne que quelques renseignements \u00e9tiques qui ne renseignent pas sur le scripteur. On sait juste par deux photographies qu\u2019il a pass\u00e9 de l\u2019\u00e2ge de 13 ans \u00e0 celui de 28 ans \u00e0 Montevideo, en ayant toutefois fait son service militaire \u00e0 Romans en 1908. Son parcours de guerre, du 2 ao\u00fbt 1914 au 14 avril 1915, permet toutefois de le suivre pr\u00e9cis\u00e9ment car il n\u2019omet d\u2019indiquer pas les lieux o\u00f9 il se trouve. Deux autres photographies le montrent infirmier \u00e0 l\u2019h\u00f4pital Desgenettes de Lyon en novembre 1917 et infirmier \u00e0 Sommervieu, pr\u00e8s de Bayeux, en ao\u00fbt 1918, et son fils qui nous indique que \u00ab son \u00e9tat de sant\u00e9 s\u2019aggravant, fin 1916, il a \u00e9t\u00e9 repli\u00e9 dans les h\u00f4pitaux comme infirmier \u00bb, pr\u00e9cisant qu\u2019il n\u2019avait plus qu\u2019un seul poumon en 1942. <br><br><strong>Commentaires sur l\u2019ouvrage<\/strong> :<br>Ce livret publi\u00e9 \u00e0 compte d\u2019auteur \u00ab par devoir de m\u00e9moire \u00bb par le fils du poilu reprend un parcours sobrement relat\u00e9, \u00e0 la limite du style t\u00e9l\u00e9graphique. Aussi, il est difficile de discerner la partie souvenirs, cens\u00e9ment \u00e9crite entre 1954 et 1961, et le carnet de guerre dont cet opuscule a toute l\u2019apparence, l\u2019auteur ayant bien dat\u00e9 et localis\u00e9 chaque jour de son parcours de guerre, d\u00e9crit sobrement de mani\u00e8re courte. On le suit ainsi dans le dressage du soldat de Brian\u00e7on \u00e0 La Valbonne avant son arriv\u00e9e au front en Lorraine puis en Alsace. D\u00e8s lors on peut suivre ses affectations topographiques, son emploi journalier et recueillir quelques impressions int\u00e9ressantes d\u2019un soldat de 28 ans dans le 359<sup>e<\/sup> RI alpin. On ne sait toutefois si l\u2019ouvrage, truff\u00e9 de fautes et de coquilles typographiques, t\u00e9moigne par ce caract\u00e8re de l\u2019\u00e9criture du soldat ou de l\u2019amateurisme carentiel de l\u2019\u00e9dition. <br><br><strong>Renseignements tir\u00e9s de l&rsquo;ouvrage<\/strong> :<br>Toponymes ou secteurs indiqu\u00e9s dans l\u2019ouvrage \u2013 p\u00e9riode : <br>Toulon (2 ao\u00fbt 1914 \u2013 p. 2), Brian\u00e7on (4 ao\u00fbt &#8211; 14 septembre \u2013 p. 2 \u00e0 5), La Valbonne (14-18 septembre \u2013 p. 5 \u00e0 8), Bruy\u00e8res (19 septembre \u2013 p. 10), M\u00e9narmont &#8211; Fontenoy-la-Joute (20 septembre &#8211; 17 octobre \u2013 p. 10 \u00e0 33), Herb\u00e9viller &#8211; Saint-Martin &#8211; Og\u00e9viller (18-22 octobre \u2013 p. 33-37), Fontenoy-la-Joute (23-24 octobre \u2013 p. 37), Domptail (25-26 octobre \u2013 p. 37-38), Azerailles (26 octobre \u2013 p. 38), Brouville (27-28 octobre \u2013 p. 38-39), Domptail (29 octobre &#8211; 8 novembre \u2013 p. 39-43), Bertrichamps (10 novembre \u2013 p. 43), Saint-Maurice-aux-Forges (11-12 novembre \u2013 p. 44), Fenneviller (13 novembre \u2013 p. 45), Badonviller, secteur est Cirey-sur-Vezouze \u2013 Val-et-Chatillon) (14-17 novembre \u2013 p. 46 \u00e0 50), Fenneviller (17-24 novembre \u2013 p. 50 \u00e0 52), Village N\u00e8gre (24 novembre \u2013 p. 52), Lachapelle (26 novembre &#8211; 2 d\u00e9cembre \u2013 p. 53 \u00e0 55), Bertrichamps (3-5 d\u00e9cembre \u2013 p. 55), Baccarat (6-10 d\u00e9cembre \u2013 p. 56-57), Einvaux, Sanzey, M\u00e9nil-la-Tour (11-17 d\u00e9cembre \u2013 p. 58-60), Mollau (17-18 d\u00e9cembre \u2013 p. 60-61), Thann (20 d\u00e9cembre 1914 &#8211; 23 mars 1915 \u2013 p. 62 \u00e0 110), G\u00e9rardmer, secteur du Col de la Schlucht (23 mars &#8211; 14 avril \u2013 p. 110 \u00e0 120).<br><br>Page 2 : A la d\u00e9claration de guerre, il \u00ab fait le tour de plusieurs bistrots \u00bb et \u00ab prend une cuite carabin\u00e9e \u00bb<br>2 : Non mixit\u00e9 sociale : \u00ab Cuisine par escouade, quelques rupins mangent \u00e0 part, ils ne se m\u00e9langent pas avec le menu fretin. Mais \u00e7\u00e0 ne durera pas longtemps, ils sont si peu d\u00e9brouillards qu\u2019ils feront bient\u00f4t cause commune \u00bb<br>6 : Probl\u00e8me des femmes au camp de la Valbonne : \u00ab Une affluence \u00e9norme de lyonnais et surtout de lyonnaises encombrent le camp. Le G\u00e9n\u00e9ral voit la n\u00e9cessit\u00e9 de le faire \u00e9vacuer mais c\u2019est en vain, d\u2019ailleurs avec les femmes, rien \u00e0 faire, elles deviendraient plut\u00f4t f\u00e9roces \u00bb ! <br>10 : Jeanm\u00e9nil pill\u00e9 par les Coloniaux<br>13 : \u00ab Les for\u00eats [dans le secteur du massif de La Chipotte] sont survol\u00e9es par des milliers de corbeaux qui avec leurs cris rendent les endroits encore plus lugubres \u00bb<br>14 : Dubail qualifie son r\u00e9giment de pompiers devant ses uniformes incomplets (vap 40 pour leur compl\u00e8tement)<br>16 : Cristallerie de Baccarat intacte malgr\u00e9 l\u2019occupation : \u00ab La fameuse cristallerie est intacte, c\u2019est que le g\u00e9rant a donn\u00e9 cent mille frs aux All. pour que rien ne soit saccag\u00e9 \u00bb (vap 43)<br>22 : Nettoyage des champs<br>24 : R\u00e9giment \u00ab frais \u00bb car il n\u2019a pas vu le feu. Diarrh\u00e9e g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e<br>25 : \u00ab Nous touchons \u00bc de litre de vin, on le d\u00e9guste comme une liqueur \u00bb. (\u2026) \u00ab Le lait vaut 6 sous le litre, le vin 1 sou. On fume le gros, on le touche assez r\u00e9guli\u00e8rement, mais o\u00f9 sont les Marilan[d] (sic) \u00bb<br>29 : Un homme qui perd une mitrailleuse est menac\u00e9 d\u2019\u00eatre fusill\u00e9, heureusement la machine est retrouv\u00e9e par deux adolescents<br>35 : Faits des matefaims<br>39 : Reconnaissance \u00ab \u00e0 travers bois on ne sait pas ce qui vous attend, aussi le c\u0153ur b\u00e2t un peu plus fort que d\u2019habitude \u00bb<br>40 : 1er novembre : \u00ab A 8 heures pr\u00e9sentation des v\u00eatements de laine, tels que tricots, flanelles, cale\u00e7ons, etc&#8230; Il parra\u00eet (sic) que \u00e7a nous sera rembours\u00e9, en tous cas on les estime 3 moins que leur valeur r\u00e9elle. \u00bb<br>41 : Exercice simulacre de l\u2019attaque d\u2019un village<br>43 : Cris de chouette comme signes de ralliements allemands<br>44 : Soldat tu\u00e9 par un tir ami<br>45 : Po\u00e9sie plac\u00e9e dans un k\u00e9pi de chasseur \u00e0 pied sur une tombe<br>47 : Vivre et laisser vivre : \u00ab A l\u2019or\u00e9e du bois nous voyons trois Allemands en p\u00e8res peinards qui traversent le pr\u00e9, distance 100 m. je me mets \u00e0 genoux pr\u00eat \u00e0 tirer, mon caporal m\u2019arr\u00eate \u00bb<br>48 : Pris sous un \u00e9change impressionnant de balles<br>49 : Reddition de soldats allemands gueulant \u00e0 tue-t\u00eate les bras hauts pour se rendre<br>60 : Propret\u00e9 des villages alsaciens<br>61 : S\u0153urs francisant les enfants des \u00e9coles alsaciennes<br> : Il prend un train allemand utilis\u00e9 comme navette \u00e0 Mollau<br>62 : Crainte de l\u2019espionnage en Alsace (vap 90, 94 et 97 o\u00f9 \u00ab un coup de fusil est tir\u00e9 sur un chien car ils ne doivent pas passer, pouvant faire le service d\u2019espion pour les allemands \u00bb)<br>63 : Embrasse une alsacienne sur la bouche : \u00ab \u2026 elle n\u2019a pas l\u2019air offusqu\u00e9e, c\u2019est bon une bise m\u00eame de soldat Fran\u00e7ais. Les allemands n\u2019embrassent pas sur la bouche \u00bb<br>64 : Vue de gamins alsaciens \u00ab pittoresques \u00bb<br>67 : Pied de tranch\u00e9e, \u00ab Une trentaine par Cie. vont \u00e0 la visite pour les pieds \u00bb <br>68 : Revue de propret\u00e9<br> : \u00ab Nous incendions deux villages, c\u2019est le seul moyen de faire sortir l\u2019ennemi \u00bb<br>69 : Le passage d\u2019obus au-dessus de sa t\u00eate lui donne \u00ab le trac \u00bb !<br>71 : Repas de r\u00e9veillon du 1er janvier 1915 : \u00ab Soupe annilloise [sic] par les soins du Minist\u00e8re de la Guerre, haricots, lard, pommes, noix et une bouteille de mousseux pour 4, cigare \u00bb <br>74 : Re\u00e7oit des cadeaux de la population : \u00ab Nous recevons quelques friandises et objets divers : cadeaux de quelques bonnes gens ; pour ma part je gagne une ampoule d\u2019iode et une cigarette \u00bb <br>76 : Voit trois fusill\u00e9s \u00e0 Thann et pr\u00e9cise : \u00ab Pauvres diables, \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 vous lirez ces lignes, ils seront sans doute r\u00e9habilit\u00e9s \u00bb (vap 111 trois autres fusill\u00e9s \u00e0 Wersserling)<br>77 : Rembourre son pantalon de foin pour lutter contre l\u2019humidit\u00e9<br>79 : Nettoyage des armes \u00e0 l\u2019huile d\u2019olive, touch\u00e9e \u00e0 l\u2019origine pour \u00ab graisser les pieds \u00bb<br>80 : Contact, fraternisation, tr\u00eave des morts, mais seulement r\u00e9serv\u00e9e aux brancardiers et non pour en profiter \u00ab pour faire nos besoins \u00bb !<br>86 : Dit que \u00ab la guerre sera tr\u00e8s longue \u00bb<br>93 : Touche la nouvelle tenue Bleu horizon qu\u2019il trouve \u00ab plus salissantes \u00bb<br>95 : Ecoute un phonographe Path\u00e9 : \u00ab un peu de musique m\u2019\u00e9loigne pour 2h. du th\u00e9\u00e2tre de la guerre \u00bb<br>96 : Enfants alsaciens ramassant des morceaux d\u2019obus pour le cuivre<br> : Assiste \u00e0 un combat a\u00e9rien singulier, tels des chevaliers, aviateurs courageux<br>98 : Industriel filateur qui perd des millions de marchandise de toiles (cf. Mathey)<br>107 : 15 mars 1915, il voit ses premi\u00e8res cigognes, signe de beau temps<br>109 : Corps ramen\u00e9 par des infirmiers gr\u00e2ce \u00e0 un drapeau blanc<br><br><em>Yann Prouillet, septembre 2024<\/em><br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Livret de guerre. P\u00e9riode du 5 ao\u00fbt 1914 au 14 avril 1915. Texte original transcrit par Philippe Martin. La Seyne-sur-Mer, chez l&rsquo;auteur, 2005, 126 p. R\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;ouvrage :La guerre cueille Jean Martin, 28 ans, \u00e0 Toulon le 2 ao\u00fbt 1914. 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