{"id":5010,"date":"2026-01-21T19:41:29","date_gmt":"2026-01-21T18:41:29","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=5010"},"modified":"2026-01-25T18:01:37","modified_gmt":"2026-01-25T17:01:37","slug":"lasbleis-eugene-1896-1982","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2026\/01\/21\/lasbleis-eugene-1896-1982\/","title":{"rendered":"Lasbleis, Eug\u00e8ne (1896-1982)"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"font-size:16px\"><em>Les lettres de guerre d&rsquo;Eug\u00e8ne Lasbleis<\/em> (1915-1918), Senones, Edhisto, 2015, 386 p.<br><br><strong>R\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;ouvrage<\/strong> :<br>Eug\u00e8ne Lasbleis, jeune breton de Lamballe, \u00e0 19 ans lorsqu\u2019il int\u00e8gre, en avril 1915, le 6e r\u00e9giment du g\u00e9nie d\u2019Angers. Sa p\u00e9riode d\u2019instruction achev\u00e9e, il rejoint le front, o\u00f9 il arrive en d\u00e9cembre, dans le Pas-de-Calais, puis dans l\u2019Oise. Il bouge peu d\u2019abord, occup\u00e9 \u00e0 l\u2019organisation du front (d\u00e9fenses accessoires, b\u00e9tonisation, g\u00e9nie infrastructurel, etc.). En mars 1917, il passe t\u00e9l\u00e9graphiste au 8e g\u00e9nie et stationne au terrible Chemin des Dames. D\u00e8s lors, les faits militaires s\u2019acc\u00e9l\u00e8rent ; il manque d\u2019\u00eatre fait prisonnier lors des attaques allemandes du printemps 1918 et termine la guerre dans l\u2019Aisne, avant sa d\u00e9mobilisation en 1919.<br><br><strong>El\u00e9ments biographiques<\/strong> : <br>Eug\u00e8ne Lasbleis na\u00eet le 18 avril 1896 \u00e0 Lamballe (C\u00f4te-du-Nord puis C\u00f4te d\u2019Armor) de Florentin, professeur de math\u00e9matique et de sciences \u00e0 l\u2019Ecole Primaire Sup\u00e9rieure de la ville, et de Irma Andr\u00e9, fille d\u2019un Alsacien de Mulhouse, optant, m\u00e9canicien \u00e0 la Compagnie des chemins de fer de l\u2019Ouest, son \u00e9pouse. Eug\u00e8ne est le cinqui\u00e8me enfant d\u2019une famille de six. La famille est d\u2019une tradition de marins hauturiers de l\u2019\u00eele de Br\u00e9hat [son grand-p\u00e8re \u00e9tait capitaine cap-hornier] qui ont pay\u00e9s un lourd tribut \u00e0 la mer. Andr\u00e9 Lasbleis, son fils, qui pr\u00e9sente le t\u00e9moignage, dit que son p\u00e8re a \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9 dans une famille tr\u00e8s unie et d\u2019\u00e9ducation tr\u00e8s positive, constructive et libre. Il obtient son brevet \u00e9l\u00e9mentaire en 1914 et entre au bureau de dessin de la Compagnie des chemins de fer de l\u2019Ouest \u00e0 Lamballe. La guerre se d\u00e9clenche donc alors qu\u2019Eug\u00e8ne a 18 ans. Le 10 f\u00e9vrier 1915, la classe 1916 passe au Conseil de R\u00e9vision. D\u00e9clar\u00e9 apte, il rejoint avec deux amis lamballais le 6e RG \u00e0 Angers. Il d\u00e9c\u00e8de le 16 d\u00e9cembre 1982 dans la commune qui l\u2019a vu na\u00eetre.<br><br><strong>Commentaires sur l&rsquo;ouvrage<\/strong> : <br>Entre avril 1915 et sa d\u00e9mobilisation, Eug\u00e8ne Lasbleis \u00e9crira pr\u00e8s de 1 000 lettres \u00e0 ses parents, conserv\u00e9es \u00ab avec une pi\u00e9t\u00e9 exceptionnelle \u00bb (p. 10) par la famille. C\u2019est Andr\u00e9, l\u2019un de ses fils qui \u00e9tudie et reporte ce corpus, dont il publie 526 lettres. Il est tr\u00e8s pr\u00e9cis sur le lien filial et le parcours de son p\u00e8re. Son introduction donne nombre d\u2019\u00e9l\u00e9ments p\u00e9riph\u00e9riques utiles \u00e0 la compr\u00e9hension de l\u2019\u00e9pistolier et \u00e0 son parcours dans le si\u00e8cle comme dans la guerre. <br>Eug\u00e8ne Lasbleis prend ainsi le train vers le front le 28 d\u00e9cembre 1915 et d\u00e9barque \u00e0 Montreuil-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais. Il fait une p\u00e9riode d\u2019instruction au camp de Wailly-Beaucamps, \u00e0 quelques kilom\u00e8tres au sud de la ville, qu\u2019il quitte le 8 mars 1916 pour l\u2019Oise. Il arrive au hameau de Dizocourt, dans la commune de Jaux, sur la rive droite de l\u2019Oise. Il quitte ce hameau le 6 mai 1916 et sa compagnie arrive au front dans le secteur Berneuil-sur-Aisne \/ Tracy-le-Mont le 15 juin suivant. Le 16 ao\u00fbt, le 6\u00e8me G\u00e9nie revient \u00e0 Jaux et repars le 12 septembre pour Canny-sur-Matz, \u00e0 3 kilom\u00e8tres \u00e0 l\u2019ouest de Lassigny, puis se d\u00e9place \u00e0 Gury le 30 octobre. Le 13 mars 1917, Eug\u00e8ne quitte le 6e g\u00e9nie pour le 8e (Nogent-sur-Seine, dans l\u2019Aube), affect\u00e9 d\u00e8s le 16 \u00e0 la 10e arm\u00e9e du g\u00e9n\u00e9ral Mangin. Il rejoint Fismes, dans la Marne le 31 suivant et change ainsi de fonction, passant t\u00e9l\u00e9phoniste-t\u00e9l\u00e9graphiste. Il participe \u00e0 l\u2019attaque du 16 avril 1917 sur le Chemin-des-Dames, dans le secteur de Craonnelle, en direction de Craonne, heures apocalyptiques dont il ne communique pas toute la r\u00e9alit\u00e9 dans ses lettres. Le 23 juin, la compagnie t\u00e9l\u00e9graphiste du 8e g\u00e9nie dans laquelle se trouve Eug\u00e8ne est mut\u00e9e dans les Flandres, \u00e0 Wo\u00ebsten, au bord de l\u2019Yser, en Belgique. M\u00e9ritant par son comportement au feu, il re\u00e7oit la Croix de Guerre le 30 ao\u00fbt avec cette citation : \u00ab \u2026 Sapeur au 8e r\u00e9giment du g\u00e9nie. Plein de courage et d\u2019entrain, du 29 juillet au 15 ao\u00fbt il a assur\u00e9 la r\u00e9paration d\u2019un r\u00e9seau t\u00e9l\u00e9phonique constamment coup\u00e9 par les obus. Est pour ses camarades, un exemple d\u2019\u00e9nergie et de d\u00e9vouement \u00bb (page 26). En septembre et octobre, il est affect\u00e9 un temps au front-arri\u00e8re \u00e0 un central t\u00e9l\u00e9phonique franco-anglais. Sa pratique de l\u2019anglais n\u2019est pas fameuse (il en parle p. 53 et 322) mais, comme la situation linguistique est similaire \u00ab en face \u00bb, chacun parvient toutefois \u00e0 se faire comprendre. Il est mut\u00e9 comme chef de poste t\u00e9l\u00e9phonique \u00e0 Fismes et manque de se faire capturer lors de l\u2018attaque allemande sur l\u2019Ailette, le 27 mai 1918. Parvenu a rejoindre son commandement, il est alors menac\u00e9 de conseil de guerre pour panique devant l\u2019ennemi. Il s\u2019en sort car la retraite de son unit\u00e9 s\u2019est faite dans l\u2019ordre. Son unit\u00e9 se reconstitue vers Trilport puis, \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 1918, les armes se retournent. F\u00e8re-en-Tardenois le 11 septembre, puis Rethel, et Bergnicourt (Ardennes). Eug\u00e8ne apprend l\u2019Armistice en permission dans une Lamballe o\u00f9 les cloches sonnent \u00e0 toute vol\u00e9e. De retour dans les Ardennes, le soldat entre en Belgique par la vall\u00e9e de la Semois et assiste aux c\u00e9r\u00e9monies \u00e0 Libramont, \u00e9maill\u00e9es par la tonte de femmes \u00ab trop accueillantes \u00bb avec les Allemands. Le 19 novembre, il assiste \u00e0 la d\u00e9b\u00e2cle d\u2019une arm\u00e9e allemande abandonnant tout son mat\u00e9riel, \u00ab en pleine d\u00e9tresse par la faim. Hommes et chevaux tombent de faiblesse ! \u00bb (p. 367). Mi-d\u00e9cembre, il est de retour en France et cantonne \u00e0 Verdun. Il attrape la grippe espagnole en permission, revient dans son r\u00e9giment en Lorraine (Lun\u00e9ville et Blainville), est nomm\u00e9 caporal (6 avril 1919) puis sergent (15 ao\u00fbt). Le 19 septembre, il est rendu \u00e0 la vie civile le 19 septembre. Mais, ne s\u2019\u00e9tant pas \u00ab d\u00e9mobilis\u00e9 de la guerre \u00bb : \u00ab c\u2019est parmi les ruines qu\u2019il chercha et trouva vite du travail \u00bb (p. 34), engag\u00e9 par l\u2019administration des R\u00e9gions Lib\u00e9r\u00e9es au centre de Saint-Quentin dans l\u2019Aisne. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019il rencontre celle qui va devenir sa femme, institutrice \u00e0 l\u2019\u00e9cole du lieu, qu\u2019il \u00e9pouse \u00e0 P\u00e2ques 1921. Il travaille ensuite au Service de la Navigation de Saint-Quentin. Le couple aura trois gar\u00e7ons (Jean en 1922, Andr\u00e9 en 1928 et Yves en 1930). Eug\u00e8ne Lableis prend sa retraite en 1957 et meurt le 16 d\u00e9cembre 1982 .<br>Jeune homme \u00ab brutalement \u00bb plong\u00e9 dans la guerre, il b\u00e9n\u00e9ficie de toute l\u2019affection et de l\u2019aide mat\u00e9rielle (colis et argent, jusqu\u2019\u00e0 demander d\u2019en recevoir moins !) de sa famille, tr\u00e8s proche, compos\u00e9e de ses parents et de ses trois s\u0153urs. It\u00e9ratives ces lettres t\u00e9moignent d\u2019un quotidien parfois trop long et dont il se sort finalement sans trop de casse. Par sa jeunesse et son \u00ab apprentissage au feu de la guerre \u00bb, l\u2019ouvrage est \u00e0 rapprocher de celui de Pierre Suberviolle ou celui d\u2019Emmanuel Geisler. <br><br><strong>Renseignements tir\u00e9s de l&rsquo;ouvrage<\/strong> :<br>Page 44 : Punition aux manquants \u00e0 la mobilisation, faites au front (vap 98)<br>45 : Est confiant en \u00ab son \u00e9toile \u00bb (superstition)<br>46 : Ovations pendant le trajet en train<br>51 : Poux appel\u00e9s \u00ab grenadiers \u00bb<br>53 : Anglophone (vap 322)<br>56 : Touche des \u00e9paulettes d\u2019acier et le casque (vap 66, 76 mais d\u2019\u00ab infanterie au lieu du G\u00e9nie \u00bb, 78, 79, 87)<br>59 : Changement d\u2019\u00e9criture (pour tromper le contr\u00f4le ?)<br>61 : Salycilate contre les rhumatismes<br>63 : Touche des cas (ou poches) \u00e0 grenades non cousus, il les fait coudre<br> Hameau de Dizocourt o\u00f9 \u00ab on ne voit que des vieillards \u00bb <br>70 : Re\u00e7oit des b\u00eatises le 1er avril<br>71 : Permission accord\u00e9e au num\u00e9ro de matricule (vap 72 sur l\u2019\u00e2ge)<br>78 : Attrape des \u00e9cureuils<br>80 : \u00ab Un sapeur a toujours la gorge en pente \u00bb<br>81 : Fait de la photo (vap 285)<br>82 : Pluie = \u00ab artillerie de Saint-Pierre \u00bb (vap 170 utilise \u00ab plume d\u2019oie \u00bb pour l\u2019orage)<br> : Cuistots tournants au r\u00e9giment <br>85 : Punis exp\u00e9di\u00e9s aux \u00ab bat d\u2019Af \u00bb<br>86 : S\u00e9n\u00e9galais \u00ab beaux vilains noirs ! \u00bb (vap 110)<br>94 : \u00ab Mocos \u00bb, soldats du Midi<br>99 : Artilleurs ivres<br> : Animaux mascottes (151, adopte un chat errant, tu\u00e9 p. 156 par un ami, 268 une ch\u00e8vre) <br> : \u00ab Monoplans \u00bb = paillasses<br>100 : \u00ab Forte ration \u00bb = 1 quart \u00bd de vin par jour, 5 cl d\u2019eau de vie tous les soirs<br>104 : Espoir de victoire sur la Somme<br>109 : Menu<br>111 : Paye<br>114 : Se moque d\u2019un prisonnier boche mais dit \u00ab C\u2019\u00e9tait pourtant un type qui avait l\u2019air tr\u00e8s doux et qui n\u2019avait pas l\u2019ai d\u2019un c\u2026 \u00bb (vap 209)<br>115 : \u00ab \u2026 nous couchons \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des vaches. (\u2026) Il para\u00eet qu\u2019il n\u2019y a rien de plus sain que de coucher pr\u00e8s de ces b\u00eates ! \u00bb<br>125 : Coupe militaire<br>126 : Mauvais r\u00e9sultat des zouaves<br>130 : Ce qu\u2019il pense d\u2019une s\u00e9ance de cin\u00e9ma aux arm\u00e9es<br>132 : Appr\u00e9cie une s\u00e9ance de \u00ab vrai \u00bb th\u00e9\u00e2tre<br>141 : Prix du papier \u00e0 l\u2019auto-bazar (vap 204)<br>167 : Spectacle d\u2019un duel a\u00e9rien, avion allemand abattu, description<br>156 : Explosion d\u2019une lampe \u00e0 ac\u00e9tyl\u00e8ne, 2 bless\u00e9s<br> : Etat sanitaire m\u00e9diocre de la compagnie<br>157 : Ce qu\u2019il mange en \u00ab extra \u00bb<br>158 : Fabrique un pi\u00e8ge \u00e0 rat (vap 274, 275, 278 (il en br\u00fble un vif), 279<br>162 : Sur le pinard (vap 185 \u00ab quand le pinard est signal\u00e9 dans les environs \u00bb !, 187 (abus), 206, 222 \u00ab nerf de la guerre \u00bb, 227 <br>163 : Cafard apr\u00e8s la permission (vap 168)<br>168 : Touche des \u00e9quipements d\u2019hiver (vap 222, 263, 366)<br>169 : Utilise des sabots \u00ab sans ordre \u00bb<br>170 : Indemnit\u00e9s de voyage, 2,50 f.<br>171 : \u00ab Les boches sont comme nous, ils en ont marre ! \u00bb, pr\u00e9voit la fin de la guerre en 1917<br>172 : Se moque de Mme de Th\u00e8bes<br>174 : Tout g\u00e8le. \u00ab De ce temps, le moral du poilu baisse avec la temp\u00e9rature ! \u00bb (vap 179)<br>185 : Esp\u00e8re apprendre les raisons d\u2019un coup de main allemand en lisant le journal !<br>186 : Vue de civils d\u00e9livr\u00e9s, \u00ab tels des cadavres \u00bb<br>210 : Apr\u00e8s l\u2019espoir du 16 avril,1\u00e8res impressions de la \u00ab boucherie \u00bb, moral, il parle de \u00ab confirmation du feu \u00bb<br>212 : Alcool de menthe, usage potabilisant (vap 215)<br> : Mange du cheval<br>213 : L\u2019escouade prend le nom d\u2019atelier du g\u00e9nie<br>214 : Pinard manquant, eau potable rare<br>215 : Dur\u00e9e de la guerre (+ 3 ans) apr\u00e8s la publication des buts de guerre fran\u00e7ais<br>219 : Motif de retenue de permission (vap 242, diff\u00e9rents r\u00e9gimes, 237, 2 jours de plus pour citation)<br>232 : Espions belges ! <br>233 : Belges curieux<br> : Chemin des Dames, \u00ab zone d\u2019extermination \u00bb<br>241 : Suppl\u00e9ment du 14 juillet<br>247 : Punitions pour les indiscr\u00e9tions contenues dans les lettres <br>248 : Vue de prisonniers : \u00ab loustics heureux de se sauver de l\u00e0-dedans ! \u00bb (vap 264, 267 et 268)<br>258 : Fier de porter sa croix de guerre<br>263 : Ce qu\u2019on trouve pour 3 francs par jour<br>273 : \u00ab Le Russe et le Macaroni valent le m\u00eame prix ! \u00bb<br>280 : Punition et sentiment d\u2019\u00eatre \u00ab trait\u00e9s comme des chiens \u00bb, lieutenant forc\u00e9 de punir<br>295 : Sur le changement de position du port du calot, ce qu\u2019il en pense !<br>296 : Fin du tabac gratuit le 16 f\u00e9vrier 1918<br>297 : Sur le pommes de terre germ\u00e9es \u00e0 garder pour les potages militaires<br>300 : Italien \u00ab pas sympathique \u00bb ?<br>302 : Sa famille \u00e9crit en morse, clin d\u2019\u0153il \u00e0 son apprentissage de la discipline au G\u00e9nie<br>307 : Repas du Vendredi Saint<br>312 : Recommande des r\u00e9fugi\u00e9s possibles \u00e0 ses parents<br>319 : Eau de Vals<br>325 : Fin de guerre appel\u00e9e \u00ab grande permission \u00bb<br>327 : Abandon d\u2019affaires personnelles dans la fuite, mais en y mettant le feu sur consigne<br>333 : Am\u00e9ricains buveurs \u00ab de tout \u00bb, cuites et bagarres<br>336 : Sur les risques encourus par les soldats de la classe 1920, dont son petit fr\u00e8re, qu\u2019il conseille en vue de son incorporation (vap 338)<br>337 : Vision d\u2019un terrain lib\u00e9r\u00e9, odeur, utilise sa pipe (vap 339, mouches, 341, 344)<br>341 : Sur l\u2019absence de respect aux morts<br>345 : Disparition de la pomme de terre<br>347 : Les armes tranquilles selon Lasbleis : G\u00e9nie, RAL, RAC<br>357 : Vue de prisonniers d\u2019octobre, \u00ab jeunes et contents de leur sort \u00bb<br> : Quinquina complet contre la grippe espagnole (vap 363 autres rem\u00e8des)<br>360 : Dur\u00e9e et fin de la guerre, \u00ab bout de l\u2019histoire \u00bb pour cette ann\u00e9e (le 11 octobre !)<br>361 : \u00ab Grand Goastel \u00bb, utilis\u00e9 pour l\u2019Armistice, g\u00e2teau breton en forme de r\u00e9compense<br> : Ravage du Chemin des Dames<br>366 : Ambiance au 18 novembre 1918<br>367 : \u00ab Les copains n\u2019ont rien eu pour l\u2019Armistice, ni cong\u00e9, ni pinard \u2026\u00bb<br> : Vue du Luxembourg, d\u00e9b\u00e2cle allemande, ambiance, faim des allemands<br><br><em>Yann Prouillet,  21 janvier 2026<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les lettres de guerre d&rsquo;Eug\u00e8ne Lasbleis (1915-1918), Senones, Edhisto, 2015, 386 p. 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