{"id":4874,"date":"2025-07-22T10:14:02","date_gmt":"2025-07-22T09:14:02","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=4874"},"modified":"2025-07-23T09:45:35","modified_gmt":"2025-07-23T08:45:35","slug":"dampierre-jacques-de-1874-1947","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2025\/07\/22\/dampierre-jacques-de-1874-1947\/","title":{"rendered":"Dampierre, Jacques de (1874-1947)"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"font-size:16px\">R\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;ouvrage :<br><br>Jacques de Dampierrre, <em>Carnets de route de combattants allemands<\/em>. Paris, Librairie Militaire Berger-Levrault, 1916, 182 pages.<br><br>L\u2019ouvrage s\u2019ouvre sous cette justification : \u00ab En confiant \u00e0 un ancien \u00e9l\u00e8ve de l\u2019Ecole des Chartes [Jacques de Dampierre, archiviste-pal\u00e9ographe] le soin de publier int\u00e9gralement quelques-uns des carnets de campagne trouv\u00e9s sur les soldats allemands tu\u00e9s ou pris, le minist\u00e8re de la Guerre a voulu montrer, une fois de plus, que ni l\u2019arm\u00e9e ni la nation fran\u00e7aise n\u2019avaient rien \u00e0 craindre des jugements de l\u2019Histoire. (\u2026) La France a tenu \u00e0 l\u2019honneur de ne pr\u00e9senter au monde entier, sur ces \u00e9v\u00e9nements historiques, que des donn\u00e9es sobres mais exactes et des documents faciles \u00e0 contr\u00f4ler \u00bb (page V). Suit une longue introduction qui se veut tant justificative que m\u00e9thodologique sur les supports analys\u00e9s, leur r\u00e9daction mais surtout pour leur contenu \u00e0 haute valeur documentaire, prenant toute pr\u00e9caution quant \u00e0 leur traduction, \u00ab aussi rigoureuse que possible \u00bb et \u00e0 la signification, directe ou induite, de leur contenu. L\u2019autre pr\u00e9caution avance : \u00ab Apr\u00e8s quelque h\u00e9sitation, l\u2019on s\u2019est d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 ne pas imprimer le nom m\u00eame des signataires de ces carnets, pour des raisons de d\u00e9licatesse morale que la critique allemande nous reprochera sans doute, mais que les honn\u00eates gens appr\u00e9cieront. Parmi ces signataires en effet d\u2019aucuns sont morts, et notre scrupule de publication int\u00e9grale, sans aucune coupure, pourra livrer au public des sentiments de famille qui doivent se couvrir de l\u2019anonymat. D\u2019autres sont vivants, et certaines critiques un peu vives des actes de leurs chefs risqueraient de procurer un jour des s\u00e9vices imm\u00e9rit\u00e9s \u00e0 ces hommes sinc\u00e8res. Quant \u00e0 ceux qui ont agi et parl\u00e9 en v\u00e9ritables criminels, le plus souvent justice est faite et leur nom n\u2019ajouterait rien \u00e0 l\u2019Histoire \u00bb (page IX). De fait, chacun des trois carnets dont la reproduction suit, s\u2019il est correctement identifi\u00e9 quant \u00e0 l\u2019unit\u00e9, ne permet pas \u00e0 priori de retrouver les signataires. La suite de l\u2019introduction donne des informations m\u00e9thodologique (choix des textes publi\u00e9s, organisation et terminologie de l\u2019arm\u00e9e allemande, etc.) et les carnets reproduits sont compl\u00e9t\u00e9s de tr\u00e8s nombreuses notes, opportunes, confirmatives du parcours g\u00e9ographique des soldats, explicatives ou reproduisant les expressions dans leur langue d\u2019origine. Toutefois, l\u2019ouvrage reste r\u00e9solument un outil, construit et d\u2019apparence scientifique, de propagande, pr\u00e9sent\u00e9 par un sp\u00e9cialiste en la mati\u00e8re (voir sa biographie). En d\u00e9note une des notes finales, instructives sur l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit sociologique du pr\u00e9sentateur quant \u00e0 la mentalit\u00e9 allemande. Il dit, relativement \u00e0 la gourmandise du fusilier : \u00ab \u2026 elle est caract\u00e9ristique d\u2019une \u00e2me simple, aux instincts frustes et au temp\u00e9rament passif. On sait que les animaux voraces sont les plus faciles \u00e0 dresser ; il se pourrait que, dans l\u2019esp\u00e8ce humaine, des app\u00e9tits mat\u00e9riels tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9s s\u2019accordassent tout particuli\u00e8rement bien avec les exigences d\u2019un discipline irr\u00e9fl\u00e9chie \u00bb (page 169).<br><br>Pages 1 \u00e0 71 : Journal de campagne d\u2019un officier saxon, 8\u00e8me compagnie du 178\u00e8me d\u2019infanterie ou 13\u00e8me saxon qui tenait garnison \u00e0 Kamenz (40 kilom\u00e8tres au nord-est de Dresde). Il formait avec le 177\u00e8me (ou 12\u00e8me saxon) la 64\u00e8me brigade de la 32\u00e8me division du XII\u00e8me corps d\u2019arm\u00e9e. Carnet reli\u00e9 en moleskine noire de 4,5&#215;8,5 cm de 95 feuillets non pagin\u00e9s, dont 60 \u00e9crits en caract\u00e8res romains au crayon de fuchsine. Les planches 2 et 3 reproduisent la couverture et une page de ces carnets. Il comprend la p\u00e9riode du 6 ao\u00fbt au 25 septembre 1914. Le parcours r\u00e9sum\u00e9 de l\u2019officier est le suivant : <br>En Allemagne : Kamenz &#8211; Ouren (vall\u00e9e de l\u2019Our) (6-10 ao\u00fbt) <br>Au Luxembourg : Weisswampach (10 ao\u00fbt)<br>En Belgique : Deyfeld &#8211; Wibrin &#8211; Ach\u00eane &#8211; Ferme Salazinne &#8211; Lisigne &#8211; Sorinnes (et non Dorinnes) &#8211; Dinant &#8211; Morville &#8211; Nismes &#8211; Couvin &#8211; Br\u00fbly (10 &#8211; 26 ao\u00fbt). <br>En France : Gu\u00e9-d\u2019Hossus &#8211; Marlemont &#8211; Signy-l\u2019Abbaye &#8211; Launois-sur-Vence (bapt\u00eame du feu) &#8211; Faux &#8211; Rethel &#8211; Juniville &#8211; Tours-sur-Marne &#8211; J\u00e2lons &#8211; Villeseneux &#8211; Norm\u00e9e &#8211; Euvy &#8211; (retraite apr\u00e8s La Marne) &#8211; Ch\u00e2lons-en-Champagne &#8211; Saint-Etienne-au-Temple &#8211; Mourmelon-le-Petit &#8211; Vaudesincourt &#8211; Boult &#8211; Am\u00e9nancourt &#8211; Pontgivard &#8211; La Ville-au-Bois-l\u00e8s-Pontavert &#8211; Juvincourt-et-Damary &#8211; Amifontaine (27 ao\u00fbt \u2013 fin 25 septembre 1914). L\u2019officier meurt le 25 septembre lors d\u2019un assaut fran\u00e7ais dans une tranch\u00e9e pr\u00e8s de La Ville-au-Bois-l\u00e8s-Pontavert.<br><br>Pages 73 \u00e0 146 : Journal de campagne d\u2019un sous-officier de Landwehr de la 9\u00e8me compagnie du 46\u00e8me r\u00e9giment de R\u00e9serve qui tenait garnison \u00e0 Posen (aujourd\u2019hui \u00e0 Poznan) (1er bataillon), Samter (aujourd\u2019hui Szamotu\u0142y) (2\u00e8me) et Neutomischel (aujourd\u2019hui Nowy Tomy\u015bl) (3\u00e8me, son bataillon) tous trois aujourd\u2019hui en Pologne. Il fait partie du V\u00e8me corps d\u2019arm\u00e9e de r\u00e9serve. Il semble parler assez le fran\u00e7ais pour indiquer qu\u2019il sert d\u2019interpr\u00e8te avec le maire de Meix-le-Tige pour r\u00e9quisitionner de l\u2019avoine (page 93). Il devient sous-officier et change alors de compagnie (page 105). Le t\u00e9moignage est compos\u00e9 de deux carnets ; l\u2019un de 8,9 par 14,3 cm de 57 feuillets en caract\u00e8res gothiques eu crayon noir ou fuchsine. Il contient les dates du 5 ao\u00fbt au 13 octobre 1914. Le deuxi\u00e8me mesure 10,2&#215;16,5 cm de 19 pages renseign\u00e9es du 14 octobre au 22 novembre 1914. Le parcours r\u00e9sum\u00e9 du sous-officier est le suivant : <br>En Pologne allemande (11 ao\u00fbt) : Neutomischel<br>Allemagne (11 ao\u00fbt) : Saxe &#8211; Bavi\u00e8re &#8211; Mannheim &#8211; Duppenweiler &#8211; Neunkirchen &#8211; Gauwies. <br>Luxembourg (19 ao\u00fbt) : Bettenbourg &#8211; Meudelange &#8211; Bretrange &#8211; Mamer &#8211; Steinfort. <br>Belgique (22 ao\u00fbt) : Arlon &#8211; Ch\u00e2tillon &#8211; Saint-L\u00e9ger &#8211; Meix-le-Tige &#8211; Messancy.<br>France (30 ao\u00fbt) : Longuyon &#8211; Romagne-sous-les-C\u00f4tes &#8211; Gercourt &#8211; Consenvoye &#8211; Damvillers &#8211; Romagne-sous-les-C\u00f4tes &#8211; Mangiennes &#8211; Billy &#8211; Haut-Fourneau &#8211; Maucourt-sur-Orne &#8211; Cote 246 &#8211; Ferme de la G\u00e9linerie &#8211; Ornes (fin 22 novembre 1914).<br><br>Pages 147 \u00e0 173 : Journal de campagne d\u2019un R\u00e9serviste Saxon de la 6\u00e8me compagnie du 179\u00e8me I.R. (14\u00e8me saxon), 6\u00e8me compagnie qui tenait garnison \u00e0 Wurzsen en Saxe. Il formait avec le 139\u00e8me I.R. (11\u00e8me saxon) (D\u00f6lben) la 47\u00e8me brigade d\u2019infanterie de la 24\u00e8me division du XIX\u00e8me Corps d\u2019Arm\u00e9e. Le t\u00e9moignage est compos\u00e9 d\u2019un petit carnet de 148&#215;75 mm intitul\u00e9 Merkbuch (carnet de note) de 30 feuillets \u00e9crits en crayon noir ou fuchsine renseign\u00e9s du 4 ao\u00fbt au 18 septembre inclus. Le parcours, heureusement aid\u00e9 par le pr\u00e9sentateur car moins pr\u00e9cis que les deux pr\u00e9c\u00e9dents t\u00e9moins, r\u00e9sum\u00e9 du sous-officier est le suivant :<br>Allemagne (4 ao\u00fbt) : Leisnig (entre Leipzig et Dresde par D\u00f6beln) &#8211; Engelsdorf &#8211; Apolda &#8211; Hersfeld-les-Bains &#8211; Elm &#8211; Hanau &#8211; Francfort-sur-le-Main &#8211; Untersalm &#8211; R\u00fcdesheim &#8211; Coodel &#8211; Wolsfeld &#8211; Neuerburg <br>Luxembourg (10 ao\u00fbt) : Medernach &#8211; Aeselborn <br>Belgigue (18 ao\u00fbt) : Bastogne &#8211; Ambly &#8211; Forri\u00e8re &#8211; Rochefort &#8211; Mont-Gauthier &#8211; Bourseigne-Neuve <br>France (23 ao\u00fbt) : Secteur Hargnies &#8211; Lametz &#8211; Machault &#8211; Mourmelon-le-Grand (8 septembre &#8211; bless\u00e9, prisonnier \u00e0 Vitry-la-Ville) &#8211; Ch\u00e2lons-sur-Marne &#8211; Saint-Ouen &#8211; Chavanges &#8211; Chaumont &#8211; Jessains &#8211; Clairvaux (h\u00f4pital) (fin 19 septembre 1914).<br><br>El\u00e9ments biographiques sur le pr\u00e9sentateur :<br><br> N\u00e9 le 13 octobre 1874 au Louroux-B\u00e9connais (Maine-et-Loire), Michel Marie Jacques, comte de Dampierre dit Jacques I est le fils d\u2019Aymar de Dampierre et d\u2019Isabelle de Lamorici\u00e8re. De son mariage en 1899 avec Fran\u00e7oise de Fraguier (1875-1959), il aura trois enfants, Henry (1901-1964), Armand (1902-1944) et Jacques-Audoin, dit Jacques II (1905-1996), et 4 petites-filles.<br>Il entre \u00e0 l\u2019\u00c9cole des Chartes en 1896 et en sort premier avec une th\u00e8se intitul\u00e9e \u00ab Les Antilles fran\u00e7aises avant Colbert. Les sources, les origines \u00bb, \u00e9dit\u00e9e en 1904 dans la collection des m\u00e9moires et documents de la Soci\u00e9t\u00e9 de l\u2019Ecole des Chartes, sous le titre Essai sur les sources de l\u2019histoire des Antilles fran\u00e7aises (1492-1664). Il participe aux Sources in\u00e9dites de l\u2019histoire du Maroc, en collaboration avec le lieutenant-colonel de Castries, son p\u00e8re adoptif, et publie les M\u00e9moires de son arri\u00e8re-grand-oncle, Fran\u00e7ois Barth\u00e9l\u00e9my (1747-1830). Exempt\u00e9 du service militaire, Jacques de Dampierre se met cependant, d\u00e8s le 2 octobre 1914, \u00e0 la disposition du gouvernement pour la propagande fran\u00e7aise \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger. Il signale bient\u00f4t au minist\u00e8re des Affaires \u00e9trang\u00e8res la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;une action habile en cette mati\u00e8re aupr\u00e8s des pays neutres, alors h\u00e9sitants. D&rsquo;octobre \u00e0 d\u00e9cembre 1914, il d\u00e9pouille les carnets et autres papiers pris sur les combattants allemands et en tire la documentation utilis\u00e9e par le minist\u00e8re des Affaires \u00e9trang\u00e8res pour ses premiers tracts de propagande. Il sugg\u00e8re la formation parall\u00e8le du Comit\u00e9 de propagande catholique \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger. En 1915-1916, le marquis de Dampierre poursuit ses travaux et concourt \u00e0 la documentation de nombreux publicistes \u00e9trangers, anglais, hollandais et am\u00e9ricains. A la demande des Affaires \u00e9trang\u00e8res, il publie L&rsquo;Allemagne et le droit des gens, ouvrage qui d\u00e9nonce les exactions commises par l&rsquo;arm\u00e9e allemande et qui, traduit en anglais, aura une influence consid\u00e9rable sur l&rsquo;opinion publique des \u00c9tats-Unis en faveur de la France. Son volume des Carnets de route de combattants allemands est combattu par la propagande allemande. Au printemps 1916, Jacques de Dampierre est charg\u00e9 d&rsquo;organiser une association de propagande intellectuelle \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, le Comit\u00e9 du livre. Il en devient secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral et il est l&rsquo;un des principaux organisateurs du Congr\u00e8s du livre, en mars 1917, \u00e0 Paris. Ayant \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement m\u00eal\u00e9 aux d\u00e9buts de l&rsquo;alliance am\u00e9ricaine, c&rsquo;est \u00e0 lui qu&rsquo;\u00e9choit, le 4 juillet 1917, l&rsquo;honneur d&rsquo;haranguer officiellement en anglais, dans la cour des Invalides, au nom de la France, et en pr\u00e9sence des membres du gouvernement fran\u00e7ais, le g\u00e9n\u00e9ral Pershing arrivant \u00e0 Paris avec les premiers bataillons am\u00e9ricains.<br>Apr\u00e8s 1918, le marquis de Dampierre prend une part de plus en plus active aux travaux de l&rsquo;Union des grandes associations contre la propagande ennemie, du Comit\u00e9 de la Rive gauche du Rhin et de diverses autres organisations de d\u00e9fense des int\u00e9r\u00eats fran\u00e7ais aupr\u00e8s des alli\u00e9s. Il est l&rsquo;un des rapporteurs du Congr\u00e8s national fran\u00e7ais, qui a \u00e9t\u00e9 institu\u00e9 lors de l&rsquo;armistice pour soutenir le droit de la France aux \u00ab r\u00e9parations, restitutions et garanties \u00bb.<br>Cr\u00e9ateur de la Fondation Richelieu pour l\u2019histoire des activit\u00e9s fran\u00e7aises hors de France, Jacques de Dampierre publie de 1918 \u00e0 1930 l\u2019Annuaire g\u00e9n\u00e9ral de la France et de l\u2019\u00e9tranger, publication comparable \u00e0 l\u2019Almanach du Gotha et au Statesman year book. Il rend compte d\u2019une enqu\u00eate officielle men\u00e9e \u00e0 partir de 1937 dans les Publications officielles des pouvoirs publics, en vue d\u2019\u00e9tablir un R\u00e9pertoire des publications officielles fran\u00e7aises. Charg\u00e9 par le minist\u00e8re de la Production industrielle de soumettre au gouvernement un projet de mesures pour l\u2019organisation scientifique du travail dans les administrations publiques par une coordination des archives, biblioth\u00e8ques et centres de documentation et de recherche ressortissant aux diff\u00e9rents d\u00e9partements minist\u00e9riels, le marquis de Dampierre pr\u00e9side aussi la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019information documentaire et les comit\u00e9s directeurs de l\u2019Agence fran\u00e7aise de normalisation (AFNOR) et de l\u2019Union fran\u00e7aise des organismes de documentation (UFOD).<br>Angevin de naissance, de famille et de vie, Jacques de Dampierre est conseiller g\u00e9n\u00e9ral du canton du Louroux-B\u00e9connais, pendant quinze ans conseiller municipal et pendant sept ans maire de la commune de Villemoisan. Membre actif de nombreuses associations angevines, il devient avant 1914 l&rsquo;un des collaborateurs du banquier angevin Georges Boug\u00e8re et se fait appr\u00e9cier, tant \u00e0 Angers que dans le d\u00e9partement de Maine-et-Loire, par de nombreuses conf\u00e9rences, notamment pour la Soci\u00e9t\u00e9 de secours aux Bless\u00e9s militaires, dont la pr\u00e9sidente a \u00e9t\u00e9 sa m\u00e8re, Isabelle de Lamorici\u00e8re de Castries, et pour laquelle sa femme, Fran\u00e7oise Fraguier de Dampierre, est, pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale, infirmi\u00e8re dans les h\u00f4pitaux d&rsquo;Angers. Jacques de Dampierre s&rsquo;int\u00e9resse \u00e9galement aux petites industries rurales. Membre du Conseil de la Soci\u00e9t\u00e9 centrale d&rsquo;aviculture de France, il fonde la Soci\u00e9t\u00e9 des aviculteurs angevins, dont, avant la guerre de 1914-1918, les expositions sont les plus importantes de France, apr\u00e8s celles de Paris.<br>Jacques de Dampierre meurt \u00e0 Paris le 16 mars 1947. (Notice biographique r\u00e9alis\u00e9e par compilation de plusieurs nog\u00e9n\u00e9alogies disponibles sur Internet) <br><br>Renseignements tir\u00e9s de l\u2019ouvrage :<br><br>Nonobstant le caract\u00e8re volontairement anonyme de la retranscription, tr\u00e8s profond\u00e9ment pr\u00e9sent\u00e9e et annot\u00e9e, ces trois documents apportent une foultitude d\u2019informations sur la mobilisation, la travers\u00e9e des pays (Allemagne, Luxembourg, Belgique), avec des description anthropologiques (voir pages 115 ou 116) et les combats, mais aussi les exactions et actions militaires qui \u00e9maillent les parcours comme les localit\u00e9s occup\u00e9es. <br><br>Page 11 : \u00ab Le\u00e7on de fran\u00e7ais aux sous-officiers et autres int\u00e9ress\u00e9s \u00bb<br>12 : Pillages ; \u00ab notre landwehr s\u2019est comport\u00e9e comme des vandales \u00bb (vap 22)<br>13 : Note sur les Fusslappen : Les fantassins allemands remplacent la chaussette par un linge carr\u00e9 dont ils s\u2019enveloppent le pied <br>15 : Coupe-fils sur les v\u00e9hicules d\u2019\u00e9tats-majors<br>16 : Ennemi (fran\u00e7ais) tirant trop haut<br>20 : Francs-tireurs fusill\u00e9s (16), comment (vap 22), pertes, incendies<br>31 : Sur le massacre des civils, incendie des villages, exactions<br>34 : Coup de feu fant\u00f4me<br>35 : Sur l\u2019utilisation du terrain<br>37 : Camouflage des turcos<br>40 : Sup\u00e9riorit\u00e9 de l\u2019artillerie fran\u00e7aise<br>43 : Incendie de Rethel et pillage, il y participe (vap 125, 126, 159, scrupule \u00e0 piller)<br>50 : Bi\u00e8re Pilsen <br>57 : Ordre de retraite allemand<br>58 : R\u00e9alit\u00e9 de creusement dans la retraite<br>61 : Description du camp de Mourmelon<br>65 : \u00ab\u00a0Les Fran\u00e7ais sont pass\u00e9s ma\u00eetres dans le combat de rues, comme du reste dans tous les genres de combats o\u00f9 il est possible de tirer \u00e0 couvert\u00a0\u00bb<br>79 : Sur les pattes d\u2019\u00e9paules allemandes camoufl\u00e9es par ordre<br>81 : \u00ab \u2026 nous ne sommes tous maintenant rien d\u2019autre que des concessionnaires du meurtre \u00bb<br>82 : Phrase pr\u00e9monitoire : \u00ab Le vaincu s\u2019en retournera avec rien, le vainqueur avec des d\u00e9combres \u00bb <br>     : Sur la diff\u00e9rence d\u2019emplacement des tas de fumier (en cour chez les Allemands, devant la maison chez les Fran\u00e7ais), culture posnanienne<br>85 : Impression sur le bourrage de cr\u00e2ne (vap 89)<br>     : Note sur les d\u00e9serteurs posnaniens qui ne veulent pas combattre contre la France, championne des libert\u00e9s polonaises (vap 100)<br>87 : Espion fran\u00e7ais \u00e0 boule lumineuse (vap 88 fusill\u00e9)<br>88 : Sur les cons\u00e9quences du chemisage de cuivre des balles fran\u00e7aises : \u00ab Les projectiles fran\u00e7ais ont une surface ext\u00e9rieure cuivr\u00e9e, ce qui am\u00e8ne souvent dans les blessures de la suppuration ; nos cartouches d\u2019infanterie sont \u00e0 ce point plus aimables \u00bb<br>92 : Entra\u00eenement au tir sur des mannequins avec syst\u00e8me de comptage de points (buts)<br>95 : Tirs amis (vap 136)<br>99 : Brimades, injures et punitions (vap 120)<br>101 : Obus aveugles = qui n\u2019\u00e9clatent pas, ou pas tout de suite<br>109 : Pillage<br>116 : Population meusienne compos\u00e9e de vieilles gens d\u00e9biles<br>122 : Biergarten, jardins de bi\u00e8re, \u00e9quivalent des guinguettes<br>123 : Cantines roulantes (assez cher) et postes aux Arm\u00e9es, solde par grades<br>134 : Construction au Haut Fourneau d\u2019une voie ferr\u00e9e pour transporter les gros \u00ab bourdons \u00bb, Brummer, surnom du 420 mm (42 cm) (batterie de Duzey ?)<br>165 : R\u00eave de fine blessure (h\u00f4pital)<br>166 : Bless\u00e9, prisonnier, premier contact avec les Fran\u00e7ais<br>167 : R\u00e9cup\u00e9ration de troph\u00e9es sur les prisonniers allemands : boutons, pattes d\u2019\u00e9paules, casques, cocardes<br>       : Miction<br><br><em>Yann Prouillet, 22 juillet 2025<\/em><br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;ouvrage : Jacques de Dampierrre, Carnets de route de combattants allemands. Paris, Librairie Militaire Berger-Levrault, 1916, 182 pages. L\u2019ouvrage s\u2019ouvre sous cette justification : \u00ab En confiant \u00e0 un ancien \u00e9l\u00e8ve de l\u2019Ecole des Chartes [Jacques de Dampierre, archiviste-pal\u00e9ographe] le soin de publier int\u00e9gralement quelques-uns des carnets de campagne trouv\u00e9s sur les soldats &hellip; <a href=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2025\/07\/22\/dampierre-jacques-de-1874-1947\/\" class=\"more-link\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">Dampierre, Jacques de (1874-1947)<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":4880,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[96,58,3,10,95],"tags":[1379,1378],"class_list":["post-4874","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-1914-1918","category-armee-allemande","category-carnet","category-combattant-infanterie","category-date-de-publication","tag-annee-1914","tag-temoignages-anonymes"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4874","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4874"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4874\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4883,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4874\/revisions\/4883"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4880"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4874"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4874"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4874"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}