{"id":4823,"date":"2025-06-30T15:19:13","date_gmt":"2025-06-30T14:19:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=4823"},"modified":"2025-07-10T19:20:58","modified_gmt":"2025-07-10T18:20:58","slug":"husser-philippe-1862-1951","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2025\/06\/30\/husser-philippe-1862-1951\/","title":{"rendered":"Husser, Philippe (1862-1951)"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"font-size:16px\">Philippe Husser, U<em>n instituteur alsacien. Entre France et Allemagne. Journal de Philippe Husser<\/em>, 1914-1951, La Nu\u00e9e bleue, 1989, 428 p.<br><br><strong>R\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;ouvrage :<\/strong><br>Le 2 ao\u00fbt 1914, Philippe Husser, instituteur alsacien domicili\u00e9 \u00e0 Mulhouse, d\u00e9bute un journal de guerre, qu\u2019il va continuer, la paix revenue, pour ne l\u2019achever que le 14 avril 1951, quelques semaines avant sa mort. Il r\u00e9dige ainsi 9 carnets, en fran\u00e7ais et en allemand en fonction des p\u00e9riodes (par exemple, il repasse au fran\u00e7ais le 5 d\u00e9cembre 1918) dans lesquels il raconte sa vie et celle de son environnement proche comme familial. L\u2019ensemble, tr\u00e8s dense, forme un t\u00e9moignage tr\u00e8s profond sur l\u2019Alsace du sud pendant les deux guerres, avec une vision politique dans l\u2019entre-deux-guerres. L\u2019ouvrage est d\u00e9compos\u00e9 par les pr\u00e9sentateurs en grandes p\u00e9riodes : La guerre (1914-1918), Malaise et d\u00e9chirements (1918-1924), Oui au particularisme, non aux autonomistes cl\u00e9ricaux (1924-1932), \u00ab Trag\u00e9die alsacienne \u00bb : dernier \u00e9pisode (1932-1951)<br><br><strong>El\u00e9ments biographiques :<\/strong><br>Philippe Husser na\u00eet \u00e0 Sundhoffen (Haut-Rhin) le 29 ao\u00fbt 1862 d\u2019un p\u00e8re tisserand. Il n\u2019a pas 9 ans quand l\u2019Alsace devient une province du Reichsland. Apr\u00e8s une scolarit\u00e9 linguistiquement mixte, puisque l\u2019allemand obligatoire est introduit d\u00e8s 1871, il entre \u00e0 l\u2019\u00e9cole pr\u00e9paratoire puis \u00e0 l\u2019Ecole normale d\u2019instituteurs de Colmar. A la fin de ses \u00e9tudes, en 1882, il obtient un prix sp\u00e9cial, en r\u00e9compense des progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s en langue allemande, sa langue maternelle restant le fran\u00e7ais. Le 1er mai 1882, son premier poste enseignant est \u00e0 Munster puis, trois ans plus tard, il gagne Mulhouse qu\u2019il ne quittera qu\u2019\u00e0 sa retraite en 1928, apr\u00e8s une carri\u00e8re de 40 ann\u00e9es comme instituteur. Il \u00e9voque enseigner dans un \u00e9tablissement \u00e0 statut sp\u00e9cial qui consiste \u00e0 dispenser un enseignement en fran\u00e7ais, m\u00eame au-del\u00e0 de 1900, gr\u00e2ce \u00e0 la tol\u00e9rance de l\u2019Administration allemande. L\u2019ouvrage est ainsi tr\u00e8s instructif sur l\u2019enseignement en Alsace \u00e0 cette p\u00e9riode, ses statuts et son particularisme, notamment sur les \u00e9coles interconfessionnelles. Le 24 ao\u00fbt 1891, il \u00e9pouse Marie Boeschlin, avec laquelle il aura trois filles : Marie, en 1892, Lucie, en 1893, qui deviendront toutes deux institutrices (dont le 1er poste de rempla\u00e7ante dans une \u00e9cole de fille de Dornach survient le 21 octobre 1915) et Jeanne, qui voit le jour en 1898 et qui restera sans profession malgr\u00e9 son admission aux Beaux-arts en d\u00e9cembre 1920. Elle se marie \u00e0 un fran\u00e7ais le 29 octobre 1921. Il s\u2019inqui\u00e8te pour elles \u00e0 la fin de la guerre. Il devient grand-p\u00e8re (sa fille Lucie) le 31 octobre 1925. Politiquement, Philippe Husser est un progressiste. D\u00e8s 1890, il est membre de l\u2019association des instituteurs lib\u00e9raux et entre au comit\u00e9 directeur de la <em>Oberl\u00e4ndische Schulzeitung<\/em> puis, en 1916, devient r\u00e9dacteur en chef de l\u2019<em>Elsass-Lothringische Schulzeitung<\/em>, fonction qu\u2019il cesse \u00e0 la fin de la guerre. La guerre d\u00e9clench\u00e9e, il se \u00ab r\u00e9fugie \u00bb un temps rue Herrenweg \u00e0 Sundhoffen, dans la maison familiale de son \u00e9pouse, et regagne Mulhouse pour la rentr\u00e9e scolaire de septembre 1914, le 13. Sa culture comme sa conscience politique, son statut et ce poste le placent au centre des agitations politiques qui divisent l\u2019Alsace au cours de toute son existence, et plus encore lors de deux grands \u00e9pisodes de guerre de sa longue vie. N\u00e9 fran\u00e7ais, il devient allemand en 1871, redevient fran\u00e7ais en 1918 (il dit, le 27 novembre : \u00ab Apr\u00e8s tout, \u00eatre fran\u00e7ais, ce n\u2019est pas si mal \u00bb (p. 129)) puis \u00e0 nouveau allemand en 1940 avant le retour d\u00e9finitif \u00e0 la France en 1945. Son journal civil, contenant ces deux p\u00e9riodes de guerre, t\u00e9moigne du tiraillement de ces fluctuations politiques. Il n\u2019est d\u2019ailleurs pas toujours tendre sur les Alsaciens. Au d\u00e9part du retour \u00e0 la France, la situation s\u2019am\u00e9liore rapidement mais la lune de miel est de courte dur\u00e9e, les premi\u00e8res dissentions apparaissant d\u00e8s le d\u00e9but de 1919. Sur le plan de son m\u00e9tier, Philippe Husser est critique sur la francisation et l\u2019enseignement du fran\u00e7ais. Le 21 avril 1920, apr\u00e8s un rapport d\u2019inspecteur, il dit : \u00ab Ne voit-il pas que les enfants ne savent absolument rien ? Qu\u2019ils sont des phonographes mal remont\u00e9s ? \u00bb (page 178). Balan\u00e7ant constamment dans le sentiment m\u00eal\u00e9 entre France et Allemagne, le 7 novembre 1924, il dit : \u00ab L\u2019impression unanime qui se d\u00e9gage est que le joug fran\u00e7ais commence \u00e0 peser plus lourd que jadis la botte prussienne \u00bb (p. 243). Il y revient plus loin, p\u00e9remptoire, le 18 mai 1926 : \u00ab De 1918 \u00e0 1926, quel contraste ! Quel d\u00e9senchantement ! Les paroles hostiles \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019Allemagne avant la guerre furent des caresses en comparaison au rejet de la France aujourd\u2019hui \u00bb (p. 261). Il prend sa retraite le 1er ao\u00fbt 1928, faisant un bilan de ses 46 ans et 3 mois de bons et loyaux services. Faisant le 1er janvier 1942 une r\u00e9trospective de l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, il dit : \u00ab Il y a deux fins que j\u2019attends : la mienne (j\u2019ai quatre-vingt ans) et celle de la guerre. Laquelle des deux viendra la premi\u00e8re ? J\u2019aurais pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 une fin de vie plus heureuse \u00bb (p. 386).<br><br><strong>Commentaires sur l\u2019ouvrage :<\/strong><br>Excellent t\u00e9moignage d\u2019un homme qui traverse le si\u00e8cle des guerres dans une r\u00e9gion tiraill\u00e9e entre France et Allemagne, le journal civil et de deux guerres de Philippe Husser est un petit monument litt\u00e9raire t\u00e9moignant de la trajectoire du v\u00e9cu d\u2019un intellectuel francophile ballott\u00e9 dans la \u00ab trag\u00e9die alsacienne \u00bb (terme qu\u2019il emploie aussi en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 sa fille Marie, francophile, et de son mari, qui choisira l\u2019Allemagne pour ne pas \u00eatre fran\u00e7ais et \u00e9pousera l\u2019id\u00e9ologie nazie d\u00e8s 1933. Marie devient de fait citoyenne allemande le 14 d\u00e9cembre 1920 : \u00ab comme la ville de Francfort fait partie de l\u2019Etat f\u00e9d\u00e9r\u00e9 de Prusse, elle est d\u2019abord citoyenne de Prusse \u00bb (p. 190)). Parfois, il livre sa propre psychologie ; l\u2019\u00e2ge avan\u00e7ant, il dit, le 15 novembre 1924 : \u00ab Je ne crains pas la mort mais j\u2019ai peur des souffrances. Je souhaite une mort foudroyante\u2026 \u00bb (p. 243). Dans une fiche de renseignement r\u00e9dig\u00e9e apr\u00e8s le retour de la province \u00e0 la France, il dit ne pas parler assez couramment le fran\u00e7ais. Au fil des pages, il ne cache rien de son \u00e9tat d\u2019esprit et des affres de la Grande Guerre dans les r\u00e9gions de Colmar et de Mulhouse, si proche du front. Les pages sur l\u2019entr\u00e9e en guerre de l\u2019Alsace, vue depuis Sundhoffen, sont \u00e9clairantes. L\u2019ouvrage est \u00e9galement majeur sur son m\u00e9tier et l\u2019instruction scolaire pendant la guerre. Sa classe reprend d\u00e8s le 15 septembre 1914 mais il dit : \u00ab nous faisons plut\u00f4t de la garderie que de l\u2019enseignement \u00bb (p. 45). L\u2019ouvrage est particuli\u00e8rement bien pr\u00e9sent\u00e9 par Alfred Wahl qui multiplie les notes explicatives ou compl\u00e9tives, \u00e9clairantes sur les donn\u00e9es politiques ou les patronymes utiles \u00e0 une compr\u00e9hension plus profonde du r\u00e9cit et de ce qu\u2019il contient de localisme et de particularisme alsaciens. Par exemple, sur l\u2019envoi syst\u00e9matique des soldats sur le front de l\u2019Est, l\u2019accueil des soldats Fran\u00e7ais et la panique dans la province au cours des combats d&rsquo;ao\u00fbt 14, la d\u00e9francisation de l\u2019Alsace, le probl\u00e8me du ravitaillement, les p\u00e9nuries qui s\u2019accumulent, la chert\u00e9 de la vie et la diff\u00e9rence entre les villes et les campagnes, l\u2019effondrement allemand des derni\u00e8res semaines de la guerre. En filigrane, le livre est \u00e9galement tr\u00e8s \u00e9clairant sur la vie mulhousienne dans la Grande Guerre. On peut affirmer que le journal de Philippe Husser est honn\u00eate et particuli\u00e8rement enrichissant. Il peut ainsi \u00eatre compar\u00e9 \u00e0 celui de Charles Spindler, dont il a livr\u00e9 lui-m\u00eame une opportune analyse, notamment dans sa pratique d\u2019\u00e9criture, et auquel il se compare d\u2019ailleurs. Il en dit, le 2 juin 1926 : \u00ab En essayant de lire <em>L\u2019Alsace pendant la guerre<\/em>, de Spindler, j\u2019ai pu constater qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un journal comme j\u2019en ai tenu un. Mais Spindler est un artiste en vue et dispose de relations \u00e9tendues ; en cons\u00e9quence, ses notes sont d\u2018un int\u00e9r\u00eat plus large que les miennes. Cependant, elles ne traduisent pas une totale franchise. Comme le journal a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 en vue d\u2019une publication, Spindler a pratiqu\u00e9 une sorte d\u2019autocensure. Le livre n\u2019aurait pas perdu de son int\u00e9r\u00eat si l\u2019auteur avait \u00e9vit\u00e9 d\u2019y faire figurer des anecdotes triviales ou le mot \u00ab boche \u00bb (p. 262). De rares erreurs sont relev\u00e9es : Traville pour Thiaville (p.44) ou fort Pombolle au lieu de fort de la Pompelle (p. 350).<br>L\u2019ouvrage est enrichi de 7 annexes dont deux cartes de l\u2019Alsace entre 1914 et 1951 et dans les deux guerres mondiales, d\u2019une chronologie et d\u2019un cahier central montrant Philippe Husser \u00e0 diff\u00e9rentes p\u00e9riodes de sa vie. <br> <br><strong>Renseignements tir\u00e9s de l&rsquo;ouvrage :<\/strong><br>P. 26 : Vue du 2 ao\u00fbt 1914 en Alsace<br>28 : Expulsion des Italiens<br> : Sur l\u2019envoi des Alsaciens sur le front de l\u2019Est : \u00ab Lors de l\u2019engagement de Saint-Blaise, au tout d\u00e9but de la guerre [14 ao\u00fbt 1914 ndr], sept cent trente Alsaciens sont pass\u00e9s \u00e0 l\u2019ennemi ; les populations locales ne sont pas mises au courant. L\u2019id\u00e9e d\u2019envoyer les enr\u00f4l\u00e9s sur le front russe est n\u00e9e au d\u00e9but de 1915. Au printemps d\u00e9but le transfert des \u00e9l\u00e9ments consid\u00e9r\u00e9s comme les moins s\u00fbrs. A compter de 1916, tous les Alsaciens sont envoy\u00e9s \u00e0 l\u2019est, puis \u00e9cart\u00e9s des postes sensibles. Apr\u00e8s la fin de la guerre contre la Russie, ils sont de nouveau affect\u00e9s au front oriental, mais soumis \u00e0 une surveillance sp\u00e9ciale, puis, vers la fin, syst\u00e9matiquement isol\u00e9s dans des unit\u00e9s allemandes. Ils n\u2019auront plus l\u2019autorisation de retourner en permission en Alsace. Enfin, un contr\u00f4le sp\u00e9cial est instaur\u00e9 pour leur courrier, qui doit \u00eatre remis ouvert \u00bb.<br>31 : Wagons d\u00e9cor\u00e9s<br> : Mise en \u00e9tat de d\u00e9fense des vergers de Sundhoffen, g\u00e2chis dans les cultures<br>33 : Note sur l\u2019ambiance \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e des fran\u00e7ais \u00e0 Dornach et la francophilie des mulhousiens le 11 ao\u00fbt 1914, qu\u2019Husser appelle \u00ab t\u00eates br\u00fbl\u00e9es \u00bb<br>34 : Sur le sentiment profond alsacien, et les rumeurs des exactions fran\u00e7aises<br>38 : Husser rapporte, par procuration : \u00ab Trois cuirassiers fran\u00e7ais se sont risqu\u00e9s jusque dans la rue de B\u00e2le [\u00e0 Colmar]. Des enfants on couru autour d\u2019eux, si bien que les Bavarois qui arrivaient en face n\u2019ont pu tirer \u00bb. <br>39 : Sur la consommation de bi\u00e8re des Bavarois<br>40 : Panique alsacienne le 23 ao\u00fbt et \u00ab affaire \u00bb de Bourtzwiller, voir aussi la note 1 (vap 54 sur les fantasmes de guerre)<br>45 : Mulhouse est trait\u00e9e comme ennemie \u00e0 cause de son comportement en ao\u00fbt 14<br>47 : Etat d\u2019esprit des mulhousiens<br>50 : Sur le sentiment alsacien : \u00ab Il aime l\u2019Allemagne et ne parvient pas \u00e0 ha\u00efr la France \u00bb, qu\u2019il appelle Mme Marianne<br>54 : Se procure une baguette (badine) pour durcir l\u2019\u00e9ducation des jeunes de 3\u00e8me ann\u00e9e<br>56 : Abattage des pigeons et suppression des libert\u00e9s, la Schutzhaft (d\u00e9tention pr\u00e9ventive)<br> : Note 3 sur la germanisation (donc d\u00e9francisation) (vap 57, 62, 69, 74 sur l\u2019\u00e9cole, et 87)<br> : Mulhousiens regardant les combats sur les Hautes Vosges \u00e0 la longue vue<br>60 : Anastasie de ses articles de presse (vap 51, 52, 54, 72, 88, 90)<br>61 : Expulsion des \u00e9trangers<br>62 : Sur la population de Mulhouse le 26 f\u00e9vrier 1915 : 89 000 habitants. \u00ab 20 000 sont partis soit \u00e0 la guerre, soit \u00e0 la suite d\u2019une expulsion ou de l\u2019\u00e9migration \u00bb<br> : Collecte de m\u00e9taux<br>63 : Tickets (vap 75)<br>65 : Sur le comportement traitre de l\u2019Italie, \u00ab exemple abject d\u2019infid\u00e9lit\u00e9 \u00bb<br>66 : Prix des denr\u00e9es, inflation (vap 69, 74, prix compar\u00e9s, 94, 95, 96, 98, 100, 101)<br>68 : S\u00e9cheresse et champs interdits<br> : Voit ses premiers prisonniers, chasseurs \u00e0 pied ou alpins, d\u00e9cevants d\u2019allure<br> : Condamnations pour attitudes profran\u00e7aises ou tenues de propos hostiles \u00e0 l\u2019Allemagne<br>69 : Patriotisme \u00ab douch\u00e9 \u00bb \u00e0 Sundhoffen \u00e0 cause du prix des denr\u00e9es et de \u00ab l\u2019occupation \u00bb par les soldats<br>70 : \u00ab Spectateurs \u00bb regardant la guerre \u00e0 distance : \u00ab Des centaines de personnes sont mont\u00e9es au Rebberg pour voir le spectacle. Les plus t\u00e9m\u00e9raires \u2013 dont nous bien s\u00fbr \u2013 se risquent \u00e0 500 m\u00e8tres des points d\u2019impact \u00bb<br>73 : Adaptation de l\u2019enseignement aux \u00e9v\u00e9nements de la guerre (vap 93 sur le traitement sp\u00e9cial de la bataille de l\u2019Aisne)<br> : Alsacien fusill\u00e9, note sur les 43 condamnations \u00e0 mort prononc\u00e9es<br>82 : Spectacle int\u00e9ressant d\u2019un combat a\u00e9rien, entra\u00eenant le \u00ab premier cong\u00e9 pour cause de chute de bombes \u00bb. Note 1 : \u00ab Mulhouse a connu trente-quatre raids a\u00e9riens au cours de la guerre \u00bb<br>84 : Note sur les \u00e9coles interconfessionnelles<br>85 : Note sur les d\u00e9placements en Alsace, coup\u00e9e en deux par les 14\u00e8me et 15\u00e8me Armee Korps, avec une circulation interdite aux civils entre les deux secteurs<br>90 : Fonctionnement du service de presse, Vaterl\u00e4ndischer Hilfdienst <br>94 : Miel synth\u00e9tique (vap 110)<br>95 : Sur le ravitaillement, il dit : \u00ab Quiconque n\u2019a pas de relations \u00e0 la campagne est sous-aliment\u00e9 \u00bb<br> : Arrive \u00e0 Sundhoffen d\u2019un d\u00e9tachement de boulangers et de bouchers roumains<br> : Note sur le ravitaillement et l\u2019organisation \u00e0 Mulhouse, cartes et d\u00e9tournement (vap 106 sur la diff\u00e9rence entre ville et campagne)<br>99 : D\u00e9marches \u00e0 effectuer pour la transport des vivres<br> : Menaces r\u00e9currentes d\u2019\u00e9vacuation de Mulhouse<br>100 : Acquiert une vache pour avoir du lait, voir la note 1 (vap 101 fonctionnement, 164 vente)<br>102 : Sur les hobereaux<br>104 : Sur les patriotes et les \u00e9l\u00e9ments francophiles de Mulhouse<br> : Conf\u00e9rence sur les otages alsaciens pris par les fran\u00e7ais et lib\u00e9r\u00e9s, t\u00e9moignages servant \u00e0 la propagande<br>105 : No\u00ebl 1917<br>106 : Vert de gris<br>109 : Ramassage des feuilles par les enfants des \u00e9coles, s\u00e9ch\u00e9es et li\u00e9es en bottes<br>112 : Grippe espagnole<br>114 : Les trois devenirs possibles de l\u2019Alsace le 11 octobre 1918 : soit un Etat conf\u00e9d\u00e9ral allemand, soit un Etat-tampon neutre, soit une province fran\u00e7aise (vap 11 la conclusion)<br>117 : Sur le traitement de l\u2019Alsace-Lorraine<br>118 : Exemples de francisations le 6 novembre 1918, fuite des Allemands de souche <br>119 : \u00ab Ab nach Kassel \u00bb, expression signifiant partir sans laisser d\u2019adresse<br> : Cocarde tricolores, r\u00e9torsions<br>120 : Le 11 novembre en Alsace. Ambiance, retour de marchandises, baisse des prix, changements imm\u00e9diats, retour des fran\u00e7ais<br>121 : Retournement de veste des commer\u00e7ants, des journalistes et des\u2026 enseignants !<br>128 : Note sur le changement de m\u00e9thode d\u2019enseignements (m\u00e9thode directe) (vap 132)<br>129 : Pers\u00e9cution des Allemands de souche, pillage de leurs commerces<br>130 : Fermeture de la fronti\u00e8re \u00e0 cause du danger bolch\u00e9vik<br>142 : Premi\u00e8res dissensions apr\u00e8s le retour \u00e0 la France (vap 146)<br>143 : Marraines ou parrains fran\u00e7ais aux \u00e9l\u00e8ves<br>144 : R\u00e9vocation de fonctionnaires<br>149 : 100 000 expuls\u00e9s d\u2019Alsace, 1 000 instituteurs r\u00e9voqu\u00e9s, remplac\u00e9s par des instituteurs venus de France<br>150 : Sur le dialecte : Els\u00e4sserditsch (dialecte alsacien) et Hochdeutsch (allemand litt\u00e9raire)<br>155 : \u00ab Chant n\u00e8gre \u00bb \u00e0 la fin du culte \u00ab \u00e0 vous faire dresser les cheveux sur la t\u00eate \u00bb<br>157 : P\u00e8lerinage \u00e0 l\u2019ancien front (Cernay, Steinbach et Thann), description (vap 141, 222)<br>158 : Recherche des corps des batailles d\u2019ao\u00fbt par les familles fran\u00e7aises<br> : Cartes de sucre, de pain et de charbon le 1er mai 1919 (plus que le sucre au 29 juin)<br>162 : Ambiance au Trait\u00e9 de Versailles<br>171 : La Madelon<br>186 : Sur la r\u00e9int\u00e9gration des anciens fonctionnaires alsaciens sous le Reich<br>195 : Note sur les commissions de triage pour rechercher les Vieux-Allemands ind\u00e9sirables mais enqu\u00eatant aussi sur les Alsaciens d\u2019origine<br>196 : Inauguration du monument aux morts de Sundhoffen (qui comporte 25 noms)<br>202 : Accident de la BASF \u00e0 Ludwigshafen<br>205 : Sur le 11 novembre 1921, f\u00e9ri\u00e9, mais politiquement, victoire \u00e0 la Pyrrhus<br>206 : Note sur les organismes cr\u00e9\u00e9s par les alsaciens-Lorrains repli\u00e9s en Allemagne apr\u00e8s 1918<br>210 : Collecte pour le monument du Hartmannswillerkopf<br>213 : Tabouis et Poincar\u00e9, qualifi\u00e9 de sadique<br>214 : Chiffres de l\u2019inflation en Allemagne (vap 228, 231)<br>215 : Apparition du \u00ab probl\u00e8me juif \u00bb le 31 d\u00e9cembre 1922<br>222 : Reconstitution de Munster, renaissance dans laquelle \u00ab les vieux Munst\u00e9riens d\u00e9tonent dans ce nouveau paysage \u00bb<br>230 : \u00ab Le cancer ! point de rem\u00e8de ; rien \u00e0 esp\u00e9rer. \u00bb<br>314 : Ce qu\u2019il pense du film <em>\u00c0 l\u2019ouest rien de nouveau<\/em>, qu\u2019il voit le 16 janvier 1931 : il en dit : \u00ab Pourquoi l\u2019a-t-on interdit en Allemagne ? Pourquoi cette m\u00e9fiance ? Il n\u2019y a pourtant rien de blessant pour l\u2019Allemagne. Au contraire ; ce que ce film fl\u00e9trit, c\u2019est le \u00ab Kadavergehorsam \u00bb (l\u2019ob\u00e9issance aveugle) et le patriotisme fanatique, les deux fauteurs de guerre les plus efficaces \u00bb <br>349 : Sur la propret\u00e9 des villages vosgiens : \u00ab Quelques villages entre Baccarat et Saint-Di\u00e9 se distinguent cependant par leur propret\u00e9 douteuse : des tas de fumiers bordent la rue devant les maison mal entretenues \u00bb<br>380 : 15 d\u00e9cembre 1941, nettoyage des biblioth\u00e8ques, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e9limination obligatoire de tous les livres fran\u00e7ais ou non conformes \u00e0 l\u2019id\u00e9ologie nouvelle<br><br><em>Yann Prouillet, 30 juin 2025<\/em><br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Philippe Husser, Un instituteur alsacien. Entre France et Allemagne. Journal de Philippe Husser, 1914-1951, La Nu\u00e9e bleue, 1989, 428 p. R\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;ouvrage :Le 2 ao\u00fbt 1914, Philippe Husser, instituteur alsacien domicili\u00e9 \u00e0 Mulhouse, d\u00e9bute un journal de guerre, qu\u2019il va continuer, la paix revenue, pour ne l\u2019achever que le 14 avril 1951, quelques semaines &hellip; <a href=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2025\/06\/30\/husser-philippe-1862-1951\/\" class=\"more-link\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">Husser, Philippe (1862-1951)<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":4860,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[101,3,12,95],"tags":[1308,495],"class_list":["post-4823","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-1981-1990","category-carnet","category-civil","category-date-de-publication","tag-alsace","tag-instituteur"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4823","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4823"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4823\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4872,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4823\/revisions\/4872"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4860"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4823"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4823"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4823"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}