{"id":4995,"date":"2025-12-17T17:47:25","date_gmt":"2025-12-17T16:47:25","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=4995"},"modified":"2026-01-25T18:06:39","modified_gmt":"2026-01-25T17:06:39","slug":"gargadennec-eugene-1896-1982-ma-vie-telle-que-je-me-souviens","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2025\/12\/17\/gargadennec-eugene-1896-1982-ma-vie-telle-que-je-me-souviens\/","title":{"rendered":"Gargadennec Eug\u00e8ne (1896 \u2013 1982)"},"content":{"rendered":"\n<p><em>Ma vie telle que je me souviens<\/em><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>1. Le t\u00e9moin<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Eug\u00e8ne Gargadennec est n\u00e9 dans une famille de p\u00eacheurs de sardines \u00e0 Tr\u00e9boul (Douarnenez \u2013 Finist\u00e8re). La famille est pauvre, la p\u00eache irr\u00e9guli\u00e8re, mais avec sa m\u00e8re ouvri\u00e8re en conserverie, il dit ne pas avoir pas connu la faim dans son enfance. Mousse \u00e0 11 ans, il est p\u00eacheur jusqu\u2019\u00e0 sa mobilisation en avril 1915. Il passe le conflit avec des affectations vari\u00e9es, essentiellement comme matelot canonnier. Apr\u00e8s sa d\u00e9mobilisation, il multiplie les emplois \u00e0 terre (ouvrier en r\u00e9gion parisienne, travaux publics d\u2019entretien des ports) et en mer (p\u00eache), il terminera sa carri\u00e8re comme patron de vedette de tourisme (\u00eele d\u2019Yeu).<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>2. Le t\u00e9moignage<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Les <em>\u00c9ditions Le T\u00e9l\u00e9gramme<\/em> ont publi\u00e9 en 2003 <em>Ma vie telle que je me souviens<\/em>, les M\u00e9moires d\u2019Eug\u00e8ne Gargadennec, (148 pages). Les notes qui composent le manuscrit ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9es entre 1965 et 1978. La p\u00e9riode de la Grande Guerre va de la page 46 \u00e0 la page 104.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>3. Analyse<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Le t\u00e9moignage de notre marin se caract\u00e9rise par la diversit\u00e9 des exp\u00e9riences v\u00e9cues pendant le conflit. Classe 16, l\u2019auteur est convoqu\u00e9 \u00e0 Brest en avril 1915, \u00ab&nbsp;<em>et le voil\u00e0 marin de l\u2019\u00c9tat<\/em>\u00bb. Il ne fait pas l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de ses classes, car \u00e0 cause du nombre&nbsp; important de navires arrivant dans la rade, il est employ\u00e9 comme docker&nbsp;(p. 47, avec autorisation de citation):&nbsp;\u00ab<em>On nous envoyait par \u00e9quipe de jour et de nuit d\u00e9charger les cargos. Bl\u00e9, charbons, divers, de ce fait, je n\u2019ai eu qu\u2019une connaissance tr\u00e8s sommaire sur le maniement du fusil.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong><em>\u00c0 bord du cuirass\u00e9 Marseillaise<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Il embarque en ao\u00fbt 1915 comme apprenti-canonnier sur la <em>Marseillaise<\/em>. En arrivant, on lui montre dans un pont inf\u00e9rieur <em>\u00ab&nbsp;les deux crocs o\u00f9 on devra crocher son hamac le soir et la case o\u00f9 on devait ramasser notre sac.<\/em>&nbsp;\u00bb Lors du branle-bas (6 h 30, p. 49), <em>\u00ab&nbsp;il y en avait toujours qui tiraient leur flemme, les quartiers-ma\u00eetres passaient sous les hamacs, et d\u2019un coup d\u2019\u00e9paule le flemmard \u00e9tait vite sur la cuirasse.&nbsp;<\/em>\u00bb Il raconte la vie \u00e0 bord, le charbonnage \u00e9reintant, toute une journ\u00e9e en \u00e9quipe \u00e0 la file, avec des briquettes de 12 kg, les difficult\u00e9s \u00e0 se laver ensuite. Les sorties \u00e0 Brest sont possibles, mais les matelots sont d\u00e9sargent\u00e9s&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;quand on avait fait une petite tourn\u00e9e dans la rue de Siam et une petite bifurcation dans la rue Guyot, la paye du mois passait comme un feu de paille.&nbsp;<\/em>\u00bb Ils appareillent en janvier 1916, faisant route \u00e0 l\u2019ouest par gros temps, et l\u2019auteur signale que les malades sont majoritaires. \u00c0 la recherche d\u2019hypoth\u00e9tiques navires allemands, ils font escale aux Antilles, charbonnent en Jama\u00efque, puis vont mouiller \u00e0 Saint-Domingue&nbsp;: une r\u00e9volte est en cours dans la capitale, et des familles fran\u00e7aises viennent se r\u00e9fugier quelques jours \u00e0 bord. Le calme revenu, la <em>Marseillaise<\/em> revient \u00e0 Brest en octobre 1916. Il est d\u00e9barqu\u00e9, \u00e9tant en exc\u00e9dent \u00e0 l\u2019effectif, malgr\u00e9 le capitaine canonnier qui lui demande de rester, \u00ab<em>&nbsp;je trouvais que je n\u2019aurais eu de l\u2019avancement de sit\u00f4t.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong><em>Paquebot mixte Niagara<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Le canonnier nouvellement brevet\u00e9 est embarqu\u00e9 sur le paquebot mixte <em>Niagara<\/em>, il s\u2019agit de servir une des deux pi\u00e8ces de 90 mm du navire. Il y navigue de mars \u00e0 juillet 1917; la paye n\u2019est pas \u00ab&nbsp;<em>bien forte<\/em>&nbsp;\u00bb, dit-il, mais hors la veille dans les zones dangereuse, il leur est \u00ab&nbsp;<em>interdit de travailler.<\/em>&nbsp;\u00bb Le <em>Niagara<\/em> va jusqu\u2019au Venezuela o\u00f9 il commence \u00e0 embarquer viande et caf\u00e9, puis refait la route des Antilles en chargeant des bananes.&nbsp; Il d\u00e9crit une vir\u00e9e \u00e0 terre \u00e0 Colon (Panama) o\u00f9 il se taille un grand succ\u00e8s en interpr\u00e9tant une <em>goualante<\/em> c\u00e9l\u00e8bre (<em>L\u2019\u00e9toile d\u2019amour<\/em>) (p. 60)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>J\u2019avais r\u00e9colt\u00e9 12 dollars, en ce temps-l\u00e0, un dollar valait 5 francs. Nous \u00e9tions en pompon rouge, cela faisait de l\u2019effet. On avait vite fait des douze dollars pour les d\u00e9penser. Si les deux Nantaises nous ont fait monter le copain et moi gratuitement par commis\u00e9ration pour nous, les deux autres copains, les dollars en communaut\u00e9, ils en ont profit\u00e9.<\/em>&nbsp;\u00bb. En mer, le danger est mod\u00e9r\u00e9, sauf \u00e0 proximit\u00e9 des c\u00f4tes fran\u00e7aises (p.62)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Venant de d\u00e9passer l\u2019\u00eele d\u2019Ol\u00e9ron, nous \u00e9tions arriv\u00e9s par le travers de la Courbre, deux torpilles ont pass\u00e9 de justesse derri\u00e8re nous, on les voyait venir de loin.<\/em>\u00bb Ils sont plus tard canonn\u00e9s par un sous-marin \u00e0 trois jours de mer de l\u2019embouchure de la Gironde, mais ils r\u00e9ussissent \u00e0 le distancer.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong><em>Embarquements divers<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Pass\u00e9 quartier-ma\u00eetre, il est mis \u00e0 disposition de l\u2019A.M.B.C. (armement des bateaux de commerce) \u00e0 Calais. Il navigue sur le charbonnier <em>Ville de Dunkerque<\/em>, avec des rotations Cardiff et Hull, et le service est exigeant&nbsp; \u00ab&nbsp;<em>ce n\u2019\u00e9tait pas la bonne vie du <\/em>Niagara<em>&nbsp;\u00bb<\/em>. Volontaire pour une place de chef de section pour la protection de la grande p\u00eache (morutier), il relie en train Calais \u00e0 Brest, improvisant une permission \u00e0 Paris (sanction&nbsp;: 4 jours de prison et 8 points rouges sur son carnet), \u00ab&nbsp;<em>Les petites midinettes m\u2019ont apport\u00e9 probablement beaucoup de chance par la suite, car mon pompon les attirait, et toutes voulaient le toucher.<\/em>&nbsp;\u00bb Le soir, \u00e0 Montparnasse, il rencontre une petite bonne bretonne (p. 68)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Loin du pays o\u00f9 l\u2019on se retrouve, on ose prendre plus de libert\u00e9. <\/em>&nbsp;(\u2026) <em>On se quitte le matin, en jurant de ne rien dire au pays de la nuit m\u00e9morable.<\/em>&nbsp;\u00bb Arriv\u00e9 \u00e0 ce moment du r\u00e9cit, E. Gargadennec signale que les dates commencent \u00e0 s\u2019estomper dans sa m\u00e9moire, son r\u00e9cit ne s\u2019appuyant pas sur des carnets.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong><em>New-York \u2013 Savannah &#8211; Charleston<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">On d\u00e9duit du r\u00e9cit que l\u2019auteur est envoy\u00e9 avec d\u2019autres marins aux \u00c9tats-Unis pour former les \u00e9quipages de grands voiliers qui reviendront en France avec des cargaisons de charbon. \u00ab&nbsp;<em>L\u2019ordre nous est venu d\u2019embarquer le 23 mars 1918 sur un grand paquebot qui venait de d\u00e9barquer 10&nbsp;000 hommes de troupe \u00e0 Brest.<\/em>&nbsp;\u00bb Il commence par passer deux mois \u00e0 Brooklyn en attendant que son voilier soit pr\u00eat \u00e0 Savannah&nbsp;; ils sont log\u00e9s sur un bateau \u00e0 deux \u00e9tages \u00e0 quai, c\u2019est un d\u00e9p\u00f4t de marins US o\u00f9 il d\u00e9couvre le self-service, o\u00f9 l\u2019on mange debout&nbsp;; il signale sa bonne vie (p. 72) \u00ab&nbsp;<em>il arrivait tous les jours \u00e0 bord plus d\u2019invitations qu\u2019on \u00e9tait de marins fran\u00e7ais.&nbsp;Les Am\u00e9ricains faisaient un point d\u2019honneur d\u2019avoir deux, trois et plus de marins fran\u00e7ais quand ils avaient des invit\u00e9s en soir\u00e9e.<\/em>&nbsp;\u00bb Il a la chance d\u2019\u00eatre assez bon danseur (fox trot), \u00ab&nbsp;<em>la danse, \u00e7a rentrait assez vite<\/em>&nbsp;\u00bb Durant ces deux mois, c\u2019est du manque de sommeil qu\u2019il a le plus souffert, le r\u00e9veil \u00e0 bord \u00e9tant fix\u00e9 imp\u00e9rativement \u00e0 6 h 30. Il a un peu honte, au moment o\u00f9 il consigne ces aventures festives \u00e0 New-York, en pensant aux malheureux soldats dans la tranch\u00e9e, mais il ne se sent pas responsable (p. 71)&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;J\u2019ai demand\u00e9 \u00e0 \u00eatre volontaire, j\u2019ignorais alors comment je me serai trouv\u00e9 par la suite<\/em>. (\u2026) <em>&nbsp;j\u2019ai pass\u00e9 deux mois de la sorte. Une chose que je n\u2019oublierai pas. Nous \u00e9tions demand\u00e9s par les grands th\u00e9\u00e2tres pour chanter La Marseillaise aux entractes, j\u2019avais de la voix alors<\/em>.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">L\u2019ambiance change radicalement lorsqu\u2019ils prennent en main \u00e0 Savannah leur quatre-m\u00e2ts go\u00e9lette&nbsp;<em>Ypres<\/em>&nbsp;(\u00e9quipage 22 hommes), il devient alors gabier et doit vaincre le vertige. Le voyage inaugural vers la France tourne rapidement \u00e0 la catastrophe car, charg\u00e9 de charbon, dans une mer tr\u00e8s forte, \u00ab&nbsp;<em>un m\u00e2t lib\u00e9r\u00e9 de ses haubans tribord se casse au ras du pont entra\u00eenant avec lui l\u2019\u00e9tai de tangage, et le m\u00e2t d\u2019artimon qui se casse \u00e0 moiti\u00e9.<\/em>&nbsp;\u00bb L\u2019ambiance n\u2019est plus au fox-trot&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;Le commandant fait monter l\u2019\u00e9quipage sur la dunette arri\u00e8re et me dit de me pr\u00e9parer \u00e0 tirer avec le canon sur l\u2019\u00e9tai de tangage pour faire tomber le troisi\u00e8me m\u00e2t.<\/em> [les coups de roulis mena\u00e7ant la structure du bateau]&nbsp;; 4 coups de canon sont tir\u00e9s et finissent par atteindre leur but, puis il faut ensuite mettre de l\u2019ordre dans l\u2019enchev\u00eatrement des espars et des d\u00e9bris sur le pont. Apr\u00e8s quelques heures d\u2019un travail dangereux (des barils ayant rompu leurs amarres passent et repassent rapidement\u2026), le bateau n\u2019est plus qu\u2019une \u00e9pave flottante. La TSF permet de pr\u00e9venir un remorqueur, qui ram\u00e8ne le <em>Ypres<\/em> \u00e0 Charleston. Ils y restent deux mois jusqu\u2019en octobre 1918, le temps pour les charpentiers am\u00e9ricains de r\u00e9parer les m\u00e2ts. On d\u00e9signe l\u2019auteur comme \u00ab&nbsp;quartier de commission&nbsp;\u00bb&nbsp;: se d\u00e9brouillant en am\u00e9ricain, il va faire les courses, et, invit\u00e9 par les fournisseurs, il fr\u00e9quente les cin\u00e9mas&nbsp;; il mentionne \u00e9galement la s\u00e9gr\u00e9gation raciale. Le <em>Ypres<\/em> appareille enfin, et le 11 novembre 1918 le trouve dans la rade de Saint-Jean de Terre-Neuve (Canada).<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong><em>Police de la p\u00eache<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Revenu \u00e0 Brest, notre marin est affect\u00e9 sur un chalutier pris aux Russes (le <em>T 35<\/em> qui devient le <em>Commandant Vergognan<\/em>), et le 1<sup>er<\/sup> janvier 1919, il appareille avec deux autres chalutiers arm\u00e9s pour Terre-Neuve, en mission de surveillance et de police des p\u00eaches. Son commandant qui l\u2019appr\u00e9cie essaie de le convaincre de rester dans la Marine&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>\u00e0 33 ans, vous aurez 15 ans <\/em>[de service]<em> et je vous pr\u00e9dis que vous serez alors ma\u00eetre, vous pourrez si vous voulez prendre votre retraite et vous trouveriez dans le civil les meilleures places.<\/em>&nbsp;\u00bb E. Guargadennec confie <em>\u00ab&nbsp;qu\u2019il a beaucoup regrett\u00e9 de n\u2019avoir pas suivi ces conseils<\/em>&nbsp;\u00bb, car son itin\u00e9raire professionnel entre-deux guerres a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s difficile. D\u00e9mobilis\u00e9 le 21 novembre 1919, il conclut son \u00e9vocation de la guerre en disant qu\u2019il n\u2019a jamais eu ni faim ni soif et que contrairement \u00e0 la majorit\u00e9 des soldats, il n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 beaucoup en danger.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Voici donc un t\u00e9moignage int\u00e9ressant, bien qu\u2019assez atypique, certes parce que les marins ne repr\u00e9sentent qu\u2019une minorit\u00e9 de l\u2019ensemble des mobilis\u00e9s, mais surtout en raison de l\u2019originalit\u00e9 du parcours de l\u2019auteur, au gr\u00e9 de ses aventures vari\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Vincent Suard, d\u00e9cembre 2025<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ma vie telle que je me souviens 1. Le t\u00e9moin Eug\u00e8ne Gargadennec est n\u00e9 dans une famille de p\u00eacheurs de sardines \u00e0 Tr\u00e9boul (Douarnenez \u2013 Finist\u00e8re). La famille est pauvre, la p\u00eache irr\u00e9guli\u00e8re, mais avec sa m\u00e8re ouvri\u00e8re en conserverie, il dit ne pas avoir pas connu la faim dans son enfance. 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