{"id":517,"date":"2011-09-26T09:25:42","date_gmt":"2011-09-26T08:25:42","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=517"},"modified":"2021-09-12T19:44:31","modified_gmt":"2021-09-12T18:44:31","slug":"martin-froment-clemence-1885-1960","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2011\/09\/26\/martin-froment-clemence-1885-1960\/","title":{"rendered":"Martin-Froment, Cl\u00e9mence (1885-1960)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: left;\"><strong>1. Le t\u00e9moin<\/strong><\/p>\n<p><strong><a href=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/Ill13.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-518 aligncenter\" src=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/Ill13-262x300.jpg\" alt=\"\" width=\"262\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/Ill13-262x300.jpg 262w, https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/Ill13-897x1024.jpg 897w, https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/Ill13.jpg 1217w\" sizes=\"auto, (max-width: 262px) 100vw, 262px\" \/><\/a><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Cl\u00e9mence, son mari et son fils devant la maison familiale en 1915<\/strong><\/p>\n<p>Cl\u00e9mence Martin, n\u00e9e Froment, n\u00e9e le 21 juin 1885 \u00e0 Lubine (Vosges) est la fille d\u2019Adolphe Froment, cordonnier, et de Cl\u00e9mence Marie Louise Nicolle. Elle a trois s\u0153urs, deux a\u00een\u00e9es et une cadette et trois fr\u00e8res qui seront mobilis\u00e9s pendant la guerre. D\u2019instruction sommaire, elle a fr\u00e9quent\u00e9 l\u2019\u00e9cole jusqu\u2019\u00e0 12 ans puis a \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9e par ses parents jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 18&nbsp;ans. Elle comble son apparente carence en instruction par un app\u00e9tit de lecture insatiable et servira m\u00eame d\u2019\u00e9crivain public au village. Apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 l\u2019\u00e9cole, elle travaille comme dentelli\u00e8re \u00e0 domicile. Elle y fait allusion dans ses cahiers, le 25 janvier 1915&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Il est \u00e9vident que nous avons jusqu\u2019ici bien pein\u00e9 au travail pour avoir le n\u00e9cessaire que nous avons&nbsp;: que de nuits pass\u00e9es \u00e0 faire ma dentelle pour acheter soit un lit \u00e0 l\u2019enfant, soit autre chose d\u2019utile <\/em>\u00bb (page 103). Le 15 janvier 1908, elle \u00e9pouse \u00e0 Lubine Ernest-Joseph Martin, garde-champ\u00eatre. Elle habite d\u00e8s lors avec son mari dans un appartement de la ferme parentale, \u00e0 Lubine, petite commune de 193 habitants \u00e0 la d\u00e9claration de guerre. Le 26 octobre 1908, elle donne naissance \u00e0 un fils, Fernand, qui d\u00e9c\u00e8de brutalement le 16 juin 1918 \u00e9lectrocut\u00e9 par une ligne \u00e9lectrique militaire. Elle est alors enceinte de Ren\u00e9e-Paule-Andr\u00e9e, qui na\u00eet le 20 octobre 1918. Ren\u00e9e, sa seule descendance, d\u00e9c\u00e8dera \u00e0 Dijon le 17&nbsp;ao\u00fbt 2002, sans enfant. Cl\u00e9mence meurt \u00e0 Saint-Di\u00e9 le 24 avril 1960, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 75 ans, et est enterr\u00e9e dans son village natal.<\/p>\n<p><strong> <\/strong><strong>2. Le t\u00e9moignage<\/strong><\/p>\n<p>NIVET Philippe (Dir.), <em>L&rsquo;\u00e9crivain de Lubine. Journal de guerre d&rsquo;une femme dans les Vosges occup\u00e9es (1914-1918). Cl\u00e9mence Martin-Froment<\/em>.&nbsp;Moyenmoutier, Edhisto, 2010, 365 pages.<\/p>\n<p>Le journal de Cl\u00e9mence Martin-Froment est un t\u00e9moignage de la vie en France occup\u00e9e, en l\u2019occurrence dans le village de Lubine, l\u2019une des vingt-six communes des Vosges occup\u00e9es durablement au cours de la guerre 1914-1918. La partie occup\u00e9e ne repr\u00e9sente qu\u2019une petite partie de ce d\u00e9partement&nbsp;: 4,8&nbsp;%, dans les vall\u00e9es de la Plaine, du Rabodeau, du Hure et de la Fave, au nord et \u00e0 l\u2019est de Saint-Di\u00e9, autour de la petite ville de Senones. Cl\u00e9mence Martin-Froment choisit de ne pas quitter son domicile lors de l\u2019invasion allemande fin ao\u00fbt 1914&nbsp;alors que \u00ab&nbsp;<em>d\u2019autres, les plus riches, vont vers le centre de la France <\/em>\u00bb (page 64). Au cours de la guerre, la commune se trouve constamment \u00e0 proximit\u00e9 du front mais, dans des Vosges o\u00f9 les combats ne sont pas lin\u00e9aires, Lubine reste finalement peu concern\u00e9e par les combats et les bombardements. D\u00e8s lors, Cl\u00e9mence va s\u2019\u00e9riger en observatrice tr\u00e8s attentive de son environnement et noter fid\u00e8lement ce dont elle est t\u00e9moin, se \u00ab&nbsp;<em>formant<\/em> \u00bb \u00e0 la guerre et \u00e0 ses langages, et renseigner sur les unit\u00e9s allemandes qui se succ\u00e8dent \u00e0 Lubine. Son journal est commun \u00e0 ceux des t\u00e9moins de la zone occup\u00e9e&nbsp;; sont mentionn\u00e9s les multiples r\u00e9quisitions effectu\u00e9es par les Allemands, les difficult\u00e9s de la vie quotidienne pour les Fran\u00e7ais occup\u00e9s, les d\u00e9portations, ainsi que le sort r\u00e9serv\u00e9 aux prisonniers de guerre \u00e9trangers, russes et roumains. Les cahiers de Cl\u00e9mence Martin-Froment rendent compte \u00e9galement du travail impos\u00e9 aux habitants. Elle est en effet concern\u00e9e par ces emplois forc\u00e9s&nbsp;; le 13 octobre 1914, elle dit avoir \u00ab&nbsp;<em>\u00e9norm\u00e9ment de travail <\/em>\u00bb (page 76), car elle fait la lessive pour les soldats, la cuisine pour les officiers, travaille aux champs puis, la guerre durant, finit par assumer des t\u00e2ches normalement d\u00e9volues \u00e0 des soldats voire des pionniers allemands (septembre et novembre 1917), t\u00e2che particuli\u00e8rement p\u00e9nible&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Les civils n\u2019ont aucun r\u00e9pit, les femmes surtout, c\u2019est \u00e0 peine si nous avons le temps n\u00e9cessaire de nous faire \u00e0 manger, ensuite le travail est toujours fait en trop petite quantit\u00e9, les routes sont tr\u00e8s mauvaises et encore les pierres manquent. Il faudra sous peu les porter nous m\u00eames par hottes<\/em> \u00bb (page 278). C\u2019est d\u2019ailleurs pendant son absence, au retour d\u2019un travail qui l\u2019a \u00e9loign\u00e9e de sa maison toute la journ\u00e9e, que son fils a eu cet accident mortel. Le journal ne masque pas les affres de l\u2019occupation&nbsp;mais il est assez singulier par ce qu\u2019il dit des relations entre occupants et occup\u00e9s. Car ce journal atteste la complexit\u00e9 des sentiments \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019occupant. Dans les quinze cahiers qu\u2019elle tient d\u2019ao\u00fbt 1914 \u00e0 novembre 1918, elle reconna\u00eet, \u00e0 plusieurs reprises, la qualit\u00e9 et l\u2019humanit\u00e9 des occupants. Ainsi, le 12 d\u00e9cembre 1914, \u00e9crit-elle&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Nous avons eu la visite du lieutenant I[rion]. Nous sommes toujours tr\u00e8s heureux de le revoir car nous le comptons comme le meilleur de nos amis. Et quand nous ne pourrons plus le revoir, nous souffrirons de son absence qui nous est pr\u00e9cieuse quand bien souvent on n\u2019a pr\u00e8s de soi [personne] \u00e0 qui confier ses pens\u00e9es<\/em> \u00bb (page 87). L\u2019appr\u00e9hension qu\u2019elle avait des Allemands lors de l\u2019invasion &#8211; le 12 septembre, elle parle \u00ab&nbsp;<em>d\u2019\u00e9pouvante<\/em> \u00bb \u00e0 propos de la vue d\u2019un officier allemand qui est log\u00e9 chez elle&nbsp;&#8211; s\u2019est estomp\u00e9e peu \u00e0 peu au contact de l\u2019occupant, comme elle l\u2019\u00e9crit le 18 janvier 1915&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Je n\u2019ai pas pour eux la haine que j\u2019avais avant et au d\u00e9but de cette guerre, car j\u2019ai vu par moi-m\u00eame que ces hommes avaient comme nous non pas une pierre \u00e0 la place du c\u0153ur, comme je le supposais, mais aussi un bon c\u0153ur parfois sensible. Puis, si j\u2019ai du m\u00e9pris pour quelques-uns, j\u2019ai \u00e0 t\u00e9moigner beaucoup de gratitude vis-\u00e0-vis d\u2019autres, et si toutefois il y avait des bless\u00e9s des leurs, je ferais tout mon possible pour les soigner de mon mieux, et tout mon d\u00e9vouement serait \u00e0 leur enti\u00e8re disposition, et ce serait payer par l\u00e0 une part de ce que je dois \u00e0 certains. Ensuite, presque tous sont p\u00e8res de famille et sont bien loin de l\u2019affection des leurs. Bref, la guerre me les a faits appr\u00e9cier \u00e0 leur juste valeur, et j\u2019ai \u00e9t\u00e9 heureuse de le constater<\/em> \u00bb (page 100). Elle reprend ces th\u00e8mes \u00e0 plusieurs reprises car, et c\u2019est l\u2019apport de ce t\u00e9moignage, Cl\u00e9mence Martin-Froment brille par son honn\u00eatet\u00e9 et sa franchise&nbsp;; ce sera aussi sa perte. C\u2019est en effet \u00e0 cause de son t\u00e9moignage, imprudemment communiqu\u00e9 \u00e0 l\u2019un des officiers qu\u2019elle c\u00f4toie qu\u2019elle va conna\u00eetre apr\u00e8s guerre l\u2019\u00e9puration de la collaboration de la Premi\u00e8re Guerre mondiale. En effet, des extraits de ses carnets, concernant les ann\u00e9es 1915 et 1916, paraissent en \u00ab&nbsp;<em>feuilleton<\/em> \u00bb dans neuf num\u00e9ros de <em>La Gazette des Ardennes<\/em>, en f\u00e9vrier-mars 1917, sous le titre <em>Fragment du journal d\u2019une \u00ab&nbsp;occup\u00e9e&nbsp;\u00bb<\/em>, avec cette pr\u00e9sentation&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>La <\/em>Gazette<em> commence ci-dessous la publication de quelques fragments du journal d\u2019une Fran\u00e7aise habitant dans une petite localit\u00e9 de la Lorraine fran\u00e7aise envahie. Ne disposant pas de la premi\u00e8re partie (1914) du manuscrit, nous sommes, \u00e0 notre regret, oblig\u00e9s de commencer par les notes \u00e9crites en f\u00e9vrier 1915<\/em> \u00bb (page 28). Bien entendu, les Allemands ne publient que les passages qui leur sont favorables pour appuyer leur propagande, ce en tronquant les citations, car, dans d\u2019autres passages de ses cahiers, elle ne cesse de se proclamer bonne Fran\u00e7aise et de souhaiter que la paix \u00e0 laquelle elle aspire constamment. Ainsi, ses ennuis commencent quelques mois apr\u00e8s la lib\u00e9ration du territoire, au printemps 1919. La gendarmerie de Provench\u00e8res-sur-Fave, inform\u00e9 qu\u2019un feuilleton du journal <em>La Gazette des Ardennes<\/em> avait relat\u00e9 au jour le jour des faits relatifs aux \u00e9v\u00e9nements de guerre de Lubine ouvre une enqu\u00eate dans cette commune et identifie ais\u00e9ment Cl\u00e9mence Martin-Froment. L\u2019enqu\u00eate est donc ouverte pour intelligence avec l\u2019ennemi. Mais l\u2019instruction fera appara\u00eetre que la jeune femme \u00ab&nbsp;<em>n\u2019a pas sciemment collabor\u00e9 \u00e0 la Gazette des Ardennes en y faisant publier, sous forme de feuilleton, ses m\u00e9moires<\/em> (page 36). Apr\u00e8s&nbsp; plusieurs renvois et compl\u00e9ments d\u2019enqu\u00eate, c\u2019est finalement le 20 juin 1921 que la jeune femme compara\u00eet devant la cour d\u2019assises des Vosges. Malgr\u00e9 un r\u00e9quisitoire s\u00e9v\u00e8re du procureur de la R\u00e9publique Valade, elle est acquitt\u00e9e apr\u00e8s seulement cinq minutes de d\u00e9lib\u00e9ration du jury et remise en libert\u00e9.<\/p>\n<p><strong> <\/strong><strong>2. Analyse<\/strong><\/p>\n<p>Ce t\u00e9moignage, continu pendant toute la dur\u00e9e de la guerre (du 31 juillet 1914 au 17 novembre 1918) renvoie \u00e0 l\u2019\u00e9puration effectu\u00e9e, apr\u00e8s l\u2019Armistice, par les autorit\u00e9s fran\u00e7aises. M\u00ealant un esprit ac\u00e9r\u00e9 de l\u2019observation de son quotidien \u00e0 des pages parfois empruntes de litt\u00e9rature et de romantisme, c\u2019est le premier journal de guerre entier de femme publi\u00e9 dans la zone envahie des Vosges. Rapport\u00e9 au reste de la France envahie, peu de civils vosgiens se sont en effet trouv\u00e9s enferm\u00e9s derri\u00e8re le no man\u2019s land sous la domination allemande et nombre d\u2019entres eux ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9port\u00e9s soit en 1915, soit en 1918. D\u00e8s lors, les t\u00e9moignages d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9s sont le plus souvent incomplets sur la totalit\u00e9 de la dur\u00e9e de la guerre. Lubine est&nbsp;l\u2019une des communes les plus \u00e9loign\u00e9es de la ligne de front dans ce territoire. D\u00e8s lors, Cl\u00e9mence n\u2019est pas directement menac\u00e9e par les actes de guerre. Son t\u00e9moignage en est en quelque sorte pacifi\u00e9 et influenc\u00e9 par cette situation&nbsp;: il est \u00e0 la fois \u00e9gocentr\u00e9 sur son exp\u00e9rience de guerre \u2013 v\u00e9cue comme une exp\u00e9rience de captivit\u00e9 &#8211; et tourn\u00e9 vers l\u2019observation fine de l\u2019occupation allemande. Forg\u00e9e \u00e0 l\u2019enclume de la guerre, elle en devient au fil des mois une remarquable experte de l\u2019arm\u00e9e allemande. Jean-Claude Fombaron, sp\u00e9cialiste de cet aspect, confirme en tous points les observations qu\u2019elle effectue sur la pr\u00e9sence des troupes, leur composition et leurs mouvements. Cl\u00e9mence Martin-Froment est ainsi l\u2019un des meilleurs t\u00e9moins civils de la Grande Guerre dans les Vosges occup\u00e9e. L\u2019autre apport \u00e0 l\u2019historiographie est celui du premier ouvrage qui traite de mani\u00e8re aussi compl\u00e8te de l\u2019\u00e9puration de la collaboration de la Premi\u00e8re guerre mondiale en France en utilisant un corpus coh\u00e9rent, carnet de guerre et archives judiciaires complets, et continu de 1914 \u00e0 1921.<\/p>\n<p>Bibliographie comparative sur l\u2019occupation dans les Vosges d\u00e9crite par les t\u00e9moins<\/p>\n<p>VILLEMIN, Andr\u00e9, <em>Senones, une ville vosgienne sous l&rsquo;occupation allemande. Journal de guerre de l&rsquo;abb\u00e9 Andr\u00e9 Villemin. 1914-1918<\/em>. Saint-Di\u00e9-des-Vosges, Soci\u00e9t\u00e9 Philomatique Vosgienne, 2002, 191 pages.<\/p>\n<p>ELARDIN, Jules, <em>Chronique de l&rsquo;occupation allemande \u00e0 Senones. Guerre 1914-1918. \u0152uvre posthume<\/em>. La Petite-Raon, Elardin, 1927, 290 pages.<\/p>\n<p>Masson (Louis), <em>Mes souvenirs de 1914 (I)<\/em>, Saint-Di\u00e9, Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 philomatique vosgienne, 1987, p. 23-42.<\/p>\n<p>Masson (Louis), <em>Mes souvenirs de 1914 (II)<\/em>, Saint-Di\u00e9, Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 philomatique vosgienne, 1988, p. 12-40.<\/p>\n<p>Yann Prouillet, Crid 14-18, septembre 2011<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin Cl\u00e9mence, son mari et son fils devant la maison familiale en 1915 Cl\u00e9mence Martin, n\u00e9e Froment, n\u00e9e le 21 juin 1885 \u00e0 Lubine (Vosges) est la fille d\u2019Adolphe Froment, cordonnier, et de Cl\u00e9mence Marie Louise Nicolle. Elle a trois s\u0153urs, deux a\u00een\u00e9es et une cadette et trois fr\u00e8res qui seront mobilis\u00e9s pendant &hellip; <a href=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2011\/09\/26\/martin-froment-clemence-1885-1960\/\" class=\"more-link\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">Martin-Froment, Cl\u00e9mence (1885-1960)<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[103,3,12],"tags":[775,776],"class_list":["post-517","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-103","category-carnet","category-civil","tag-collaboration","tag-epuration"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/517","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=517"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/517\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3898,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/517\/revisions\/3898"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=517"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=517"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=517"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}