{"id":4744,"date":"2025-05-08T10:03:56","date_gmt":"2025-05-08T09:03:56","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=4744"},"modified":"2025-05-08T10:03:57","modified_gmt":"2025-05-08T09:03:57","slug":"cubaynes-jules-1894-1975","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2025\/05\/08\/cubaynes-jules-1894-1975\/","title":{"rendered":"Cubaynes, Jules (1894 \u2013 1975)"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"font-size:16px\"><em>Camins de gu\u00e8rra 1914 \u2013 1919<\/em><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">1. Le t\u00e9moin<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Jules Cubaynes est en 1914 un jeune s\u00e9minariste originaire de la r\u00e9gion de Lalbenque (Lot). Classe 14, vers\u00e9 dans l\u2019auxiliaire pour des probl\u00e8mes de vue, il est d\u2019abord affect\u00e9 \u00e0 diverses missions dans l\u2019Aveyron et le Lot, puis il finit par se porter volontaire pour la zone des arm\u00e9es. Devenu secr\u00e9taire de bataillon avec le 124<sup>e<\/sup> RIT, il y fait toute la guerre, essentiellement en Lorraine, jusqu\u2019en 1919. Sans reprendre le s\u00e9minaire, il est ordonn\u00e9 pr\u00eatre en 1923 et dessert la commune de Concot de 1938 \u00e0 sa mort en 1975.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">2. Le t\u00e9moignage<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Roger Lassaque a publi\u00e9 le journal de guerre \u00e9crit en occitan de Jules Cubaynes \u00ab&nbsp;<em>Camins de gu\u00e8rra<\/em>&nbsp;\u00bb aux \u00e9ditions de l\u2019IEO d\u2019\u00d4lt (2017 et 2020, 365 pages). Il s\u2019agit d\u2019une \u00e9dition bilingue qu\u2019il a traduite et pr\u00e9fac\u00e9e. R. Lassaque pr\u00e9cise qu\u2019il a normalis\u00e9 la graphie de l\u2019occitan de J. Cubaynes, mais pas le vocabulaire car \u00ab<em>&nbsp;sa richesse proc\u00e8de de sa diversit\u00e9&nbsp;<\/em>\u00bb. Le but de sa traduction est double&nbsp;: livrer l\u2019\u0153uvre aux non-occitanistes (et donc pour nous, aux amateurs de t\u00e9moignages \u00ab&nbsp;Grande Guerre&nbsp;\u00bb), mais aussi permettre \u00e0 ceux qui \u00e9tudient la langue d\u2019enrichir leur vocabulaire.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">3. Analyse<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Auxiliaire multi-missions<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><a><\/a> Le jeune s\u00e9minariste est incorpor\u00e9 \u00e0 B\u00e9darieux en d\u00e9cembre 1914&nbsp;; il y effectue sa formation militaire initiale, mais en mars 1915, avec un \u0153il est presque compl\u00e8tement d\u00e9faillant, il est class\u00e9 dans l\u2019auxiliaire. Il remplit alors diverses t\u00e2ches&nbsp;: surveillance de prisonniers civils \u00e0 Millau (camp de concentration) ou travail dans un bureau de la Sous-Pr\u00e9fecture de Saint-Affrique. Il appr\u00e9cie beaucoup la r\u00e9gion (p. 18)&nbsp;: [avec autorisation de citation] \u00ab&nbsp;<em>Mon premier s\u00e9jour \u00e0 Saint-Affrique fut comme un \u00e9blouissement&nbsp;: petite ville tout \u00e0 fait m\u00e9ridionale, campagnes attrayantes, promenades d\u00e9licieuses, en rivi\u00e8re (la Sorgue) et parfois par les collines et les talus (\u2026)<\/em>&nbsp;\u00bb, on est ici loin de la sombre Argonne ou de l\u2019humide Artois. Il part ensuite \u00e0 Decazeville surveiller des P.G. allemands, trimardeurs \u00e0 la gare pour les usines m\u00e9tallurgiques&nbsp;; se disant us\u00e9 par le bruit et le manque de repos (les usines ne s\u2019arr\u00eatent jamais), il demande et obtient son affectation pour la zone des arm\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Affect\u00e9 au 124<sup>e<\/sup> RIT, il part en Lorraine en juillet 1916 pour occuper un poste de secr\u00e9taire. \u00c0 Noviant, derri\u00e8re Flirey, il re\u00e7oit le bapt\u00eame du feu, mais les obus restent rares, et ces postes de l\u2019arri\u00e8re ne commencent \u00e0 \u00eatre r\u00e9ellement expos\u00e9s qu\u2019\u00e0 la fin de 1917 avec le d\u00e9veloppement du bombardement a\u00e9rien.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>B\u00e9nam\u00e9nil <\/strong>(Meurthe-et-Moselle)<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Le centre du r\u00e9cit de Jules Cubaynes se situe autour de ce petit village-rue lorrain, o\u00f9 sa compagnie territoriale arrive le 9 septembre 1916, pour former, avec son commandant, un bureau de cantonnement. Il va y rester plus d\u2019un an.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Le bureau du commandant, avec ses six employ\u00e9s (3 RAT et 3 auxiliaires), est d\u2019abord abrit\u00e9 dans une tente Adrian. Apr\u00e8s travaux, tout le personnel d\u00e9m\u00e9nage dans une maison plus pratique (p. 94)\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Nous travers\u00e2mes comme des gens expropri\u00e9s ou des m\u00e9tayers changeant de ferme, tout le village.<\/em>\u00a0\u00bb L\u2019auteur a une activit\u00e9 compos\u00e9e de beaucoup d\u2019\u00e9critures (p. 82) <em>\u00ab\u00a0fastidieuses, \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019elles \u00e9taient la plupart du temps difficiles. J\u2019avais, heureusement, pour raison de service, \u00e0 faire de longues et fr\u00e9quentes sorties\u00a0; et l\u2019un faisait passer l\u2019autre.<\/em>\u00a0\u00bb Ses fonctions l\u2019obligent \u00e0 de fr\u00e9quents d\u00e9placements, aller au courrier, transmettre des messages, missions r\u00e9p\u00e9t\u00e9es aux extr\u00e9mit\u00e9s de ce village tout en longueur. Il raconte que les officiers (p. 152) \u00ab\u00a0<em>se faisaient de fausses permissions exceptionnelles et venaient fureter dans les tiroirs du commandant, \u00e0 la recherche de sa \u00ab\u00a0griffe\u00a0\u00bb, dont je me gardais d\u2019indiquer la cachette<\/em>\u00a0\u00bb. Il occupe ses loisirs en fr\u00e9quentant les offices \u00e0 l\u2019\u00e9glise, et en promenades et travaux litt\u00e9raires\u00a0: il traduit en occitan une partie des G\u00e9orgiques, ainsi que le Quatri\u00e8me \u00c9vangile (p. 168) \u00ab\u00a0<em>ce travail m\u2019avait permis de vivre quelques bonnes heures de plaisir.<\/em>\u00a0\u00bb S\u00e9minariste, il appr\u00e9cie la Lorraine catholique, et la proximit\u00e9 d\u2019esprit qu\u2019il retrouve avec les inconnus rassembl\u00e9s dans la petite \u00e9glise. Il rencontre l\u2019hostilit\u00e9 d\u2019un lieutenant qui veut d\u00e9barrasser le bureau de la \u00ab\u00a0curetaille\u00a0\u00bb, mais le conflit est aplani, et s\u2019il n\u2019est pas pros\u00e9lyte, notre auteur se r\u00e9jouit avec malice de voir son bon copain protestant aller \u00e0 la messe avec lui, faute de service \u00e9vang\u00e9lique. Un des hommes du secr\u00e9tariat est d\u00e9sign\u00e9 comme m\u00e9cr\u00e9ant et blasph\u00e9mateur, mais c\u2019est d\u2019abord comme alcoolique sans limites qu\u2019il est d\u00e9test\u00e9 par toute l\u2019\u00e9quipe. Du reste, l\u2019auteur n\u2019est pas b\u00e9gueule, puisqu\u2019il pratique la traditionnelle fraude \u00e0 la permission (d\u00e9calage d\u2019un jour au d\u00e9part et \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e) et qu\u2019il l\u00e8ve le coude avec les autres\u00a0: par exemple, le 14 juillet 1917\u00a0: champagne pour tout le monde, et apr\u00e8s cela (p. 138)\u00a0: \u00ab<em>un fotral de cigare, que fum\u00e8ri, ieu que fumi pas, \u00ab\u00a0a la santat de la Marianna\u00a0\u00bb<\/em> (<em>un foutu cigare, que je fumai, moi qui ne fume pas,<\/em> \u00ab\u00a0\u00e0 la sant\u00e9 de la Marianne.\u00a0\u00bb)<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Une famille d\u2019adoption<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Les six hommes du secr\u00e9tariat doivent aller manger la soupe debout, dans un pr\u00e9au, \u00e0 l\u2019autre bout du village, et avec le vent glacial, la ma\u00eetresse de maison de la ferme adjacente au bureau, choqu\u00e9e par cet inconfort, invite d\u2019elle-m\u00eame l\u2019\u00e9quipe \u00e0 prendre ses repas dans sa cuisine. On leur d\u00e9signe dans la grande pi\u00e8ce \u00ab<em>&nbsp;pav\u00e9e comme une \u00e9glise&nbsp;<\/em>\u00bb, une petite armoire pour y ranger leurs ustensiles, et on agrandit la table avec des tr\u00e9teaux. L\u2019auteur d\u00e9crit alors la bienfaisante chaleur du foyer, en cet hiver 1917, qui r\u00e9unit tous les soirs la famille Antoine (Prosper le patron, Maman C\u00e9line, la fillette Mathilde et le petit Charles) et l\u2019\u00e9quipe du secr\u00e9tariat. La complicit\u00e9 s\u2019\u00e9tablit, et l\u2019ambiance est enjou\u00e9e (p. 110) \u00ab<em>&nbsp;nous retrouver dans cette douce intimit\u00e9, en sortant de notre vie militaire pesante, \u00e9tait pour tous une chose pr\u00e9cieuse et de grand prix.&nbsp;<\/em>\u00bb Comme il est le plus jeune, les enfants ont t\u00f4t fait de fraterniser, et il bavarde et se prom\u00e8ne avec eux, avec une grande complicit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Le d\u00e9part de B\u00e9nam\u00e9nil est difficile, au bout de quatorze mois, comme en t\u00e9moigne cet extrait assez long mais significatif (p.190) \u00ab&nbsp;<em>je passe un accord sp\u00e9cial avec Mathilde&nbsp;: je lui \u00e9crirai comme j\u2019\u00e9cris \u00e0 son amie lointaine, Odette, ma ni\u00e8ce&nbsp;; nous nous serrons les mains avec ces braves gens, en donnant \u00e0 nos voix un ton ferme et assur\u00e9 et, dans nos paroles, un semblant d\u2019indiff\u00e9rence \u00e0 tout ce qui arrive. \u00ab&nbsp;<\/em>Il fallait bien s\u2019y attendre&nbsp;!<em>&nbsp;\u00bb. Les enfants, eux, nous les embrassons tous les deux et il y a de grosses larmes dans le bleu de ces petits yeux. Nous, nous faisons le n\u00e9cessaire pour cacher les n\u00f4tres parce qu\u2019il ne convient pas que pleurent les soldats\u2026 Mais c\u2019est comme amis qu\u2019en ce matin froid et nimb\u00e9 de brouillard, nous passons le seuil de cette maison b\u00e9nie qui, un si long moment, nous avait recueillis et qui nous avait \u00e9t\u00e9 si douce, un peu comme si elle avait \u00e9t\u00e9 notre maison.<\/em>&nbsp;\u00bb Certes sa situation d\u2019auxiliaire est atypique, et notre auteur ne dit presque rien de la premi\u00e8re ligne ou des combats, mais non, d\u00e9cid\u00e9ment, on chercherait vainement ici des traces d\u2019une \u00ab&nbsp;brutalisation&nbsp;\u00bb, un temps \u00e0 la mode dans les analyses historiques.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Mouvements en 1918<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">J. Cubaynes est plus mobile ensuite, passant par Lun\u00e9ville et Nancy, jusqu\u2019aux offensives allemandes du printemps 1918. Il fait \u00e0 cette \u00e9poque connaissance avec les bombardements a\u00e9riens (\u00c9tr\u00e9e, Franci\u00e8re) qui font souvent des victimes, mais le danger est aussi ailleurs (juin 1918, p. 262), quand toute sa compagnie est log\u00e9e dans une unique grange \u00e0 Chevri\u00e8re (Oise)&nbsp;; il y a 30 vaches en dessous, et on ne peut y monter \u00e0 l\u2019\u00e9chelle que par deux ou trois ouvertures \u00e9troites&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Et nous voil\u00e0, deux cents hommes, dont beaucoup \u00e9taient \u00e0 moiti\u00e9 so\u00fbls, et tout cela dans la paille avec leurs briquets, allumettes, pipes, cigarettes et chandelles pendus aux voliges de la toiture, de quoi nous br\u00fbler tous, tout vifs. Notre Seigneur, pour s\u00fbr, nous prot\u00e9geait\u2026<\/em>&nbsp;\u00bb. Il reste \u00e0 Meaux jusqu\u2019\u00e0 l\u2019Armistice, puis arrive \u00e0 Dieuze. Il d\u00e9crit de nouvelles activit\u00e9s de secr\u00e9tariat, non sans mentionner une visite \u00e9clair entre deux trains \u00e0 B\u00e9nam\u00e9nil chez les Antoine (p. 344), rencontre surprise pleine de chaleur et d\u2019\u00e9vocation de bons souvenirs.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Durant l\u2019\u00e9t\u00e9 1919, il parcourt les fermes de la r\u00e9gion de Castel-Salins, pour inventorier et r\u00e9gulariser les saisies paysannes de mat\u00e9riel militaire allemand (g\u00e9nie), en attendant sa d\u00e9mobilisation en septembre.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Donc un t\u00e9moignage en occitan \u00e9dit\u00e9 et traduit pour son int\u00e9r\u00eat linguistique, mais aussi un bon \u00e9clairage sur la vie \u00e0 l\u2019arri\u00e8re du front, au service des \u00e9tapes, avec un jeune homme aimant les gens, les enfants et la nature. Lorsque je l\u2019ai contact\u00e9 (mai 2024), le traducteur Roger Lassaque m\u2019a pr\u00e9cis\u00e9 avoir rencontr\u00e9 plusieurs des neveux et ni\u00e8ces de Jules Cubaynes, lesquels avaient tous \u00e9voqu\u00e9 \u00ab<em>sa gentillesse et son humanit\u00e9<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em>Vincent Suard, mai 2025<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Camins de gu\u00e8rra 1914 \u2013 1919 1. Le t\u00e9moin Jules Cubaynes est en 1914 un jeune s\u00e9minariste originaire de la r\u00e9gion de Lalbenque (Lot). 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