{"id":4901,"date":"2025-08-11T07:36:54","date_gmt":"2025-08-11T06:36:54","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=4901"},"modified":"2025-08-25T14:51:09","modified_gmt":"2025-08-25T13:51:09","slug":"touchard-camille-1888-1979","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2025\/08\/11\/touchard-camille-1888-1979\/","title":{"rendered":"Touchard, Camille (1888-1979)"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"font-size:16px\">Touchard, Camille, La guerre de Camille Touchard. Carnets d\u2019un secr\u00e9taire d\u2019\u00e9tat-major devenu simple biffin (ao\u00fbt 1914 \u2013 juillet 1917, Paris, Sutton, collection Histoire intime, 2018, 219 pages<br><br>R\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;ouvrage :<br>Parti de Tours le 3 ao\u00fbt 1914, Camille Touchard, n\u00e9 en 1888, est affect\u00e9 comme secr\u00e9taire \u00e0 l\u2019\u00e9tat-major de la 36\u00e8me brigade d\u2019infanterie, de la 18\u00e8me D.I. d\u2019Angers du 9\u00e8me C.A. de Tours. Il est affect\u00e9 successivement en Lorraine, fait la batailles des fronti\u00e8res en Belgique et retraite pour participer \u00e0 la bataille de La Marne dans le secteur de F\u00e8re-Champenoise. Apr\u00e8s la victoire, il reste en Champagne, \u00e0 l\u2019est de Reims, puis repart en Belgique, \u00e0 l\u2019est d\u2019Ypres, jusqu\u2019en mai 1915. Suivent l\u2019Artois, l\u2019Argonne, \u00e0 nouveau la Champagne, la Picardie, la Somme, avant, tout d\u00e9but 1917, une dissolution de sa brigade qui l\u2019affecte dans une compagnie du 77\u00e8me RI. Apr\u00e8s une rapide instruction, il arrive au front du Chemin des Dames, o\u00f9 il est bless\u00e9 de plusieurs \u00e9clats d\u2019obus au milieu de juillet 1917, mettant fin au 9\u00e8me carnet relatant sa guerre.<br><br>El\u00e9ments biographiques :<br>Camille, Auguste, Ferdinand Touchard est n\u00e9 le 26 f\u00e9vrier 1888 \u00e0 Moussac, dans la Vienne. Il est l\u2019a\u00een\u00e9 d\u2019une fratrie compos\u00e9e d\u2019une s\u0153ur, Rachel, n\u00e9e en 1893 et d\u2019un petit fr\u00e8re, Abel, n\u00e9 en 1901. Son p\u00e8re, Ernest, qui sera maire de Moussac de 1897 \u00e0 1911, est exploitant, propri\u00e9taire terrien, et sa m\u00e8re est m\u00e8re au foyer. Ce dernier est relativement ais\u00e9. Camille obtient le baccalaur\u00e9at, fait des \u00e9tudes de droit, avant d\u2019entrer dans les chemins de fer comme employ\u00e9 \u00e0 la gare de Nantes, ville o\u00f9 il r\u00e9side \u00e0 la d\u00e9claration de guerre. Jug\u00e9 apte au service militaire, il le d\u00e9bute le 8 octobre 1909 et est alors rattach\u00e9 \u00e0 la 19\u00e8me section de secr\u00e9taires d\u2019\u00e9tat-major d\u00e9pendant du 19\u00e8me corps d\u2019arm\u00e9e bas\u00e9 \u00e0 Alger. Il y fera son service entre le 10 octobre 1909 et le 11 septembre 1911, participant aux op\u00e9rations de pacification de la zone rebelle alg\u00e9ro-marocaine. Il passe caporal le 19 septembre 1911 et revient \u00e0 la vie civile le 1er octobre ; c\u2019est donc \u00e0 ce grade qu\u2019il est mobilis\u00e9 \u00e0 la 9\u00e8me section de secr\u00e9taires d\u2019\u00e9tat-major bas\u00e9 \u00e0 Tours le 3 ao\u00fbt 1914. Il passe sergent le 1er avril 1915. Avec deux autres secr\u00e9taires, il est mis \u00e0 la disposition de la 36\u00e8me brigade d\u2019infanterie. Il fait donc toute la guerre dans deux postes dans sa division, secr\u00e9taire de brigade et soldat du 77\u00e8me R.I., apr\u00e8s son versement d\u00fb \u00e0 la dissolution de sa brigade au tout d\u00e9but de janvier 1917. Il tente infructueusement d\u2019entrer dans les chemins de fer militaires et tente plusieurs formations, comme chef de section (\u00ab ennuyeux \u00bb dit-il), y compris dans les canons de 37, mais finalement, par choix, revient dans le rang, \u00e0 la 3\u00e8me section de la 3\u00e8me compagnie du 77\u00e8me R.I. Le 8 mars 1918, il int\u00e8gre le 2\u00e8me r\u00e9giment de tirailleurs indig\u00e8nes mais ne semble pas \u00eatre retourn\u00e9 au front. Il est mis en cong\u00e9 illimit\u00e9 le 19 juillet 1919 et reprend alors son travail en qualit\u00e9 de sous-chef de gare \u00e0 Nantes. Il sera \u00e9galement \u00e0 la garde Saint-Lazare \u00e0 Paris en 1927. Il se marie en septembre 1921 avec Marie-Madeleine Dissert et d\u00e9c\u00e8de en 1979.<br><br>Commentaire sur l\u2019ouvrage :<br>Les 9 carnets de guerre de Camille Touchard pr\u00e9sentent l\u2019ind\u00e9niable avantage d\u2019exemplifier le parcours d\u2019un non-combattant, secr\u00e9taire d\u2019\u00e9tat-major de brigade d\u2019infanterie, pendant la p\u00e9riode 1914-1916, \u00e9clairant r\u00f4le et application, riche d\u2019enseignements, dans ce laps de temps. Son r\u00f4le consiste, sous la direction de l\u2019officier d\u2019administration, de s\u2019occuper des \u00e9critures et de tous les travaux d\u2019importance secondaire d\u2019un \u00e9tat-major de brigade, ce qui forme une charge \u00e0 l\u2019application finalement tr\u00e8s diverse en temps de guerre. Impliquant s\u00e9rieux et pr\u00e9cision, ce caract\u00e8re se retrouve dans ses \u00e9crits, dat\u00e9s et pr\u00e9cis\u00e9ment localis\u00e9s quant au parcours du t\u00e9moin. Cette pr\u00e9cision g\u00e9ographique, scrupuleusement relev\u00e9e tout au long de son parcours, se r\u00e9v\u00e8le \u00e0 de multiples reprises, par exemple le 29 ao\u00fbt 1915, quand il dit \u00ab Passons \u00e0 Canaples (bistrot que je vois pour la troisi\u00e8me fois) \u00bb (page 122). Geoffroy Sal\u00e9, qui introduit et commente le t\u00e9moignage, fournit dans une longue pr\u00e9sentation tr\u00e8s pr\u00e9cise tous les \u00e9l\u00e9ments de nature \u00e0 contextualiser les carnets de Camille Touchard : Origines familiales et \u00e9tudes \u2013 parcours militaire avant 1914 \u2013 campagne \u2013 apr\u00e8s-guerre \u2013 carnets de guerre et contenu de ce \u00ab parcours original \u00bb, d\u00e9gageant les nombreux points d\u2019int\u00e9r\u00eat de ce t\u00e9moignage. Touchard s\u2019exprime clairement et pr\u00e9cis\u00e9ment, quasi journalistiquement, sur ce qu\u2019il parcourt, fait et voit de sa guerre, parfois jusqu\u2019au d\u00e9tail comme le nom du chien de race Dick du ch\u00e2teau de Neuville. Son premier carnet est d\u2019un style t\u00e9l\u00e9graphique se bornant \u00e0 des phrases courtes et aux toponymes travers\u00e9s. C\u2019est \u00e0 partir du second carnet que l\u2019\u00e9criture est plus construite et que les descriptions sont plus profondes. \u00c0 deux reprises, il dit toutefois : \u00ab Maintenant, je renonce \u00e0 \u00e9crire ce que je viens de voir \u00bb (page 49), et plus loin \u00ab Ce que j\u2019ai vu et entendu est indicible \u00bb (page 50). Les pages qui concernent les quelques jours cons\u00e9cutifs au retrait des troupes allemandes apr\u00e8s La Marne sont spectaculaires. Il connait toutefois une p\u00e9riode de lassitude. Le 25 d\u00e9cembre 1914, il dit : \u00ab Ne tiens plus mon journal au jour le jour \u00bb (page 91). Pis, il l\u2019interrompt de f\u00e9vrier \u00e0 avril, compl\u00e9tant cette p\u00e9riode en recopiant le JMO, avant finalement de reprendre sa quasi quotidiennet\u00e9 narrative \u00e0 l\u2019issue. Le 9\u00e8me et dernier carnet, correspondant \u00e0 la p\u00e9riode \u00e0 laquelle il est rentr\u00e9 dans le rang du 77\u00e8me, est plus haletant. Il est peu adh\u00e9rent au bourrage de cr\u00e2ne et s\u2019il le rapporte, c\u2019est en s\u2019en gardant toutefois. Manifestement, Camille Touchard est empathique, y compris \u00e0 plusieurs reprises envers les soldats allemands prisonniers, parlant leur langue (voir pages 39, 49, 51, 67 ou 75). Il rapporte beaucoup de faits originaux de sa vie quotidienne, qui reviennent parfois au fil des pages. Ainsi, il se plaint de petits vols qu\u2019il subit de la part de soldats, mais il avoue lui-m\u00eame \u00e0 plusieurs reprises avoir lui-m\u00eame \u00ab visit\u00e9 \u00bb des maisons et \u00ab forc\u00e9 \u00bb quelques portes. De m\u00eame, il appr\u00e9cie la compagnie des femmes, auxquelles il fait souvent r\u00e9f\u00e9rence, rapportant \u00e7\u00e0 et l\u00e0 quelques \u00ab contacts \u00bb estim\u00e9s, \u00e9voquant m\u00eame parfois un \u00ab l\u00e9ger badinage \u00bb. Il dit m\u00eame avoir \u00e9crit une \u00ab lettre \u00e0 une poule de Rocher \u00bb, son caporal d\u2019ordinaire (page 82). Il t\u00e9moigne de temps en temps de sa relation avec les civil(e)s. Le 29 ao\u00fbt 1915, il dit, parlant de deux femmes, une m\u00e8re et une fille, chez qui il loge \u00e0 Berneville : \u00ab J\u2019ai pu les avoir \u00e0 ma d\u00e9votion gr\u00e2ce aux laisser-passer \u00bb (page 123). Int\u00e9ressant pour mesurer le lien entre civils et militaires, il y revient plus loin, disant, alors que son unit\u00e9 quitte Berck, mi-mars 1916 : \u00ab Tristes adieux. La population est toute enti\u00e8re dans les rues. Pas une jeune fille ne manque \u00bb (page 136). Parfois toutefois, il c\u00f4toie des \u00ab personnalit\u00e9s \u00bb ; le 21 avril 1917, il dit : \u00ab Couche chez femme hargneuse \u00bb (page 169). Loin d\u2019\u00eatre un embusqu\u00e9 (il fait d\u2019ailleurs tr\u00e8s peu r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 ce terme), il se retrouve tr\u00e8s souvent tr\u00e8s proche des lignes, et en tous cas le plus souvent \u00e0 port\u00e9e d\u2019obus (il dit qu\u2019il en a re\u00e7u pr\u00e8s de 500 le 9 novembre (page 72)), devant d\u00e9placer l\u2019\u00e9tat-major au gr\u00e9 des maisons d\u00e9truites par bombardement. Ainsi, il y \u00e9chappe parfois de justesse (c\u2019est un obus sous sa fen\u00eatre qui le r\u00e9veille le 12 novembre 1914 (page 74)), notamment devant Ypres. Il se voit m\u00eame prisonnier \u00e0 cette date tellement il est au milieu de la m\u00eal\u00e9e. Il sera d\u2019ailleurs remerci\u00e9 par ordre du g\u00e9n\u00e9ral du 9\u00e8me CA en d\u00e9cembre 1915 pour son travail (fac simile page 203). Il a d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u la croix de guerre le 24 juin 1915. Il dit, le 12 juillet suivant : \u00ab C\u2019est la premi\u00e8re fois que je couche dans un lit depuis onze mois \u00bb (page 116). Au final, le t\u00e9moignage est dense, int\u00e9ressant, composite et particuli\u00e8rement \u00e9clairant sur un r\u00f4le souvent cit\u00e9 par les autres poilus en ligne comme un poste d\u2019embusqu\u00e9, r\u00e9alit\u00e9 d\u00e9mystifi\u00e9e par Camille Touchard qui en fournit une relation remarquable, se posant plus en t\u00e9moin qu\u2019en narrateur de son propre r\u00f4le. M\u00e9lange de quotidiennet\u00e9 et vision int\u00e9rieure d\u2019un \u00e9tat-major, certaines descriptions, comme celle de la pr\u00e9paration d\u2019une attaque, finalement infructueuse, en juin 1915, dans le secteur de Fr\u00e9vin-Capelle (Artois), sont particuli\u00e8rement int\u00e9ressantes. En mai 1917, vers\u00e9 dans le r\u00e9giment dont il tapait les ordres, il devient t\u00e9moin des mutineries qui s\u2019y allument dans le secteur du Chemin des Dames (pages 175 et suivantes). Geoffroy Sal\u00e9, \u00e0 ce sujet, \u00e9tablit quelques notes opportunes, croisant le t\u00e9moignage avec d\u2019autres du m\u00eame r\u00e9giment (comme Allard, Brec, Chamard, Laurentin, Renaud, Retailleau ou Terrier-Santan, cit\u00e9s dans la bibliographie testimoniale (pages 217 et 218)). Camille Touchard porte souvent un regard appropri\u00e9, jamais gratuitement critique, sur les officiers qu\u2019il c\u00f4toie. Toutefois, il distille parfois son avis sur certains, comme le colonel Lef\u00e8vre, \u00ab d\u00e9gomm\u00e9 \u00bb pour incomp\u00e9tence, ou le capitaine Guillon, qui manifestement n\u2019aime pas son subordonn\u00e9, sans qu\u2019il sache pourquoi. Il donne m\u00eame quelques d\u00e9tails techniques d\u2019int\u00e9r\u00eat au fil du r\u00e9cit. Il pratique \u00e9galement de temps en temps l\u2019artisanat de tranch\u00e9e, disant faire des bagues (page 125) ou des coupe-papier (page 141). Sur la fin du t\u00e9moignage de Camille Touchard, et notamment le flou sur les circonstances et la date m\u00eame de sa blessure, la note n\u00b012 du dernier carnet dit qu\u2019en fonction du document-source, le soldat a \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 le 17, le 18 ou le 19 juillet 1917.<br>De rares fautes ou coquilles sont relev\u00e9es dans cette \u00e9dition s\u00e9rieuse et particuli\u00e8rement bien pr\u00e9sent\u00e9e dans une collection Histoire intime opportune de l\u2019\u00e9diteur.<br> <br>Renseignements tir\u00e9s de l\u2019ouvrage :<br><br>Parcours global suivi par l\u2019auteur (date) &#8211; Etant donn\u00e9e la pr\u00e9cision toponymique de Camille Touchard dans ses innombrables d\u00e9placements, rapportant jusqu\u2019aux moindres lieux-dits, lesquels ne peuvent tous \u00eatre report\u00e9s ici, il convient de se reporter \u00e0 l\u2019index des noms de lieux cit\u00e9s en fin d\u2019ouvrage :<br>Angers \u2013 front de Lorraine : 3-20 ao\u00fbt 1914<br>Ardennes \u2013 Belgique \u2013 retraite : 24 ao\u00fbt \u2013 6 septembre<br>Bataille de La Marne (secteur de F\u00e8re-Champenoise) \u2013 d\u00e9but de la guerre de positions (ouest de Reims) : 6 septembre \u2013 21 octobre 1914<br>Flandre occidentale \u2013 secteur d\u2019Ypres : 24 octobre 1914 \u2013 6 mai 1915<br>Artois : secteur du Mont Saint-\u00c9loi : 10 mai \u2013 5 juin 1915. Secteur de Loos-en-Gohelle : 10 octobre 1915 \u2013 5 janvier 1916. Secteur d\u2019Aix-Noulette : 17 f\u00e9vrier \u2013 2 mars 1916<br>Argonne \u2013 Verdun : Secteur de Montz\u00e9ville &#8211; Mort-Homme : 29 avril \u2013 11 mai 1916<br>Champagne : Secteur de Souain-Tahure : 5 juin \u2013 3 septembre 1916<br>Picardie \u2013 Somme : Secteur de Comble : 8 octobre 1916 \u2013 3 janvier 1917<br>Champagne \u2013 instruction au camp de Mailly : 20 janvier \u2013 20 mai 1917<br>Chemin des Dames \u2013 secteur de Craonne : 20 mai \u2013 19 juillet 1917<br><br>Composition de l\u2019\u00e9tat-major de la 36\u00e8me brigade d\u2019infanterie au 1er d\u00e9cembre 1914<br>Col. Lestoquoi (ordonnance : Francelle \u2013 Poirier)<br>Cap. de La Taille (ordonnance : Praud) \u2013 Audouard (7\u00e8me hussards) (ordonnance Lacroix) \u2013 du Coulombiers (\u00e0 partir du 4 avril) (ordonnance : Bouchinet \u2013 Pipaud)<br>Secr\u00e9taires : Touchard \u2013 Renou &#8211; Bernard<br>Cyclistes : Cerisier \u2013 Rouceau<br>Fourgonnier : Durand<br>Cuistot des officiers : Caporal Caillaud \u2013 de l\u2019ensemble : Guillot<br>Caporal d\u2019ordinaire : Rocher<br>Maitre d\u2019h\u00f4tel : Plessy<br>Agents de liaison : du 77\u00e8me : Papin \u2013 Point \u2013 Samson. Du 135\u00e8me : Chauveau \u2013 Boisard. Du 66\u00e8me : Faix. Du 32\u00e8me : Allouin. Du 290\u00e8me (mi-mars) : non cit\u00e9s<br> <br>Renseignements tir\u00e9s de l\u2019ouvrage :<br>Page 26 : Soldat assassin\u00e9<br>28 : Passage de la fronti\u00e8re belge, salut du drapeau<br> : Tire une vache : il la trait<br>29 : Alboche<br>34 : Vol entre soldats (son quart, vap 66 \u00e9l\u00e9ments de son v\u00e9lo). Vap 71 lui, qui vole dans une maison et parle \u00e0 plusieurs reprises de portes forc\u00e9es (vap 154)<br>35 : Chignole = vieille voiture <br>40 : Allemands cach\u00e9s dans le foin, faits prisonniers<br>41 : Pillage d\u2019\u00e9piceries<br> : Apr\u00e8s la victoire de La Marne \u00ab Habitants rang\u00e9s le long de la route nous regardent passer \u00bb<br>50 : Maison \u00e0 12 enfants<br> : Ramasse un culot d\u2019obus, qu\u2019il pr\u00e9sente \u00e0 son colonel (vap 51 et 54, casques)<br>51 : Conseil de guerre \u00e0 Sept-Saulx (vap 58 fusill\u00e9s, nomm\u00e9s Duverger et Desherbois, du 68\u00e8me RI) <br>56 : Utilise le terme embusqu\u00e9 pour \u00ab mettre dans une bo\u00eete \u00bb<br> : Joue aux boules<br>57 : Schnik : Alcool de mauvaise qualit\u00e9 <br>58 : Espionnite : Arrestation \u00e0 Wez d\u2019un civil et d\u00e9couverte d\u2019une malle remplie d\u2019effets militaires et de documents sur la TSF (vap 81, 83, civil fou ou espion)<br>62 : Passe la fronti\u00e8re belge et s\u2019\u00e9tonne : \u00ab Aucun poteau ni drapeau \u00bb<br>64 : H\u00e9site entre un v\u00e9lo belge et un allemand<br>67 : Entend les cris des allemands qui attaquent<br>68 : Obus non explos\u00e9s fich\u00e9s dans des peupliers<br>70 : Altercation avec un homme ivre (vap 70, un anglais, 76, 90 (lui-m\u00eame), (vap 119) <br>71 : Colonel d\u2019\u00e9tat-major tirant au fusil sur un allemand<br> : Bouquet offert \u00e0 un g\u00e9n\u00e9ral suite promotion<br>72 : Chasse au pigeon (vap 79, soldat chassant \u00e0 courre avec un l\u00e9vrier, vap 80, est chasseur lui-m\u00eame, p\u00eacheur et aussi braconnier) <br>73 : Trou d\u2019obus rempli de soufre<br> : Voit un ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e9lectrique inexpliqu\u00e9 : \u00ab En revenant, ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e9lectrique. Eclair nous aveugle et dure tr\u00e8s longtemps. Eberlu\u00e9, perds ma route et au premier pas tombe dans un trou d\u2019obus et renverse la moiti\u00e9 de mon vin et de mon eau-de-vie \u00bb<br>74 : Prisonniers allemands volontaires et patriotes<br>77 : Promotion express : \u00ab Un gosse du 92\u00e8me, enfant de quinze ans, s\u2019am\u00e8ne avec deux prisonniers allemands. Est fait 1\u00e8re classe \u00bb<br>81 : \u00ab En fait de repos, tout le monde est d\u2019avis qu\u2019il vaut mieux \u00eatre en premi\u00e8re ligne, mais ne pas avoir de civils sur le dos \u00bb<br>83 : Soldat bless\u00e9 par un capitaine<br>86 : Proclamation aux allemands \u00e0 se rendre<br>95 : Charge r\u00e9duite \u00e0 8 grammes du Aasen afin de les lancer plus pr\u00e8s<br>100 : Fait faire un fanion<br>103 : Puni par un colonel de hussards, mais punition jamais appliqu\u00e9e \u00ab N\u2019en ai plus jamais entendu parler \u00bb<br> : Exp\u00e9die ses effets d\u2019hiver<br>105 : Frapp\u00e9 sans effet par un shrapnel<br>109 : D\u00e9coration du gourbi (avec des devises latines et grecques !)<br>114 : D\u00e9clar\u00e9 mort selon les dires d\u2019un ami<br>127 : Train blind\u00e9 allemand<br>128 : Emporte un fusil boche et un obus !<br>132 : Un soldat vend des clich\u00e9s au Petit Parisien<br>138 : Antipathie suppos\u00e9e des Meusiens : \u00ab On sent la Meuse o\u00f9 la mentalit\u00e9 des gens n\u2019est pas, dit-on, sympathique aux Fran\u00e7ais \u00bb<br>143 : Etat des pertes des 135\u00e8me et 77\u00e8me RI en mai 1916<br>146 : Ne mange pas : lapin trop cher !<br>147 : Vue et effet d\u2019une attaque aux gaz : \u00ab Les fus\u00e9es rouges et vertes s\u2019\u00e9l\u00e8vent de partout \u00bb<br>148 : Prix d\u2019un rasoir en septembre 1916 : 3,75 f.<br>154 : Sort deux enterr\u00e9s vivants par un obus<br>155 : G\u00e9n\u00e9ral Lef\u00e8vre \u00ab d\u00e9gomm\u00e9 \u00bb relev\u00e9 de son commandement : \u00ab Il n\u2019a fait que porter la guigne \u00e0 notre DI \u00bb !<br>164 : R\u00e9affect\u00e9 au 77\u00e8me RI apr\u00e8s une formation <br>175 : T\u00e9moin des mutineries (vap 192 la note sur les mutineries au 77\u00e8me RI)<br>178 : Balle traversant sa capote<br>179 : Projet\u00e9 en l\u2019air par une explosion qui ne le blesse pas mais le rend sourd, puis finalement bless\u00e9<br>182 : Avion abattu depuis le sol<br>190 : Chasse au rat, pay\u00e9e un sou par rat<br><br><em>Yann Prouillet, 11 ao\u00fbt 2025<\/em><br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Touchard, Camille, La guerre de Camille Touchard. Carnets d\u2019un secr\u00e9taire d\u2019\u00e9tat-major devenu simple biffin (ao\u00fbt 1914 \u2013 juillet 1917, Paris, Sutton, collection Histoire intime, 2018, 219 pages R\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;ouvrage :Parti de Tours le 3 ao\u00fbt 1914, Camille Touchard, n\u00e9 en 1888, est affect\u00e9 comme secr\u00e9taire \u00e0 l\u2019\u00e9tat-major de la 36\u00e8me brigade d\u2019infanterie, de la &hellip; <a href=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2025\/08\/11\/touchard-camille-1888-1979\/\" class=\"more-link\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">Touchard, Camille (1888-1979)<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[202,94,3,10,95],"tags":[1390],"class_list":["post-4901","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-202","category-77e-ri","category-carnet","category-combattant-infanterie","category-date-de-publication","tag-secretaire-etat-major"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4901","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4901"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4901\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4931,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4901\/revisions\/4931"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4901"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4901"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4901"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}