{"id":4914,"date":"2025-08-21T20:42:30","date_gmt":"2025-08-21T19:42:30","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=4914"},"modified":"2025-08-21T20:42:30","modified_gmt":"2025-08-21T19:42:30","slug":"dieterlen-jacques-1893-1959","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2025\/08\/21\/dieterlen-jacques-1893-1959\/","title":{"rendered":"Dieterlen, Jacques (1893-1959)"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"font-size:16px\">Dieterlen, Jacques, <em>Le Bois le Pr\u00eatre<\/em> (octobre 1914 \u2013 avril 1915), Hachette, collection M\u00e9moires et r\u00e9cits de guerre, 1917, 280 pages<br><br>R\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;ouvrage :<br>L\u2019auteur, de mani\u00e8re impersonnelle, brosse de nombreux tableaux-hommages aux \u00ab Loups du Bois le Pr\u00eatre \u00bb. Apr\u00e8s un panorama des lieux de mort, du Quart-en-R\u00e9serve \u00e0 la Croix des Carmes, \u00e0 l\u2019ambulance du Gros Ch\u00eane et leurs cagnas de boue jaune ; il nous fait suivre la vie du front, faite de petits postes, de patrouilles, de guerre souterraine, d\u2019attaques et de rel\u00e8ves. D\u00e8s lors, officiers et soldats de toutes armes, bless\u00e9s et prisonniers, nous sont d\u00e9peints en situation dans leurs peines et leurs sacrifice, toujours h\u00e9ro\u00efques, pour les magnifier. <br><br>El\u00e9ments biographiques :<br>Jacques Dieterlen na\u00eet \u00e0 Cannes, dans les Alpes-Maritimes, le 28 novembre 1893, d\u2019une famille d\u2019origine alsacienne. Il est le fils de Christophe et de Suzanne Am\u00e9lie Thierry. La guerre le surprend alors qu\u2019il fait son service au 168\u00e8me R.I. de Toul, entr\u00e9 comme 2\u00e8me classe le 29 novembre 1913. Jean Norton Cru avance dans \u00ab T\u00e9moins \u00bb (page 292), relativement \u00e0 sa pr\u00e9sence au front, qu\u2019elle fut courte. Il dit : \u00ab Parti comme caporal d\u00e8s les premiers jours d\u2019ao\u00fbt 1914, la brigade active de Toul fut amen\u00e9e au Bois le Pr\u00eatre, devant Pont-\u00e0-Mousson, sur la rive gauche de la Moselle. Elle y resta jusque vers le 2 juillet 1915. Mais d\u00e9j\u00e0, avant cette date, Dieterlen, qui avait \u00e9t\u00e9 promu sergent, avait \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 et \u00e9vacu\u00e9. Sa blessure lui fit perdre le bras droit. \u00c0 l\u2019armistice, il retourna au pays natal de sa famille, se fixa \u00e0 Strasbourg [il y habite 1 rue de la Douane] o\u00f9 il fit ses \u00e9tudes de droit et s\u2019occupa de presse et de litt\u00e9rature \u00bb. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, il passe en effet caporal le 1er avril 1914 et sergent le 16 novembre suivant. Le 19 du m\u00eame mois, il est affect\u00e9 au 169\u00e8me RI, de Toul \u00e9galement, et est en effet, le 10 avril, bless\u00e9 gravement au Bois le Pr\u00eatre par un \u00e9clat d\u2019obus (ou une balle explosive en fonction des sources, notamment son dossier de L\u00e9gion d\u2019Honneur) qui lui fracture l\u2019\u00e9paule droite, occasionnant sa d\u00e9sarticulation et son amputation. Il est cit\u00e9 \u00e0 l\u2019ordre de ce r\u00e9giment le 20 avril 1915 avec ce motif : \u00ab Tr\u00e8s belle conduite \u00e0 la prise d\u2019un petit poste ennemi, a montr\u00e9 une courageuse activit\u00e9 dans l\u2019organisation de la position conquise \u00bb, citation compl\u00e9t\u00e9e le 26 ao\u00fbt suivant avec le compl\u00e9ment : \u00ab son lieutenant lui demandant si sa blessure \u00e9tait grave, a r\u00e9pondu \u00ab\u00a0ce n\u2019est rien si la section peut se maintenir dans la tranch\u00e9e\u00a0\u00bb \u00bb. Il est d\u00e9cor\u00e9 de la croix de guerre, de la m\u00e9daille militaire (le 15 septembre 1915) et de la L\u00e9gion d\u2019Honneur (15 septembre 1932). La guerre achev\u00e9e, il \u00e9pouse, le 30 ao\u00fbt 1920, \u00e0 Reims, Germaine Ida Madeleine Reiterhart, et s\u2019installe en Alsace o\u00f9 il devient r\u00e9dacteur en chef du Journal de Schlestadt (S\u00e9lestat). Ayant obtenu son baccalaur\u00e9at en Droit \u00e0 Strasbourg en juin 1921, il fera une carri\u00e8re comme auteur de plusieurs ouvrages, mais \u00e9galement comme initiateur de deux revues ; une sur la navigation sur le Rhin et une sur le ski, dont il est un sp\u00e9cialiste. En 1946, il publie un roman, Honeck, chez Flammarion, dans une collection qu\u2019il dirige chez cet \u00e9diteur, intitul\u00e9e La Vie en montagne. Cette fiction, qui \u00e9voque les deux guerres mondiales, s\u2019inspire pour la partie Grande Guerre de sa fonction de directeur, \u00e0 partir de 1917, du Foyer du soldat du Collet, \u00e0 proximit\u00e9 du col de la Schlucht, dans les Hautes Vosges. Henriette Mirabeau-Thorens Mirabaud-Thorens, Henriette (1881-1943) \u2013 T\u00e9moignages de 1914-1918) le rencontre et le d\u00e9crit \u00e0 plusieurs reprises dans son ouvrage. Le 9 septembre 1917, elle dit : \u00ab C\u2019est le jeune Dieterlen qui dirige le Foyer du Soldat du Collet. Il a perdu un bras \u00e0 la guerre. Il a parfois de la peine \u00e0 tenir ses chasseurs, qui n\u2019ont pas froid aux yeux : \u00ab Mais c\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 ma manche vide que je leur en impose \u00bb, nous dit-il. Il a \u00e9crit un livre admirable sur le Bois-le-Pr\u00eatre \u00bb (page 288 de En marge de la guerre). Elle en reparle (pages 301, 309 et 318), rapportant les anecdotes que raconte \u00e0 l\u2019envi Dieterlen sur son poste au Collet et sa vision des poilus. Sa famille dirigeant un h\u00f4tel, [c\u2019est pour cela qu\u2019il rencontre Henriette Mirabeau-Thorens, qui le cite dans ses livres], il se retire pendant la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale \u00e0 G\u00e9rardmer (Vosges) pour y administrer Le Grand H\u00f4tel. Il est \u00e9galement connu comme artiste peintre et illustrateur. Il meurt dans cette ville le 24 novembre 1959.<br><br>Commentaire sur l\u2019ouvrage :<br>Rien ne manque dans cette suite de longs alignements p\u00e9nibles de tableaux romanc\u00e9s, anim\u00e9s d\u2019hom\u00e9riques h\u00e9ros toujours tragiques, qui meurent tous d\u2019une balle glorieusement re\u00e7ue en pleine t\u00eate, et de boches barbares et pleutres dans le plus pur esprit du bourrage de cr\u00e2ne le plus grossier, ajoutant aux images d\u2019Epinal poch\u00e9es \u00e0 l\u2019invraisemblance l\u2019honneur \u00e9tal\u00e9 et la souffrance jusqu\u2019au sadisme. Ce livre surr\u00e9aliste ne vaut que pour cette d\u00e9monstration. Norton-Cru d\u00e9crit parfaitement le sentiment de l\u2019historien \u00e0 la lecture de ce pensum : \u00ab Rien n\u2019est plus navrant alors que de voir un combattant, un mutil\u00e9, s\u2019exprimer dans le ton de ces artistes de bravoure qui d\u00e9chainaient la fureur des poilus. Tout le livre de Dieterlen d\u00e9peint une bravoure exag\u00e9r\u00e9e ; livresque, non-humaine ; ses soldats sont des surhommes et ils s\u2019expriment dans un style \u00e0 scandaliser les vrais poilus \u00bb (page 293). Cela commence en effet d\u00e8s la page 10, quand un soldat dit qu\u2019il a aiguis\u00e9 sa Rosalie ! La ba\u00efonnette est souvent cit\u00e9e, comme un instrument de pr\u00e9dilection qu\u2019il associe \u00e0 l\u2019attaque du soldat, \u00e0 \u00ab l\u2019usage de cette fine petite aiguille d\u2019acier qu\u2019il faudra enfoncer dans des poitrines humaines, puis retirer, puis enfoncer \u00e0 nouveau\u2026 \u00bb (page 240). Suivent des pages sirupeuses d\u2019hommes \u00ab emport\u00e9s par cette fi\u00e8vre h\u00e9ro\u00efque \u00bb (page 25), voire cette \u00ab ivresse h\u00e9ro\u00efque \u00bb (page 114), d\u2019horreur superf\u00e9tatoire, comme ces morceaux de corps partout, servant d\u2019indicateurs (page 32), cette fosse commune surr\u00e9aliste en plein milieu de la tranch\u00e9e (page 38), cette sc\u00e8ne qui rappelle furieusement le Debout les Morts de P\u00e9ricard quand Dieterlen d\u00e9crit : \u00ab \u2026on eut dit que les morts eux-m\u00eames se r\u00e9veillaient \u00e0 la vie pour prendre part \u00e0 la lutte \u00bb (page 41) ou ces bless\u00e9s affreusement mutil\u00e9s se jouant de la douleur par des bons mots (page 195). Les soldats, surhommes mythologiques, sont h\u00e9ro\u00efques, m\u00eame sans arme, comme ce soldat du g\u00e9nie qui capture une mitrailleuse \u00e0 l\u2019aide d\u2019une simple cisaille (page 114). Ces h\u00e9ros auxquels Dieterlen pense rendre hommage, il ne leur applique pourtant qu\u2019outrance bien peu r\u00e9aliste dans les conditions de la guerre, ce par des phrases comme \u00ab il n\u2019y avait rien qu\u2019il ne surmont\u00e2t, il n\u2019y avait pas de mitrailleuses qui p\u00fbt l\u2019emp\u00eacher \u00bb (page 176). Dans cette avalanche de morts, ne b\u00e9n\u00e9ficiant g\u00e9n\u00e9ralement que de tr\u00e8s peu de respect, ceux-ci, fran\u00e7ais comme allemands, sont utilis\u00e9s comme barrages (page 77), comme banc (page 91) ou comme parapet. Les t\u00eates sont jet\u00e9es hors de la tranch\u00e9e (page 202) ou tel soldat s\u2019endort sur le cadavre d\u2019un ennemi (page 231). Par ses outrances sur ce point, Dieterlen m\u00e9connait la r\u00e9alit\u00e9 de la mort au front et de son traitement, ami comme ennemi, surtout pour l\u2019ann\u00e9e 1915. <br>Ces multiples tableaux, le plus souvent mal \u00e9crit en termes de dialogues surr\u00e9alistes qu\u2019aucun poilu n\u2019aurait tenu parce que verbalisant l\u2019inutile \u00e0 formuler, forment une superposition interminable de h\u00e9ros, les mettant parfois dans des situations stupides comme ce brancardier qui revient avec 10 ba\u00efonnettes des morts (page 170). L\u2019allemand est bien entendu soit stupide, soit barbare. La tentative de n\u00e9gociation faite pour r\u00e9cup\u00e9rer un bless\u00e9 s\u2019ach\u00e8ve par l\u2019ach\u00e8vement ce celui-ci \u00e0 la grenade (pages 186 \u00e0 189). Ainsi, le \u00ab <em>Teuton <\/em>\u00bb, le \u00ab <em>Fritz <\/em>\u00bb ou le \u00ab <em>Boche <\/em>\u00bb ne peut \u00eatre que mort ou prisonnier, mais Dieterlen avance m\u00eame \u00ab Mais il ne fallait pas qu\u2019il y en e\u00fbt trop ! \u00bb (page 214), d\u2019autant qu\u2019amadou\u00e9s et renseign\u00e9s sur la r\u00e9alit\u00e9 de la guerre ; \u00ab Dans la suite, ils devinrent moins na\u00effs et se rendaient plus facilement \u00bb (page 217). D\u2019autres pleutres demandent m\u00eame aux fran\u00e7ais d\u2019assassiner leurs officiers (page 228). Quant aux bleus des classes 14 et 15, ils meurent insouciants et na\u00effs (page 198). Tout l\u2019ouvrage n\u2019est donc une longue suite de verbiage sans pr\u00e9cision ni technicit\u00e9, au-del\u00e0 du moindre int\u00e9r\u00eat. \u00c0 peine Dieterlen s\u2019interroge-t-il sur le \u00ab syndrome du survivant \u00bb dans la grande boucherie, concluant pour toute analyse seulement que \u00ab la mort est l\u00e2che \u00bb ! (page 203). Dieterlen, qui d\u00e9die l\u2019ouvrage \u00ab \u00c0 la gloire de tous les H\u00e9ros obscurs morts au Bois Le Pr\u00eatre. \u00c0 toux ceux qui leur sont chers \u00bb, s\u2019essaye ainsi \u00e0 rendre hommage aux diff\u00e9rentes armes ; soldats et officiers, brancardiers, agents de liaison, hommes du g\u00e9nie (chapitre plus surr\u00e9aliste encore d\u2019inepties, d\u2019insavoir et d\u2019outrances), bless\u00e9s et prisonniers, etc., mais avec une injustesse qui classe ce <em>Le Bois le Pr\u00eatre<\/em> dans l\u2019un des pires ouvrages de la pourtant int\u00e9ressante collection bleue des \u00ab m\u00e9moires et r\u00e9cits de guerre \u00bb d\u2019Hachette. Enfin, au relev\u00e9 des rares dates avanc\u00e9es dans le livre (voir infra), celui-ci n\u2019\u00e9tale de fait sa narration que sur une p\u00e9riode, entre l\u2019arriv\u00e9e et la rel\u00e8ve, au printemps 1915, soit entre la mi-mars et le 10 avril, alors qu\u2019il avance en sous-titre la p\u00e9riode Octobre 1914 &#8211; avril 1915. Cela correspond manifestement \u00e0 la courte exp\u00e9rience qu\u2019il a pourtant bien eu lui-m\u00eame du Bois Le Pr\u00eatre. <br><br>Renseignements tir\u00e9s de l\u2019ouvrage :<br>El\u00e9ments de datation relev\u00e9s dans l\u2019ouvrage<br>Page 14 : 2 avril 1915 (169\u00e8me R.I.)<br>25 et 27 septembre 1914 (combats de Mamey) (avant l\u2019arriv\u00e9e de la division)<br>142 : 10 avril 1915<br>159 : 31 mars 1915<br>190 : Une nuit d\u2019hiver 1914<br>204 : Un matin de la fin mars 1915<br>218 : Le jour de P\u00e2ques 1915 (4 avril 1915)<br>224 : Un jour  de l\u2019hiver 1914-1915<br>233 : Premiers jours du printemps 1915 (rappel : printemps = 21 mars)<br>245 : Avril 1915<br><br>Relev\u00e9 des toponymes cit\u00e9s dans l\u2019ouvrage (page)<br>Mamey (2 \u00e0 5) &#8211; Fey-en-Haye (5, 14, 28, 80, 101, 225) &#8211; R\u00e9gni\u00e9ville-en-Haye (13) &#8211; Thiaucourt (13) &#8211; Vilcey-sur-Trey (14) &#8211; Hauts de Meuse (100) &#8211; Fontaine du P\u00e8re Hilarion (133) &#8211; Auberge Saint-Pierre (134) &#8211; Route de Norroy (134) &#8211; Maidi\u00e8res (148) &#8211; Montauville (164, 192, 193, 269, 273, 277, 278) &#8211; Pont-\u00e0-Mousson (193) &#8211; Ravin des Cuisines (274, 277) &#8211; Poste de secours de Clos-Bois (275) &#8211; Croix des Carmes (277)<br><br>Renseignements tir\u00e9s de l\u2019ouvrage :<br>Page 65 : Artisanat de tranch\u00e9e<br>90 : Il tire sur un geai <br>92 : Coup de fusil ayant \u00ab le bruit d\u2019un caillou jet\u00e9e sur de la glace \u00bb<br><\/p>\n\n\n\n<p><em>Yann Prouillet, 21 ao\u00fbt 2025<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dieterlen, Jacques, Le Bois le Pr\u00eatre (octobre 1914 \u2013 avril 1915), Hachette, collection M\u00e9moires et r\u00e9cits de guerre, 1917, 280 pages R\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;ouvrage :L\u2019auteur, de mani\u00e8re impersonnelle, brosse de nombreux tableaux-hommages aux \u00ab Loups du Bois le Pr\u00eatre \u00bb. 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