{"id":4631,"date":"2024-12-09T19:25:59","date_gmt":"2024-12-09T18:25:59","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=4631"},"modified":"2024-12-09T19:26:00","modified_gmt":"2024-12-09T18:26:00","slug":"suillaud-henri-1885-1916","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2024\/12\/09\/suillaud-henri-1885-1916\/","title":{"rendered":"Suillaud, Henri (1885 &#8211; 1916)"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"font-size:16px\"><em>Correspondance<\/em> Ives Rauzier<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">1. Le t\u00e9moin<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">En ao\u00fbt 1914, Henri Suillaud, natif du Morbihan, est mari\u00e9 et r\u00e9side \u00e0 Toulon\u00a0; rengag\u00e9 quartier-ma\u00eetre depuis 1911, il est embarqu\u00e9 sur le cuirass\u00e9 <em>Suffren<\/em> comme boulanger puis ma\u00eetre-coq. Il fait une premi\u00e8re campagne d\u2019ao\u00fbt \u00e0 novembre 1914, puis rejoint Toulon pour car\u00e9nage. En janvier 1915, il repart aux Dardanelles, et participe pendant toute l\u2019ann\u00e9e 1915 aux tentatives pour forcer le d\u00e9troit, avec une parenth\u00e8se en avril-mai (retour \u00e0 Toulon en escorte du <em>Gaulois<\/em> pour r\u00e9paration). Henri Suillaud meurt \u00e0 31 ans le 26 novembre 1916 au cours du torpillage du <em>Suffren<\/em> au large de Lisbonne (653 disparus, aucun survivant).<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">2. Le t\u00e9moignage<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Ives Rauzier a publi\u00e9 en auto-\u00e9dition la \u00ab&nbsp;<em>Correspondance d\u2019Henri Suillaud<\/em>&nbsp;\u00bb en 2014 (The Book Edition, 204 pages). Le corpus est constitu\u00e9 des lettres d\u2019H. Suillaud, restitu\u00e9es int\u00e9gralement ou en extraits, du d\u00e9but de la guerre \u00e0 janvier 1916. Quelques lettres de la famille terminent le recueil, avec des reproductions de cartes postales. Le marin \u00e9crit dans un style tr\u00e8s oral, avec une orthographe assez phon\u00e9tique qui a \u00e9t\u00e9 laiss\u00e9e telle quelle dans la transcription.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">3. Analyse<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Les publications de correspondances de marins du rang embarqu\u00e9s ne sont pas courantes, et les lettres d\u2019Henri Suillaud sont int\u00e9ressantes pour conna\u00eetre sa vie quotidienne en op\u00e9ration, tenter d\u2019appr\u00e9hender sa perception du conflit et d\u00e9crire le couple qu\u2019il forme avec son \u00e9pouse.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Un courrier abondant<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Ce marin \u00e9crit souvent&nbsp;; il fait fr\u00e9quemment le point sur les nombreuses lettres re\u00e7ues ou envoy\u00e9es, le courrier est abondant et il est assez rapidement num\u00e9rot\u00e9. La liaison postale est en g\u00e9n\u00e9ral satisfaisante, avec \u00e0 Moudros souvent deux distributions par semaine, les lettres et cartes arrivant souvent par 4 ou 5 \u00e0 la fois. Au mieux, le d\u00e9lai Toulon \u2013 Suffren est de 10 jours, ce qui est rapide pour un cuirass\u00e9 en op\u00e9ration, la moyenne \u00e9tant de deux \u00e0 trois semaines. Avec une escadre fran\u00e7aise la plupart du temps au mouillage, les servitudes fr\u00e9quentes avec la France (torpilleurs, paquebots de troupes, cargos de ravitaillement) expliquent cette bonne fr\u00e9quence. L\u2019auteur donne parfois comme explication \u00e0 des retards inexpliqu\u00e9s les torpillages de plus en plus fr\u00e9quents au cours de l\u2019ann\u00e9e 1915, ceux-ci entra\u00eenant la disparition du courrier concern\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Le retour \u00e0 Toulon<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Les conjectures, souhaits et hypoth\u00e8ses \u00e0 propos d\u2019un prochain retour \u00e0 Toulon sont omnipr\u00e9sents, ils repr\u00e9sentent la partie oblig\u00e9e de presque chaque d\u00e9but de correspondance&nbsp;; ce sont des suppositions sur le besoin de car\u00e9nage, la substitution du \u00ab&nbsp;<em>Jules Ferry&nbsp;<\/em>\u00bb au Suffren, la fin de la mission, etc\u2026 Cette \u00ab&nbsp;scie&nbsp;\u00bb est n\u00e9cessaire pour ranimer l\u2019espoir de se voir bient\u00f4t, et prendre son mal en patience&nbsp;; ce projet de retour, en permanence d\u00e9\u00e7u, n\u2019emp\u00eache pas les conjectures de reprendre \u00e0 la carte suivante. H. Suillaud emploie aussi beaucoup le mot \u00ab&nbsp;gazette&nbsp;\u00bb (ou gasette), ce qui \u00e0 bord veut dire des bruits ou des rumeurs, et il insiste sur la qualit\u00e9 de ses sources d\u2019information [avec autorisation de citation] \u00ab&nbsp;<em>n\u2019\u00e9coute jamais les gazettes moi je te dirai toute la v\u00e9rit\u00e9.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>La campagne des Dardanelles<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Au d\u00e9but de la campagne, il est tr\u00e8s optimiste, et promet un succ\u00e8s rapide avec la chute de Constantinople. Ce sont des \u00e9vocations de l\u2019armada dont il fait partie (p. 42, f\u00e9v. 1915) \u00ab&nbsp;<em>ch\u00e8re petite femme rappelle-toi que nous s\u00f4mmes quelques choses comme bateaux i\u00e7i&nbsp;<\/em>\u00bb et plus loin \u00ab<em>Si tu verrais les bateaux qu\u2019il y a i\u00e7i tous ces cuirass\u00e9s et croiseurs et dragueurs de mines et les cargots. Il y a plus de 100 en tout. Et des Ydroa\u00e9roplanes les pauvres turques ne sont pas \u00e0 jour avec nous.&nbsp;<\/em>\u00bb. On constate aussi que, m\u00eame si de son poste en boulangerie ou \u00e0 la cambuse, il n\u2019a pas d\u2019informations tactiques pr\u00e9cises, l\u2019auteur n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 communiquer \u00e0 sa femme de nombreux renseignements militaires de localisation ou de mouvements de navires rencontr\u00e9s&nbsp;: la censure ici n\u2019est pas tatillonne ou en tout cas elle n\u2019est pas redout\u00e9e. Apr\u00e8s les \u00e9checs de mars 1915 (3 cuirass\u00e9s alli\u00e9s coul\u00e9s, le Suffren est lui aussi touch\u00e9 avec 12 morts), l\u2019impossibilit\u00e9 de r\u00e9duire certains forts du d\u00e9troit, et surtout l\u2019arriv\u00e9e de sous-marins allemands, l\u2019enthousiasme dispara\u00eet. Cela s\u2019exprime cr\u00fbment en mai (p. 63) \u00ab&nbsp;<em>pour nous i\u00e7i nous s\u00f4mmes plus si fier que dans le temps avec ces sous-marins.&nbsp;<\/em>\u00bb Plus tard, apr\u00e8s presque un an d\u2019op\u00e9ration devant le d\u00e9troit, c\u2019est un constat d\u2019\u00e9chec transmis \u00e0 son \u00e9pouse (p. 125)&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>on disaient bien que les Turcs ne r\u00e9s\u00efsteraient pas longtemps la preuve en ai, voila bient\u00f4t un an qui y sont en gu\u00e8rre, et ma fois le r\u00e9sultat pour nous, aussi en arri\u00e8re que le premier jour&nbsp;;&nbsp;<\/em>\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Le quotidien \u00e0 bord du Suffren<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">L\u2019auteur \u00e9voque peu le d\u00e9tail de son activit\u00e9 \u00e0 bord&nbsp;; lorsqu\u2019 il est boulanger, c\u2019est un travail de nuit p\u00e9nible et il r\u00e9cup\u00e8re mal avec le sommeil de la journ\u00e9e, bruyante et chaude. Lors des bombardements r\u00e9guliers des forts, le navire canonne l\u2019apr\u00e8s-midi, et H. Suillaud, pass\u00e9 ma\u00eetre coq, explique les difficult\u00e9s de son service (p. 49, mars 1915) \u00ab&nbsp;<em>Il y a des fois depuis midi jusqu\u2019\u00e0 6 heures au poste de combat et \u00e0 6 heures, il faut faire manger alors, comment veut-tu que ce soit bien fait, ce n\u2019est pas la peine que je me fait du mauvais sang pour si peut.<\/em>&nbsp;\u00bb. Les distractions \u00e0 bord ou la camaraderie sont peu abord\u00e9es&nbsp;; comme le navire est la plupart du temps \u00e0 l\u2019ancre \u00e0 Moudros, il accompagne des bord\u00e9es \u00e0 la plage, et il essaie de nager (p. 75)&nbsp;; le 23 juin 1915, il dit par exemple rester facilement un quart d\u2019heure, \u00ab&nbsp;<em>s\u2019est d\u00e9j\u00e0 quelque chose.<\/em>&nbsp;\u00bb Y a-t-il eu des abus&nbsp;? \u00ab<em>Je devais encore y aller sur la pl\u00e2ge, mais ces supr\u00eemer le Commandant \u00e0 trouv\u00e9 \u00e0 dire qu\u2019il y avait une centaine de bonhomme qui passaient leurs temps \u00e0 terre, maintenant ce sera au long du bord comme avant (\u2026).<\/em> Il mentionne aussi les nombreux malades \u00e0 bord, avec dysenterie ou typho\u00efde (p. 90) <em>\u00ab&nbsp;c\u2019est un sale pays<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Rassurer<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">La description des op\u00e9rations ou des conditions tactiques du moment est toujours accompagn\u00e9e de consid\u00e9rations destin\u00e9es \u00e0 apaiser les inqui\u00e9tudes de son \u00e9pouse. L\u2019auteur \u00e9tait sur la <em>Libert\u00e9<\/em> au moment o\u00f9 le navire a saut\u00e9 au mouillage en 1911 (plus de 300 morts), il a particip\u00e9 aux op\u00e9rations de secours, et son dipl\u00f4me d\u2019honneur est reproduit en fin de volume (p. 31)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>J\u2019ai d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9 dans un moment bien terrible \u00e0 bord de la Libert\u00e9, et ma fois tu vois je n\u2019ai rien eu.<\/em>&nbsp;\u00bb Par ailleurs, en cas de naufrage, il aura le collier [la bou\u00e9e de sauvetage], et s\u2019il ne peut pas sauver un homme qui ne sait pas nager, lui il sait \u00ab&nbsp;<em>un peu<\/em>&nbsp;\u00bb nager, et \u00e7a l\u2019aidera \u00e0 s\u2019en sortir (p. 72).<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Intimit\u00e9&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">H. Suillaud est tr\u00e8s \u00e9pris de sa femme dans sa correspondance, il mentionne sa grande tristesse lors de ses deux d\u00e9parts en ao\u00fbt 1914 et en janvier 1915.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">p. 31 \u00ab&nbsp;<em>Je te dirai que j\u2019ai pleurer beaucoup le soir que je suis rentrer de te quitt\u00e9 si mal oui ch\u00e8re petite femme plus on va plus on s\u2019aime n\u2019es ce pas.<\/em>&nbsp;\u00bb Ce couple \u00e9pris est sans enfant, et l\u2019auteur mentionne \u00e0 plusieurs reprises qu\u2019il lui para\u00eet plus raisonnable d\u2019avoir une petite fille seulement la guerre termin\u00e9e. Apr\u00e8s une permission, sa femme s\u2019inqui\u00e8te pour ses r\u00e8gles et il la rassure (p.82) sur son attitude responsable&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Ne te fais pas pour cela tu les auras les anglais<\/em> <em>(\u2026)&nbsp;: je te dirai qu\u2019on peut se tromp\u00e9 mais pas moi, car je fais trop attention je ne dors pas sur le r\u00f4ti (comme Saucas).<\/em>&nbsp;\u00bb [un camarade dont l\u2019\u00e9pouse est tomb\u00e9e enceinte]. Apr\u00e8s quelques mois de mission, les mentions de d\u00e9sir \u00e9rotique deviennent plus fr\u00e9quentes (p. 143) <em>\u00ab&nbsp;tu me dis que tu \u00e0 grassi<\/em> (\u2026) <em>ce qui me fait plaisir, oui j\u2019en aurai davantage pour m\u2019amuser<\/em>&nbsp;\u00bb, mais ces allusions de fin de lettre ne prennent pas un caract\u00e8re envahissant (p.149) <em>\u00ab&nbsp;je patienterai encore<\/em> (\u2026) <em>et ma fois qu\u2019es ce que tu veux, qu\u2019and on en \u00e0 pas on y pense pas.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Fin de la mission<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">La campagne s\u2019ach\u00e8ve de mani\u00e8re impr\u00e9vue au tout d\u00e9but janvier 1916, car le <em>Suffren<\/em> aborde et coule de nuit un petit transport anglais (les 33 hommes de l\u2019\u00e9quipage anglais sont r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s) mais le cuirass\u00e9 a une voie d\u2019eau et a perdu une ancre. L\u2019auteur raconte qu\u2019il a eu tr\u00e8s peur, la cambuse \u00e9tant situ\u00e9e sur l\u2019avant, il a cru \u00e0 un torpillage (p. 178, janvier 1916) \u00ab<em>\u00a0il fesais nuit j\u2019avais pas quitt\u00e9 la Cambuse sans prendre mon collier de sauvetage mais en arrivant sur le pont qu\u2019and j\u2019ai vu que c\u2019\u00e9tait un abordage j\u2019\u00e9tais mieux\u00a0; j\u2019ai redescendu aussit\u00f4t, mais le Suffren \u00e0 jeter assez de bou\u00e9 et du bois \u00e0 l\u2019eau pour sauver 1000 personnes\u00a0;<\/em>\u00a0\u00bb Le message qu\u2019il fait passer \u00e0 son \u00e9pouse est ici peu martial, c\u2019est enfin la possibilit\u00e9 de rentrer \u00e0 Toulon (p. 177)\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Enfin cette fois c\u2019est un petit malheur qui nous fait notre bonheur \u00e0 tous, autrement on \u00e9tait pas parti di\u00e7i.<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"> La derni\u00e8re correspondance est dat\u00e9e du 16 janvier 1916, et on ne sait rien de son activit\u00e9 ult\u00e9rieure jusqu\u2019\u00e0 la disparition du <em>Suffren<\/em>. Le livre se termine par un petit dossier, avec quelques lettres, des d\u00e9marches de la veuve pour obtenir une licence de tabac (sans succ\u00e8s), ou la transcription du rapport du commandant Hans Walther, du sous-marin U 52, sur l\u2019attaque du Suffren dans la nuit du 26 novembre 1916\u00a0: apr\u00e8s l\u2019envoi de deux torpilles, celui-ci d\u00e9crit une grosse explosion, puis un grand choc sur le sous-marin en plong\u00e9e\u00a0; \u00e0 la remont\u00e9e en surface il ne distingue rien (p. 193) \u00ab\u00a0<em>On ne voit qu\u2019un nuage d\u2019explosion que le vent emporte. Je m\u2019explique ainsi l\u2019\u00e9v\u00e9nement\u00a0: l\u2019explosion de la torpille a fait exploser le cuirass\u00e9 qui a coul\u00e9 instantan\u00e9ment et le sous-marin l\u2019a fr\u00f4l\u00e9 pendant qu\u2019il coulait.<\/em>\u00a0\u00bb et plus loin\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Cherchons pendant une demi-heure des survivants, mais ne trouvons rien. Continu\u00e9 notre route.<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em>Vincent Suard, d\u00e9cembre 2024<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Correspondance Ives Rauzier 1. Le t\u00e9moin En ao\u00fbt 1914, Henri Suillaud, natif du Morbihan, est mari\u00e9 et r\u00e9side \u00e0 Toulon\u00a0; rengag\u00e9 quartier-ma\u00eetre depuis 1911, il est embarqu\u00e9 sur le cuirass\u00e9 Suffren comme boulanger puis ma\u00eetre-coq. Il fait une premi\u00e8re campagne d\u2019ao\u00fbt \u00e0 novembre 1914, puis rejoint Toulon pour car\u00e9nage. 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