{"id":4939,"date":"2025-09-05T18:10:07","date_gmt":"2025-09-05T17:10:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=4939"},"modified":"2025-09-05T18:10:08","modified_gmt":"2025-09-05T17:10:08","slug":"gheusi-pierre-barthelemy-1865-1943","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2025\/09\/05\/gheusi-pierre-barthelemy-1865-1943\/","title":{"rendered":"Gheusi, Pierre-Barth\u00e9lemy (1865-1943)"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"font-size:16px\">Pierre-Barth\u00e9lemy Gheusi, <em>Cinquante ans de Paris. M\u00e9moires d\u2019un t\u00e9moin<\/em>, (1889 \u20131938), Paris, Plon, 1939, 505 pages<br><br>R\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;ouvrage :<br>Pierre-Barth\u00e9lemy Gheusi, journaliste, \u00e9crivain et directeur de th\u00e9\u00e2tre \u00e0 Paris, livre, de 1889 \u00e0 1938, ses souvenirs d\u00e9roul\u00e9s au fil d\u2019une vie dense et \u00e0 multifacette dans les domaines du journalisme (il est r\u00e9dacteur au Figaro), de la musique (il est directeur de l\u2019Op\u00e9ra-Comique), de la politique et m\u00eame de la Grande Guerre, occupant, en tant que capitaine, la fonction d\u2019officier d\u2019ordonnance de Galli\u00e9ni. Ses souvenirs sont distill\u00e9s dans autant de tableaux chronologi\u00e9s dans les petits et les grands \u00e9pisodes de sa vie omnisciente. L\u2019ouvrage se d\u00e9compose ainsi en trois tiers in\u00e9gaux ; l\u2019avant-guerre, la Grande Guerre et un apr\u00e8s-guerre qui se termine peu avant la survenance de la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale. <br><br>El\u00e9ments biographiques :<br>Pierre-Barth\u00e9lemy Gheusi est n\u00e9 \u00e0 Toulouse, le 21 novembre 1865, de Joseph Antoine, alors employ\u00e9 de banque, cousin de Gambetta, et de H\u00e9l\u00e8ne Mimard, sans profession. Il \u00e9tudie au coll\u00e8ge de Castres, o\u00f9 il rencontre Jean Jaur\u00e8s, puis fait des \u00e9tudes de droit \u00e0 Toulouse. D\u00e8s 1887, il collabore \u00e0 une revue (Le D\u00e9cadent) et se frotte un temps \u00e0 la politique. Il devient chef de cabinet du sous-pr\u00e9fet de Reims puis, obtenant une mutation \u00e0 Paris, demeurant rue de Mirom\u00e9nil puis rue Saint-Florentin, il collabore avec le Gouvernement. Il fait ensuite plusieurs voyages \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, avec des r\u00f4les divers, dont diplomatiques. Il occupe diverses fonctions, comme officier de l\u2019Instruction publique, charg\u00e9 de mission en Syrie et en Palestine, membre de la commission du Th\u00e9\u00e2tre Antique d\u2019Orange, membre de la commission d\u2019admission et d\u2019installation de l\u2019exposition de 1900, membre de la Soci\u00e9t\u00e9 des Auteurs Dramatiques, de la Soci\u00e9t\u00e9 des Gens de Lettres, du Comit\u00e9 des Expositions \u00e0 l\u2019\u00c9tranger ou de l\u2019Association des Journalistes Parisiens. Il est ancien chef de cabinet du pr\u00e9fet et du secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la Seine, attach\u00e9 aux Minist\u00e8res de l\u2019Int\u00e9rieur et des Travaux Publics. Enfin, il est, pendant la Guerre, officier \u00e0 l\u2019\u00e9tat-major de l\u2019artillerie territoriale de Paris (cf. Base L\u00e9onore). Il \u00e9pouse en 1894 Adrienne Willems, avec laquelle il a plusieurs enfants, dont un fils, Raymond, artilleur, et Robert, aviateur. Directeur de la Nouvelle Revue, il est promu directeur-administrateur du Figaro apr\u00e8s-guerre, avant d\u2019\u00eatre cong\u00e9di\u00e9 en 1932. Directeur \u00e9galement de l\u2019Op\u00e9ra-Comique, il en est renvoy\u00e9 en 1918 par Clemenceau puis, r\u00e9tabli dans ses fonctions, contraint \u00e0 la d\u00e9mission en 1936. Il aura \u00e9crit dans sa vie 23 \u0153uvres musicales, \u0153uvres dramatiques ou livrets d\u2019op\u00e9ra, 12 romans, 8 livres d\u2019Histoire et divers autres livres (source Wikip\u00e9dia). Il meurt \u00e0 Paris, \u00e0 son domicile du 4 rue de Florentin, dans le 1er arrondissement, le 30 janvier 1943.<br><br>Commentaire sur l\u2019ouvrage :<br>L\u2019ouvrage, dense, fouill\u00e9 et multifacette, est un document incontournable sur la vie politique, artistique, mondaine et militaire (pour la Grande Guerre) parisienne pendant toute la 3\u00e8me R\u00e9publique. Ami de Jaur\u00e8s, z\u00e9lateur de Gambetta (par lien familial), et sectateur-r\u00e9habilitateur universel de Galli\u00e9ni, dont il est l\u2019officier d\u2019ordonnance, et sur lequel il a \u00e9crit plusieurs livres, Gheusi est un personnage incontournable. Son livre, qui suit un fil chronologique, tout en reportant peu de dates, en est donc difficile \u00e0 appr\u00e9hender dans toutes ses acceptions et subtilit\u00e9s, sauf \u00e0 \u00eatre un contemporain du m\u00eame milieu social ou tr\u00e8s fin connaisseur de la p\u00e9riode. \u0152uvrant dans de nombreux domaines li\u00e9s \u00e0 ses fonctions et la centralit\u00e9 de ses r\u00f4les, il construit son ouvrage par tableaux dans une foultitude de domaines, \u00e0 Paris, en France, comme \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Divis\u00e9 en quatre grands chapitres (Souvenirs de jeunesse \u2013 Avant la guerre \u2013 La Guerre et Apr\u00e8s la guerre), c\u2019est bien entendu le chapitre consacr\u00e9 \u00e0 la guerre (pages 223 \u00e0 387), et notamment par sa position centrale, en 1914, dans l\u2019entourage de Galli\u00e9ni, qui forme le c\u0153ur de l\u2019int\u00e9r\u00eat de ces m\u00e9moires. Il est donc heureux qu\u2019un index pagin\u00e9 des noms cit\u00e9s soit pr\u00e9sent en fin d\u2019ouvrage. Il convient donc de s\u2019y reporter pour toute analyse des donn\u00e9es que ce livre contient. Bien entendu, quelque peu auto-promotionnel comme autocentr\u00e9, le contenu de cet ouvrage demande \u00e0 \u00eatre confront\u00e9 aux t\u00e9moignages politiques et artistiques de m\u00eames niveau et ampleur. Gheusi est assez direct, d\u00e9crivant opportun\u00e9ment le plus souvent les milieux qu\u2019il c\u00f4toie, y compris montrant les intellectuels habill\u00e9s en uniforme pendant la Guerre. Le livre est m\u00e2tin\u00e9, \u00e7\u00e0 et l\u00e0, de phrases centrales et frapp\u00e9es du coin du bon sens voire m\u00eame de descriptions \u00e0 contre-courant. Ainsi par exemple, il n\u2019est pas tendre sur les \u00ab m\u2019as-tu-vue-en-infirmi\u00e8re \u00bb, assimilant les b\u00e9n\u00e9voles sanitaires mondaines en demi-mondaines (page 228). Tout au long de l\u2019ouvrage, il milite pour Gambetta et Galli\u00e9ni, martelant bien entendu que ce dernier a sauv\u00e9 Paris. Il donne \u00e9galement quelques \u00e9l\u00e9ments militaires int\u00e9ressants, ainsi bien s\u00fbr que des \u00e9l\u00e9ments d\u2019ambiance sur le Paris de la Grande Guerre, dans de nombreux domaines, civils comme militaires, et mondains comme politiques. L\u2019ouvrage est donc bien celui d\u2019un t\u00e9moin, privil\u00e9gi\u00e9 par sa position comme par sa centralit\u00e9. Certes, il parisiannise tout, quitte \u00e0 faire des erreurs factuelles, comme \u00ab l\u2019affaire du Zeppelin Z-VIII \u2013 L22 \u00bb abattu au-dessus des Vosges meurthe-et-mosellanes, qui selon son t\u00e9moignage mena\u00e7ait Paris au point de lui faire passer une nuit d\u2019\u00ab insomnie de fi\u00e8vre et d\u2019attente \u00bb (page 232). Sa vision d\u2019une Paris menac\u00e9e, occasionnant le d\u00e9part du gouvernement, instructive, notamment pour l\u2019ambiance politique pendant les quatre mois de son absence. Il \u00e9voque les \u00ab r\u00e9fugi\u00e9s en province \u00bb invit\u00e9s \u00e0 partir, les d\u00e9put\u00e9s \u00ab paniquards \u00bb, ceux qui se pla\u00e7aient, pour fuir, sur la liste des otages allemands quand ces derniers seraient entr\u00e9s dans Paris, \u00e9voquant une v\u00e9ritable \u00ab phrase-m\u00e9daille \u00bb (page 239), etc. Il d\u00e9crit l\u2019ambiance militaire des tirs contre avions et de leurs risques pour les parisiens, et rapporte \u00e9galement quelques rumeurs de bourrage de cr\u00e2ne, comme les notables de Senlis assassin\u00e9s et enterr\u00e9s les pieds en l\u2019air (page 240). Mais cette partie de son r\u00e9cit, dans les heures p\u00e9nibles pr\u00e9c\u00e9dant la bataille de La Marne et son issue victorieuse, est int\u00e9ressante. T\u00e9moin privil\u00e9gi\u00e9, il rapporte faits et ambiance, jusqu\u2019\u00e0 affirmer : \u00ab Pour donner une id\u00e9e de l\u2019autorit\u00e9 indiscut\u00e9 de Galli\u00e9ni, d\u00e8s ce jour [3 septembre 1914], dans tous les milieux, rappelons un fait sans pr\u00e9c\u00e9dent en une cit\u00e9 menac\u00e9e des pires d\u00e9sordres par l\u2019approche de l\u2019ennemi. Pendant quatre mois, malgr\u00e9 la r\u00e9duction quasi-totale de toute police administrative, dispers\u00e9e d\u00e9sormais et employ\u00e9e ailleurs, pas un crime et pas un d\u00e9lit n\u2019ont \u00e9t\u00e9 commis, f\u00fbt-ce dans une des innombrables maisons abandonn\u00e9es de la capitale \u2013 pas m\u00eame un vol \u00e0 la tire. Le \u00ab jusqu\u2019au bout ! \u00bb du Chef, devenu en une nuit l\u2019idole et l\u2019\u00e9gide de Paris, a rassur\u00e9 les bons et terrifi\u00e9 les autres \u00bb (pages 241 et 242). Il ajoute plus loin, relativement au d\u00e9part pour Bordeaux du gouvernement : \u00ab Le Ministre de la Guerre, une heure avant de rallier le train furtif, mais gouvernemental, qui allait gagner Bordeaux sans \u00eatre s\u00fbr \u2013 autre l\u00e9gende que nous laissions circuler malgr\u00e9 son \u00e2nerie \u2013 de ne pas \u00eatre enlev\u00e9, vers Villeneuve-Saint-Georges, par les uhlans de Von Kluck (\u2026) \u00bb (page 243). Bien que n\u2019ayant pas lui-m\u00eame suivi les exil\u00e9s bordelais, il y rapporte une atmosph\u00e8re empoisonn\u00e9e (page 276). \u00c9voquant les possibles d\u2019une invasion allemande de Paris, il donne d\u00e9tails int\u00e9ressants sur la r\u00e9daction de la proclamation de Galli\u00e9ni aux parisiens, o\u00f9 elle a \u00e9t\u00e9 imprim\u00e9e, ce que voulait dire son \u00ab jusqu\u2019au bout \u00bb et conclut : \u00ab Nous avions, \u00e0 tous les degr\u00e9s de la hi\u00e9rarchie, la bravoure facile de l\u2019indiff\u00e9rence et de la fatalit\u00e9 \u00bb (page 243). Il fait m\u00eame quelques excursions au front, dont il dresse des tableaux parfois surr\u00e9alistes. L\u00e0 encore, il atteste : \u00ab Nous avons v\u00e9cu les journ\u00e9es suivantes dans le sillage de la retraite ennemie. Derri\u00e8re eux, les Allemands on laiss\u00e9, de chaque c\u00f4t\u00e9 de la route, des amoncellements de bouteilles vides. Elles attestent que l\u2019orgie est venue au secours du sol envahi et que les vins du terroir ont, eux aussi, contribu\u00e9 \u00e0 d\u00e9moraliser l\u2019envahisseur. Mais il laisse apr\u00e8s lui la tenace puanteur de ses exc\u00e8s stercoraires, les profanations sacril\u00e8ges de son luth\u00e9ranisme cong\u00e9nital, la naus\u00e9e de ses atrocit\u00e9s et de ses crimes \u00bb (page 255). Sensible \u00e0 l\u2019ambiance d\u2019alors du champ de bataille, Gheusi rapporte quelques r\u00e9cits d\u2019espionnite, tel celui du pont d\u2019Epluches, qui n\u2019\u00e9tait que prostatique ! (page 267). <br><br>Renseignements tir\u00e9s de l\u2019ouvrage :<br><br>Il convient de se reporter \u00e0 la table des chapitres (4 majeurs et 12, 16, 15 et 17 sous-chapitres) pour hi\u00e9rarchiser l\u2019ouvrage, ainsi qu\u2019\u00e0 l\u2019index des patronymes.<br><br>Page 197 : Publie dans La Nouvelle Revue, \u00ab deux ans et demie avant qu\u2019elle \u00e9clat\u00e2t \u00bb un article sur la guerre in\u00e9vitable, lequel lui vaut des reproches du Quai d\u2019Orsay<br>224 : En voyage \u00e0 Berlin six semaines avant la guerre, et dit : \u00ab Toute l\u2019Allemagne pue la guerre \u00bb<br>        : Camp de concentration en Bretagne (vap 248 pour y interner l\u2019autrichien Max Nordau, qui consid\u00e8re la France \u00ab comme le peuple le plus pourri, le plus faraud, le plus gangren\u00e9 de toutes les tares latines du vieux monde \u00bb)<br>       : Sur les Allemands, il dit : \u00ab Ce peuple absorbe la musique comme il absorbe de la bi\u00e8re et de la saucisse. Son avidit\u00e9 musicale se satisfait d\u2019ailleurs de n\u2019importe quels sons, de m\u00eame que sa gloutonnerie se satisfait de n\u2019importe quelle nourriture \u00bb<br>225 : Mort de la femme de Galli\u00e9ni, qui le plonge dans la guerre corps et \u00e2me<br>232 : Antiallemand, il dit : \u00ab Il ne suffira plus, maintenant, de ch\u00e2tier l\u2019Allemagne ; il faut aussi la d\u00e9shonorer devant le monde \u00bb <br>239 : Tirs contre avions par les \u00c9cossais (vap 240 sur les risques encourus et le tireur d\u2019\u00e9lite de l\u2019Op\u00e9ra-Comique)<br>240 : Maire, M. Eug\u00e8ne Odent, et notables de Senlis fusill\u00e9s et enterr\u00e9s les pieds en l\u2019air<br>242 \u00ab Train furtif \u00bb gouvernemental pour Bordeaux<br>250 : Sur l\u2019\u00e9pisode des Taxis de La Marne<br>252 : Abattage des chiens errants et ach\u00e8vement des chevaux, puis leur enterrement par des zouaves et des sapeurs de Paris, apr\u00e8s La Marne<br>255 : Bouteilles vides de la retraite allemande au bord des routes, orgies contributrices \u00e0 la d\u00e9faite allemande<br>255 : Effets de 75<br>260 : Officiers allemands fuyards ex\u00e9cut\u00e9s par des officiers allemands<br>       : Sur des dormeurs qui sont en fait des soldats morts !<br>       : R\u00e9servistes angevins mod\u00e8les de terrassiers par leurs tranch\u00e9es paysannes<br>274 : Contr\u00f4le t\u00e9l\u00e9graphique et ses surr\u00e9alismes pour l\u2019affaire Louis-Dreyfus (fin 283), qui rappelle que l\u2019espionnite, multiforme, ne concernait pas que la zone du front<br>279 : Ordre en blanc<br>290 : Sur le retour du gouvernement : \u00ab Le Gouvernement rentre dans Paris comme il en est sorti, avec une discr\u00e9tion qui ne comporte ni tambours, ni trompettes, en sorte que la population ne se sera gu\u00e8re plus aper\u00e7ue du retour des ministres que de leur d\u00e9part\u2026 \u00bb<br>310 : Spectacle des zeppelins pour les parisiens<br>316 : Crise des 75<br>344 : Il adjective tous les ministres (le 4 f\u00e9vrier 1916)<br>353 : Chiffres sur l\u2019Op\u00e9ra-Comique<br>358 : Textilose pour les d\u00e9cors<br>363 : Voit Mussolini en 1917<br>369 : 74 voyages d\u2019artistes dans les cantonnements de repos du front (en 1917)<br>372 : Vue de Mata-Hari (vap 373 son ex\u00e9cution, par une seule balle l\u2019ayant atteinte !)<br><br><em>Yann Prouillet, 5 septembre 2025<\/em><br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pierre-Barth\u00e9lemy Gheusi, Cinquante ans de Paris. M\u00e9moires d\u2019un t\u00e9moin, (1889 \u20131938), Paris, Plon, 1939, 505 pages R\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;ouvrage :Pierre-Barth\u00e9lemy Gheusi, journaliste, \u00e9crivain et directeur de th\u00e9\u00e2tre \u00e0 Paris, livre, de 1889 \u00e0 1938, ses souvenirs d\u00e9roul\u00e9s au fil d\u2019une vie dense et \u00e0 multifacette dans les domaines du journalisme (il est r\u00e9dacteur au Figaro), &hellip; <a href=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2025\/09\/05\/gheusi-pierre-barthelemy-1865-1943\/\" class=\"more-link\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">Gheusi, Pierre-Barth\u00e9lemy (1865-1943)<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[98,12,95,1195,17,222,21],"tags":[499,1397,904,1396],"class_list":["post-4939","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-1931-1945","category-civil","category-date-de-publication","category-memoires","category-militaire-non-combattant","category-officier-artillerie","category-souvenirs","tag-artiste","tag-gallieni","tag-journaliste","tag-officier-dordonnance"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4939","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4939"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4939\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4945,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4939\/revisions\/4945"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4939"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4939"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4939"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}