{"id":5039,"date":"2026-01-31T08:14:59","date_gmt":"2026-01-31T07:14:59","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=5039"},"modified":"2026-02-15T18:38:58","modified_gmt":"2026-02-15T17:38:58","slug":"schuhler-julien-1881-1955","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2026\/01\/31\/schuhler-julien-1881-1955\/","title":{"rendered":"Schuhler, Julien (1881-1955)"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"font-size:16px\">Schuhler, Julien (abb\u00e9). <em>Ceux du 1er Corps. Souvenirs, impressions, r\u00e9cits de la guerre par un aum\u00f4nier militaire<\/em>, Colmar, Les \u00e9ditions d\u2019Alsace, 1933, 432 p.<br><br><strong>R\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;ouvrage :<\/strong><br>Le 30 juin 1931, \u00e0 Colmar, l\u2019abb\u00e9 Julien Schuhler, aum\u00f4nier de la 51e division du 1er aorps d\u2019arm\u00e9e, met un point final \u00e0 ses souvenirs, impressions et r\u00e9cits de sa Grande Guerre, ce \u00e0 partir du 13 juillet 1915, date \u00e0 laquelle il est rapatri\u00e9 d\u2019Allemagne, du camp d\u2019Heidelberg, alors qu\u2019il \u00e9tait en captivit\u00e9, et aum\u00f4nier des officiers fran\u00e7ais prisonniers. D\u00e9marre alors une petite encyclop\u00e9die composite d\u2019un aum\u00f4nier divisionnaire en forme de journal de guerre, largement enrichi de tableaux et de r\u00e9flexions, particuli\u00e8rement pr\u00e9cis sur les dates, les lieux et les personnages cit\u00e9s, ce sur toute la dur\u00e9e de \u00ab sa \u00bb guerre. <br><strong><br>El\u00e9ments biographiques : <\/strong><br>Julien Charles Alphonse Schuhler est n\u00e9 le 9 janvier 1881 \u00e0 Fontaine, dans le Territoire de Belfort. Il est le fils d\u2019Alo\u00efse et de C\u00e9lestine Charpiot. Il passe son enfance \u00e0 Petit-Croix, petit village situ\u00e9 \u00e0 quelques kilom\u00e8tres au sud de Fontaine. D\u00e9cor\u00e9 de la Croix de guerre, il est fait chevalier de L\u00e9gion d\u2019Honneur le 1er septembre 1920, date \u00e0 laquelle il est toujours aum\u00f4nier militaire attach\u00e9 \u00e0 la 3e division de l\u2019am\u00e9e du Rhin \u00e0 Mayence. A la date de r\u00e9daction de son ouvrage, en 1932, il demeure 4 rue Aristide Briand \u00e0 Colmar et c\u2019est au 2 boulevard du Champ qu\u2019il habite lorsqu\u2019il meurt, dans sa ville, le 25 f\u00e9vrier 1955. <br><br><strong>Commentaires sur l&rsquo;ouvrage : <\/strong><br>Un ouvrage dense, complet, pr\u00e9cis et document\u00e9 sur la Grande Guerre d\u2019un aum\u00f4nier divisionnaire, r\u00e9cit m\u00ealant souvenirs, impressions, fourmille d\u2019informations, de donn\u00e9es et de tableaux, parfois terribles, d\u2019un religieux qui, certes place son minist\u00e8re et sa foi au centre d\u2019un apostolat quasi missionnaire, mais dans un style pr\u00e9cis et bien \u00e9crit. L\u2019ensemble tient ainsi de l\u2019historique divisionnaire, souvent r\u00e9gimentaire (des 33e, 233e, 73e et 273e RI plus particuli\u00e8rement), enrichis de tableaux descriptifs ; l\u2019\u00e9rigeant en r\u00e9f\u00e9rence testimoniale du genre. Les noms sont cit\u00e9s et la table des mati\u00e8res, qui ne reprend m\u00eame pas tous les sous chapitrages internes de l\u2019ouvrage, permet de suivre les diff\u00e9rentes affectations de Schuhler, comme ses d\u00e9placements, dans une longue campagne haletante, parfois sous la menace de la balle et au milieu des rafales d\u2019obus.<br><br>L\u2019ouvrage d\u00e9bute le 13 juillet 1915 alors que l\u2019abb\u00e9 Schuhler se trouve dans un train qui rapatrie en France, \u00e0 Lyon, un convoi de prisonniers, grands bless\u00e9s, m\u00e9decins et infirmiers. Cette entr\u00e9e en mati\u00e8re rappelle par ailleurs la restitution des formations sanitaires \u00e0 l\u2019issue de la bataille des fronti\u00e8res (cf. les t\u00e9moignages de Fran\u00e7ois Perrin, de Fran\u00e7ois Leleu, d\u2019\u00c9douard Laval ou de Georges Faleur). Le pr\u00eatre indique avoir \u00e9t\u00e9 captur\u00e9, avec son ambulance, \u00e0 l\u2019issue des combats de Burnhaupt, le 8 janvier 1915 (p. 31), dont il fustige la conduite d\u00e9faillante du commandement. Il \u00e9tait, pendant les six mois pr\u00e9c\u00e9dents aum\u00f4nier des officiers fran\u00e7ais prisonniers au camp de Heidelberg. D\u00e8s son arriv\u00e9e, il \u00e9tablit une demande officielle pour \u00eatre agr\u00e9g\u00e9 \u00e0 l\u2019Aum\u00f4nerie militaire, puis passe au Minist\u00e8re de la Guerre \u00ab pour y verser des documents int\u00e9ressants et des photographies rapport\u00e9s de captivit\u00e9 \u00bb. Il \u00e9claire \u00e9galement ses interlocuteurs sur la r\u00e9alit\u00e9 de l\u2019Allemagne int\u00e9rieure, un an apr\u00e8s la guerre, \u00e9clairant sur une r\u00e9alit\u00e9 loin de la propagande journalistique. Il ajoute \u00e9galement passer \u00e0 l\u2019ambassade de Russie o\u00f9 il dit remettre \u00ab le document \u00ab Adamowitsch \u00bb o\u00f9 se trouvent condens\u00e9, en un rapport saisissant, le r\u00e9cit des atrocit\u00e9s, mauvais traitements, s\u00e9vices et privations inflig\u00e9s en repr\u00e9sailles aux officiers russes prisonniers \u00bb (p. 13). \u00c0 La Belle Jardini\u00e8re, il ach\u00e8te des effets militaires : calot, imperm\u00e9able, gu\u00eatres, cantine, chaussures robustes, musette et bidon en pr\u00e9vision de sa campagne. Il monte au front dans la Somme le 5 ao\u00fbt suivant, o\u00f9 il int\u00e8gre en tant qu\u2019aum\u00f4nier le GBD de la Division, dont il expose la composition nominative (p. 18). Il r\u00e9cup\u00e8re un cheval belge \u00ab qui ne figurait pas sur les contr\u00f4les officiels \u00bb (p. 22) mais se dit cavalier novice au d\u00e9but de sa campagne. Attach\u00e9 \u00e0 la 51e DI, il pr\u00e9cise: \u00ab fut scell\u00e9 le pacte qui me liait pour un an au 33e [RI] \u00bb (p. 193). Suit le parcours facilement retra\u00e7able de sa campagne : La Somme, Verdun, repos en Alsace, la Somme encore, la Champagne, l\u2019Aisne, l\u2019Yser, le Chemin des Dames, Soissons, la Deuxi\u00e8me Marne, repos en Haute-Alsace puis la poursuite dans le Nord, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019Armistice en Belgique.<br><br>Le style d\u2019\u00e9criture s\u2019emporte parfois profond\u00e9ment dans une religiosit\u00e9 bien compr\u00e9hensible, l\u2019h\u00e9ro\u00efsme sacrificiel ou la litt\u00e9rature ampoul\u00e9e, voire des envol\u00e9es patriotiques. Mais l\u2019auteur multiplie \u00e9galement les belles phrases plus profondes telles \u00ab Minutes inoubliables qui font \u00e9poque dans une vie qui ne fut jamais si pr\u00e8s de son \u00e9ternit\u00e9 ! \u00bb (p. 108) ou \u00ab Dans l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise, le respect de l\u2019ennemi vaincu et d\u00e9sarm\u00e9 \u00bb a toujours \u00e9t\u00e9 un honneur ; les bless\u00e9s sont sacr\u00e9s \u00bb (p. 153). Plus loin, ce paragraphe teinte quelque peu tout l\u2019ouvrage, en forme de tableau qui rappelle le carr\u00e9 de Sidi-Brahim : \u00ab \u00c9puis\u00e9 de fatigue, tenaill\u00e9s par la faim, tortur\u00e9s par la soif sous ce soleil implacable, fauch\u00e9s par la mitraille, d\u00e9cim\u00e9s, haletants, \u00e9clabouss\u00e9s de sang, couverts de d\u00e9bris d\u2019arbres et de terre, entour\u00e9s de morts, de bless\u00e9s g\u00e9missants, les braves combattants r\u00e9sistent \u00e0 tous les assauts dans le carr\u00e9 h\u00e9ro\u00efque qui flotte sous les remous de la bataille et les obus qui \u00e9branlent l\u2019atmosph\u00e8re \u00bb (p. 327-328). Celui de la d\u00e9fense, \u00e0 Cutry, le 12 juin 1918, du PC du colonel Coudin, ressemble quant \u00e0 lui \u00e0 un tableau de Neuville repr\u00e9sentant la Maison des derni\u00e8res cartouches (p. 347). Tout l\u2019ouvrage est bien entendu aussi un vibrant hommage, l\u00e9gitime, \u00e0 son ordre : \u00ab Rien ne f\u00e9condera mieux les sillons labour\u00e9s par la guerre que le sang des 3 000 pr\u00eatres martyrs et de nos h\u00e9ros chr\u00e9tiens \u00bb (page 168). Il affirme m\u00eame \u00ab le c\u00f4t\u00e9 spirituel et divin de la guerre \u00bb (p. 334). Il se fait parfois all\u00e9gorique, voire m\u00eame po\u00e8te. Il dit, le 11 novembre 1918 : \u00ab Les feuilles de la for\u00eat de Tr\u00e9lon tombent des arbres dans tout l\u2019\u00e9clat de leur supr\u00eame beaut\u00e9 comme sont tomb\u00e9s nos morts \u00bb (p. 417). Pour lui, le r\u00f4le de l\u2019aum\u00f4nier est bien entendu central ; il analyse cette place dans son chapitre \u00ab L\u2019aum\u00f4nier militaire \u00bb (p. 231 et 232) en all\u00e9guant \u00eatre un acteur majeur, v\u00e9ritable thermom\u00e8tre moral pour le commandement, capable de remettre une attaque si ce facteur manquait. Il all\u00e8gue avoir administr\u00e9 5 000 soldats et 200 officiers (p. 273). Il met aussi bien entendu la foi au centre de son t\u00e9moignage et affirme \u00e0 maintes reprises sa centralit\u00e9 au front de la guerre : \u00ab Les \u00e2mes se retrempaient aux sources religieuses \u00bb (p. 210) ou : \u00ab Les messes militaires furent sans contredit l\u2019un des spectacles les plus grandioses et les plus impressionnants de la guerre \u00bb (p. 395). Il avance m\u00eame : \u00ab Le mar\u00e9chal Foch lui-m\u00eame reconna\u00eet l\u2019intervention de Dieu dans la victoire de la Marne \u00bb (page 398), y revenant quelques lignes plus loin en synth\u00e9tisant ladite victoire par le quadriptyque \u00ab grands chefs \u00bb, h\u00e9ro\u00efsme des soldats, qualit\u00e9 de la race et Alli\u00e9 du Ciel (p. 399). Enfin, il \u00e9voque les \u00ab 14 points de l\u2019Evangile du 8 janvier \u00bb \u00e9voquant la proposition de paix du pr\u00e9sident Wilson (p. 400).<br><br>Plusieurs chapitres sont consacr\u00e9s aux hommes du front, soldats et officiers bien entendu, mais \u00e9galement infirmi\u00e8res, vantant chez elles leur b\u00e9n\u00e9fice moral (p. 313). Il rend aussi \u00e0 plusieurs reprises hommage au courage de l\u2019ennemi (p. 328). Il se fait \u00e9galement parfois p\u00e9dagogue de la guerre ; en t\u00e9moigne par exemple sa longue d\u00e9finition du No man\u2019s land (p. 386 et 387). Les pages d\u2019h\u00e9ro\u00efsme sacrificiel de juin 1918 sont \u00e9galement impressionnantes. Lui-m\u00eame d\u00e9cide, devant l\u2019imminence de la submersion ennemie, de se laisser capturer avec ses bless\u00e9s, avant l\u2019arriv\u00e9e miraculeuse d\u2019un camion qui les sauve de la captivit\u00e9 (p. 364, secteur de Nesle-le-Repons, dans la Marne). Enfin, sa narration, \u00e0 partir de Lassigny, de la poursuite d\u2019une Allemagne en d\u00e9route le 22 octobre, est tr\u00e8s \u00e9clairante, tant sur les paysages qu\u2019il d\u00e9couvre que sur l\u2019\u00e9tat des r\u00e9gions lib\u00e9r\u00e9es et de leur population, le plus souvent affam\u00e9e, jusqu\u2019\u00e0 la Victoire, v\u00e9cue en Belgique, dans la r\u00e9gion de Chimay (p. 415). Au final, l\u2019abb\u00e9 Julien Schuhler n\u2019a pas t\u00e9moign\u00e9 d\u2019une \u00ab guerre de g\u00e9n\u00e9ral \u00bb ; il a failli maintes fois mourir, sous les bombardements ou atteint par les balles, ou \u00eatre captur\u00e9, ce jusqu\u2019au bout de sa guerre, donnant \u00e0 son r\u00e9cit la longue litanie d\u2019une guerre dense et combattante m\u00eame sans qu\u2019il n\u2019ait jamais port\u00e9 le fusil ou fait le coup de feu. <br><br>Schuhler, photographe, agr\u00e9mente son ouvrage de 68 clich\u00e9s (l\u2019\u00e9dition \u00e9tudi\u00e9e comprend la mention en 1\u00e8re de couverture : \u00ab 2e \u00e9dition \u2013 5e mille\u00bb), y compris d\u2019apr\u00e8s-guerre. Le livre aurait m\u00e9rit\u00e9 une table de ces illustrations ainsi qu\u2019un glossaire des noms tant il en fourmille (voir par exemple la liste des \u00ab modernes chevaliers \u00bb qu\u2019il donne p. 267), m\u00eame s\u2019il pratique parfois l\u2019autocensure (cas du d\u00e9put\u00e9 qu\u2019il consid\u00e8re antipatriote Charles Maurras, p. 285). L\u2019ouvrage comporte peu d\u2019erreurs (quelques-unes typographiques) et comme beaucoup de soldats, Schuhler se trompe sur le mot \u00ab cote \u00bb, qu\u2019il orthographie c\u00f4te. Il utilise par ailleurs le mot mitraillette (p. 322), rarement usit\u00e9 pendant la guerre, confirmant une \u00e9criture tardive (1931). En effet, \u00e0 la fin de l\u2019ouvrage, il annonce cl\u00f4turer son livre \u00e0 Colmar le 30 juin 1931 ; toutefois, sa note n\u00b01 p. 383 rapporte la mort de Georges Xavier Laibe, 1er bless\u00e9 de la Grande Guerre (\u00e0 Suarce le 2 ao\u00fbt 1914), le 20 novembre 1932. [M\u00eame si cette annonce est fausse puisque que Georges Laibe meurt en fait en 1958 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 77 ans]. <br><br><strong>Renseignements tir\u00e9s de l&rsquo;ouvrage :<\/strong><br>Page 26 : Aspect du camp des GBD de la Tour Carr\u00e9e<br>28 : Dur\u00e9e de la guerre \u00ab La guerre sera finie en juin [1915], par l\u2019usure totale des Allemands \u00bb<br>30 : Fant\u00f4me-As<br>33 : Cr\u00e2ne attitude de la blessure du Gal Marchand<br>40 : Sur la mort des chevaux<br>43 : Bar-sur-Aube re\u00e7oit 590 obus pour 300 victimes<br>44 : \u00ab 3 000 hommes sont entass\u00e9s dans un village de 150 habitants. Il semble que durant la guerre, les \u00eatres humains soient devenus plus compressibles, et l\u2019on reste stup\u00e9fait \u00e0 la pens\u00e9e du peu de place tenu par le poilu dans un logis, comme aussi de la simplicit\u00e9 spartiate de ses go\u00fbts \u00bb<br>50 : Sur la Loi des cur\u00e9s sac au dos<br>53 : Accident d\u2019un fusil non d\u00e9charg\u00e9<br>55 : Son mus\u00e9e de guerre et artisanat de tranch\u00e9e<br>73 : 32 000 pr\u00eatres ou religieux mobilis\u00e9s pendant la guerre, dont 300 aum\u00f4niers militaires officiels en soutane<br>94 : Il se fait capturer sa chapelle<br>103 : Fus\u00e9e blanche pour faire allonger les tirs<br>106 : Tirs amis<br>107 : Jet du brassard de la Croix-Rouge par des hommes pour prendre le fusil<br>112 : Rend hommage \u00e0 l\u2019audace du lieutenant allemand Brandis<br>117 : Ordre d\u2019\u00e9vacuation de Verdun ; Ginisty doit partir, et vision d\u2019exode<br>118 : Voie Sacr\u00e9e, syst\u00e8me de la poulie sans fin<br>124 : Ex\u00e9cution d\u2019un fantassin du 327e et d\u2019un cavalier du 11ehussard ; \u00e9voque les fusill\u00e9s de Vingr\u00e9<br>126 : Sur le mariage : \u00ab On ne se mariait pas pendant la guerre, sinon avec la mort \u00bb<br> : \u00ab Aussi le d\u00e9ficit des naissances nous fit perdre 1 200 000 existences humaines et le feu nous en co\u00fbta 1 350 000 \u00bb<br>131 : Vue des Vosges, en instruction au camp d\u2019Arches (fin 135)<br>142 : \u00ab Faire la guerre c\u2019est attendre \u00bb<br>148 : Tir ami (grenade)<br>152 : \u00ab Il n\u2019y a plus de s\u00e9curit\u00e9 nulle part, pas m\u00eame pour les gendarmes qui ne dorment que d\u2019un \u0153il \u00bb<br>172 : Rats ayant d\u00e9vor\u00e9 ses hosties et ses cires pour les offices<br>183 : D\u00e9coration int\u00e9rieure de cagna : \u00ab Aux parois de la sape sont coll\u00e9s ou suspendus des chromos, des gravures d\u00e9coup\u00e9es dans des illustr\u00e9s ou des magazines : alpin encadr\u00e9 de drapeaux, les grands chefs : Joffre, P\u00e9tain, Foch, que les gravures ou le dessin ont popularis\u00e9s \u00bb<br>187 : Choral de Luther, ex\u00e9cut\u00e9 par de belles voix d\u2019en face<br>191 : Joffre le \u00ab temporisateur \u00bb<br>193 : Chiffres sur le Camp de Ch\u00e2lons, cr\u00e9\u00e9 par Napol\u00e9on III en 1857 qui ach\u00e8te 11 000 hectares de pouilleuse et d\u00e9pense 4 millions. Camp trac\u00e9 par le capitaine du G\u00e9nie Weynant. On peut y placer 25 000 hommes<br>195 : Chiffres sur le vignoble de champagne : 20 millions de bouteilles produites dont la moiti\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tranger pour 450 000 hectolitres de r\u00e9colte annuelle<br>196 : Carri\u00e8res de Romain (Aisne), odeur, am\u00e9nagements<br>219 : R\u00e9giment du Sacr\u00e9-C\u0153ur, constitution<br>231 : L\u2019aum\u00f4nier militaire, r\u00f4le et aspect, thermom\u00e8tre moral pour le commandement, capable de remettre une attaque si le facteur moral manquait<br> : II qualifie l\u2019infanterie \u00ab d\u2019arme souffrante \u00bb<br>244 : Mort par \u00e9clatement de pi\u00e8ce<br>258 : Troph\u00e9es allemands trouv\u00e9s dans les tranch\u00e9es ennemies (liste), ach\u00e8te des objets, go\u00fbt des poilus pour les objets \u00ab de prise \u00bb<br>259 : Chevaux non enterr\u00e9s<br> : Horreur d\u2019un coup direct sur des artilleurs<br> : Bruit de trolley de l\u2019obus<br>260 : \u00ab Des essaims d\u2019allemands sont rest\u00e9s au fond des abris et des tranch\u00e9es comme les poissons au fond d\u2019un lac dess\u00e9ch\u00e9 \u00bb<br> : Tableau de soldat passant une rivi\u00e8re \u00e0 gu\u00e9<br>270 : Sur le creuset de la guerre : \u00ab Le poilu, c\u2019est le paysan, l\u2019ouvrier, toutes les classes sociales, toutes les professions fondues au m\u00eame creuset \u00bb<br> : \u00ab Attendre est la grande affaire de la guerre et de la vie aux tranch\u00e9es \u00bb<br>271 : 25 000 officiers tu\u00e9s, dont 11 632 de l\u2019active et 13 965 de compl\u00e9ment <br>272 : Esprit religieux des combattants : Barr\u00e8s dit : \u00ab Les Fran\u00e7ais se battent en \u00e9tat religieux \u00bb<br>273 : All\u00e8gue que le Montgolfier est un ancien sous-marin allemand transform\u00e9 (non confirm\u00e9)<br>274 : Couleur des b\u00e2ches des fourgons<br> : Feuilles \u00e0 tabac Job ou Riz la Croix<br>275 : \u00ab Le tabac, \u00ab passe-temps des paresseux \u00bb au dire de napol\u00e9on, a rendu les plus grands services pendant la guerre. Avec le pinard, il fut l\u2019un des facteurs de la Victoire \u00bb (vap 367)<br> : Tringlots donnant des m\u00e9gots aux mioches<br>277 : Perte des instruments de musique du 233e RI dans un incendie \u00e0 Saint-Just<br> : \u00ab J\u2019accuse \u00bb \u00e9crit sur les murailles de Senlis, incendi\u00e9e par les Allemands<br>278 : 1 200 bouteilles de champagne bues par un \u00e9tat-major allemand dans le ch\u00e2teau de Chamant<br>286 : Mise \u00e0 pied par circulaire qui supprime les chevaux des aum\u00f4niers<br>287 : Sur la chapelle r\u00e8glementaire, \u00ab tr\u00e8s encombrante et peu utilis\u00e9e \u00bb<br>288 : \u00c9clatement de pi\u00e8ce d\u2019artillerie<br> : Voit Thellier de Poncheville (aum\u00f4nier du 14e corps) en Alsace avant la guerre, <br>293 : Italien disant \u00ab Nous avons d\u00e9concert\u00e9 l\u2019ennemi par la rapidit\u00e9 de notre retraite \u00bb de la Piave <br>296 : Sur la paperassite : \u00ab toute cette floraison dactylographi\u00e9e que la guerre a fait surgir comme champignons apr\u00e8s la pluie \u00bb<br>300 : Hurlement d\u2019enfer du bombardement<br>302 : \u00ab Les mets se ressentent des gaz qui leur donnent une \u00e2cre saveur guerri\u00e8re ; ils sont m\u00eame saupoudr\u00e9s de petits \u00e9clats qui crissent sous la dent comme des plombs dans le gibier \u00bb<br>313 : \u00c0 Guyencourt, baraques ambulances d\u00e9nomm\u00e9es des noms des h\u00e9ros. <br> : Aspect des infirmi\u00e8res, b\u00e9n\u00e9fice moral et hommage<br>314 : Sur les cimeti\u00e8res, tombes, aspects et entretien<br>328 : Rend hommage \u00e0 un officier allemand courageux : \u00ab Belle vaillance qu\u2019il faut admirer des deux c\u00f4t\u00e9s\u2026 \u00bb<br>329 : Avion allemand abattu au FM<br>332 : Ordre d\u2019abattre les fuyards, conscience de la gravit\u00e9 d\u2019un tel ordre<br>333 : D\u00e9fense d\u2019une batterie \u00e0 l\u2019arme blanche et au d\u00e9bouchoir z\u00e9ro<br> : Un section br\u00fble 30 000 cartouches<br>335 : Critique de Le Feu de Barbusse <br>339 : Ambulance FIAT<br>340 : Canonnade d\u00e9terrant les morts : \u00ab Quel spectacle que cette canonnade impie qui, sur les champs de bataille ou dans nos petits cimeti\u00e8res du front, d\u00e9terre, d\u00e9chire, tue \u00e0 nouveau les cadavres \u00bb<br> : Fils t\u00e9l\u00e9phoniques entravant les roues des voitures sur les routes<br>341 : Mort du g\u00e9n\u00e9ral des Valli\u00e8res<br> : Les obus ne respectent plus la Croix Rouge (mai 1918)<br>347 : D\u00e9fense du PC de Cutry<br>356 : Cordons explosifs entre les lignes pour arr\u00eater les chars<br>358 : Il sauve des objets de culte, qu\u2019il envoie en camion \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00each\u00e9 \u00e0 Ch\u00e2lons-sur-Marne<br> : Vue des caves du ch\u00e2teau du s\u00e9nateur Vall\u00e9<br>360 : Conditions du passage de La Marne par pontons actionn\u00e9s par des c\u00e2bles d\u2019acier dans la boucle de Tr\u00e9loup<br>366 : Pertes au 273\u00e8me R.I.<br> : Colonel exhum\u00e9<br>368 : Ce qu\u2019il pense du Pays de Montb\u00e9liard<br>372 : Revue tch\u00e9co-slovaque \u00e0 Masevaux (vap 374)<br>373 : Vue des d\u00e9fenses devant Belfort<br>371 : Colchiques appel\u00e9es \u00ab veilleuses \u00bb<br>374 : Masevaux si\u00e8ge du gouvernement fran\u00e7ais en Alsace<br> : Vue d\u2019enfants alsaciens habill\u00e9s en soldats fran\u00e7ais, et vieux de 1870 bard\u00e9s de d\u00e9corations<br>375 : Tranch\u00e9es construites le jour dans le bois d\u2019Hirzbach, trouv\u00e9es pleines d\u2019allemands au retour au matin, conquises sans combat pendant la nuit<br>381 : Vue de groupes francs, aspect, composition (par des volontaires, \u00ab gaillards d\u00e9cid\u00e9s, amoureux du risque, fortes t\u00eates parfois, guettant l\u2019occasion de se r\u00e9habiliter \u00bb<br>383 : Grippe espagnole<br> : Couscous pr\u00e9par\u00e9 par Mohammed<br> : M. Laibe, douanier, premier bless\u00e9 de 1914, \u00e0 Faverois (Haut-Rhin), annonc\u00e9 mort le 20 novembre 1932 (mais en fait mort en 1958)<br>386 : Gourbis, guitounes et cagnas d\u2019Hirzbach<br> : Longue d\u00e9finition int\u00e9ressante du No man\u2019s land (fin 387)<br>388 : L\u2019Alsace, consid\u00e9r\u00e9e en 1918 comme une \u00ab cale de radoub \u00bb<br>390 : Chevri\u00e8res, pays de l\u2019oignon<br>392 : Vision des r\u00e9gions lib\u00e9r\u00e9es, ligne Hindenbourg, Noyon, Saint-Quentin<br>400 : Ligne Hunding<br>406 : Mines, destructions allemandes de novembre et vision des populations d\u00e9livr\u00e9es<br>407 : Le bombardement, c\u2019est la \u00ab musique de la guerre \u00bb<br>408 : Abandon du mat\u00e9riel allemand, d\u00e9b\u00e2cle (vap 417 : \u00ab Des mitrailleuses, des canons, des voitures, des armes, des obus jonchent le sol pi\u00e9tin\u00e9s par la troupe en retraite, marquant ainsi comme une train\u00e9e lamentable et sinistre les \u00e9tapes et l\u2019agonie d\u2019une arm\u00e9e \u00bb<br>364 : Fabrique un drapeau de la Croix-Rouge en vue de sa capture<br>369 : Dissolution le 7 ao\u00fbt 1918 du 273e RI, vers\u00e9 dans les 33\u00e8me et 73\u00e8me <br>371 : Photographie de la borne TCF de Largitzen<br>409 : Tir ami par avion<br>412 : Sur le parcours des pl\u00e9nipotentiaires allemands<br>413 : Ce qui se passe entre le 7 et le 11 novembre, probl\u00e8me du capitaine pl\u00e9nipotentiaire von Heldorf, qui ne peut repasser les lignes pour ramener les conditions de paix, finalement achemin\u00e9es par avion \u00e0 Spa, si\u00e8ge du G.Q.G. allemand<br> : Pierre d\u2019Haudroy le 7 novembre<br>416 : 11 novembre, comportement des soldats, \u00ab pr\u00e9sentez armes \u00bb face \u00e0 l\u2019est, feux de joie<br><br><em>Yann Prouillet, janvier 2026<\/em><br><br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Schuhler, Julien (abb\u00e9). Ceux du 1er Corps. Souvenirs, impressions, r\u00e9cits de la guerre par un aum\u00f4nier militaire, Colmar, Les \u00e9ditions d\u2019Alsace, 1933, 432 p. R\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;ouvrage :Le 30 juin 1931, \u00e0 Colmar, l\u2019abb\u00e9 Julien Schuhler, aum\u00f4nier de la 51e division du 1er aorps d\u2019arm\u00e9e, met un point final \u00e0 ses souvenirs, impressions et r\u00e9cits &hellip; <a href=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2026\/01\/31\/schuhler-julien-1881-1955\/\" class=\"more-link\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">Schuhler, Julien (1881-1955)<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":5051,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[98,13,21],"tags":[],"class_list":["post-5039","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-1931-1945","category-medecin-service-de-sante","category-souvenirs"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5039","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5039"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5039\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5080,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5039\/revisions\/5080"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5051"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5039"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5039"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5039"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}