{"id":4747,"date":"2025-05-08T10:07:44","date_gmt":"2025-05-08T09:07:44","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=4747"},"modified":"2025-05-08T10:07:45","modified_gmt":"2025-05-08T09:07:45","slug":"walch-achille-1899-1973","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2025\/05\/08\/walch-achille-1899-1973\/","title":{"rendered":"Walch, Achille (1899 \u2013 1973)"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"font-size:16px\"><em>1914, un destin alsacien<\/em><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">1. Le t\u00e9moin<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Achille Walch, qui a presque 15 ans au d\u00e9but de la guerre, habite le village de Carspach, en Haute-Alsace (Sundgau, proche d\u2019Altkirch). Travaillant comme jardinier, il voit l\u2019arriv\u00e9e puis le recul des Fran\u00e7ais en ao\u00fbt 1914, le front se stabilisant \u00e0 400 m\u00e8tres de son village, rest\u00e9 dans les lignes allemandes. Les habitants, r\u00e9guli\u00e8rement bombard\u00e9s, sont \u00e9vacu\u00e9s en 1915. Mobilis\u00e9 dans l\u2019arm\u00e9e imp\u00e9riale en mars 1918, il est entra\u00een\u00e9 mais ne monte pas en ligne. Apr\u00e8s la guerre, il effectue quatre mois du service militaire fran\u00e7ais (classe 19), se marie en 1924, puis devient jardinier aux Mines domaniales de Potasse d\u2019Alsace&nbsp;; il prendra sa retraite en 1961.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">2. Le t\u00e9moignage<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Le t\u00e9moignage d\u2019Achille Walch a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 en 2016 aux \u00e9ditions Atlande (\u00ab<em>&nbsp;1914, un destin alsacien&nbsp;<\/em>\u00bb, sous-titr\u00e9 \u00ab&nbsp;<em>Mes m\u00e9moires ou les aventures vari\u00e9es du fils d\u2019un pauvre homme.<\/em>&nbsp;\u00bb, 252 pages, r\u00e9\u00e9d. 2023). L\u2019auteur parvenu \u00e0 la retraite a compos\u00e9 ses m\u00e9moires \u00e0 partir de carnets r\u00e9dig\u00e9s en 1928 et aujourd\u2019hui disparus. Le texte, nous pr\u00e9cise la pr\u00e9sentation (Carmen Jung, Marie-Claire Vitoux et Raymond Woessner), est \u00e9crit dans un allemand marqu\u00e9 par le dialecte alsacien, et des \u00e9claircissements sur les choix de traduction et la saveur de la langue d\u2019A. Walch sont propos\u00e9s, comme par exemple&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Verklemmmi, wir hatten hunger wie russische W\u00f6lfe&nbsp;!<\/em>\u00bb,&nbsp;(\u00ab&nbsp;Sapristi, nous \u00e9tions affam\u00e9s comme des loups russes&nbsp;!&nbsp;\u00bb).<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">3. Analyse<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Le r\u00e9cit autobiographique \u00e9voque d\u2019abord le temps de l\u2019enfance, qui n\u2019est pas malheureux, mais qui n\u2019a rien de bien joyeux non plus, les corrections \u00e9tant fr\u00e9quentes de la part du cur\u00e9 (cat\u00e9chisme), de l\u2019instituteur ou de sa m\u00e8re, [avec autorisation de citation] \u00ab&nbsp;&#8211; <em>Bienheureux temps de l\u2019enfance<\/em> &#8211; (\u2026) <em>je ne parvenais pas \u00e0 comprendre cet aphorisme <\/em>\u00bb (p. 42).<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>La guerre en Alsace du Sud<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Le r\u00e9cit d\u00e9crit le passage des Fran\u00e7ais vers Mulhouse, puis leur retrait, et il oppose le d\u00e9sordre des pantalons rouges \u00e0 l\u2019organisation m\u00e9thodique de la d\u00e9fense allemande. Lorsque les \u00ab&nbsp;lib\u00e9rateurs&nbsp;\u00bb demandent \u00e0 boire, il pr\u00e9cise que sa s\u0153ur est une des rares personnes du village \u00e0 comprendre cette demande, car elle parle le fran\u00e7ais. Son grand-p\u00e8re est favorable aux Fran\u00e7ais, et l\u2019auteur d\u00e9crit le clivage dans son village qui partage les \u00ab&nbsp;vieux&nbsp;\u00bb, en g\u00e9n\u00e9ral pro-Fran\u00e7ais, et les jeunes, pass\u00e9s par l\u2019\u00e9cole allemande, qui sont pour l\u2019Empereur. Il insiste sur l\u2019ivresse fr\u00e9quente des Fran\u00e7ais, et les villageois ne sont pas bien consid\u00e9r\u00e9s par leurs lib\u00e9rateurs qui se m\u00e9fient d\u2019eux. Son p\u00e8re, 44 ans en 1914, passe les lignes pour \u00e9viter la conscription allemande, et il est d\u2019abord trait\u00e9 sans m\u00e9nagement comme intern\u00e9 civil d\u2019un pays ennemi&nbsp;; d\u00e9port\u00e9s en Corse dans des conditions difficiles, ces Alsaciens sont ensuite \u00ab&nbsp;lib\u00e9r\u00e9s&nbsp;\u00bb et le p\u00e8re d\u2019A. Walch travaillera dans la r\u00e9gion parisienne pendant toute la guerre.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>R\u00e9fugi\u00e9s en Basse-Alsace<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">L\u2019auteur raconte les bombardements r\u00e9guliers du village, la pr\u00e9sence des soldats surtout Badois, puis les civils de Caspach, trop expos\u00e9s, sont \u00e9vacu\u00e9s en d\u00e9cembre 1915. La premi\u00e8re destination devait \u00eatre le Pays de Bade, mais l\u2019intervention du docteur Ricklin, d\u00e9put\u00e9 au Reichstag, a obtenu que ces r\u00e9fugi\u00e9s alsaciens soient h\u00e9berg\u00e9s en Alsace du Nord, ce qui ne s\u2019av\u00e8rera pas positif pour la famille.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Sa m\u00e8re a choisi le village d\u2019Uberach \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019Haguenau, car l\u2019\u00e9pouse de son fr\u00e8re y habitait, et cela s\u2019av\u00e8re un choix malheureux, car ils sont fort mal accueillis (p. 98), \u00ab<em>&nbsp;Celui qui a confiance en sa famille construit sa vie sur des fondations fragiles.<\/em>&nbsp;\u00bb Le jeune homme est menac\u00e9 et conspu\u00e9 par les enfants du village (p. 98) \u00ab&nbsp;<em>Esp\u00e8ces de m\u00e9t\u00e8ques&nbsp;! Bande de mendiants&nbsp;! Fils de Tsiganes&nbsp;!&nbsp;\u00bb criaient-ils, bien \u00e0 l\u2019abri depuis leurs cachettes.&nbsp;<\/em>\u00bb. Il essaie d\u2019\u00e9tablir des relations pacifi\u00e9es, mais c\u2019est un \u00e9chec (p. 100) <em>\u00ab&nbsp;Les plus arrogants, ne trouvaient rien de plus intelligent \u00e0 faire que de r\u00e9pondre en imitant notre dialecte de Haute-Alsace avec des grimaces de singe.<\/em>&nbsp;\u00bb Sa m\u00e8re est \u00e9galement confront\u00e9e \u00e0 l\u2019hostilit\u00e9 et l\u2019avarice des paysannes du village, et avec les restrictions alimentaires qui s\u2019aggravent, la vie quotidienne est tr\u00e8s difficile. Il insiste sur les d\u00e9c\u00e8s des plus fragiles en 1917 (\u00ab&nbsp;<em>C\u2019est le typhus de la faim qui les a emport\u00e9s, disait-on couramment.<\/em>&nbsp;\u00bb). Paradoxalement, sa m\u00e8re finit par trouver de la compr\u00e9hension dans le village luth\u00e9rien de Niedermodern, ce qui la surprend beaucoup (p. 107) <em>\u00ab&nbsp;Pour nous, seuls les fid\u00e8les de l\u2019\u00c9glise catholique romaine pouvaient entrer au paradis.<\/em>&nbsp;\u00bb A. Walch pr\u00e9cise aussi que la sympathie de ces protestants allait en g\u00e9n\u00e9ral vers l\u2019Allemagne, \u00ab&nbsp;<em>le portrait de l\u2019empereur manquait rarement dans le s\u00e9jour de leurs maisons.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Soldat de l\u2019Empereur<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Appel\u00e9 sous l\u2019uniforme \u00e0 18 ans en mars 1918, dans une caserne de Wiesbaden, il \u00e9voque une exp\u00e9rience difficile. Tr\u00e8s mal nourris, avec un encadrement brutal et born\u00e9, il parle d\u2019une mise au pas aussi prussienne qu\u2019idiote (p. 131), et suppose que leurs sous-officiers venaient du monde \u00ab&nbsp;<em>des vanniers et des r\u00e9mouleurs. On en restait sid\u00e9r\u00e9.<\/em>&nbsp;\u00bb Les recrues ne sont pas battues, mais facilement insult\u00e9es et souvent punies, avec des exercices suppl\u00e9mentaires qu\u2019on peut assimiler \u00e0 des maltraitances corporelles. C\u2019est sur la faim que l\u2019auteur insiste le plus dans sa formation de treize semaines o\u00f9 \u00ab <em>sans une once de bienveillance, un rebut de l\u2019humanit\u00e9 nous soumettait \u00e0 la violence imp\u00e9riale de Germania et nous traitaient comme si nous \u00e9tions des b\u0153ufs stupides.<\/em> (p. 132)&nbsp;\u00bb. Il mentionne les interrogations des recrues alsaciennes entre elles sur le serment obligatoire de fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 l\u2019Empereur, indispensable pour pouvoir sortir de la caserne. Certains pensaient que le serment <em>\u00ab&nbsp;les livreraient corps et \u00e2me aux Prussiens.&nbsp;<\/em>\u00bb&nbsp;; d\u2019autres, dont il partage l\u2019avis, relativisent cette prestation de serment (p. 133)&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>Tu n\u2019as qu\u2019\u00e0 l\u2019ouvrir et puis tu penses&nbsp;: que le diable vous emporte.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><a><\/a> La seconde partie de la formation militaire les transporte dans le nord-est de la France, et la phase d\u2019endurcissement est bien plus dure que ce qu\u2019ils ont v\u00e9cu en caserne. Un camarade allemand originaire de Worms leur explique que leur nouveau sergent, une brute particuli\u00e8rement primaire, est prox\u00e9n\u00e8te dans cette m\u00eame ville. A. Walch d\u00e9crit ce drill comme une longue s\u00e9ance de torture, et \u00e9videmment la sous-alimentation n\u2019arrange pas son sort, les colis de sa m\u00e8re restant bloqu\u00e9s \u00e0 Strasbourg. La formation se termine avec des tirs \u00e0 balles et obus r\u00e9els, qui se soldent par 4 morts au total (p. 158 \u2013 159). Lors d\u2019un tir \u00e0 la mitrailleuse avec une vieille arme de rebut, A. Walch oublie la pr\u00e9sence du sergent dans son dos et estime (p. 157)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>les Fran\u00e7ais peuvent dormir sur leurs deux oreilles si on va au front avec ce truc de merde<\/em>&nbsp;\u00bb&nbsp;; le sergent l\u2019incendie en retour&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>L\u00e0-bas, vous toucherez du meilleur mat\u00e9riel. Comme cela, vous pourrez abattre vos copains, vous, les esp\u00e8ces de sales t\u00eates de fran\u00e7ais.&nbsp;<\/em>\u00bb C\u2019est ensuite une errance en Belgique \u00e0 la fin de l\u2019\u00e9t\u00e9 1918, il \u00e9voque des civils belges hostiles (p. 163, une altercation avec la foule \u00ab&nbsp;<em>on entendait prononcer des<\/em> sales Boches.&nbsp;\u00bb), une rencontre avec des prisonniers fran\u00e7ais squelettiques, et les changements d\u2019attitude des soldats allemands, annonciateurs de la d\u00e9sagr\u00e9gation finale. Avec des camarades, il participe \u00e0 de fr\u00e9quentes tentatives de vol de pommes de terre ou de volailles, mais surtout de betteraves. Au tout d\u00e9but novembre, les jeunes recrues se dispersent, non sans avoir revu leur sergent qu\u2019ils ne saluent plus&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Esp\u00e8ces de sales porcs, qu\u2019est-ce que vous vous imaginez donc&nbsp;! N\u2019allez pas croire que les bolcheviques sont d\u00e9j\u00e0 l\u00e0.<\/em>&nbsp;\u00bb Cela les laisse indiff\u00e9rents, mais l\u2019auteur pense que personne autour de lui ne savait ce qu\u2019\u00e9taient les bolcheviks. Il arrive \u00e0 Li\u00e8ge, cherche l\u2019h\u00f4pital, mais une cuisine roulante rencontr\u00e9e \u00e0 la gare, g\u00e9r\u00e9e par les soldats des comit\u00e9s, lui permet de trouver l\u2019\u00e9nergie de rentrer en Allemagne sur le marchepied d\u2019un wagon. Il est int\u00e9ressant de noter qu\u2019il tient \u00e0 garder son fusil jusqu\u2019en Alsace, car les temps sont incertains. Il apprend l\u2019Armistice en arrivant \u00e0 Francfort, et sa description des soldats \u00e0 la gare de Kehl (p. 188) montre qu\u2019il se consid\u00e8re comme privil\u00e9gi\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Il r\u00e9gnait entre les soldats la m\u00eame ambiance oppressante. On pouvait comprendre ce que ressentaient les p\u00e8res de famille. Ce qui les attendait chez eux, o\u00f9 on \u00e9tait \u00e0 bout et o\u00f9 on manquait de tout apr\u00e8s quatre ann\u00e9es de guerre. Cela ne me touchait gu\u00e8re car l\u2019Alsace allait bient\u00f4t redevenir fran\u00e7aise, et faire partie de la m\u00e8re patrie. Cela ne pouvait que me r\u00e9jouir en tant que soldat prussien involontaire.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>L\u2019apr\u00e8s-guerre<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Revenu en Alsace, l\u2019enthousiasme pour les Fran\u00e7ais est d\u2019abord motiv\u00e9 par le pain blanc qu\u2019ils am\u00e8nent apr\u00e8s des ann\u00e9es de disette\u2026 Il \u00e9voque ensuite l\u2019expulsion des Allemands, le pillage de leurs biens (Saverne), et le retour de son p\u00e8re, effondr\u00e9 par la destruction de la maison familiale de Carspach. La fin du volume aborde des th\u00e8mes d\u2019apr\u00e8s-guerre, avec une reconstruction critiqu\u00e9e car faite avec des devis trop bas et des mat\u00e9riaux de mauvaise qualit\u00e9. Le service militaire fran\u00e7ais de l\u2019auteur, d\u2019une dur\u00e9e de 4 mois conclut ces souvenirs&nbsp;: \u00e0 Ch\u00e2lons-sur-Sa\u00f4ne, les recrues ne comprennent pas les ordres, montrent beaucoup de mauvaise volont\u00e9, et d\u00e9clenchent un scandale dans la presse locale \u00e0 cause de la mauvaise qualit\u00e9 de la nourriture. Lorsqu\u2019ils veulent bien ob\u00e9ir, Achille Walch estime que les exercices et les man\u0153uvres repr\u00e9sentaient (p. 225) \u00ab&nbsp;<em>un jeu d\u2019enfant par rapport \u00e0 ce que nous avaient fait subir les Prussiens.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Dans ce propos tr\u00e8s vivant, \u00e9crit dix ans apr\u00e8s la guerre, l\u2019auteur raconte une souffrance continue, li\u00e9e \u00e0 la faim et \u00e0 son enr\u00f4lement par \u00ab&nbsp;les Prussiens&nbsp;\u00bb, alors que trop jeune il n\u2019a pas connu le front. Cela laisse r\u00eaveur si l\u2019on imagine le sort de jeunes Alsaciens d\u2019une ou deux ann\u00e9es plus \u00e2g\u00e9s, bringuebal\u00e9s de la Russie aux offensives de la derni\u00e8re chance \u00e0 l\u2019Ouest\u2026 Un t\u00e9moignage tr\u00e8s instructif.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em>Vincent Suard, mai 2025<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1914, un destin alsacien 1. 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