{"id":5097,"date":"2026-02-20T15:06:14","date_gmt":"2026-02-20T14:06:14","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=5097"},"modified":"2026-02-23T18:04:39","modified_gmt":"2026-02-23T17:04:39","slug":"mouton-auguste-1891-1972","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2026\/02\/20\/mouton-auguste-1891-1972\/","title":{"rendered":"Mouton, Auguste (1891-1972)"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"font-size:16px\">Mouton, Auguste, <em>Ros\u00e9e sanglante. Journal d\u2019un soldat de la Grande Guerre<\/em>, CSV \u00e9ditions, 2017, 257 p.<br><br><strong>1. Le t\u00e9moin<\/strong><br>Auguste Mouton est n\u00e9 le 30 avril 1891 \u00e0 Bourges, dans le Cher. En 1904, il entre au petit s\u00e9minaire Saint-C\u00e9lestin, aujourd\u2019hui lyc\u00e9e Jacques C\u0153ur, dans cette m\u00eame ville. Il y acquiert manifestement de solides \u00e9duction et connaissance g\u00e9n\u00e9rale. Il parle anglais, ce qui lui servira \u00e0 la fin de la guerre, avec 3 sergents noirs am\u00e9ricains en Argonne (p. 211) ou se fera m\u00eame un temps interpr\u00e8te aupr\u00e8s des anglais (p. 229). Il joue de l\u2019harmonium, mais il ne sait toutefois pas nager. \u00c0 sa sortie, il est employ\u00e9 de banque et demeure \u00e0 Paris. En 1912, il fait sa p\u00e9riode militaire au 51e RI de Beauvais, caserne Watrin, d\u2019abord comme \u00e9l\u00e8ve caporal puis occupant des fonctions de secr\u00e9taire. Il termine sa p\u00e9riode peu avant la d\u00e9claration de guerre qui le rappelle le 2 ao\u00fbt \u00e0 la 20e compagnie. Il quitte la caserne le 14. Il perd sa belle-m\u00e8re le 6 juin 1916, nouvelle qui l\u2019attriste, puis \u00e9pouse en pleine guerre Elise, qu\u2019il appelle Lily, en l\u2019\u00e9glise de La Madeleine \u00e0 Paris, o\u00f9 il demeure, rue Victor Mass\u00e9, le 15 septembre 1917. Il fait d\u2019ailleurs \u00e0 plusieurs reprises, en fonction de ses fonctions ou de ses stations \u00e0 l\u2019arri\u00e8re du front, venir sa femme \u00ab en douce \u00bb \u00e0 chaque fois que possible. Il ne sera d\u00e9mobilis\u00e9 que le 16 ao\u00fbt 1919. Il reprend d\u2019ailleurs, au cours d\u2019une permission, quelques jours, son travail \u00e0 la banque parisienne Soci\u00e9t\u00e9 G\u00e9n\u00e9rale avant m\u00eame d\u2019\u00eatre d\u00e9mobilis\u00e9. Dans les ann\u00e9es 30, il s\u2019installe dans l\u2019Eure, \u00e0 Nassandres. Du couple na\u00eetront Andr\u00e9, n\u00e9 le 19 septembre 1919, (mort le 15 f\u00e9vrier 1942), Monique, n\u00e9e le 25 juin 1930 (d\u00e9c\u00e9d\u00e9e le 21 mars 1948) et Eliane, n\u00e9e le 21 f\u00e9vrier 1935. Auguste d\u00e9c\u00e8de \u00e0 Evreux le 3 d\u00e9cembre 1972 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 81 ans. C\u2019est V\u00e9ronique Normand, arri\u00e8re-petite-fille d\u2019Auguste qui publie les souvenirs de guerre du t\u00e9moin. <br>Son parcours dans la guerre \u00e9tant divers, le sont aussi ses diff\u00e9rentes affectations relev\u00e9es de son r\u00e9cit : 51e RI (20e puis 30e Cie) jusqu\u2019au 30 avril 1915 o\u00f9 il passe \u00e0 la vaguemestre du 3e compagnie hors rang du 3e bataillon du 402e bataillon de marche, \u00e0 l\u2019existence \u00e9ph\u00e9m\u00e8re puisqu\u2019il est dissous d\u00e9but avril 1916. Il est donc mut\u00e9 au 111e d\u2019Antibes, r\u00e9giment qui sera lui-m\u00eame dissous d\u00e9but juillet 1917. Il passe alors dans diff\u00e9rentes compagnies du 298e RI, changements multiples qui s\u2019accompagnent le plus souvent d\u2019une phase de cafard. Apr\u00e8s-guerre, ce dernier r\u00e9giment est \u00e0 son tour dissous, lui occasionnant \u00e0 nouveau la charge d\u2019en liquider la comptabilit\u00e9, rendant ses comptes \u00e0 l\u2019officier de D\u00e9tails (p. 239 et 240). Il est alors affect\u00e9 aux 5\u00e8me puis 7\u00e8me compagnies du 120e RI o\u00f9 il occupe diverses t\u00e2ches, dont celle de rep\u00e9rer les obus non \u00e9clat\u00e9s pour les signaler aux artilleurs pour le d\u00e9sobusage.<br>Il apprend le 23 novembre 1916 qu\u2019il est propos\u00e9 pour la croix de guerre avec une belle citation pour sa conduite au fort de Vaux (p. 160), qui lui sera remise dans la tranch\u00e9e-m\u00eame d\u00e9but mars 1917 (p.e 168). Il en obtient une seconde en ao\u00fbt 1918. Paradoxalement il gardera toute la guerre son grade de sergent, expliquant \u00ab que mon poste de sergent-vaguemestre \u00e9tait plus enviable que les galons de sous-lieutenant \u00bb (p. 101). La guerre termin\u00e9e et avant sa d\u00e9mobilisation, il occupe un temps la fonction de sergent-major, redevenant fourrier apr\u00e8s la dissolution de son dernier r\u00e9giment (298e). A noter que sa fonction de vaguemestre, rarement document\u00e9e, rapproche cette partie du t\u00e9moignage de celui de F\u00e9lix Braud in Les carnets de guerre du sergent vaguemestre F\u00e9lix Braud, (1914-1917) (Senones, Edhisto, 2002, 191 p.).<br>C\u2019est lui qui donne la conclusion de son r\u00e9cit, aussi encyclop\u00e9dique que p\u00e9dagogique, lorsqu\u2019il est enfin lib\u00e9r\u00e9 de ses 8 ann\u00e9es de vie militaire : \u00ab Adieu donc \u00e0 ce pass\u00e9 o\u00f9 la souffrance a eu la plus large place, o\u00f9 la mort m\u2019a survol\u00e9 tant de fois. Adieu aussi aux inepties du m\u00e9tier ! Adieu enfin aux heures si rares de franche gaiet\u00e9 que j\u2019ai pu y trouver, car l\u2019esprit fran\u00e7ais est ainsi fait qu\u2019il oublie facilement le danger pour ne penser qu\u2019aux joies connues \u00bb. Il ressortira toutefois du conflit avec un profond sentiment antiallemand, n\u2019\u00e9tant pas sorti de la guerre pacifiste : \u00ab Pour ma part, \u00e9tant revenu indemne de cette longue guerre, je ne peux que remercier Dieu, mais toute ma vie je me souviendrai du mal que l\u2019Allemand m\u2019a caus\u00e9 ; je ne lui pardonnerai jamais d\u2019avoir bris\u00e9 ma jeunesse pour satisfaire son ambitieuse folie des grandeurs. L\u2019ayant vu \u00e0 l\u2019\u0153uvre, je sais qu\u2019il est plus barbare que nous, plus cruel et indigne de la moindre piti\u00e9. Je ne lui connais aucun acte loyal \u00e0 son actif et j\u2019enseignerai \u00e0 mon petit Andr\u00e9 la haine n\u00e9cessaire pour un tel adversaire \u00e0 jamais conciliable. Car malgr\u00e9 la d\u00e9faite, il va travailler comme par le pass\u00e9 pour la Revanche \u00bb (page 250).<br><br><br><strong>2. Le t\u00e9moignage :<\/strong><br>Recompos\u00e9 apr\u00e8s-guerre sous forme de synth\u00e8se construite et enrichie, Auguste Mouton nous renseigne dans une \u00e9mouvante d\u00e9dicace sur ses conditions et le pourquoi de son \u00e9criture, manifestement bas\u00e9e sur un scrupuleux journal de guerre : \u00ab Pour toi mon petit Andr\u00e9 ch\u00e9ri [son premier fils], j\u2019ai r\u00e9uni dans ce cahier les heures les plus douloureuses de mon existence avec les impressions que j\u2019en ai ressenties au jour le jour. Ce recueil, dont le premier chapitre avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 d\u00e9di\u00e9 et offert \u00e0 ta petite maman avant que tu ne fusses de ce monde est la reproduction exacte et fid\u00e8le de celui que je tra\u00e7ais quotidiennement soit pendant les heures de r\u00e9pit que me laissait la mitraille soit au repos ou \u00e0 l\u2019abri des obus. C\u2019est le r\u00e9sum\u00e9 de mes 5 ann\u00e9es pass\u00e9es sous les armes alors que je finissais \u00e0 peine mes deux ans de service obligatoire au 51e r\u00e9giment d\u2019infanterie \u00e0 Beauvais. Quand tu seras en \u00e2ge de le lire et que certains passages te forceront \u00e0 me questionner tellement les horribles d\u00e9tails de ce monstrueux carnage te para\u00eetront effrayants, ce sera ma joie d\u2019\u00eatre pr\u00e8s de toi et de fournir les explications n\u00e9cessaires \u00e0 ta jeune imagination. (\u2026) Tu pourras grandir dans la paix et le bonheur mon petit Andr\u00e9, aux c\u00f4t\u00e9s de ton papa et de ta maman, apr\u00e8s avoir eu la chance inou\u00efe de se retrouver malgr\u00e9 le plus effroyable cataclysme que la terre ait jamais vu, n\u2019ont eu qu\u2019un d\u00e9sir : te conna\u00eetre pour t\u2019aimer et \u00eatre aim\u00e9 de toi \u00bb (p. 11). Mais Auguste Mouton nous renseigne \u00e9galement sur son processus d\u2019\u00e9criture en ins\u00e9rant quelques informations architecturales de son r\u00e9cit pour le lecteur. P. 45, il pr\u00e9vient : \u00ab L\u00e0 s\u2019arr\u00eate la premi\u00e8re partie de mon r\u00e9cit \u00bb. Il tient donc un journal et \u00e9crit \u00e9galement sa correspondance, qui n\u2019est pas publi\u00e9e ici. Il dit : \u00ab J\u2019\u00e9cris encore pour que les \u00eatres qui me sont chers aient de mes nouvelles, car je sais que nos lettres arrivent paisiblement et lentement \u00e0 leurs destinataires \u00bb (p. 53), lettres qu\u2019il fait passer parfois en dehors du circuit militaire (p. 105). Poursuivant la p\u00e9dagogie de sa narration \u00e0 l\u2019endroit du lecteur, \u00e0 l\u2019issue de son transfert \u00e0 l\u2019arri\u00e8re apr\u00e8s sa blessure, il avise : \u00ab Les pages qui vont suivre ne seront pas aussi riches en d\u00e9tails pour les deux raisons suivantes. La premi\u00e8re c\u2019est que du jour o\u00f9 j\u2019ai quitt\u00e9 la zone dangereuse, j\u2019avais moins d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 faire un journal vulgaire de ma vie que je consid\u00e9rais d\u00e9finitivement sauv\u00e9e \u00e0 ce moment-l\u00e0. La deuxi\u00e8me raison c\u2019est que le jour o\u00f9, \u00e0 mon grand d\u00e9sappointement, je rejoignis la ligne meurtri\u00e8re, il \u00e9tait interdit de conserver sur nous des carnets de guerre ou autres feuilles similaires. Les \u00e9v\u00e9nements nous avaient appris en effet que les Allemand avaient su tirer par de ces renseignements divers trouv\u00e9s sur des prisonniers. Ils connaissaient ainsi le moral des officiers et des soldats, nos habitudes de rel\u00e8ves dans certains secteurs et m\u00eame nos projets d\u2019attaque qui ne se produisaient pas toujours \u00bb. Il ajoute enfin : \u00ab Malgr\u00e9 l\u2019absence de ces notes, les chapitres suivants n\u2019en contiendront pas moins des dates et des faits rigoureusement exacts puisqu\u2019ils ont \u00e9t\u00e9 reconstitu\u00e9s \u00e0 l\u2019aide de la correspondance quotidienne \u00e9chang\u00e9e entre ma ch\u00e8re Lily et moi et gr\u00e2ce \u00e0 laquelle j\u2019ai pu tirer d\u2019aussi justes renseignements que d\u2019un carnet de route \u00bb (p. 69 \u00e0 70). D\u00e8s lors, le r\u00e9cit d\u2019Auguste est bien un journal de guerre recompos\u00e9 mais seule son honn\u00eatet\u00e9 intellectuelle permet de le d\u00e9celer tant l\u2019\u00e9criture est pr\u00e9cise et continue sur l\u2019ensemble des six ann\u00e9es de guerre. <br><br>L\u2019avant-propos de V\u00e9ronique Normand nous renseigne sur l\u2019explication du titre de l\u2019ouvrage. Elle pr\u00e9cise : \u00ab Ros\u00e9e sanglante \u00bb est le titre d\u2019un encart ins\u00e9r\u00e9 dans le livre relatant le soir du 26 septembre 1914 o\u00f9 un combat sanglant eut lieu pr\u00e8s de La Neuville, hameau du secteur de Commercy dans la Meuse \u00bb (p. 7 et 52). C\u2019est Auguste Mouton lui-m\u00eame qui fait ressortir par encarts quelques \u00e9pisodes marquants de sa guerre. Ainsi : Le rempart humain (p. 21 &#8211; 23 ao\u00fbt 1914) \u2013 Ros\u00e9e sanglante (p. 52-53) \u2013 Une visite m\u00e9dicale aux arm\u00e9es, Le Sourrriat &#8211; 20 avril 1918 (p. 208 \u00e0 210).<br><br>Par sa pr\u00e9cision et son extr\u00eame diversit\u00e9 d\u2019exp\u00e9rience, le r\u00e9cit d\u2019Auguste Mouton se classe parmi les tout meilleurs t\u00e9moignages \u00e9manant d\u2019un soldat d\u2019infanterie ayant, miracul\u00e9 de nombreuses fois, fait l\u2018ensemble de la campagne sur divers fronts, souvent les plus dangereux, sur l\u2019ensemble du conflit, p\u00e9riode d\u2019h\u00f4pital non comprise puisqu\u2019il a \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 plusieurs fois. Un nombre consid\u00e9rable d\u2019\u00e9l\u00e9ments utiles \u00e0 l\u2019historien sont ainsi \u00e0 d\u00e9gager de ces pages denses et pr\u00e9cises. Sa formation de jeunesse au Petit S\u00e9minaire fait comprendre la grande pi\u00e9t\u00e9 toujours manifest\u00e9e d\u2019Auguste Mouton, qui se tourne fr\u00e9quemment vers Dieu, notamment aux p\u00e9riodes les plus mena\u00e7antes, pendant lesquelles il l\u2019implore m\u00eame parfois (7 d\u00e9cembre 1917 lors d\u2019un nouveau s\u00e9jour \u00e0 Verdun (p. 192)). D\u00e8s lors il se pense prot\u00e9g\u00e9 par ses pri\u00e8res (p. 44 et 51) et le fait qu\u2019il se fie souvent \u00e0 sa \u00ab bonne \u00e9toile \u00bb l\u2019est \u00e0 juste raison finalement (p. 153). Il le dit ouvertement le 16 octobre 1918 : \u00ab \u2026mais comme toujours j\u2019ai confiance en ma bonne \u00e9toile et je suis persuad\u00e9 que je vais m\u2019en tirer \u00bb (p. 230). Il quitte par exemple son gourbi quelques minutes \u00e0 cause d\u2019un bombardement, pour le retrouver compl\u00e8tement d\u00e9fonc\u00e9. Il dit alors : \u00ab Probablement que si j\u2019\u00e9tais rest\u00e9 dans mon gourbi, j\u2019aurai \u00e9t\u00e9 aplati comme une galette \u00bb (page 189). Malgr\u00e9 ce sentiment de protection, il est lucide et dit, le 17 octobre : \u00ab Nous sentons une terrible appr\u00e9hension en approchant de la fin de la lutte. Fatalement on devient \u00e9go\u00efste et ce n\u2019est pas une l\u00e2chet\u00e9 apr\u00e8s cinquante mois de guerre. Je ne r\u00e9clame que mon droit, celui de vivre apr\u00e8s tant d\u2019\u00e9preuves et de souffrances ce qui ne serait que justice \u00bb (p. 230).<br><br><strong>3. Analyse<\/strong><br>Un formidable t\u00e9moignage, issu d\u2019un homme lettr\u00e9, r\u00e9flexif, \u00e0 la profonde culture religieuse, et avec un vrai talent narratif. Noms et lieux sont d\u00e9crits pr\u00e9cis\u00e9ment, de m\u00eame que mille donn\u00e9es et anecdotes qui rendent l\u2019ouvrage particuli\u00e8rement vivant et fourmillant d\u2019informations, parfois successives \u00e0 chaque page, ce jusqu\u2019\u00e0 la derni\u00e8re. <br>D\u00e8s la mobilisation en masse, dont il participe \u00e0 l\u2019organisation comme sergent, il n\u2019est pas dupe sur les heures terribles qui l\u2019attendent. Il dit, le 12 ao\u00fbt : \u00ab j\u2019\u00e9prouve l\u2019impression que nous sommes des bestiaux qu\u2019on embarque vers un lointain abattoir \u00bb (p. 16). Comme nombre de soldat, il aspire \u00e0 combattre. Le 14 ao\u00fbt, montant sans frein vers le nord, il confie : \u00ab Le temps est radieux, nous vivons presque tranquilles. C\u2019est \u00e0 croire que la guerre va se terminer sans notre intervention \u00bb (p. 17). Mais il commence bient\u00f4t \u00e0 entendre le bruit du canon au loin, qui g\u00e9n\u00e8re les premi\u00e8res angoisses.<br>Le t\u00e9moignage est honn\u00eate et sinc\u00e8re, assez peu teint\u00e9 par l\u2019exag\u00e9ration et le bourrage de cr\u00e2ne, m\u00eame s\u2019il n\u2019en est tr\u00e8s ponctuellement pas universellement exempt. Comme ce rempart de cadavres allemands, qu\u2019il rapporte toutefois, ne l\u2019ayant pas constat\u00e9 lui-m\u00eame : \u00ab D\u2019apr\u00e8s leur r\u00e9cit, ils ont plut\u00f4t fait l\u2019\u0153uvre de fossoyeurs car, pendant un recul momentan\u00e9 des Allemands, ils ont ramass\u00e9 un nombre consid\u00e9rable de cadavres au point de s\u2019en faire une ligne de rempart toute grise derri\u00e8re laquelle ils attendaient le retour offensif de l\u2019ennemi \u00bb (p.20). De m\u00eame ces allemands br\u00fblant 800 corps de leurs camarades debout dos \u00e0 dos, t\u00e9moignage par procuration des civils (p. 38). Les pages qui suivent t\u00e9moignent de la pression qui fait redescendre population en exode et tout le r\u00e9giment vers le sud, l\u2019arm\u00e9e perdant la bataille des fronti\u00e8res, il constate : \u00ab Partout c\u2019est la mis\u00e8re qui passe et de voir pleurer tant d\u2019innocents, nous maudissons la guerre et nous leur promettons en passant d\u2019\u00eatre impitoyables avec les Boches \u00bb (p. 24). Le doute g\u00e9n\u00e9ral s\u2019installe alors et il note : \u00ab \u2026nous voyons bien que nos officiers sont indiff\u00e9rents et qu\u2019ils en savent plus long qu\u2019ils ne veulent en dire \u00bb (p. 24). D\u00e8s lors, son \u00e9tat physique, alignant sans fin les kilom\u00e8tres de la retraite, t\u00e9moigne du moment : \u00ab Ah ! Mes jambes, comme elles sont faibles ! Et mes \u00e9paules je ne les sens plus ; j\u2019ai la sensation d\u2019une br\u00fblure dans les reins, tellement les courroies de mon sac deviennent insupportables. Je marche donc comme un automate, comme un b\u00eate folle sans plus d\u2019espoir que d\u2019atteindre le lieu de la grande halte ou du cantonnement suivant \u00bb (p. 24). Il en vient alors \u00e0 envier les bless\u00e9s : \u00ab Quelques bless\u00e9s s\u2019en vont plus loin \u00e0 l\u2019arri\u00e8re. Heureux veinards dont nous envions le sort avant de savoir l\u2019\u00e9tendue de leur mal ! \u00bb (p. 28). Une phrase semble \u00e9crite apr\u00e8s-guerre lorsqu\u2019il dit : \u00ab Nous longeons la fameuse tranch\u00e9e des ba\u00efonnettes o\u00f9 des visages noircis nous regardent d\u2019une fixit\u00e9 effrayante, l\u2019arme \u00e0 la main \u00bb (p. 156).<br><br>Son r\u00e9cit, s\u2019il ne fait pas \u00e9tat d\u2019un pacifisme revendiqu\u00e9, rapporte, certainement comme il le constate, l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit des soldats. Par exemple, la bataille de La Marne \u00e0 peine gagn\u00e9e, il d\u00e9crit : \u00ab Tremp\u00e9s, malades, les hommes se r\u00e9voltent et veulent se porter d\u2019eux-m\u00eames dans le village. Des r\u00e9flexions venimeuses \u00e0 l\u2019adresse des officiers commencent \u00e0 circuler hautement. Ceux-ci parlent de br\u00fbler la cervelle au premier qui bronche. Aussit\u00f4t des coups de sifflets et des jurons r\u00e9pondent \u00e0 cette menace. Alors les officiers deviennent plus doux essayent de calmer leurs hommes, mais la patience de chacun est \u00e0 bout et passant outre la colonne se rue dans le village \u00bb (p. 41-42). Il use le plus souvent possible de strat\u00e9gies d\u2019\u00e9vitement (par exemple former la classe 1916 pour prolonger de 3 mois son retrait du front \u00e0 l\u2019issue de sa convalescence bretonne (p. 90) ou pour \u00e9viter une piq\u00fbre paratypho\u00efdique (p. 148 et 183), jusqu\u2019\u00e0 envier ceux qui parviennent \u00e0 s\u2019extraire du front, m\u00eame pour quelques mois seulement, pour participer \u00e0 des stages par exemple). Lors de la p\u00e9riode des mutineries, qu\u2019il vit dans les Vosges, il confie toutefois sa lassitude, allant jusqu\u2019\u00e0 dire, en septembre 1917, n\u2019obtenant pas une permission pour se marier : \u00ab Je deviens anarchiste \u00bb, assertion qu\u2019il renouvelle le 4 avril suivant devant la fatigue des mouvements inutiles (page 205). Mais son mariage \u00e0 cette date remonte un peu son moral. Il dit : \u00ab Il me semble que j\u2019attendrai mieux la fin de la guerre et j\u2019aurai une famille l\u00e9gale en cas d\u2019accident \u00bb (p. 184). Car la guerre est longue, bien trop. Alors qu\u2019il participe \u00e0 un stage obligatoire, fin janvier 1918, et dit, d\u00e9sabus\u00e9 : \u00ab \u2026 je n\u2019ai plus rien \u00e0 attendre de l\u2019arm\u00e9e, sauf la Croix de Bois \u00bb (\u2026) De plus, les jeunes classes sont mieux consid\u00e9r\u00e9es pour aspirer aux grades sup\u00e9rieurs car le gouvernement les paie moins chers que ceux qui ont quatre ans de service et plus \u00bb (p. 199). Mais en fonction des circonstances, il confesse toutefois, comme au combat de Soupir, devant l\u2019attaque allemande, avoir pris plaisir \u00e0 tirer \u00ab sur cette fourmili\u00e8re \u00bb, prenant \u00ab plaisir pendant 10 minutes \u00e0 viser sur cette ligne gris\u00e2tre aplatie dont les survivants n\u2019osent plus avancer \u00bb\u2026 \u00ab gris\u00e9s par la poudre, les cris, les commandement de toutes sortes \u00bb (. 67). Il rapporte \u00e9galement les \u00e9pisodes, repartis \u00e0 plusieurs moments de la guerre des incidents, mouvements voire mutineries qui s\u2019allument de temps en temps dans les unit\u00e9s. \u00c0 Brest, o\u00f9 se situe le d\u00e9p\u00f4t des 51e et 251e RI, il \u00e9gr\u00e8ne les morts sur les fronts de ces r\u00e9giments. <br><br>Son t\u00e9moignage est aussi une longue suite de miracles tant il est au feu \u00e0 de nombreuses phases violentes de sa guerre, mais aussi de blessures, plus ou moins graves. Le 29 ao\u00fbt, \u00ab je sens un obus passer si pr\u00e8s de nous que j\u2019ai une sensation de chaleur dans le dos \u00bb. C\u2019est \u00e0 cette occasion qu\u2019il est tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8rement br\u00fbl\u00e9 \u00ab \u00e0 la main gauche, c\u2019est un petit \u00e9clat qui vient de m\u2019\u00e9corcher \u00bb (p. 25). Le 29 septembre, il s\u2019empale le pied sans grande gravit\u00e9 dans une ba\u00efonnette allemande (p. 53). Sa plus grave blessure est une balle dans la t\u00eate re\u00e7ue au combat de Soupir, le 2 novembre 1915, (p. 67) qui l\u2019\u00e9loigne plusieurs mois de la premi\u00e8re ligne, et dont il nous fait suivre la gravit\u00e9 (parcours de la balle et nerf coup\u00e9 (p. 73)), l\u2019\u00e9volution, l\u2019\u00e9vitement qu\u2019il cherche \u00e0 prolonger, avant de retourner, gu\u00e9ri et sans s\u00e9quelle, autre miracle, en premi\u00e8re ligne. Il en dit : \u00ab Il me semble que la guerre est finie pour moi et que je viens d\u2019\u00e9chapper d\u00e9finitivement \u00e0 cet enfer maudit. Dans la sombre nuit, j\u2019ai une pens\u00e9e pour les pauvres compagnons de mis\u00e8re que j\u2019ai laiss\u00e9s l\u00e0-bas morts et vivants, et dans mon petit coin, l\u2019\u0153il \u00e0 la vitre, je fouille l\u2019horizon noir sans rien voir, mais sans pouvoir dormir \u00bb (p. 69). Mais il doit se r\u00e9signer, retap\u00e9, \u00e0 retourner au front. Parfois philosophe, il dit, le 4 mai 1915 : \u00ab Puisqu\u2019il faut y retourner, puisque cette maudite guerre ne veut pas finir, il faut que je souffre et je m\u2019en rapporte \u00e0 Dieu pour mon destin \u00bb (p. 93). Devant le fort de Vaux, il est \u00e0 nouveau bless\u00e9 l\u00e9g\u00e8rement par un \u00e9clat d\u2019obus au genou, sans qu\u2019il soit \u00e9vacu\u00e9 toutefois, pr\u00e9f\u00e9rant rester \u00e0 l\u2019abri de la tranch\u00e9e que de risquer la mort sur le trajet du poste de secours (p. 156). Le 7 avril 1918, alors qu\u2019il occupe une sape en Argonne, \u00e0 La Fille-morte, il est br\u00fbl\u00e9 aux yeux par l\u2019yp\u00e9rite et consent, devant son \u00e9tat de c\u00e9cit\u00e9, heureusement temporaire, \u00e0 se faire \u00e9vacuer (p 207). Il retourne \u00e0 son unit\u00e9 le 14 mai suivant mais la longue liste de ses souffrances n\u2019en est pas termin\u00e9e pour autant. Il est \u00e0 nouveau bless\u00e9 le 30 juillet 1918 dans le secteur de Villeneuve-sur-F\u00e8re d\u2019une balle traversante au bas du mollet (page 225) qui l\u2019\u00e9loigne jusqu\u2019\u00e0 la fin de septembre suivant, date \u00e0 laquelle il remonte encore en ligne (p. 228).<br><br>Parisien, il reprend vie dans sa ville et dit : \u00ab L\u00e0 j\u2019ai vu qu\u2019on ignorait totalement la guerre et que c\u2019\u00e9tait le v\u00e9ritable endroit o\u00f9 ceux qui comme moi la connaissaient si bien pouvaient venir gu\u00e9rir leur moral \u00e9branl\u00e9 \u00bb (\u2026) Un mois sur le front para\u00eet un an mais un mois \u00e0 Paris, ce fut pour moi une bien courte permission \u00bb (p. 82 et 83). Il revient dans les m\u00eames termes sur l\u2019ambiance parisienne plus loin en rapportant l\u2019impression d\u2019un ami, en d\u00e9cembre 1915 : \u00ab \u2026on pourrait faire un corps d\u2019arm\u00e9e avec les civils embusqu\u00e9s qui s\u2019y prom\u00e8nent. La vie y est tr\u00e8s normale et les meurs singuli\u00e8res. On y oublie compl\u00e8tement la guerre \u00bb (p. 122). Il parle souvent d\u2019ailleurs de son moral, fluctuant en raison de ses multiples affectations r\u00e9gimentaires, de poste ou de front en fonction de leur dangerosit\u00e9. Il dit par exemple, apprenant le 30 septembre 1917 qu\u2019il quitte les Vosges pour Verdun et retourne au fort de Vaux : \u00ab \u00c0 partir d\u2019aujourd\u2019hui, j\u2019ai compris que j\u2019avais mang\u00e9 mon pain blanc \u00bb (p. 149).<br>Sensible, Auguste Mouton ne s\u2019est finalement jamais habitu\u00e9 compl\u00e8tement \u00e0 la mort et \u00e0 l\u2019horreur de ce qu\u2019il traverse. Lors d\u2019un \u00e9ni\u00e8me s\u00e9jour \u00e0 Verdun, en janvier 1918, il dit, \u00e0 la vue de \u00ab vieux \u00bb morts des deux bellig\u00e9rants r\u00e9unis dans une sape : \u00ab Nous avons soin, malgr\u00e9 notre vieille habitude des morts comme compagnons, de d\u00e9tourner nos regards de ces yeux fixes et de ces bouches grima\u00e7antes \u00bb (p. 197). Verdun sera d\u2019ailleurs assur\u00e9ment le pire secteur qu\u2019il ait jamais v\u00e9cu \u00e0 la guerre. Il dit, le 22 d\u00e9cembre 1917 : \u00ab Cette derni\u00e8re journ\u00e9e a \u00e9t\u00e9 l\u2019une des plus terribles de ma vie de guerrier \u00bb (p. 194) et r\u00e9it\u00e8re cette funeste constatation d\u00e8s le 16 janvier 1918 : \u00ab Ah ! Ces rel\u00e8ves \u00e0 Verdun ! Je n\u2019ai pas vu de moments plus tragiques et plus douloureux \u00bb (\u2026) \u00ab c\u2019est un spectacle digne d\u2019\u00e9mouvoir les c\u0153urs les plus durs s\u2019il \u00e9tait permis \u00e0 ces profanes de nous voir une seule minute avec la souffrance refl\u00e9t\u00e9e sur nos visages \u00bb (p.197 et 198). <br>Humain toutefois, plong\u00e9 tant dans un oc\u00e9an d\u2019hommes que d\u2019horreur et de mis\u00e8re, il r\u00e9cup\u00e8re le 27 ao\u00fbt un chien mascotte, Fure, qui subit \u00e9galement la violence des combats.<br>L\u2019ouvrage, tr\u00e8s bien pr\u00e9sent\u00e9 et architectur\u00e9, permettant un suivi facile, ne multiplie pas les notes inutiles et n\u2019est entach\u00e9 que de rare fautes (celle, traditionnelle, \u00e0 cote (p. 30), ballade p. 162, <em>Strausstruppen<\/em> p. 166 ou west pocket (p. 211)) ou toponymiques (rivi\u00e8re incorrecte page 111, fort et tunnel de Lavannes p. 151 ou C\u00f4te du Pauvre (au lieu de Poivre, p. 198). Elles rel\u00e8vent toutefois de l\u2019ordre de la coquille sur une telle masse. Il est agr\u00e9ment\u00e9 de 24 photographies tr\u00e8s int\u00e9ressantes, la plupart de lui-m\u00eame, de sa famille et des personnages, prises tout au long du conflit, soit en atelier, soit sur le front. <br><br>Le livre est de m\u00eame enrichi de 19 croquis cartographiques des phases importantes de sa guerre : Combats d\u2019Urvillers, 29 ao\u00fbt 1914 \u2013 Bataille de Ch\u00e2teau-Thierry, 3 septembre 1914 \u2013 Bataille de La Marne (Courgivaux), 6 septembre 1914 \u2013 Combat de la cote 100 et position de la Neuville, du 15 septembre au 14 octobre 1914 \u2013 Combat de Rouvroye Parvillers (Somme), 8 octobre 1914 \u2013 Positions et attaque de Soupir, 2 novembre 1914 \u2013 Camp de la Valbonne, du 11 mai au 3 septembre 1915 \u2013 Offensive de Champagne, 7 septembre 1915 \u2013 Front d\u2019Alsace (secteur est de Belfort), du 22 janvier au 22 mars 1916 \u2013 Prise du fort de Vaux ; novembre 1916 \u2013 Saint-Mihiel, du 25 novembre 1916 au 31 mars 1917 \u2013 La Halte et La Chapelotte. Vosges, du 19 mai au 18 juin 1917 \u2013 Mort Homme. Prise de la croix Fontenoy, 7 juillet 1917 \u2013 Ch\u00e2teau de Murauvaux, du 5 au 12 octobre 1917 \u2013 Les Eparges, du 5 au 8 novembre 1917 \u2013 Cote 344, du 1er d\u00e9cembre 1917 au 18 janvier 1918 \u2013 La Placardelle et La Haraz\u00e9e, 27 f\u00e9vrier au 6 mars 1918 \u2013 La Fille Morte et Livonni\u00e8res, 5 avril et 27 mai 1918 \u2013 Les Maviaux, derni\u00e8re offensive allemande, 14 juillet 1918.<br><br><em>Secteurs tenus \u2013 date : <\/em><br>Bataille de la Marne \u2013 2 ao\u00fbt &#8211; 15 septembre 1914<br>Guerre de tranch\u00e9e \u2013 16 septembre &#8211; 5 novembre 1914 <br>Loin du canon (Saumur &#8211; Brest &#8211; Lyon) \u2013 6 novembre 1914 &#8211; 3 septembre 1915<br>Offensive de Champagne \u2013 4 septembre &#8211; 14 octobre 1915<br>Repos et reformation \u2013 15 octobre 1915 &#8211; 25 janvier 1916<br>L\u2019Alsace et les Vosges \u2013 26 janvier &#8211; 30 septembre 1916<br>Verdun (fort de Vaux) \u2013 1er octobre &#8211; 25 novembre 1916<br>Saint-Mihiel et les Vosges \u2013 26 novembre 1916 &#8211; 28 juin 1917<br>Verdun (Mort Homme et Les \u00c9parges) &#8211; 29 juin &#8211; 30 novembre 1917<br>Verdun (Cote 344) \u2013 1er d\u00e9cembre 1917 &#8211; 5 f\u00e9vrier 1918<br>L\u2019Argonne (La Haraz\u00e9e &#8211; la Fille morte) \u2013 6 f\u00e9vrier &#8211; 16 juillet 1918<br>Offensive de la Victoire \u2013 17 juillet &#8211; 11 novembre 1918<br>Apr\u00e8s l\u2019Armistice \u2013 12 novembre 1918 &#8211; 16 ao\u00fbt 1919<br><br><strong>Renseignements tir\u00e9s de l&rsquo;ouvrage :<\/strong><br><br>Un volume consid\u00e9rable d\u2019informations peut \u00eatre d\u00e9gag\u00e9 de ces pages. <br>P. 14 : Pleureuse \u00e0 la grille de la caserne, spectacle triste, ambiance au 3 ao\u00fbt 1914 <br> : Menaces de mort \u00e0 l\u2019adresse de Guillaume II<br> : \u00ab La cour ressemble \u00e0 un march\u00e9 juif o\u00f9 s\u2019\u00e9talent pantalons rouges, capotes bleues, sacs et fusils \u00bb<br> : Pleurs au discours du commandant, le d\u00e9part des 51\u00e8me, 251\u00e8me et 11\u00e8me R.I.T.<br>15 : Chiffres des unit\u00e9s, o\u00f9 elles vont<br> : Noircissage des gamelles<br> : Marches victorieuses, Waterloo et Li\u00e8ge, fausses nouvelles, ignorance de la r\u00e9alit\u00e9<br> : Retour de la foi<br>16 : \u00ab La moiti\u00e9 du r\u00e9giment tombe d\u2019insolation \u00bb<br>18 : 16 ao\u00fbt, construction de tranch\u00e9es<br> : 17 ao\u00fbt, bruits lointains et angoisses, construction de barricades<br>19 : Tirs contre avions, 1\u00e8res \u00e9motions<br> : Prix d\u2019un repas le 22 ao\u00fbt 1914<br> : Exode belge (vap 22,23)<br>20 : Espionnite<br> : Bapt\u00eame du feu du r\u00e9giment <br>23 : Flegme anglais<br> : Frelons<br> : \u00ab Nos sentinelles voient des uhlans partout et tirent des coups de fusil \u00e0 chaque instant \u00bb<br> : Pillage de cave et de maison pour ne rien laisser aux Allemands<br>25 : Troph\u00e9es (vap 40)<br> : Bois plant\u00e9 en terre pour signaler une tombe<br> : Charge \u00e0 la ba\u00efonnette de 800 m\u00e8tres, \u00ab Pas une balle, pas un obus pendant ce trajet \u00bb<br> : D\u00e9bandade prussienne<br> : Folle bravoure d\u2019un capitaine (vap 85 un fanatique)<br>26 : Combat \u00e9pique d\u2019Urvillers<br>28 : \u00ab La sueur de la veille qui a s\u00e9ch\u00e9 avec la poussi\u00e8re a form\u00e9 comme de noires cicatrices \u00e0 chacun \u00bb<br> : Larges rations d\u2019eau de vie distribu\u00e9es<br>30 : Soupe renvers\u00e9e<br>32 : Destruction d\u2019un canon abandonn\u00e9<br>33 : Vue d\u2019autobus<br>37 : Avion se posant pr\u00e8s des batteries pour les renseigner<br>38 : Allemand br\u00fblant 800 de leurs morts debout dos \u00e0 dos \u00ab pour ne pas les laisser sur le terrain apr\u00e8s leur fuite \u00bb <br> : \u00ab Les Allemands ont empoisonn\u00e9 tous les puits en jetant des b\u00eates mortes, des entrailles et des d\u00e9tritus de toutes sortes \u00bb<br>39 : Apr\u00e8s la bataille de La Marne, maisons pill\u00e9es, bo\u00eetes aux lettres d\u00e9fonc\u00e9es, animaux d\u00e9pec\u00e9s, salet\u00e9<br>40 : Il pille une \u00e9cole et se ravitaille en papier<br> : Harangue du colonel sur les exactions de l\u2019ennemi<br> : Million de cartouches allemandes abandonn\u00e9es<br>41 : Faim<br> : Ferment de mutinerie, r\u00e9volte due \u00e0 la fatigue et la faim (vap 100)<br>47 : Br\u00fble des meules de paille pour \u00e9clairer la plaine<br>49 : Drapeaux blancs pi\u00e8ges d\u2019o\u00f9 abattage des allemands qui veulent se rendre<br> : Echappe \u00e0 quelques centim\u00e8tres \u00e0 un \u00e9clat d\u2019obus qui casse son fusil, chance <br>50 : Brosse d\u2019arme utilis\u00e9e comme blaireau<br> : Opium contre la chol\u00e9rine<br> : Fausse tranch\u00e9e<br>51 : Allemands commandant leurs feux en fran\u00e7ais<br> : Se blesse sur une ba\u00efonnette de mort allemand<br>52 : Soldats morts noy\u00e9s dans un marais<br>54 : Espionnite, maison dans laquelle a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 un uniforme d\u2019officier allemand, tonneau de vin pi\u00e9g\u00e9 par un obus<br> : Missionn\u00e9 pour chercher des \u00e9gar\u00e9s, 5 d\u00e9serteurs fusill\u00e9s au 254e RI<br> : Volets d\u00e9croch\u00e9s utilis\u00e9s comme brancards<br> : Blague \u00e0 tabac faite dans un sac allemand<br> : Bombardement surnomm\u00e9 l\u2019<em>angelus<\/em><br>55 : Vue pittoresque des cuisines de La Neuville \u00ab On dirait un pays lacustre habit\u00e9 par des indiens \u00bb<br> : Impressionnant combat a\u00e9rien (victorieux)<br> : \u00ab J\u2019ai abandonn\u00e9 ma toile de tente boche qui m\u2019avait rendu de grands services depuis un mois \u00bb et ramasse et garde un revolver allemand<br> : Maisons pill\u00e9es et inscription allemande sur une porte \u00ab maison pill\u00e9e par les Fran\u00e7ais \u00bb<br>61 : Assainissement des lieux, enterrement des chevaux et des vaches, 200 kg de chaux<br>62 : Tranch\u00e9e anglaise, bien faite, cuisine hygi\u00e9nique avec filtration, surnom de cagnas<br>63 : Tireurs d\u2019\u00e9lite<br> : Guerre des mines (Aisne, 23 octobre) ?<br> : Comment on enterre un cheval dans le no man\u2019s land<br>64 : Effet de grenade<br>65 : Machette de tirailleurs<br> : But de patrouille : Ramener un prisonnier, un casque, une patte d\u2019\u00e9paule et reconna\u00eetre une nouvelle tranch\u00e9e allemande (dimensions, contenu)<br>66 : Soldats agitant des mannequins<br> : Fume des feuilles de marronniers<br>67 : Gris\u00e9 par l\u2019attaque, fusil br\u00fblant<br>68 : Fiche rouge d\u2019\u00e9vacuation<br> : Entend dire que les bless\u00e9s prisonniers \u00e9taient achev\u00e9s par les allemands <br>69 : Croit que sa balle dans la t\u00eate \u00e9tait une dum-dum<br> : \u00ab \u2026 sur toute la ligne [ferroviaire] les femmes fran\u00e7aises sont admirables et nous g\u00e2tent \u00bb<br>73 : O\u00f9 sont les rescap\u00e9s de Soupir<br>74 : Victuailles par la population<br>75 : Electroaimant pour tenter d\u2019extraire la balle<br>78 : Subit une petit guerre des m\u00e9decins sur le traitement \u00e0 lui infliger<br>81 : R\u00e9veillon de 1914, menu<br>82 : Craint de retourner au front (vap 86 pour les camarades)<br>85 : Bretons ne parlant pas le fran\u00e7ais<br> : Tropine, gouttes dans l\u2019\u0153il et touche des lunettes noires<br> : Voit une escadre de guerre<br> : \u00ab En ce moment le D\u00e9p\u00f4t fabrique des pelotons de robusticit\u00e9, d\u2019enraidis, de convalescents, etc\u2026, c\u2019est-\u00e0-dire de quoi arriver \u00e0 un r\u00e9sultat final : chasser tout le monde dans un bataillon de marche et l\u2019exp\u00e9dier aussit\u00f4t form\u00e9 \u00bb<br>86 : Vue de Brest : \u00ab Les rues de Brest sont tr\u00e8s bruyantes et remplies d\u2019ivrognes et de mauvaises femmes, c\u2019est un peu \u00e9c\u0153urant \u00bb<br>87 : Touche 53,10 francs d\u2019indemnit\u00e9 de convalescence<br>89 : Fraises de Plougastel-Daoulas g\u00e9n\u00e9rant 1 million de revenus<br>91 : Revoit un ancien bless\u00e9 de 1914, d\u00e9form\u00e9 et vieilli<br>93 : Mutinerie au D\u00e9p\u00f4t (vap 100)<br> : Vaguemestre, il touche une bicyclette Aiglon <br>95 : Activit\u00e9 du vaguemestre (partie \u00e0 rapprocher du sergent-vaguemestre F\u00e9lix Braud)<br>96 : Signaux optiques<br> : Maison de Messimy \u00e0 P\u00e9rouges<br> : Remise des drapeaux des 401\u00e8me et 402\u00e8me R.I. nouvellement cr\u00e9\u00e9s<br>100 : Lutte contre les puces (vap 138)<br> : \u00ab Une infirmi\u00e8re suisse qui se trouvait dans un train de boches a lanc\u00e9 sur le quai une carte avec ces mots : \u00ab Salut aux Fran\u00e7ais, glorieux vaincus de la grande guerre \u00bb<br>101 : Accident de train \u00e0 la gare de Valbonne, 3 tu\u00e9s et un bless\u00e9<br> : Tribune de Gen\u00e8ve germanophile pour voir qualifi\u00e9 \u00ab 157\u00e8me Bon d\u2019embusqu\u00e9s \u00bb <br>103 : Revient sur la dur\u00e9e de la guerre et rappelle, le 27 ao\u00fbt 1915, qu\u2019il avait \u00e9crit : \u00ab que la guerre ne peut pas durer encore un an car il n\u2019y aurait plus de combattants vivants \u00bb. Plus lucide, il y revient page 114 : \u00ab Voil\u00e0 plus de quatorze mois que la guerre dure et nous constatons chacun avec un sentiment m\u00eal\u00e9 de d\u00e9ception et d\u2019\u00e9tonnement que, contrairement \u00e0 ce que nous esp\u00e9rions quelques mois avant, les \u00e9v\u00e9nements ne laissent nullement pr\u00e9voir une fin prochaine \u00bb<br>105 : Censure qui \u00ab fonctionne dur ; il est interdit d\u2019\u00e9crire d\u2019autres d\u00e9tails que ceux concernant la sant\u00e9 \u00bb. Fait passer ses lettres directement par un ami. Vaguemestre, arm\u00e9e cycliste de facteurs (vap 139)<br> : \u00ab Je trouve que les femmes ont un air bien gavroche et que la guerre ne les attriste pas toutes \u00bb<br>107 : Sur le sentiment d\u2019\u00eatre perdu dans un oc\u00e9an d\u2019hommes : \u00ab On vit c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te sans se conna\u00eetre \u00bb<br> : Envie les prisonniers : \u00ab Quelques prisonniers allemands reviennent par petits paquets et ils ont l\u2019air joyeux d\u2019en \u00eatre quittes \u00e0 si bon compte \u00bb<br>109 : Vaguemestre en premi\u00e8re ligne : \u00ab \u00c0 mon tour d\u2019\u00eatre t\u00e9moin de cet horizon nouveau \u00bb<br>110 : 400 sur 600 lettres retourn\u00e9es avec la mention \u00ab disparu \u00bb ou \u00ab \u00e9vacu\u00e9 \u00bb (vap 113 : \u00ab Nous avons rendu aux T. et P. pendant ces deux jours plus de trois mille lettres et environ douze sacs de colis \u00bb<br>111 : Noms \u00ab belliqueux \u00bb de canons de marine : \u00ab Revanche \u00bb et \u00ab Tonnerre de Brest \u00bb<br>112 : Vision surr\u00e9aliste d\u2019un cheval mort avec une pancarte Kamarad !<br>116 : Ach\u00e8te un rasoir pour 6,50 frs<br>118 : Comme vaguemestre ne veut plus annoncer les morts<br>119 : Gal, en fait colonel Gratier, tr\u00e8s antipathique<br>121 : Noy\u00e9 par accident<br>122 : Doit se raser, sinon 8 jours d\u2019arr\u00eat et suppression de permission : \u00ab Il para\u00eet que la victoire d\u00e9pend de notre coupe de cheveux \u00bb<br>123 : Chambre \u00e0 gaz<br>125 : Philosophe<br>130 : En Alsace, le 6 f\u00e9vrier 1916 : \u00ab Pas un coup de canon, c\u2018est le pays r\u00eav\u00e9 pour faire la guerre \u00bb<br>133 : Incident avec des gendarmes au sujet de la lumi\u00e8re<br>135 : Mauvaise r\u00e9putation du 111e RI d\u2019Antibes, li\u00e9e aux m\u00e9diterran\u00e9ens (\u00ab les gens du midi et les gens du nord ne s\u2019accordent pas tr\u00e8s bien \u00bb) et au comportement \u00e0 Verdun (bois de Chippy et Malancourt) (vap 136, 140 et 141)<br> : Sur la dur\u00e9e de la guerre, Poincar\u00e9 pr\u00e9dit le 11 avril 1916 \u00ab une guerre encore longue avec notre succ\u00e8s final \u00bb<br>136 : Dur\u00e9e de la guerre dans la Gazette des Ardennes, allemands r\u00e9solus \u00e0 la poursuivre encore 10 ans !<br>141 : Punition pour refus d\u2019ob\u00e9issance : \u00ab De mauvaises t\u00eates se voient condamn\u00e9es \u00e0 la prison pour refus d\u2019ob\u00e9issance. L\u2019ensemble est corrompu et, \u00e0 un rassemblement o\u00f9 le Comt B\u00e9nier lit une circulaire qu\u2019il veut faire terminer par le chant de la Marseillaise, ses hommes r\u00e9pondent par un chanson comique \u00bb<br> : Alsaciens qualifi\u00e9s de boches car portrait du Kaiser, que Mouton a br\u00fbl\u00e9 en partant !<br>143 : \u00c9crit son courrier sur une borne fronti\u00e8re<br> : Voit la pierre grav\u00e9e pr\u00e8s de Petit-Croix sur le lieu de la chute de P\u00e9goud<br>144 : Marchal survolant Berlin et lan\u00e7ant des proclamations<br> : Th\u00e9\u00e2tre de verdure de Fraize (vap 145)<br>145 : Homme puni cass\u00e9 de son grade par un g\u00e9n\u00e9ral pour avoir fait monter une femme dans sa voiture pour lui rendre service<br>148 : Camp d\u2019Arches<br>149 : \u00ab Verdun, c\u2019est le crible g\u00e9ant de notre arm\u00e9e \u00bb<br>153 : Tenue d\u2019attaque compos\u00e9e de \u00ab deux musettes garnies de biscuits, de bo\u00eetes de singe, de chocolat, de grenades, de p\u00e9tards, de fus\u00e9es \u00e9clairantes, de balles, deux bidons de deux litres plein de vin, mon fusil, mon tampons \u00e0 gaz et un browning \u00bb<br>154 : \u00ab De l\u00e0-haut [fort de Vaux] les bless\u00e9s boches et fran\u00e7ais descendent en se donnant le bras \u00bb<br>157 : Victuailles souill\u00e9es immangeables, \u00e9tat sanitaire des hommes<br> : Bruit du 420 comme un train de marchandises<br> : Fanion du Sacr\u00e9-C\u0153ur (vap 170)<br>158 : Essaye de r\u00e9veiller\u2026 un mort<br>159 : Tonne \u00e0 eau bienvenue sur le front<br> : Flacon de Ricql\u00e8s<br>161 : Bottes de tranch\u00e9e<br>162 : Entend des chants allemands de No\u00ebl<br>163 : Cris d\u2019animaux comme signes d\u2019appels<br> : M\u00e9prise nocturne et tirs amis<br>164 : Allemands en draps blancs<br>168 : Groupes francs<br>169 : Tubes explosif allemands anti barbel\u00e9s type Bangalores<br>170 : Rend les honneurs devant la maison de Jeanne d\u2019Arc et subterfuge pour ne pas g\u00eaner les consciences : \u00ab En passant devant la maison de Jeanne d\u2019Arc, notre colonel ayant fait placer le drapeau en face, tout le r\u00e9giment d\u00e9file en rendant les honneurs. De sorte que les consciences ne sont pas froiss\u00e9es puisque personne ne peut dire si nous avons pr\u00e9sent\u00e9 les armes au drapeau ou \u00e0 la sainte \u00bb <br>172 : Vue de Moyenmoutier<br>173 : Construit des abris sous roche au-dessus de Moyenmoutier (mai-juin 1917)<br>174 : Chalet Zimm \u00e0 La Halte<br>175 : Surr\u00e9alisme de la guerre dans les Vosges : \u00ab C\u2019est incroyable la guerre dans cette r\u00e9gion et quand on a vu Verdun on croit r\u00eaver \u00bb<br> : Observateur ayant un tableau tr\u00e8s d\u00e9taill\u00e9 des points dangereux \u00e0 surveiller<br>176 : Vue de la guerre des mines \u00e0 La Chapelotte<br>177 : Mouvement r\u00e9volutionnaire dans le r\u00e9giment, ambiance pacifiante, liste de p\u00e9titions, mutins, r\u00e9pression, r\u00e9bellion avort\u00e9e \u00ab Nous sommes redevenu doux comme des agneaux qu\u2019on m\u00e8ne \u00e0 la boucherie \u00bb<br>181 : Bataille + orage : \u00ab On croirait la fin du monde \u00bb<br>183 : Croup<br>184 : Mariage<br>190 : D\u00e9clar\u00e9 inapte \u00e0 une visite dentaire pour Salonique<br>192 : Compare la cote 344 (Verdun) \u00e0 un plateau volcanique<br>195 : Cin\u00e9ma de la Citadelle<br>196 : Soldat gaz\u00e9 en d\u00e9f\u00e9quant<br> : Horreur<br> : Section de discipline, difficult\u00e9 du commandement<br> : Patrouille avec des draps blancs<br> : Homme \u00e0 cheval sur son fusil dans un tranch\u00e9e pleine d\u2019eau<br>198 : Fonck<br>201 : Tranch\u00e9e Clemenceau<br>202 : Cond\u00e9, vrai village africain<br>203 : Arabes paresseux<br>206 : Aliments et boissons jet\u00e9s \u00e0 cause de la souillure de l\u2019Yp\u00e9rite<br> : Homme non atteint par les gaz car ivre<br>216 : Entend des cris de joie allemands \u00e0 l\u2019annonce des victoires du printemps 1918<br>217 : Match de foot<br>226 : 2\u00e8me citation qui lui vaut une \u00e9toile blanche et 2 jours de plus de convalescence<br>228 : Croix de guerre dessin\u00e9e sur une statue au bras cass\u00e9 \u00e0 Ch\u00e2teau-Thierry<br>230 : Stout<br>231 : Grippe espagnole<br> : Humilie en paroles des prisonniers allemands<br>232 : 11 novembre, (v\u00e9cu \u00e0 Deinze en Belgique) joie calme et sage<br>234 : Famille belge flamande de 21 enfants, qui lui font penser aux m\u0153urs bretonnes<br>235 : Paperasserie (vap 237, la maudit)<br>237 : Programme Deschamps pour la d\u00e9mobilisation des classes d\u2019\u00e2ge<br> : Homme ivre voulant \u00ab tuer un chinois \u00bb<br> : Evoque \u00ab trois jeunes filles d\u2019ailleurs s\u00e9rieuses et qui prennent part \u00e0 nos discussion philosophiques sur la femme du si\u00e8cle \u00bb<br>241 : Vue et d\u00e9sillusion sur le Manneken-Pis<br> : Pyramide de canons \u00e0 Givet<br>242 : Longuyon, plaque tournante suite aux ponts coup\u00e9s sur la Meuse<br>243 : Se r\u00e9jouit de ne pas aller en Allemagne <br>247 : Incidents dus \u00e0 la boisson (vap 249)<br><em><br>Yann Prouillet, f\u00e9vrier 2026<\/em><br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mouton, Auguste, Ros\u00e9e sanglante. Journal d\u2019un soldat de la Grande Guerre, CSV \u00e9ditions, 2017, 257 p. 1. Le t\u00e9moinAuguste Mouton est n\u00e9 le 30 avril 1891 \u00e0 Bourges, dans le Cher. En 1904, il entre au petit s\u00e9minaire Saint-C\u00e9lestin, aujourd\u2019hui lyc\u00e9e Jacques C\u0153ur, dans cette m\u00eame ville. 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