{"id":5012,"date":"2026-01-24T09:50:16","date_gmt":"2026-01-24T08:50:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=5012"},"modified":"2026-01-25T17:58:06","modified_gmt":"2026-01-25T16:58:06","slug":"lemercier-eugene-emmanuel-1886-1915","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2026\/01\/24\/lemercier-eugene-emmanuel-1886-1915\/","title":{"rendered":"Lemercier, Eug\u00e8ne-Emmanuel (1886-1915)"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"font-size:16px\"><em>Lettres d&rsquo;un soldat. Ao\u00fbt 1914 \u2013 avril 1915<\/em>, Paris, Bernard Giovanangeli, 2005, 191 p.<br><br><strong>R\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;ouvrage<\/strong> :<br>Eug\u00e8ne-Emmanuel Lemercier, n\u00e9 le 7 novembre 1886 \u00e0 Paris, est d\u2019abord engag\u00e9 volontaire en 1905 avant d\u2019\u00eatre rappel\u00e9 au 106e RI de Ch\u00e2lons-sur-Marne (Ch\u00e2lons-en-Champagne aujourd\u2019hui), qu\u2019il rejoint d\u00e8s le 3 ao\u00fbt 1914. Il arrive au front dans la Meuse apr\u00e8s la bataille de La Marne. Promu caporal le 1er janvier 1915 (page 89, qui lui donne un \u00ab devoir social \u00bb (p. 108 et 189) puis sergent le 13 mars suivant (p. 146, qui faillit \u00eatre cit\u00e9 (p. 187 et 189), il dispara\u00eet aux Eparges le 6 avril 1915. L\u2019ouvrage publie 140 lettres \u00e9crites du front du 6 ao\u00fbt 1914 au 21 mars 1915, principalement \u00e0 sa m\u00e8re et \u00e0 sa grand-m\u00e8re.<br><br><strong>El\u00e9ments biographiques<\/strong> : <br>L\u2019auteur na\u00eet \u00e0 Paris le 7 novembre 1886, de Louis-Eug\u00e8ne et de Marguerite Harriet O\u2019Hagan, une famille protestante, dont la branche f\u00e9minine est d\u2019origine irlandaise. Apr\u00e8s la mort de son p\u00e8re alors qu\u2019il n\u2019a pas un an, il est \u00e9lev\u00e9 par sa m\u00e8re et sa grand-m\u00e8re maternelle, qui cr\u00e9ent un lien profond, qui transpire dans la correspondance avec le jeune homme lorsqu\u2019il est au front. Initi\u00e9 au dessin et \u00e0 la peinture par ces derni\u00e8res, il a pour mentor le peintre Fernand Cormon (1845-1924) qui lui pr\u00e9sente d\u00e8s ses 11 ans \u00bd Jacques Humbert (1842-1934). Ce dernier va lui prodiguer une formation artistique qui aboutira \u00e0 son entr\u00e9e aux Beaux-Arts dans sa 15e ann\u00e9e. Malgr\u00e9 une faiblesse de constitution, il devance l\u2019appel et rejoint le 106e RI de Ch\u00e2lons-sur-Marne en 1905, qu\u2019il quitte l\u2019ann\u00e9e suivante, revenant \u00e0 ses \u00e9tudes artistiques. Nombre de ses toiles sont prim\u00e9es mais sa sant\u00e9 s\u2019\u00e9puise et il est contraint d\u2019aller se soigner en Suisse. \u00c0 la d\u00e9claration de guerre, il rejoint tout naturellement son r\u00e9giment, d\u00e8s le 3 ao\u00fbt, et sa premi\u00e8re lettre, d\u00e8s le 6, t\u00e9moigne de la vie mouvement\u00e9e et fatigante des premiers jours sous l\u2019uniforme d\u2019un intellectuel plong\u00e9 dans la guerre. Il arrive en ligne le 12 septembre et est port\u00e9 disparu, sans que son corps ne soit jamais retrouv\u00e9, au combat du 6 avril 1915 aux Eparges, dans la Meuse.<br><br><strong>Commentaires sur l&rsquo;ouvrage<\/strong> : <br>Artiste et intellectuel, Eug\u00e8ne-Emmanuel Lemercier tient un carnet de guerre et \u00e9change surtout une correspondance avec sa m\u00e8re, adul\u00e9e, et sa grand-m\u00e8re. Il dit tr\u00e8s peu de la guerre mais int\u00e9riorise ou philosophe abondamment, ayant conscience de sa classe et de son intellectualisme (volontiers sup\u00e9rieur). Quelques apports toutefois, mais assez peu sur le 106e RI, celui du panth\u00e9onis\u00e9 Genevoix, avec lequel il partage parfois la contemplation de la nature, et des autres t\u00e9moins que sont Andr\u00e9 Fribourg, Robert Porchon et Joseph Vincent. Bernard Giovanangeli rappelle dans un avertissement que Lettres d\u2019un soldat est paru sans nom d\u2019auteur chez Chapelot en 1916 puis chez Berger-Levrault en 1924, et Jean Norton Cru, qui lui consacre une longue analyse critique pages 530 \u00e0 535 dans T\u00e9moins, ajoute \u00e0 ces r\u00e9f\u00e9rences \u00e9ditoriales une publication partielle pr\u00e9liminaire dans la Revue de Paris les 1er et 15 ao\u00fbt 1915.<br><br>Il n\u2019est pas \u00e9tonnant que Jean Norton Cru classe Eug\u00e8ne-Emmanuel Lemercier dans les 27 t\u00e9moins qu\u2019il place dans la 1<sup>re<\/sup> cat\u00e9gorie de son classement tant Lettres d\u2019un soldat est r\u00e9solument un t\u00e9moignage intellectualisant son parcours de guerre, m\u00eame si t\u00e9nu puisqu\u2019il concerne seulement les 8 premiers mois de guerre. Il s\u2019\u00e9panche souvent sur sa condition et, le 1er d\u00e9cembre 1914, il dit : \u00ab Et voici qu\u2019\u00e0 vingt-huit ans, je suis replong\u00e9 en pleine arm\u00e9e, loin de mes travaux, de mes soucis, de mes ambitions, et jamais la vie ne m\u2019apporta une telle abondance d\u2019\u00e9motions nobles ; jamais, peut-\u00eatre, je n&rsquo;eus, \u00e0 les enregistrer, une telle fra\u00eecheur de sensibilit\u00e9, une telle s\u00e9curit\u00e9 de conscience \u00bb, et il semble jouer quelque peu de ce statut comme il l\u2019avance un peu plus loin : \u00ab Mon petit emploi me dispense de la pioche \u00bb (p. 83), lui que la guerre ne lui fait pas \u00ab renoncer \u00e0 \u00eatre artiste \u00bb (page 84). Il dit d\u2019ailleurs \u00e0 ce sujet : \u00ab Sans doute, apr\u00e8s cette guerre, un art fleurira-t-il de nouveau, mais nous aurons \u00e0 l\u2019apprendre enti\u00e8rement \u00bb (p. 110). Sa haute condition, qui lui fait se diff\u00e9rencier de la pl\u00e8be qui l\u2019entoure, lui fait dire de ses camarades : \u00ab Leur courage, pour \u00eatre infiniment moins litt\u00e9raire que le mien, n\u2019en est que plus pratique, adapt\u00e9 \u00e0 tout\u2026 \u00bb (p. 87). Plus loin, il avance m\u00eame : \u00ab &#8230; je m\u00e8ne une existence d\u2019enfant au milieu de gens si simples que, m\u00eame tr\u00e8s rudimentaire, mon existence est encore bien compliqu\u00e9e pour mon entourage \u00bb (p. 102). Il est de temps en temps descriptif et volontiers po\u00e8te ; \u00ab Tu ne saurais croire ce que les for\u00eats ont souffert par ici : ce n\u2019est pas tant la mitraille que les effroyables coupes n\u00e9cessaires \u00e0 nos constructions d\u2019abris et \u00e0 notre chauffage. En bien ! parmi cette d\u00e9vastation, il me disait qu\u2019il y aurait toujours de la beaut\u00e9 pour l\u2019arbre et pour l\u2019homme \u00bb (page 93). Plus loin, il dit : \u00ab Il est de heures de telle beaut\u00e9 o\u00f9 celui qui les embrasse ne saurait mourir alors. J\u2019\u00e9tais bien en avant des premi\u00e8res lignes, et jamais je ne me sentis plus prot\u00e9g\u00e9 \u00bb, vantant les beaut\u00e9s de la nature meusienne (p. 130 et 131). S\u2019il dit qu\u2019il a parfois conscience de se r\u00e9p\u00e9ter, il ajoute : \u00ab Il faut s\u2019adapter \u00e0 cette existence particuli\u00e8re, \u00e0 la fois indigente en activit\u00e9s intellectuelles et merveilleusement opulente en \u00e9motions spontan\u00e9es \u00bb, comparant son m\u00e9tier au moine-soldat (p. 94). Il a peur page suivante de perdre \u00ab sa main \u00bb de dessinateur. Toujours observateur de son environnement, il a quelques phrases analytiques plus profondes : \u00ab Ils blaguent, mais leur blague est l\u2019\u00e9piderme d\u2019un magnifique courage profond \u00bb (p. 100). Il s\u2019\u00e9tonne que la vie continue : \u00ab Ce qui nous d\u00e9passe (mais qui pourtant est bien naturel) c\u2019est que les civils puissent continuer une existence normale alors que nous sommes dans la tourmente \u00bb (p. 117). Philosophe, convoquant parfois Spinoza ou Saint-Augustin, il s\u2019interroge sur l\u2019ordre et la violence ; il dit : \u00ab L\u2019ordre conduit au repos \u00e9ternel. La violence fait circuler la vie. Nous avons comme objectifs l\u2019ordre et le repos \u00e9ternel, mais, sans la violence qui d\u00e9cha\u00eene les r\u00e9serves d\u2019\u00e9nergie utilisable, nous serions trop enclins \u00e0 consid\u00e9rer l\u2019ordre comme obtenu : un ordre anticip\u00e9 qui ne serai qu\u2019une l\u00e9thargie retardant l\u2019av\u00e8nement de l\u2019ordre d\u00e9finitif \u00bb (p. 118). Il teinte le plus souvent ses r\u00e9flexions de la pr\u00e9sence de Dieu. Il se r\u00e9volte \u00e0 l\u2019id\u00e9e de sa mort (la pressent-il ?) ; il dit : \u00ab Pourquoi suis-je ainsi sacrifi\u00e9, quand tant d\u2019autres qui ne me valent pas sont conserv\u00e9s ? (p. 146). Ses analyses sont parfois plus singuli\u00e8res. N\u2019avoue-t-il pas \u00e0 sa m\u00e8re : \u00ab \u2026pour revenir \u00e0 ces moments extraordinaires de fin f\u00e9vrier, je te redirai encore que j\u2019en conserve le souvenir comme d\u2019une exp\u00e9rience scientifique \u00bb (p.152). D\u00e8s lors, le sous-titre d\u2019une telle \u0153uvre testimoniale aurait pu \u00eatre \u00ab introspection d\u2019un intellectuel \u00e0 la guerre \u00bb. <br>Car la guerre il la d\u00e9crit finalement assez peu. Des fois, il dit quand m\u00eame, sans s\u2019\u00e9taler : \u00ab Nous sommes en cantonnement apr\u00e8s la grande bataille. Cette fois-ci, j\u2019ai tout vu. J\u2019ai fait mon devoir, et la sympathie de tous me l\u2019a prouv\u00e9. Mais les meilleurs sont morts. Pertes cruelles. R\u00e9giment h\u00e9ro\u00efque. But atteint. Ecrirai mieux \u00bb (p. 142). La description plus diserte qui suit fait \u00e9tat d\u2019un tableau \u00e9pique d\u2019horreur. Il dit : \u00ab Voici cinq jours que mes souliers sont gras de cervelles humaines, que j\u2019\u00e9crase des thorax, que je rencontre des entrailles \u00bb (p.143) et c\u2019est apr\u00e8s un temps plus ou moins long qu\u2019il donne ses impressions au spectacle r\u00e9el de la bataille (voir p. 185 le 14 mars, peu avant sa mort). L\u2019\u00e9dition de 2005 permet de r\u00e9tablir les passages censur\u00e9s dans l\u2019\u00e9dition de 1916 et notamment celui-ci : \u00ab Car on a l\u2019impression que tout le monde y passera. Chaque m\u00e8tre de terrain co\u00fbte trois cadavres \u00bb (p. 158). Il a en effet la certitude de sa mort ; quelques jours avant celle-ci, il dit : \u00ab Ils m\u2019ont rat\u00e9, mais malheureusement ce n\u2019est que partie remise, car il ne doit rien rester de notre r\u00e9giment \u00bb (p. 186). D\u00e8s lors il ne faut pas rechercher dans le t\u00e9moignage de Lemercier un r\u00e9el ouvrage testimonial, bien qu\u2019\u00e9pistolaire, mais un livre de r\u00e9flexion. Au final, c\u2019est plus une correspondance dans la guerre qu\u2019une correspondance de guerre. En fait il donne le plus souvent l\u2019impression de n\u2019avoir jamais avoir \u00e9t\u00e9 soldat ; il semble confondre cagna et casemate (p.165) et avoue m\u00eame : le \u00ab plaisir que j\u2019\u00e9prouve de n\u2019avoir pas tir\u00e9 un coup de fusil \u00bb (page 186). Il avance m\u00eame \u00e9tonnamment \u00ab \u2026 avoir rencontr\u00e9 des Allemands nez \u00e0 nez, mais (\u2026), ces gens-l\u00e0 ont d\u00fb pressentir en moi quelque chose de mieux et en tous cas tr\u00e8s diff\u00e9rent d\u2019un soldat, car ils se sont constitu\u00e9s prisonniers de fa\u00e7on courtoise, ce qui, d\u2019ailleurs leur \u00e9tait dict\u00e9e par ma fa\u00e7on polie de les aborder \u00bb (p.186). Il a pourtant, \u00e0 la veille de sa mort, \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9 suivre un cours d\u2019\u00e9l\u00e8ves sous-officiers, ce dont il se faisait un certain orgueil. Las, ses derniers morts, qu\u2019il \u00e9crit \u00e0 un ami, sont pr\u00e9monitoires : \u00ab Pense \u00e0 moi et aie de l\u2019espoir pour moi qui n\u2019ose pas en avoir \u00bb (. 187).<br><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Renseignements tir\u00e9s de l&rsquo;ouvrage<\/strong> :<br>Page 100 : Douille de 75 utilis\u00e9e comme pot \u00e0 eau<br> : \u00ab 115 obus pour blesser un homme au poignet \u00bb<br>101 : No\u00ebl 1915, t\u00e9nor allemand dans sa tranch\u00e9e (rappelle Joyeux No\u00ebl de Carion), fran\u00e7ais r\u00e9pondant par La Marseillaise<br>108 : Garde sape pour prot\u00e9ger les sapeurs<br>114 : Nous n\u2019avons plu aucune vision d\u2019une issue quelconque<br>117 : Apprend le 17 janvier 1915 la mort de P\u00e9guy<br>146 : Propos\u00e9 sergent et pour une citation (p. 187), non obtenue \u00e0 cause de la mort de son capitaine<br>155 : Retour des grues<br><em><br>Yann Prouillet, janvier 2026<\/em><br><br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lettres d&rsquo;un soldat. 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