{"id":5057,"date":"2026-02-09T21:42:27","date_gmt":"2026-02-09T20:42:27","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=5057"},"modified":"2026-02-15T18:44:55","modified_gmt":"2026-02-15T17:44:55","slug":"martin-henri-1892-1983","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2026\/02\/09\/martin-henri-1892-1983\/","title":{"rendered":"Martin, Henri (1892-1983)"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"font-size:16px\">Martin, Henri, <em>Journal de guerre. Metzeral 1915<\/em>, Munster, Soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;Histoire du Val et de la Ville de Munster, 2014, 168 p.<br><br><strong>R\u00e9sum\u00e9 de l\u2019ouvrage<\/strong><br>Aspirant, Henri Martin relate, du 2 avril au 22 juin 1915, son action comme observateur et responsable d\u2019une batterie de deux canons de 155 courts, Manon et Mignon, plac\u00e9s \u00e0 proximit\u00e9 de la ferme Huss, sur la ligne de cr\u00eate des Hautes-Vosges, entre Wildenstein et Mittlach (Haut-Rhin). Son t\u00e9moignage renseigne sur \u00ab <em>l\u2019apprentissage<\/em> \u00bb de la guerre d\u2019artillerie lourde de montagne, tant sur le plan technique que sur sa mise en place strat\u00e9gique lors des combats des cr\u00eates jusqu\u2019\u00e0 la conqu\u00eate de la Cote 830, au-dessus de Metzeral. <br><br><strong>Le t\u00e9moin<\/strong><br>Henri Martin est n\u00e9 le 16 avril 1892 \u00e0 Xertigny, dans les Vosges, d\u2019un p\u00e8re instituteur. Pourtant \u00ab n\u00e9 sauvage et m\u00e9ditatif \u00bb (p. 87), il apprend en autodidacte le grec, le latin ainsi que la st\u00e9nographie, avec laquelle il r\u00e9dige son journal, puis obtient son brevet sup\u00e9rieur qui lui permettra de consacrer sa vie professionnelle enti\u00e8rement \u00e0 l\u2019enseignement. D\u2019abord instituteur \u00e0 Bains-les-Bains, il devient directeur d\u2019\u00e9cole \u00e0 La For\u00eat (comme de La Chapelle-aux-Bois), o\u00f9 il termine sa carri\u00e8re et prend sa retraite. Il se marie en 1919, union qui lui donnera deux fils. Vosgien, il conna\u00eet le massif (il confie \u00eatre venu en touriste \u00ab <em>sur les lieux<\/em> \u00bb en 1911) sur lequel il va revenir pour y faire la guerre. Il y retourne d\u2019ailleurs, en \u00ab p\u00e8lerinage \u00bb le 20 ao\u00fbt 1960, retrouvant les endroits qu\u2019il a occup\u00e9s, et m\u00eame les entonnoirs des obus qu\u2019il a re\u00e7us ! Sa Premi\u00e8re Guerre mondiale le voit ainsi \u00e0 l\u2019Hartmannswillerkopf, o\u00f9 il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 observateur, sur les sommets des Hautes-Vosges et \u00e0 Verdun en 1916. En juin 1940, il commande l\u2019ensemble des forts d\u2019Epinal et les honneurs militaires lui sont rendus par les Allemands le 22 juin, au fort de Longchamp, lors de la reddition, la derni\u00e8re, de la place. Il est ensuite fait prisonnier, envoy\u00e9 en Sil\u00e9sie et renvoy\u00e9 \u00e0 ses foyers au bout de 14 mois au titre d\u2019officier de r\u00e9serve. Il publie de nombreux ouvrages de diff\u00e9rents genres ; Histoire, dont trois sur la Grande Guerre, po\u00e9sie, philosophie, etc. Il aura une abondante activit\u00e9 associative et sera laur\u00e9at du prix Jos\u00e9 Maria de H\u00e9r\u00e9dia. Il d\u00e9c\u00e8de \u00e0 Epinal le 9 janvier 1983.<br><br><strong>Le t\u00e9moignage<\/strong><br>Bien que court, le t\u00e9moignage de l\u2019artilleur Henri Martin, apr\u00e8s celui qu\u2019il a produit sur le Hartmannswillerkopf, est pr\u00e9cis, diversifi\u00e9 et tr\u00e8s descriptif de ses trois mois de pr\u00e9sence sur les sommets des Vosges et dans diff\u00e9rents postes d\u2018observations des hauteurs, \u00e9clairant ainsi la guerre des observatoires, indissociable de la guerre des artilleurs, et l\u2019organisation militaire et guerri\u00e8re des cr\u00eates vosgiennes. Po\u00e8te (il a envie d\u2019envoyer ses \u0153uvres aux Annales politiques et litt\u00e9raires (p. 49), connaissant la botanique et technicien, son r\u00e9cit est l\u2019un des tout meilleurs t\u00e9moignages d\u2019artilleurs dans les Vosges, ce sur tous les secteurs dans lesquels il officie. L\u2019ouvrage rappelle d\u2019abord la sp\u00e9cificit\u00e9 discontinue du front des Vosges : \u00ab Dans cette r\u00e9gion, nos lignes, prot\u00e9g\u00e9es par des r\u00e9seaux, consistent surtout en petits postes tenus par le 5e BCT et par les skieurs, assez \u00e9loign\u00e9s de ceux de l\u2019ennemi, beaucoup moins agressif ici que vers l\u2019Anlass \u00bb (p. 115).<br><br>Le corpus contenant le r\u00e9cit du t\u00e9moin est compos\u00e9 de 13 cahiers comportant ses notes prises en st\u00e9no puis transcrites en fran\u00e7ais, repris dans un livre sp\u00e9cifique qui fait suite \u00e0 Le Vieil Armand, 1915, \u00e9dit\u00e9 \u00e0 la librairie Payot en 1936 dans la prestigieuse collection des M\u00e9moires, \u00e9tudes et documents pour servir \u00e0 l&rsquo;Histoire de la Guerre Mondiale. Sur l\u2019ensemble de la dur\u00e9e du t\u00e9moignage, on d\u00e9couvre la mise en place d\u2019un front d\u2019artillerie en secteur de montagne qui ne dispose ni de la m\u00e9t\u00e9o, dont la pr\u00e9dominance est \u00e9vidente, ni des voies de communication ad\u00e9quates ce, dans la premi\u00e8re moiti\u00e9 de 1915. Outre l\u2019ambiance et la description d\u2019un poste de tir d\u2019artillerie lourde, dont il nous avoue son propre apprentissage, il t\u00e9moigne de l\u2019affinage des techniques, int\u00e9ressant sur les \u00ab astuces \u00bb pour les am\u00e9liorer au fil du temps. En effet, avec l\u2019accroissement de l\u2019implantation de l\u2019artillerie, notamment lourde, et ce avant la construction de la Route des Cr\u00eates (qu\u2019il voit d\u2019ailleurs commencer \u00e0 construire), na\u00eet un probl\u00e8me crucial de liaison avec l\u2019infanterie pour la seconder au mieux dans les attaques. Il dit : \u00ab En cas d\u2019attaque, la liaison imm\u00e9diate entre l\u2019artillerie et l\u2019infanterie me parait tr\u00e8s difficile \u00e0 r\u00e9aliser, surtout dans un terrain aussi accident\u00e9 et bois\u00e9 que celui de cette r\u00e9gion \u00bb (p. 69). Ainsi, pour pallier \u00e0 l\u2019absence du t\u00e9l\u00e9phone, qui deviendra syst\u00e9matique en juin, il dit, le 16 avril : \u00ab Le signal du tir d\u2019efficacit\u00e9 sera donn\u00e9 par un feu de paille allum\u00e9 sur le Schweisel, \u00e0 200 ou 300 m\u00e8tres de notre observatoire. Les alpins du 5\u00e8me BCT ont entass\u00e9 autour d\u2019une perche quelques balles de paille comprim\u00e9e qui ne br\u00fbleront pas facilement si on ne les d\u00e9lie. Ce tas intrigue l\u2019ennemi qui, du Schnep, lui envoie quelques petits obus, sans r\u00e9sultat \u00bb (p. 40). Honn\u00eate, Martin \u00e9voque ses relations avec la hi\u00e9rarchie, qui, alors qu\u2019il n\u2019est qu\u2019aspirant au 8e r\u00e9giment d\u2019artillerie \u00e0 pied, lui confie, le 10 avril, le commandement et la responsabilit\u00e9 du pointage de cette batterie de canons, r\u00e9v\u00e9lant par l\u00e0-m\u00eame d\u2019un c\u00f4t\u00e9 la pression, l\u2019impatience, qu\u2019il subit de la part de ses sup\u00e9rieurs, et de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 le fait qu\u2019il apprend et perfectionne son m\u00e9tier au fur et \u00e0 mesure de son exercice. Il ne cache pas ses sentiments, et son manque d\u2019assurance, devant une telle responsabilit\u00e9. Il dit : \u00ab Le lieutenant Renaud, remont\u00e9 de la vall\u00e9e, m\u2019apprend qu\u2019on l\u2019appelle \u00e0 d\u2019autres fonctions, et me remet le commandement du d\u00e9tachement et des deux pi\u00e8ces. Me voil\u00e0 dans de beaux draps ! Moi qui suis encore un novice, comment m\u2019en tirerai-je d\u2019\u00e9paisseur ? Heureusement les hommes sont de braves types et les sous-officiers sont actifs et d\u00e9vou\u00e9s \u00bb (p. 29). Son premier tir intervient une semaine plus tard. L\u2019affaire d\u2019un coup court, tir ami dont il est accus\u00e9 (p. 93), finalement \u00e0 tort (p. 95), est int\u00e9ressante sur ce point de la responsabilit\u00e9 d\u2019action au front. Il s\u2019\u00e9tonnera d\u2019ailleurs un peu plus tard (p. 66) de ne pas monter plus t\u00f4t dans les grades par ailleurs. Aussi, Henri Martin t\u00e9moigne de l\u2019adaptation n\u00e9cessaire, en un grand nombre de sujets, afin de pratiquer cette lutte des sommets. Il donne de nombreux d\u00e9tails techniques propres \u00e0 son arme (description, calibres, poids, caract\u00e9ristiques des obus comme de ses canons, comment il pointe, les contraintes auxquelles il fait face, etc.). Il d\u00e9crit m\u00eame un crapouillot, arme nouvelle pour lui, et se fait expliquer le fonctionnement du canon de 65 (p. 87). Certains tableaux sont impressionnants de r\u00e9alisme. Par exemple ce 7 mai 1915 : \u00ab Nous en sommes encore abrutis, les oreilles bris\u00e9es et bourdonnantes, un peu enivr\u00e9s par la fum\u00e9e de la poudre. C\u2019est un jeu brutal. La terre tremblait, les arbres remuaient en avant, comme secou\u00e9s par la temp\u00eate. On voyait tr\u00e8s bien les \u00e9normes projectiles sortir des tubes courts en ronflant et filer dans les nuages comme des oiseaux rapides. L\u2019\u0153il les suivant facilement pendant plusieurs kilom\u00e8tres. Leurs formidables explosions soulevaient au loin, plus haut que les sapins, des colonnes de terre et de fum\u00e9e grise et rousse \u00bb (p. 71). <br><br>Assez r\u00e9flexif et direct, Henri Martin avoue \u00e0 plusieurs reprises que, malgr\u00e9 l\u2019intensit\u00e9 du lieu et la charge de son travail, il s\u2019ennuie. Une impression de d\u00e9sert survient parfois, dans lequel Martin para\u00eet tout petit dans l\u2019immensit\u00e9 du front comme de la nature. \u00ab Il est curieux de remarquer que nous qui sommes presque sur les lieux ignorons une grande partie de ce qui s\u2019y passe \u00bb (p. 73). Parfois, le cafard est plus profond. Le 27 mai, il s\u2019\u00e9panche : \u00ab Je suis d\u00e9go\u00fbt\u00e9 de la guerre. Il n\u2019est pas possible qu\u2019on se d\u00e9truise de la sorte ! Nous sommes tous des barbares ! \u00bb (p. 100). <br><br>Il ne manque cependant pas \u00e9galement d\u2019un certain humour, et dit par exemple : \u00ab Il ne pleut pas dans notre cagna, recouverte de fortes t\u00f4les ondul\u00e9es, apport\u00e9es p\u00e9niblement par les Boches du fond de la vall\u00e9e jusque dans leurs tranch\u00e9es de la cr\u00eate ; ils n\u2019ont jamais si bien travaill\u00e9 \u00bb (p. 72).<br><br>L\u2019ouvrage est \u00e9galement un hymne \u00e0 la nature, qu\u2019il d\u00e9peint grandiose (voir page 75), et dont il partage l\u2019\u00e9merveillement. Il dit \u00ab Quel beau pays que l\u2019Alsace \u00bb (p. 52) ou \u00ab Tristesse de se tuer dans un pareil d\u00e9cor \u00bb (page 60). Il magnifie ses \u00e9crits par la po\u00e9sie. Il dit, le 23 avril : \u00ab Il a beaucoup neig\u00e9 cette nuit et la montagne est de nouveau rev\u00eatue d\u2019hermine \u00bb p. 51 ou \u00ab quelques 105 arrivent par paires, comme des colombes \u00bb (p. 92). Ses nombreuses observations botaniques (il connait Flore d\u2019Alsace de Kirschleger, botaniste n\u00e9 \u00e0 Munster (p. 61), et m\u00e9t\u00e9orologiques t\u00e9moignent du milieu somptueux et extr\u00eame dans lequel il \u00e9volue. Le 14 avril 1915, il dit : \u00ab \u00c0 la nuit tombante, en rentrant \u00e0 Schaffert, seul par les cimes, j\u2019ai failli m\u2019\u00e9garer dans la haute neige, quelque part au Sud du Schweisel. Fatigu\u00e9 je commen\u00e7ais \u00e0 m\u2019inqui\u00e9ter, lorsque j\u2019ai trouv\u00e9 un c\u00e2ble t\u00e9l\u00e9phonique qui, nouveau fil d\u2019Ariane, m\u2019a conduit jusqu\u2019\u00e0 la ferme \u00bb (p. 34). Car le sujet ici est avant tout la nature, la g\u00e9ographie, la topographie et la m\u00e9t\u00e9orologie de la montagne. La neige et le froid bien entendu, mais \u00e9galement, par exemple, la fragilit\u00e9 relative de la batterie par rapport \u00e0 l\u2019orage. Il dit, le 8 mai : \u00ab L\u2019apr\u00e8s-midi, violent orage et pluie sur nos cimes. Parfois le tonnerre est encore plus bruyant que le canon. D\u00e9tonations \u00e9pouvantables, pluie torrentielle. Nous avions d\u00e9branch\u00e9s les fils du t\u00e9l\u00e9phone, d\u2019o\u00f9 jaillissaient, \u00e0 chaque \u00e9clair, de grandes \u00e9tincelles. Je dormais \u00e0 moiti\u00e9 dans la nouvelle cagna quand un craquement terrible survint. La foudre venait de tomber sur un petit sapin, entre notre 2\u00e8me pi\u00e8ce et la 1re pi\u00e8ce d\u2019Alliot, \u00e0 quelques m\u00e8tres d\u2019un \u00e9norme tas d\u2019obus de 220. Chance inou\u00efe ! Nous aurions \u00e9t\u00e9 pulv\u00e9ris\u00e9s par l\u2019explosion \u00e0 cinquante m\u00e8tres \u00e0 la ronde \u00bb (p. 73). Cette m\u00eame sc\u00e8ne se reproduit le 27 mai : \u00ab Vers midi, orage violent, pluie torrentielle qui nous trempe dans l\u2019abri, sous les buissons. Des fils t\u00e9l\u00e9phoniques d\u00e9branch\u00e9s jaillissent en craquant des \u00e9tincelles bleues. La plus longue, me passant entre les jambes, atteint \u00e0 la cheville Alliot qui depuis marche en bo\u00eetant \u00bb (p. 99).<br><br>Il n\u2019oublie pas non plus qu\u2019il combat et occupe un pays reconquis, une Alsace qui comporte ses complications. Il dit : \u00ab D\u00een\u00e9 avec mes sous-officiers chez une vieille dame de 71 ans qui n\u2019a pas de nouvelles de son fils depuis le d\u00e9but de la guerre, pour l\u2019excellente raison qu\u2019il appartient au 11e d\u2019infanterie prussienne. La pauvre vieille nous fait piti\u00e9. Nous lui avons donn\u00e9 \u00e0 manger, fait boire du caf\u00e9 et m\u00eame du champagne \u00bb (p. 52). Il n\u2019est parfois pas tendre sur les hommes qu\u2019il rencontre, tels ces lieutenants d\u00e9sagr\u00e9ables ou ce colonel Boussat, manifestement craint (voir p. 95), qu\u2019il met en opposition avec des officiers de chasseurs aim\u00e9s de leurs hommes (p. 108). D\u00e8s lors, des informations utiles \u00e0 l\u2019historien, comme parfois \u00e0 l\u2019ethnologue, peuvent \u00eatre relev\u00e9es \u00e0 chaque page. Il est enfin descriptif, y compris des grands officiers qu\u2019il c\u00f4toie \u00e9pisodiquement, tels d\u2019Armaud de Pouydraguin, Serret ou Boussat. <br><br>L\u2019ouvrage est tr\u00e8s bien publi\u00e9, comporte de rares erreurs (dont une seulement, traditionnelle et d\u00e9j\u00e0 maintes fois signal\u00e9e chez les t\u00e9moins, \u00e0 cote). Il est agr\u00e9ment\u00e9 en annexes une courte biographie des officiers sup\u00e9rieurs \u00e9voqu\u00e9s dans le livre (g\u00e9n\u00e9ral Marcel Serret, g\u00e9n\u00e9ral Louis Marie Gaston d\u2019Armau de Pouydraguin (d\u00e9crit p. 60) et son fils Jean, ainsi que le colonel Joseph Fran\u00e7ois Denis Boussat), un glossaire des abr\u00e9viations et cotes altim\u00e9triques, pr\u00e9cisant leur localisation sur le terrain, un lexique, une table des mati\u00e8res et une table du th\u00e9\u00e2tre des op\u00e9rations adoss\u00e9e \u00e0 une opportune carte num\u00e9rot\u00e9e en couleurs. <br><br><strong>Lieux \u00e9voqu\u00e9s dans l\u2019ouvrage :<\/strong><br>Ferme de Schaffert &#8211; Observatoire du Schweiselwasen &#8211; Schnepfenriethkopf &#8211; Kruth &#8211; Cote 1201 &#8211; Cote 1025 &#8211; Anlass-Wasen &#8211; Mittlach &#8211; Hohneck &#8211; 830<br><br>Renseignements utiles tir\u00e9s de l\u2019ouvrage :<br>Page 6 : Chiffres sur la vall\u00e9e de Munster dans la guerre : Entre 30 000 et 40 000 soldats et 10 000 civils \u00e9vacu\u00e9s <br>17 : Apprend \u00e0 monter \u00e0 cheval<br>18 : Sitom\u00e8tre (calculateur d\u2019angles)<br>21 : \u00ab La chaleur du po\u00eale est le meilleur agent de liaison qu\u2019on puisse r\u00eaver \u00bb <br>22 : H\u00f4tel du Hohneck<br> : Le 65 de montagne envoie de \u00ab charmants obus rouges, coiff\u00e9s de belles fus\u00e9es de cuivre verni \u00bb. <br> : Leur bruit : \u00ab Ces petits obus \u00e9clataient en l\u2019air comme des coups de pistolet \u00bb<br>25 : Organisation de la position et mat\u00e9riel de camp<br>26 : Vue, description et avis sur les m\u00e9ridionaux (vap 31, 33)<br>27 : Sur les lettres, il pr\u00e9cise : \u00ab Dor\u00e9navant je ne leur dirai plus o\u00f9 je suis, m\u00eame approximativement, afin qu\u2019ils ne se tracassent plus quand ils entendront parler de batailles. Il peut arriver que je sois trop occup\u00e9 ou fatigu\u00e9 pour avoir le temps de leur \u00e9crire, m\u00eame bri\u00e8vement \u00bb<br>28 : Utilise une carte allemande au 1\/20 000e, consid\u00e9r\u00e9e comme \u00ab tr\u00e8s pr\u00e9cise \u00bb (vap 83)<br>30 : Gibier, il donne une prime de 40 sous pour un chevreuil tu\u00e9 (vap 78, 85 sur le pillage des truites par d\u00e9tournement du ruisseau et la destruction des chevreuils)<br>32 : D\u00e9cembre 1916, premier combat de skieurs entre une section d\u2019\u00e9claireurs fran\u00e7ais et des \u00e9l\u00e9ments du 1er bataillon alpin bavarois<br>33 : Tirs inop\u00e9rants au fusil contre des avions<br>34 : Prix d\u2019une baraque d\u2019\u00c9pinal : 4 000 francs pi\u00e8ce<br>35 : Bataille\u2026 de boules de neige (vap 47, 48, 115)<br> : Lycopode appel\u00e9e jalousie utilis\u00e9 par les marquaires pour filtrer le lait (vap 50)<br> : Ennui<br>42 : Probl\u00e8mes de r\u00e9glage, impatience du commandement<br>44 : Obus passant au-dessus des avions !<br>45 : Voiture de Serret port\u00e9e \u00e0 bras pour la retourner dans la neige boueuse<br> : Tir vertical dit \u00ab Tir dans la lune \u00bb <br> : Bruit de l\u2019obus \u00ab avec des froissements de soie \u00bb <br>47 : Diff\u00e9rence entre la r\u00e9alit\u00e9 et le communiqu\u00e9<br>49 : B\u00eatise des journaux<br> : Po\u00e9sie des noms allemands des lieux : Schnepfenriethkopf signifiant T\u00eate de la prairie aux b\u00e9casses<br>52 : Allemand fusill\u00e9 car \u00ab il portait des balles retourn\u00e9es dans ses cartouchi\u00e8res \u00bb<br>55 : Canons disparus sous la neige<br>56 : Mange sans peur des denr\u00e9es (biscuits et potage) trouv\u00e9es dans une cagna boche apr\u00e8s conqu\u00eate de la position : \u00ab S\u2019il avait quitt\u00e9 moins pr\u00e9cipitamment ces lieux nous n\u2019aurions pas os\u00e9, de peur d\u2019empoisonnement, utiliser ce qu\u2019il a laiss\u00e9 \u00bb. Visite les tranch\u00e9es ennemies faites dans la neige<br>57 : \u00ab Les Boches ont de l\u2019excellent fil t\u00e9l\u00e9phonique, solide et souple \u00bb <br>61 : Voit la nuit les projecteurs des places fortes d\u2019\u00c9pinal et de Belfort<br>66 : Fanions blancs pour signaler les tranch\u00e9es<br> : Actes de sabotage t\u00e9moignant d\u2019une certaine r\u00e9sistance alsacienne ?<br>67 : Bruit de l\u2019obus (froufrous)<br> : Comment il d\u00e9truit l\u2019usine de Steinabr\u00fcck, avec combien d\u2019obus<br>68 : La fonte des neiges r\u00e9v\u00e8le un corps enseveli<br>63 : Canon renvers\u00e9<br>69 : Renversement du charriot transportant les obus : \u00ab Et dire qu\u2019on nous recommandait de manipuler ces obus avec pr\u00e9caution ! \u00bb<br>70 : Ridicule de la peur des conducteurs<br>71 : Bruit assourdissant, l\u2019artillerie, \u00ab c\u2019est un jeu brutal \u00bb, arbres secou\u00e9s<br>72 : Accident de feu de cuisine, d\u00fb \u00e0 une cartouche oubli\u00e9e dans la paille<br>76 : Fosse commune de 12 soldats allemands<br>77 : Description des 74 allemands : \u00ab Ce sont des explosifs, bien peints, bien rang\u00e9s dans des bo\u00eetes de t\u00f4le emboutie, il tra\u00eene aussi des outils servant \u00e0 je ne sais quoi, car je ne connais pas bien le mat\u00e9riel allemand \u00bb<br>79 : Planchettes de tir au 1\/20 000 et grosse monoculaire grossissant 25 fois<br>80 : Canons amarr\u00e9s \u00e0 des souches avec des piquets et des c\u00e2bles <br> : Bruit et s\u00e9quen\u00e7age en secondes des tirs<br>82 : Soldat dormant avec un calot de chasseur \u00e0 pied allemand enfonc\u00e9 jusqu\u2019aux oreilles<br>85 : Culot allemand : \u00ab Les Boches ont un culot ph\u00e9nom\u00e9nal : ils font pa\u00eetre sur la montagne de l\u2019Ilienkopf, \u00e0 l\u2019Est de Sondernach, un grand troupeau de vaches blanches et noires, peut-\u00eatre pour nous montrer qu\u2019ils n\u2019ont point encore faim, comme on le pr\u00e9tend (\u2026) Ils nous narguent aussi avec des drapeaux flottant sur une esp\u00e8ce de kiosque \u00e0 l\u2019Est de Metzeral sur une colline d\u00e9nud\u00e9e \u00bb<br> : Troph\u00e9es : trouv\u00e9 un sac tyrolien de solide toile bistre \u00e0 plusieurs poches tr\u00e8s commode et une patte d\u2019\u00e9paule<br>86 : Grenades \u00e0 tige dites \u00ab \u00e9pis de ma\u00efs \u00bb<br>87 : D\u00e9crit un petit moulin hydraulique musical, jouet d\u2019enfant pos\u00e9 sur un ruisseau<br>88 : Retomb\u00e9es a\u00e9riennes de shrapnells<br> : Papier calque r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 dans les caisses d\u2019obus allemandes<br> : Sa barbe est cens\u00e9e le prot\u00e9ger des mouches<br>91 : Description d\u2019un abri fait avec du mat\u00e9riel allemand<br>93 : Ambiance en ligne \u00e0 la d\u00e9claration de guerre de l\u2019Italie \u00e0 l\u2019Allemagne<br>99 : Civile toujours pr\u00e9sente dans une ferme sous les obus, bless\u00e9e<br> : Electrisation d\u2019un soldat par l\u2019orage<br> : Rumeur de train blind\u00e9<br>100 : Crise de cartouches de fusil, raclage de fonds de tiroirs <br>101 : R\u00e9cup\u00e9ration de justaucorps de caoutchouc blanc allemands, imperm\u00e9ables \u00e0 doublure rose avec des \u00e9lastiques aux poignets et \u00e0 la ceinture et la lettre S brod\u00e9e en vert sur une manche<br> : R\u00e9utilisation de rondins allemands<br> : Odeur de cadavres mal enterr\u00e9s<br> : L\u00e9gende des mitrailleurs allemands encha\u00een\u00e9s \u00e0 leur pi\u00e8ce<br>102 : Tir ami d\u00fb \u00e0 un probl\u00e8me de r\u00e9glage de montre<br> : Chronom\u00e8tre Lipp<br>103 : 13 attaques allemandes sur 955<br>105 : Odeur m\u00e9lang\u00e9e de r\u00e9sine, de terre remu\u00e9e, de phosphore et de cadavre <br> : T\u00e9l\u00e9phone mod\u00e8le 1909 particuli\u00e8rement solide<br>106 : Soldats morts embroch\u00e9s<br>108 : Trouve que les artilleurs allemands \u00ab sont moins audacieux que nous dans leurs r\u00e9glages en premi\u00e8re ligne \u00bb<br> : Odeur des allemands<br>109 : Dissuad\u00e9 par des soldats de tuer des allemands en corv\u00e9e par peur de repr\u00e9sailles par bombardements : \u00ab Ayant aper\u00e7u en lisi\u00e8re du bois, \u00e0 cent m\u00e8tres, trois Boches \u00e0 calot rouge qui portent des rondins, je me dispose \u00e0 en descendre au moins un ; mais les chasseurs m\u2019en dissuadent, de peur de repr\u00e9sailles par \u00ab \u00e9pis de ma\u00efs \u00bb et torpilles, durant la rel\u00e8ve prochaine \u00bb<br>115 : En promenade, d\u00e9couvre une jambe !<br>119 : Barres fixes et balan\u00e7oires accroch\u00e9es dans des h\u00eatres pour amuser les poilus<br>120 : Eau ph\u00e9niqu\u00e9e appliqu\u00e9e sur un tampon pour proc\u00e9der \u00e0 des exhumations<br>126 : Vue de Beaudrand, du 133e RI<br>132 : Usure de Manon<br>134 : R\u00e9sonance sonore<br> : Couleur des fum\u00e9es et signification<br>139 : Horreur de coups directs<br> : Bruit des obus : \u00ab Leurs obus miaulent comme des cordes de violon \u00bb<br>140 : Bombarde Metzeral<br> : Barberot<br>148 : Plaquette Malandrin et bruit qu\u2019elle g\u00e9n\u00e8re<br>150 : Lit en foug\u00e8re pour les enfants qui font pipi au lit<br> : Appareil optique<br>156 : Suicide d\u2019un lieutenant, fl\u00e9tri pour sa l\u00e2chet\u00e9 par un g\u00e9n\u00e9ral<br>161 : \u00ab <em>Bancal<\/em> \u00bb : son sabre<br><br><em>Yann Prouillet, f\u00e9vrier 2026<\/em><br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Martin, Henri, Journal de guerre. Metzeral 1915, Munster, Soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;Histoire du Val et de la Ville de Munster, 2014, 168 p. R\u00e9sum\u00e9 de l\u2019ouvrageAspirant, Henri Martin relate, du 2 avril au 22 juin 1915, son action comme observateur et responsable d\u2019une batterie de deux canons de 155 courts, Manon et Mignon, plac\u00e9s \u00e0 proximit\u00e9 de &hellip; <a href=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2026\/02\/09\/martin-henri-1892-1983\/\" class=\"more-link\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">Martin, Henri (1892-1983)<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":5074,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[202,3,222],"tags":[507,1427,1426],"class_list":["post-5057","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-202","category-carnet","category-officier-artillerie","tag-artillerie-lourde","tag-guerre-des-observatoires","tag-hautes-vosges"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5057","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5057"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5057\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5084,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5057\/revisions\/5084"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5074"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5057"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5057"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5057"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}