{"id":4923,"date":"2025-08-30T08:45:24","date_gmt":"2025-08-30T07:45:24","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=4923"},"modified":"2025-08-30T09:02:06","modified_gmt":"2025-08-30T08:02:06","slug":"roujon-jacques-1884-1971","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2025\/08\/30\/roujon-jacques-1884-1971\/","title":{"rendered":"Roujon, Jacques (1884-1971)"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"font-size:16px\">Jacques Roujon, <em>Carnet de route<\/em> (ao\u00fbt 1914 \u2013 janvier 1915),  Paris, librairie Plon, 1916, 319 pages <br><br>R\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;ouvrage :<br>Jacques Roujon, journaliste au Figaro, d\u00e9bute son carnet de guerre alors qu\u2019il rejoint les r\u00e9servistes de son r\u00e9giment, le 152\u00e8me R.I., \u00e0 Humes, au nord de Langres. Il y attend, jusqu\u2019au 24 ao\u00fbt, d\u2019\u00eatre affect\u00e9, soit dans le r\u00e9giment d\u2019active, soit dans celui de r\u00e9serve, le 352\u00e8me. Soldat de 2\u00e8me classe, il fait partie finalement d\u2019un contingent de renfort qui doit \u00e0 priori rejoindre l\u2019Alsace, o\u00f9 se trouvent les deux r\u00e9giments, mais il d\u00e9barque finalement \u00e0 Raon-l\u2019Etape, en pleine bataille des fronti\u00e8res, au moment o\u00f9 s\u2019engage la bataille de La Chipotte. Il y participe, manque d\u2019y \u00eatre captur\u00e9 et, souffl\u00e9 par un obus, il est \u00e9vacu\u00e9 d\u00e8s le lendemain, montant \u00e0 Rambervillers dans un train qui \u00e9vacue les bless\u00e9s, alors que \u00ab seulement \u00bb commotionn\u00e9, il ne l\u2019est finalement pas. Retap\u00e9, il revient \u00e0 Humes avant d\u2019\u00eatre \u00e0 nouveau r\u00e9affect\u00e9, cette fois-ci pour le 352\u00e8me (27\u00e8me puis 24\u00e8me compagnie), stationn\u00e9 au bord de l\u2019Aisne. Il va d\u00e8s lors occuper, d\u2019apr\u00e8s la bataille de La Marne jusqu\u2019au 17 janvier, date de son \u00e9vacuation pour maladie (h\u00e9moptysie), le secteur de Soissons. Il voit alors construire le front \u00e0 l\u2019ouest du Chemin des Dames, qu\u2019il quitte au plus fort de la bataille de Crouy. <br><br>El\u00e9ments biographiques :<br>Jacques Fran\u00e7ois Joseph Roujon est n\u00e9 le 30 octobre 1884 \u00e0 Paris. Il est le fils de Henry, directeur des Beaux-Arts et membre de l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise (1911), et de Marie Adeline Caroline Louise Reichel. Il fait de brillantes \u00e9tudes \u00e0 Paris, au lyc\u00e9e Janson de Sailly, et obtient deux licences, en droit et en lettres. Il fait son service militaire en 1905 et 1906 et exercera un temps comme avocat, de 1908 \u00e0 1910. Il demeure alors 1 rue Armand Gautier. Quand la guerre se d\u00e9clenche, il est r\u00e9dacteur au S\u00e9nat (depuis 1912 et jusqu\u2019en 1919) et \u00e0 la rubrique Affaires Etrang\u00e8res (1920-1922) pour le Figaro, journal dans lequel il publie, en feuilleton, Carnet de route chez Plon en 1916, date \u00e0 laquelle il revient au journal, manifestement r\u00e9form\u00e9 pour probl\u00e8me pulmonaire. Apr\u00e8s 15 mois d\u2019h\u00f4pital, il est r\u00e9form\u00e9 temporaire \u00e0 partir du 15 janvier 1915 et jusqu\u2019en 1916, il est vers\u00e9 dans le service auxiliaire en ao\u00fbt 1916 et ne retournera jamais au front. Apr\u00e8s la guerre, il occupe un temps un poste de secr\u00e9taire \u00e0 la commission des chemins de fer de l\u2019Etat, et est charg\u00e9 de la rubrique Politique \u00e9trang\u00e8re et participe \u00e0 d\u2019autres p\u00e9riodiques. Il rejoint ensuite plusieurs autres journaux (collaborateur au Temps, r\u00e9dacteur en chef de l\u2019Ami du Peuple puis au Matin (chef du service Etrangers 1935) &#8211; voir sa notice sur Wikip\u00e9dia et son dossier de L\u00e9gion d\u2019Honneur sur la base L\u00e9onore). Une note de 1923 (dossier de L\u00e9gion d\u2019Honneur -chevalier 1927) atteste : \u00ab Sp\u00e9cialiste des plus avertis en mati\u00e8re de politique ext\u00e9rieure, s\u2019est particuli\u00e8rement distingu\u00e9 par le patriotisme ardent et la mani\u00e8re brillante avec lesquels il d\u00e9fend la th\u00e8se fran\u00e7aise depuis l\u2019armistice \u00bb. Il verse dans le nationalisme puis le r\u00e9gime de Vichy pendant la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale. La Lib\u00e9ration lui fait quitter un temps la France. Il est alors condamn\u00e9 par contumace \u00e0 5 ans d\u2019emprisonnement pour \u00ab acte de nature \u00e0 nuire \u00e0 la D\u00e9fense Nationale \u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire trahison, mais imm\u00e9diatement amnisti\u00e9 en application de la loi d\u2019Amnistie du 6 ao\u00fbt 1953 (jugement sur la base L\u00e9onore). Il publie encore un ouvrage sur Le Duc de Saint-Simon en 1958. Il meurt \u00e0 Randan (Puy-de-D\u00f4me) le 22 septembre 1971. <br><br>Commentaire sur l\u2019ouvrage :<br><br>L\u2019ouvrage s\u2019ouvre sur une pr\u00e9face de Robert de Flers, coll\u00e8gue au Figaro, qui \u00e9rige le poilu en h\u00e9ros non d\u00e9ique ou mythologique. En effet, par sa qualit\u00e9 de journaliste, Jacques Roujon allie dans cet ouvrage la culture litt\u00e9raire, le vocabulaire et le sens de l\u2019observation qui font de son carnet de guerre une \u0153uvre qui semble de prime abord avoir l\u2019aspect du roman mais qui fait \u00e9tat de son parcours pendant les 5 mois de guerre, denses, qu\u2019il subit, participant \u00e0 deux phases diff\u00e9rentes du conflit : la bataille des fronti\u00e8res \u00e0 l\u2019Est (combats de la Trou\u00e9e de Charmes), en ao\u00fbt, m\u00eame s\u2019il n\u2019en voit que deux jours des plus intenses, et la bataille de l\u2019Aisne, entre la bataille de La Marne et les combats de 1915. D\u00e8s lors, il manie dans son r\u00e9cit pr\u00e9cision des circonstances, des lieux et de la datation. Toutefois, les 15 pages qu\u2019il consacre \u00e0 la journ\u00e9e du 25, apr\u00e8s son d\u00e9barquement \u00e0 Raon-l\u2019Etape, dans les Vosges, sont floues ; il est \u00e0 Rambervillers le 24 et au matin du 25, il repars vers l\u2019est, voit des cr\u00eates et des collines, un clocher qui s\u2019effondre, un village (non d\u00e9nomm\u00e9), des routes, des ponts (pages 31 \u00e0 46), mais un suivi plus pr\u00e9vis des tableaux qu\u2019il d\u00e9peint avant sa commotion n\u2019est pas possible, Roujon alignant des tableaux certainement v\u00e9cus mais impr\u00e9cis, quelque part au nord-est de Rambervillers, dans le secteur de Donci\u00e8res. Il devient bien plus pr\u00e9cis lors de sa deuxi\u00e8me affectation qui l\u2019\u00e9choue principalement \u00e0 Bucy-le-Long, au bord de l\u2019Aisne. Ses tableaux sont toutefois vivants, bien d\u00e9crits, parfois dantesques (comme son \u00e9vacuation en train sanitaire, pages 47 \u00e0 50) et nombre des camarades de son environnement sont d\u00e9crits de mani\u00e8re pr\u00e9cise et dynamique. Si certains tableaux semblent frappants, comme ce soldat mourant debout (page 44), et quelques phrases du style \u00ab Il faut se d\u00e9p\u00eacher d\u2019aller au feu, si l\u2019on veut arriver avant les grands coups \u00bb (page 11) ou \u00ab Vivement qu\u2019on nous envoie faire la guerre \u00bb (page 12), l\u2019ouvrage n\u2019est pas teint\u00e9 de bourrage de cr\u00e2ne. D\u00e8s lors une foultitude d\u2019\u00e9l\u00e9ments, de donn\u00e9es, de tableaux ou de belles phrases sont \u00e0 relever de l\u2019analyse. Sa \u00ab p\u00e9riode \u00bb axonaise est r\u00e9f\u00e9rentielle pour la description de la construction du front de l\u2019Aisne, dans le secteur de Soissons, prolongement occidental du Chemin des Dames. Il y d\u00e9peint parfois un ennui profond : \u00ab Mais on s\u2019ennuie, parce que la guerre d\u2019aujourd\u2019hui est terne, comme la couleur des uniformes \u00bb (page 139) ou \u00ab Au fond, rien ne ressemble plus \u00e0 l\u2019arm\u00e9e en temps de paix qu\u2019en temps de guerre \u00bb (page 138), qui alterne avec des phases d\u2019hyperviolence. Il est m\u00eame un temps t\u00e9l\u00e9phoniste d\u2019artillerie (page 156). \u00c0 noter que Roujon, dans son r\u00e9cit, ins\u00e8re 10 pages du carnet de son ami Verrier, qui t\u00e9moigne de la p\u00e9riode du 1er au 17 septembre, compl\u00e9tant ce qu\u2019a manqu\u00e9 Roujon (pages 92 \u00e0 101). Jean Norton Cru nous indique qu\u2019en fait, Verrier est en fait Paul Verdier, chef de bureau au sous-secr\u00e9tariat aux Beaux-Arts. Le doute introduit, il serait donc opportun de v\u00e9rifier chacun des patronymes cit\u00e9s, y compris sur les morts annonc\u00e9s. La notice de Roujon par Cru est lisible pages 237 \u00e0 239 de T\u00e9moins. Au final, malgr\u00e9 seulement cinq mois de guerre, <em>Carnet de route<\/em> de Jacques Roujon est bien un ouvrage r\u00e9f\u00e9rentiel.<br> <br>Renseignements tir\u00e9s de l\u2019ouvrage :<br><br>Mise \u00e0 part pour le combat devant Rambervillers le 24 ao\u00fbt, le suivi du parcours de l\u2019auteur est ais\u00e9 \u00e0 la lecture ; il n\u2019est donc pas repris dans la pr\u00e9sente analyse.<br><br>Page 1 : Vue de la gare de l\u2019Est le 11 ao\u00fbt 1914 <br>3 : Dur\u00e9e de la guerre (vap 24, 89, 116 et 260)<br>8 : Fumier et purin (vap 9, 10, 18, 58 et 107)<br>11 : \u00ab Il faut se d\u00e9p\u00eacher d\u2019aller au feu, si l\u2019on veut arriver avant les grands coups \u00bb<br>     : Nom des journaux locaux haut-marnais : Le Petit Haut-Marnais et Le Spectateur<br>15 : Sachet de petits vivres : caf\u00e9, sucre, potages concentr\u00e9s (vap 196 la revue, 8 jours par biscuit manquant dans la L\u00e9gion)<br>19 : V\u00e9rification scrupuleuse du contenu du sac<br>26 : Fleurs au fusil et vue du d\u00e9part de la colonne de Humes<br>29 : Exode des Vosgiens<br>31 : Vue d\u2019une distribution \u00ab de caf\u00e9, de graisse, de pommes de terre et de haricots. Il faut d\u00e9monter la gamelle, la remplir et la remonter sur le sac \u00bb<br>33 : Spectacle du bombardement : \u00ab Nous sommes tr\u00e8s excit\u00e9s ; chacun voudrait regarder de tous les c\u00f4t\u00e9s \u00e0 la fois, ravi de prendre part \u00e0 une vraie bataille \u00e0 si peu de frais. Personne n\u2019a peur, personne ne prononce de mots h\u00e9ro\u00efques. Rien que des interjections rapides \u00bb (vap 288)<br>34 : \u00ab Le clocher d\u00e9gringole ; j\u2019ai une impression de \u00ab chiqu\u00e9 \u00bb ; ce clocher devait \u00eatre en carton pour s\u2019\u00eatre affaiss\u00e9 si vite \u00bb<br>     : Met des fleurs dans son carnet de guerre<br>     : Voit son premier bless\u00e9<br>     : Bruit de la bataille : \u00ab Il semble que des mains invisibles tapent \u00e0 grands coups de b\u00e2ton une quantit\u00e9 consid\u00e9rable de tapis \u00bb<br>36 : Artilleur \u00e0 cheval : \u00ab Il nous jette un regard doux et m\u00e9prisant des cavaliers pour les fantassins \u00bb puis il dit, sur l\u2019inf\u00e9riorit\u00e9 des canons fran\u00e7ais : \u00ab Les Allemands nous canardent \u00e0 douze kilom\u00e8tres. Ils tirent avec des 210. C\u2019est tr\u00e8s joli de faire la guerre, mais il faudrait avoir des joujoux pour \u00e7a \u00bb<br>43 : Balle dans sa musette<br>44 : Homme mourant debout<br>45 : Bo\u00eete de tisons<br>     : \u00ab Un myope sans lunette a une psychologie de noy\u00e9 \u00bb<br>56 : Le 3 ao\u00fbt : \u00ab Je prends un vrai bain, dans une vraie baignoire. Sensation inou\u00efe ! J\u2019ai pris beaucoup de bains jadis, mais machinalement, sans y penser. Aujourd\u2019hui, je savoure cette jouissance \u00bb<br>65 : Bo\u00eetes de conserve : langues, foies gras, jambonneaux, corned-beef appel\u00e9es des Rimailhos \u00e0 cause de leur calibre <br>67 : Garde de police de convoi, pour emp\u00eacher les soldats de sortir de la gare<br>69 : Vue de prisonnier allemand<br>74 : Nanteuil-le-Haudouin pill\u00e9 par les Allemands<br>78 : Bless\u00e9s allemands et fran\u00e7ais : \u00ab Pas de disputes, vainqueurs et vaincus son \u00e9galement las \u00bb<br>97 : Lanterne sourde<br>99 : Chevaux br\u00fbl\u00e9s au p\u00e9trole<br>     : Route jonch\u00e9e de bouteilles cass\u00e9es<br>104 : 19 septembre, premi\u00e8re fois qu\u2019il creuse une tranch\u00e9e. Il dit \u00ab Il para\u00eet que les Allemands en font et que c\u2019est utile \u00bb<br>       : Tableau \u00e9pique du vaguemestre (vap 112 sur le courrier et 120 sur les colis)<br>108 : Travers\u00e9e casse-gueule d\u2019une champ de betterave<br>110 : Sculpte des animaux fantastiques dans des betteraves<br>118 : Fait des capuchons avec des sacs de pommes de terre<br>120 : Vue de Maxime Girard, du Figaro<br>125 : Sur le petit poste : \u00ab Prendre le petit poste, la nuit, dans un secteur inconnu, c\u2019est une sensation neuve. Pour la premi\u00e8re fois, on a l\u2019impression de faire la guerre, la guerre telle qu\u2019on l\u2019imaginait, la guerre \u00ab des histoires \u00bb<br> 128 : Fils de fer garnis avec des bo\u00eetes de conserve<br>132 : Soldat mort par accident de tir, vue de son enterrement<br>137 : Revue de cheveux<br>138 : Utilise \u00ab grande guerre \u00bb. Bulletin des Arm\u00e9es n\u2019arrivant pas au front<br>149 : Fusil rendu inop\u00e9rant par la boue<br>151 : Bruit du 155 allemand \u00ab qui semble le frou-frou d\u2019une gigantesque robe de soie \u00bb (vap 214 : \u00ab Le sifflement des obus qui sont presque \u00e0 bout de course rappelle le cri d\u2019un chien hurlant \u00e0 la lune \u00bb) et (vap 175, bruit de la fusillade : \u00ab bruit d\u2019\u00e9toffe qu\u2019on d\u00e9chire, et n\u2019arr\u00eate plus \u00bb ou 274 : \u00ab La fusillade, entendue \u00e0 distance, ressemble au bruit que fait un chariot en roulant sur des pav\u00e9s \u00bb)<br>152 : Tir organis\u00e9 depuis le sol sur un avion<br>       : Tombes d\u2019anglais, mesures qu\u2019il prend pour les orner<br>168 : Tayon et Ratayon, anc\u00eatre dans le Soissonnais<br>187 : Balle arr\u00eat\u00e9e par un portefeuille<br>190 : Prix d\u2019un paquet de tabac de cantine : 7,5 centimes<br>192 : Trantran pour traintrain<br>200 : Re\u00e7oit un \u00ab sac de couchage en toile cir\u00e9e doubl\u00e9e de flanelle. C\u2019est un \u00e9v\u00e9nement qui compte dans la vie d\u2019un soldat \u00bb<br>       : \u00ab Tout le revers de la colline est envahi par des feuill\u00e9es \u00bb<br>201 : Superstition d\u2019un soldat qui dit : \u00ab Je sais bien que je serai tu\u00e9 \u00bb<br>204 : Aspect bigarr\u00e9 des soldats le 21 novembre 1914, air de romanichels (vap 205 et 225)<br>205 : Sur l\u2019adaptation comme soldat : \u00ab Sous la fantaisie des accoutrements, nous restons des soldats. Nous le sommes tous devenus sans effort de volont\u00e9. L\u2019adaptation aux mis\u00e8res du m\u00e9tier s\u2019est faite insensiblement\u2026 \u00bb<br>211 : Soldat braconnier<br>212 : Description d\u2019un contenu de sac et poids<br>216 : Grotte bergerie<br>217 : Poule tu\u00e9e par un shrapnell<br>224 : \u00ab Une troupe qui ne sait pas faire du maniement d\u2019armes, c\u2019est un troupeau \u00bb<br>236 : Pose de Ribard<br>238 : \u00ab Pour s\u2019abriter, on creuse de petites cases assez semblables \u00e0 celles o\u00f9 l\u2019on d\u00e9posait les morts dans les catacombes \u00bb<br>       : Sur le tirs inutiles : \u00ab Pendant la nuit, sur un secteur d\u2019un kilom\u00e8tre, il se tire en moyenne un millier de coups de fusil qui ne tuent ni ne blessent personne. Cette fusillade a simplement pour but d\u2019emp\u00eacher des patrouilles de circuler entre les lignes \u00bb (vap 255 \u00ab La compagnie a br\u00fbl\u00e9 trente mille cartouches environ et peut-\u00eatre n\u2019a-t-elle pas tu\u00e9 un seul Boche \u00bb)<br>240 : Tableau int\u00e9ressant d\u2019une visite m\u00e9dicale<br>244 : \u00ab Les heures de sommeil, c\u2019est autant de pris sur la guerre \u00bb<br>246 : \u00ab Depuis quelques jours, nous reprenons go\u00fbt aux caract\u00e8res d\u2019imprimerie. Qu\u2019on nous envoie des livres, n\u2019importe lesquels, pourvu qu\u2019ils soient bons \u00e0 tuer le temps. Tout ce qui sort un peu le pauvre soldat de la vie purement animale est le bienvenu \u00bb<br>247 : Rue bombard\u00e9e jonch\u00e9e de soufre<br>249 : Vue de soldats du train de combat<br>253 : Phare de tranch\u00e9e<br>       : Homme bless\u00e9 cribl\u00e9 de balles des deux camps<br><br><em>Yann Prouillet, 30 ao\u00fbt 2025<br><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jacques Roujon, Carnet de route (ao\u00fbt 1914 \u2013 janvier 1915), Paris, librairie Plon, 1916, 319 pages R\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;ouvrage :Jacques Roujon, journaliste au Figaro, d\u00e9bute son carnet de guerre alors qu\u2019il rejoint les r\u00e9servistes de son r\u00e9giment, le 152\u00e8me R.I., \u00e0 Humes, au nord de Langres. 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