{"id":4655,"date":"2025-02-12T17:36:44","date_gmt":"2025-02-12T16:36:44","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=4655"},"modified":"2025-04-16T16:46:04","modified_gmt":"2025-04-16T15:46:04","slug":"pierre-jan-1876-1916","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2025\/02\/12\/pierre-jan-1876-1916\/","title":{"rendered":"Pierre-Jan (1876 \u2013 1916)"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"font-size:16px\"><em>Par la plume et par l\u2019\u00e9p\u00e9e<\/em><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Nicolas Jan<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>1. Le t\u00e9moin<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Pierre-Jan est le nom d\u2019auteur de Pierre Jan, n\u00e9 en 1876 \u00e0 Dinan (C\u00f4tes d\u2019Armor). Il se destine d\u2019abord \u00e0 la peinture, puis \u00e0 l\u2019\u00e9criture, mais vit surtout une vie de Boh\u00e8me \u00e0 Paris avant de vivre de sa plume comme journaliste. Mobilis\u00e9 dans l\u2019artillerie territoriale, il demande \u00e0 passer dans une unit\u00e9 de front en janvier 1916. Affect\u00e9 au 26<sup>e<\/sup> BCP, il est en secteur en Champagne, puis combat \u00e0 Verdun et dans la Somme \u00e0 Bouchavesnes. Il y est tu\u00e9 lors d\u2019un assaut le 7 octobre 1916.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>2. Le t\u00e9moignage<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Nicolas Jean, arri\u00e8re-petit-fils de Pierre-Jan, a fait para\u00eetre aux \u00e9ditions Anovi \u00ab&nbsp;<em>Par la plume et par l\u2019\u00e9p\u00e9e \u2013 Pierre-Jan, homme de lettres et caporal au 26<sup>e<\/sup> Bataillon de Chasseurs \u00e0 Pied&nbsp;<\/em>\u00bb (2008, 372 pages). L\u2019ouvrage est surtout une biographie, aliment\u00e9e par une longue enqu\u00eate&nbsp;: pr\u00e9sentation de la famille de Pierre-Jan, de ses fr\u00e9quentations litt\u00e9raires, du monde du journalisme, de sa guerre\u2026. N. Jan s\u2019appuie sur des articles, des essais, des lettres et un court journal de marche qu\u2019a laiss\u00e9 Pierre-Jan, il donne souvent la parole \u00e0 son a\u00efeul. Nous avons donc ici enchev\u00eatr\u00e9s une biographie, un t\u00e9moignage ainsi que le r\u00e9cit de N. Jean sur l\u2019aventure qu\u2019a repr\u00e9sent\u00e9 pour lui la r\u00e9alisation de ce livre.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>3. Analyse<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Journalisme <\/strong>&nbsp;&nbsp; Notre t\u00e9moin fr\u00e9quente avant-guerre des artistes et des po\u00e8tes, des brasseries d\u2019avant-garde, et s\u2019il est li\u00e9 \u00e0 Ernest Lajeunesse, Paul Brulat ou Francis Carco, il n\u2019arrive pas \u00e0 produire d\u2019\u0153uvre significative.&nbsp; Stabilis\u00e9 dans le domaine du journalisme \u00e0 Nice (\u00ab&nbsp;<em>La Grande France, l\u2019\u00e9cho de l\u2019Esterel, le Petit Ni\u00e7ois<\/em>), il est en ao\u00fbt 1914 r\u00e9dacteur en chef du \u00ab&nbsp;<em>Littoral&nbsp;<\/em>\u00bb. Ces titres conservateurs sont parfois anim\u00e9s par d\u2019anciens antidreyfusards&nbsp;et Pierre-Jan est politiquement conservateur, d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s germanophobe avant 1914.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Territorial<\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Son titre s\u2019arr\u00eate en ao\u00fbt et le journaliste est mobilis\u00e9 au 57<sup>e<\/sup> RA \u00e0 Vincennes&nbsp;: au \u00ab&nbsp;groupe territorial&nbsp;\u00bb de la 73<sup>e<\/sup> batterie, il se morfond \u00e0 am\u00e9nager des chemins de fer \u00e0 voie \u00e9troite pour munitions (Camps retranch\u00e9 de Paris).<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Romancier<\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Son affectation lui laisse le loisir de la r\u00e9daction des \u00ab&nbsp;<em>Contes du Poilu<\/em>&nbsp;\u00bb, qu\u2019il destine d\u2019abord \u00e0 son fils Yves, n\u00e9 en 1910. La documentation est trouv\u00e9e dans de nombreux articles de presse recopi\u00e9s ou d\u00e9coup\u00e9s, qui constituent la trame des contes. On peut par exemple citer un extrait du \u00ab&nbsp;<em>P\u00e8re no\u00ebl et le petit sapin<\/em>&nbsp;\u00bb (p. 158)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>bien entendu, il n\u2019est pas dans mes intentions de visiter \u00e0 la No\u00ebl les demeures de petits Boches, des petits Autrichiens et des petits Bulgares. J\u2019entends les punir en bloc de la conduite horrible de ceux de leurs papas qui font la guerre en sauvages et en voleurs.<\/em>&nbsp;\u00bb L\u2019\u00e9criture de ces contes, \u00ab&nbsp;<em>sans grand talent&nbsp;\u00bb<\/em> (N. Jan), sera assez rapidement interrompue. Peut-on parler ici de culture de guerre&nbsp;? M\u00e9fiant envers ce concept \u00ab&nbsp;fourre-tout&nbsp;\u00bb&nbsp;qui ne dit pas grand-chose, je soulignerais ici le fait que la germanophobie est celle d\u2019avant-guerre, exploit\u00e9e et d\u00e9velopp\u00e9e certes, mais cette culture de guerre, c\u2019est la culture d\u2019avant-guerre, c\u2019est la m\u00eame&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Lettres, courrier<\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; N. Jan pr\u00e9sente toute une s\u00e9rie de lettres de son a\u00efeul, dont sa demande d\u2019affectation au front, \u00e0 39 ans en janvier 1916, dans l\u2019infanterie et de pr\u00e9f\u00e9rence les chasseurs \u00e0 pied.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Une lettre d\u2019amis ni\u00e7ois, \u00e0 qui il annonce sa d\u00e9cision, montre que la femme de celui-ci n\u2019est pas au courant de cette d\u00e9marche (p. 170) \u00ab&nbsp;<em>tu peux compter sur notre discr\u00e9tion aupr\u00e8s de ta femme.<\/em>&nbsp;\u00bb Si son ami le f\u00e9licite, sa femme n\u2019est pas de son avis&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Je trouve que lorsqu\u2019on a une femme aussi charmante que la v\u00f4tre et que l\u2019on est p\u00e8re de famille, on doit se sacrifier aux siens. Je ne vous en admire pas moins<\/em>.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Incorpor\u00e9 au 26<sup>e<\/sup> BCP, apr\u00e8s un temps assez court d\u2019entra\u00eenement, il se retrouve en ligne en Champagne en avril 1916&nbsp;; on a \u00e0 cet occasion une lettre \u00ab&nbsp;d\u2019ambiance&nbsp;\u00bb, que Pierre-jan adresse \u00e0 un ami, qui la fait publier dans le p\u00e9riodique \u00ab&nbsp;L\u2019Espagne&nbsp;\u00bb (25 avril 1916, titre \u00ab&nbsp;<em>Une lettre du front<\/em>&nbsp;\u00bb). La tonalit\u00e9 ne se diff\u00e9rencie gu\u00e8re de celle des quotidiens de l\u2019\u00e9poque, on peut lire par exemple&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Ces hommes n\u2019attendent que le moment de foncer en avant, d\u2019entreprendre la guerre en rase campagne dont ils r\u00eavent.<\/em>&nbsp;\u00bb, ou quand il \u00e9voque un \u00e9clat d\u2019obus \u00ab&nbsp;<em>Un seul morceau de fonte, \u00e9pais et mal taill\u00e9, le dr\u00f4le&nbsp;! a fait le geste de me gifler au passage<\/em>&nbsp;\u00bb sans oublier \u00ab&nbsp;<em>notre brave petit 75<\/em>&nbsp;\u00bb. Pierre-Jan n\u2019est pas seul comme litt\u00e9rateur au 26<sup>e<\/sup> BCP de Vincennes, N. Jan y signale Andr\u00e9 Salmon, Henri Massis ou Louis Thomas (qui signe Capitaine Z.)&nbsp;; il a eu la bonne id\u00e9e d\u2019aller voir ce que Norton Cru disait de la fiabilit\u00e9 des journalistes faisant l\u2019exp\u00e9rience du front (ici pour A. Salmon)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>les \u00e9lucubrations de ces journalistes en uniforme ne valaient gu\u00e8re mieux que celles des [journalistes] civils. <\/em>(\u2026) .<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Carnets de guerre<\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pierre-Jan a commenc\u00e9 \u00e0 tenir un carnet de route d\u00e8s son d\u00e9part de Vincennes, mais h\u00e9las il n\u2019en reste que quelques extraits (tranch\u00e9es de Champagne, et engagement \u00e0 Verdun). Il d\u00e9crit sa situation en secteur, une attaque boche vers Navarin, l\u2019arriv\u00e9e d\u2019un prisonnier (p. 206) \u00ab&nbsp;<em>Une t\u00eate massive, taill\u00e9e \u00e0 coup de serpe, un menton qui avance en galoche. (\u2026). On le croirait surgi d\u2019une de ces pages du Simplicissimus o\u00f9 les caricaturistes boches ont toujours si bien r\u00e9ussi \u00e0 faire des portraits ressemblants et vrais des soldats du Kaiser. Que peut-il se passer dans l\u2019\u00e2me de ce grand diable au faci\u00e8s bestial&nbsp;? <\/em>(\u2026)&nbsp;\u00bb Ici aussi son style de diariste reste marqu\u00e9 par son \u00e9criture journalistique. Les notes de Verdun (fin juin \u2013 d\u00e9but juillet 1916) montrent d\u2019apr\u00e8s N. Jan un progr\u00e8s vers la v\u00e9rit\u00e9 (p. 224) \u00ab<em>C\u2019est quand il ne songe plus \u00e0 faire du journalisme que son r\u00e9cit se fait bien plus r\u00e9aliste&nbsp;!<\/em>&nbsp;\u00bb \u00c0 la lecture, c\u2019est aussi mon avis, avec une bonne description de la recherche d\u2019une mitrailleuse disparue \u00e0 Tavannes ou d\u2019un secteur sous le feu vers Vaux-Chapitre le lendemain 25 juin 1916. C\u2019est le 7 octobre 1916, dans le secteur de Bouchavesnes (ferme du Bois Lab\u00e9), que Pierre-Jan est tu\u00e9 d\u2019une balle dans la t\u00eate&nbsp;; avec son camarade Jean Lafaurie, tu\u00e9 en m\u00eame temps, ils suivaient la premi\u00e8re vague d\u2019assaut, et tentaient de mettre en batterie leur mitrailleuse.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>L\u2019enqu\u00eate&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <\/strong>L\u2019auteur Nicolas Jan donne \u00e0 la fin du livre toute une s\u00e9rie d\u2019informations sur sa recherche&nbsp;; il \u00e9voque les impasses de l\u2019enqu\u00eate, les rencontres fructueuses (Fran\u00e7ois Caradec le conseille sur le monde litt\u00e9raire), il visite beaucoup d\u2019archives, fait le p\u00e8lerinage du P\u00e8re Lachaise, puis de Bouchavesnes. Il raconte aussi un \u00e9v\u00e9nement dramatique survenu dans le petit Mus\u00e9e des Chasseurs, qui se trouve au Fort de Vincennes, juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des archives militaires&nbsp;: il y rencontre le colonel Puel de Lobel, conservateur, pour discuter de Pierre-Jan et d\u2019une publication dans la revue le \u00ab&nbsp;Cor de Chasse&nbsp;\u00bb, mais son interlocuteur, \u00e2g\u00e9 et visiblement malade, se l\u00e8ve, s\u2019effondre et d\u00e9c\u00e8de sur place (p. 340). Certes ce conservateur est\u00ab<em>&nbsp;mort dans son mus\u00e9e<\/em>&nbsp;\u00bb mais apr\u00e8s ce drame, notre enqu\u00eateur \u00ab&nbsp;<em>rentre penaud, le moral au plus bas, mes documents sous le bras, dans un RER glauque\u2026<\/em>&nbsp;\u00bb C\u2019est une singuli\u00e8re anecdote o\u00f9 pass\u00e9 et pr\u00e9sent, vieillesse et jeunesse, t\u00e9moignage oral et interruption brutale de la transmission se t\u00e9lescopent\u2026 Notre enqu\u00eateur en vient \u00e0 poser la question&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Le r\u00e9cit de la vie de Pierre-Jan, personnage secondaire de ce Paris artistique et litt\u00e9raire de la Belle-\u00c9poque, m\u00e9ritait-il qu\u2019on y consacre autre chose que quelques lignes dans des revues sp\u00e9cialis\u00e9es&nbsp;? Peut-\u00eatre l\u2019implication familiale \u00e9tait-elle trop forte.<\/em>&nbsp;\u00bb Par sa d\u00e9marche, il en vient ainsi \u00e0 s\u00e9parer exp\u00e9rimentalement, lui le non-sp\u00e9cialiste, l\u2019Histoire de la M\u00e9moire. Il insiste aussi sur l\u2019am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 du t\u00e9moignage tardif de Pierre-jan, confront\u00e9 \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 des combats, \u00ab&nbsp;<em>ces instantan\u00e9s pris dans le feu de l\u2019action, quand il ne pense pas \u00e0 faire du journalisme et laisse de c\u00f4t\u00e9 le bourrage de cr\u00e2ne, sont plus r\u00e9v\u00e9lateurs de ce qu\u2019il a v\u00e9cu que sa prose r\u00e9fl\u00e9chie et travaill\u00e9e d\u2019avant l\u2019action&nbsp;!<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">C\u2019est donc cette double aventure qui fait l\u2019originalit\u00e9 de cet ouvrage, avec le monde vu par un journaliste patriote et cocardier, qui veut aller au bout de ses valeurs et qui finit par en mourir, alors qu\u2019il pouvait l\u2019\u00e9viter, et la longue enqu\u00eate de son descendant, m\u00ealant sentiments subjectifs et m\u00e9moriels \u00e0 une d\u00e9marche d\u2019abord tr\u00e8s d\u00e9terministe, puis, la r\u00e9alit\u00e9 se dessinant, de plus en plus objective et historique. La femme de Pierre-Jan s\u2019est remari\u00e9e en 1922, et son fils Yves, le grand-p\u00e8re de Nicolas, est toujours rest\u00e9 secret sur son p\u00e8re, qui les avait quitt\u00e9s pour faire son devoir&nbsp;; c\u2019est aussi un livre sur l\u2019impossibilit\u00e9 de renouer avec les disparus, sur le temps qui s\u2019enfuit, sur la m\u00e9lancolie\u2026 <\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em>Vincent Suard, f\u00e9vrier 2025<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par la plume et par l\u2019\u00e9p\u00e9e Nicolas Jan 1. Le t\u00e9moin Pierre-Jan est le nom d\u2019auteur de Pierre Jan, n\u00e9 en 1876 \u00e0 Dinan (C\u00f4tes d\u2019Armor). Il se destine d\u2019abord \u00e0 la peinture, puis \u00e0 l\u2019\u00e9criture, mais vit surtout une vie de Boh\u00e8me \u00e0 Paris avant de vivre de sa plume comme journaliste. 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