{"id":526,"date":"2011-09-28T21:49:12","date_gmt":"2011-09-28T20:49:12","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=526"},"modified":"2021-09-12T19:47:16","modified_gmt":"2021-09-12T18:47:16","slug":"chaussis-ernest-1884-1950","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2011\/09\/28\/chaussis-ernest-1884-1950\/","title":{"rendered":"Chaussis, Ernest (1884-1950)"},"content":{"rendered":"<p><strong>2. Le t\u00e9moin<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/Chaussis001.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-527\" src=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/Chaussis001-238x300.jpg\" alt=\"\" width=\"238\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/Chaussis001-238x300.jpg 238w, https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/Chaussis001.jpg 625w\" sizes=\"auto, (max-width: 238px) 100vw, 238px\" \/><\/a> <\/strong><\/p>\n<p>Ernest Chaussis est n\u00e9 le 10 septembre 1884 \u00e0 Saint-Mard-de-R\u00e9no (Orne), issu d\u2019une famille \u00a0paysanne mais dont le p\u00e8re est maire de la commune. Instituteur depuis 1903 en Normandie, il vient juste d\u2019\u00eatre nomm\u00e9 inspecteur primaire \u00e0 Loud\u00e9ac, dans les C\u00f4tes-du-Nord, o\u00f9 il habite lorsque se d\u00e9clenche la Premi\u00e8re guerre mondiale. Il s\u2019est mari\u00e9 en 1906 avec Andr\u00e9e L\u00e9vesque, fille d\u2019un imprimeur de Flers (Orne), avec laquelle il aura un fils, Andr\u00e9, n\u00e9 l\u2019ann\u00e9e suivante. Apr\u00e8s-guerre, il reprend son m\u00e9tier d\u2019inspecteur primaire \u00e0 Lannion (1919), Saint-Brieuc (1922) puis Compi\u00e8gne (1926) o\u00f9 il termine sa carri\u00e8re en 1940. Socialiste d\u00e9clar\u00e9 et la\u00efque convaincu, il fonde l\u2019amicale la\u00efque de Saint-Brieuc (1923), les Amis de l\u2019Ecole Publique \u00e0 Compi\u00e8gne (1927) et est impliqu\u00e9 dans l\u2019UFOLEP de l\u2019Oise, o\u00f9 il organise une f\u00eate d\u00e9partementale en 1937. Enfin, il \u00e9crit au moins un ouvrage p\u00e9dagogique (<em>Les C\u00f4tes du Nord, nouvelle g\u00e9ographie d\u00e9partementale <\/em>(Imprimerie Moderne, en 1926. Eclectique, comme le sont les instituteurs de cette \u00e9poque, il est passionn\u00e9 de g\u00e9ographie, de lecture, de musique, l\u2019\u00e9crivant lui-m\u00eame et correspondant avec le chansonnier Roger Max. Pendant la guerre, son journal est teint\u00e9 \u00e9galement d\u2019un patriotisme m\u00e2tin\u00e9 d\u2019antimilitarisme anti-grade, qu\u2019il ne passera pas lui-m\u00eame d\u2019ailleurs, sentiments auxquels s\u2019ajoutera une lassitude profonde de la guerre. Il d\u00e9c\u00e8de en 1950.<\/p>\n<p><strong>2. Le t\u00e9moignage<\/strong><\/p>\n<p>Chaussis, Ernest, <em>Journal du poilu Chaussis, inspecteur primaire normand<\/em><strong>, <\/strong>Louviers<strong>,<\/strong> Ysec, 2004, 366 pages.<\/p>\n<p>Class\u00e9 <em>ante bellum<\/em> dans le service auxiliaire, il passe en service arm\u00e9 par une commission de r\u00e9forme mi-novembre 1914 et est mobilis\u00e9 le mois suivant au 104<sup>e<\/sup> RI d\u2019Argentan. Il reste au d\u00e9p\u00f4t jusqu\u2019au 6 juillet 1915, date \u00e0 laquelle il int\u00e8gre le 150<sup>e<\/sup> RI alors en Argonne. Il y reste peu de temps et est mut\u00e9 au 154<sup>e<\/sup> stationn\u00e9 en Champagne. L\u00e0, il attrape une s\u00e9v\u00e8re typho\u00efde qui l\u2019\u00e9loigne du front, entre h\u00f4pitaux militaires (Ch\u00e2lons-sur-Marne, Sens, Villeblevin ou Auxerre) et d\u00e9p\u00f4t (Saint-Brieuc-Pontrieux), jusque \u00e0 la fin de 1916. Il ne retourne en premi\u00e8re ligne que le 2 ao\u00fbt 1917 pour retomber malade et \u00eatre hospitalis\u00e9 \u00e0 Contrexeville dans les Vosges. Remis sur pied, il revient en Argonne le 23 mars 1918 avec le 202<sup>e<\/sup> RI dans le secteur de Verdun puis \u00e0 nouveau en Champagne. A la fin de l\u2019ann\u00e9e, il change \u00e0 nouveau d\u2019affectation et devient cartographe r\u00e9gimentaire. Il garde ce poste quelques semaines et, \u00e0 partir du 23 mars, remonte en ligne. L\u00e0, il parcours les fronts mouvants en Argonne, en Champagne, en Picardie, dans les Vosges et finalement en Alsace lib\u00e9r\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 sa d\u00e9mobilisation le 1<sup>er<\/sup> f\u00e9vrier 1919.<\/p>\n<p><strong>3. Analyse <\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;introduction rapporte une lettre introductive du poilu Chaussis lui-m\u00eame, intitul\u00e9e \u00ab\u00a0<em>A qui ouvre ce carnet<\/em>\u2026\u00a0\u00bb, qui rappelle que certaines de ces pages ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9\u00e9crites apr\u00e8s coup, dans un h\u00f4pital d\u2019Auxerre, en 1915. Suit un d\u00e9cryptage d\u2019Arlette Playout-Chaussis qui pr\u00e9sente la d\u00e9couverte et la publication des manuscrits, ses enrichissements, notamment cartographiques et surtout le ressort d\u2019\u00e9criture de son a\u00efeul. Elle s\u2019interroge sur le public que le scripteur visait et rend hommage \u00e0 son altruisme et \u00e0 sa philosophie. Enfin, elle conclut sur son interrogation d\u2019un certain oubli familial, corrig\u00e9 par \u00ab\u00a0<em>devoir de m\u00e9moire<\/em> \u00bb. L\u2019aveu est toutefois formul\u00e9 de cahiers non retranscrits en totalit\u00e9, ce qui interroge l\u2019historien sur les raisons et l\u2019\u00e9tendue de ce choix. Particuli\u00e8rement dense bien que lacunaire et d\u2019un suivi chrono temporel parfois ardu &#8211; ainsi, certaines parties du parcours n\u2019ont pas pu \u00eatre recompos\u00e9es par les pr\u00e9sentateurs m\u00eames -, l\u2019apport \u00e0 l\u2019historiographie testimoniale est certain. Un autre \u00e9cueil est celui du choix d\u2019une pr\u00e9sentation cod\u00e9e \u00e9galement compliqu\u00e9e, mal expliqu\u00e9e de surcro\u00eet, et sans apport \u00e9vident \u00e0 l\u2019Historien, d\u2019autant que ce point n\u2019est expliqu\u00e9 qu\u2019\u00e0 la fin de l\u2019ouvrage. En effet, des num\u00e9ros, qui se r\u00e9v\u00e8lent parasites, entre parenth\u00e8ses renvoient, au d\u00e9but de l\u2019index (page 336) aux pages du manuscrit original (sur ce point, il est d\u2019ailleurs mentionn\u00e9 un 17<sup>e<\/sup> carnet alors que 13 ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9s). A trop vouloir en dire, on s\u2019y perd un peu parfois. Enfin, quelques abr\u00e9viations auraient pu \u00eatre opportun\u00e9ment traduites.<\/p>\n<p>D\u00e9cid\u00e9ment ce soldat aura \u00e9t\u00e9 aussi itin\u00e9rant que polyvalent dans cette guerre qui ne fut pas uniquement et loin de l\u00e0 une guerre de tranch\u00e9es pour cet inspecteur primaire. On peut suivre dans son r\u00e9cit tour \u00e0 tour le parcours d\u2019un soldat de d\u00e9p\u00f4t, d\u2019un malade, d\u2019un cartographe de PC de r\u00e9giment, d\u2019un chef de musique et d\u2019un caporal fourrier. Il en ressort ainsi un excellent t\u00e9moignage, Ernest Chaussis produisant le journal d\u2019un homme clairvoyant, d\u2019esprit vif et d\u2019un r\u00e9el don d\u2019\u00e9criture, statut d\u2019instituteur oblige. Il nous d\u00e9crit pr\u00e9cis\u00e9ment et importun\u00e9ment son environnement comme ses \u00e9tats d\u2019\u00e2me sans concession pour ceux qui le commandent. Il fustige l\u2019officier presque \u00e0 chaque page, et la plupart du temps avec juste raison, du seul fait de c\u00f4toiement avec la \u00ab <em>caste<\/em> \u00bb. Il justifie longuement d\u2019ailleurs (pages 307-308) son absence de galon comme de r\u00e9compense par des circonstances fortuites ayant toutes pour origine l\u2019imp\u00e9ritie militaire. Mais il doit certainement plus cet \u00e9tat de fait \u00e0 son absence de faveurs envers ce milieu qu\u2019il d\u00e9nonce ouvertement. Car c\u2019est au fil des pages, dans son \u00e9volution au sein des \u00e9tats-majors, qu\u2019enflent les critiques des comportements de leurs officiers, de leur fonctionnement, des inepties voire de l\u2019inutilit\u00e9 dont ils font preuve avec un caract\u00e8re despote et cabotin. Chaussy enfonce le clou le 4 juin 1918, d\u00e9crivant une guerre vaudevillesque face \u00e0 \u00ab\u00a0<em>l\u2019organisation et la volont\u00e9 s\u00e9rieuse de l\u2019ennemi<\/em> \u00bb (page 207). Son esprit critique rappelle sur certains points celui d\u2019Henri D\u00e9sagneaux (in <em>Journal de guerre. 14-18<\/em>, Paris, Deno\u00ebl, 1971), par exemple sur le coup de main qui doit r\u00e9ussir (page 228) dans une formulation parfaitement similaire.<\/p>\n<p>Ouvertement socialiste, il ne cache pas ses ob\u00e9diences et en profite pour faire un plaidoyer constant pour les instituteurs. Quelques critiques litt\u00e9raires (de \u00ab\u00a0<em>J\u2019accuse<\/em> \u00bb, Sembat, Lysis ou R\u00e9dier) prouvent son \u00e9clectisme litt\u00e9raire et plusieurs tableaux ethnographiques sont tr\u00e8s int\u00e9ressants, tel le r\u00e9veil des soldats dans la baraque Adrian (pages 133 \u00e0 137). Le 30 janvier 1915, il endosse l\u2019habit militaire qu\u2019il qualifie de \u00ab\u00a0<em>livr\u00e9e<\/em> \u00bb (page 19) et d\u00e9nonce les \u00ab\u00a0<em>embusqueurs<\/em> \u00bb\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Je n\u2019ai pas encore d\u00e9couvert les veules \u00e9go\u00efstes qui<\/em> (\u2026) <em>se dissimulent dans l\u2019ombre des bureaux et mettent en mouvement toute une diplomatie dont les efforts coupables permettront \u00e0 ces mauvais Fran\u00e7ais de demeurer \u00e0 l\u2019abri des glorieux dangers<\/em> \u00bb (page 19). Il y revient plus loin longuement en donnant force exemples nominaux \u00ab\u00a0<em>d\u2019embusqu\u00e9s d\u2019Argentan<\/em> \u00bb,\u00a0avec leurs m\u00e9thodes (page 35). Il fait aussi en contrepoint une liste des faux embusqu\u00e9s\u00a0: mitrailleurs, brancardiers, cyclistes ou ravitailleurs (page 318). A Sens, il d\u00e9crit ses sentiments \u00e0 la vue de prisonniers : \u00ab\u00a0<em>quelques invectives \u00e0 leur adresse et surtout un violent sentiment de curiosit\u00e9<\/em> \u00bb (page 99). Il voit des Am\u00e9ricains \u00e0 Verdun, \u00ab\u00a0<em>nom myst\u00e9rieux qui force l\u2019admiration des Am\u00e9ricains, faisant debout le salut militaire quand on prononce ce nom<\/em> \u00bb (page 151), se plaint des Anglais \u00ab\u00a0<em>pillards et flanchards<\/em> \u00bb (page 182), constatant la m\u00eame chose chez les poilus fran\u00e7ais (pages 182 et 212), se plaignant des vols ordinaires dans les maisons abandonn\u00e9es (page 201). A Wacquemoulin, il voit une\u00a0femme assise entre deux gendarmes\u00a0; \u00ab\u00a0<em>une espionne allemande d\u00e9pos\u00e9e par avion <\/em>\u00bb selon le planton (page 182). Il donne en vrac quelques d\u00e9finitions et argot personnel\u00a0: Singe, pigeon, Soci\u00e9t\u00e9 des Nations, paix, tranch\u00e9e, boyau, culot, la vie ch\u00e8re, bombe, quart, obus \u00e0 shrapnells, \u00e9clat, piston, etc. (page 187) et fustige la paperasserie (page 191). La mort d\u2019un camarade renvoie le poilu \u00e0 sa propre mort, r\u00e9v\u00e9lant le \u00ab\u00a0<em>d\u00e9sir de ne pas souffrir<\/em> \u00bb et de \u00ab\u00a0<em>traverser cette grande tourmente imb\u00e9cile sans y laisser trop de plumes et de fra\u00eecheur d\u2019esprit<\/em> \u00bb (page 197). Chaussis \u00e0 en effet conscience que la guerre vieillit l\u2019homme et les \u00e9l\u00e9ments (d\u2019o\u00f9 le titre de ce livre)\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Car les tranch\u00e9es et les boyaux sont les rides du sol\u00a0; et le plus terrible est de voir vieillir en quelque jours des contr\u00e9es vertes, joyeuses, pleines de vie<\/em> (\u2026)\u00a0\u00bb (page 204). Le 17 novembre 1918, il passe l\u2019ancienne fronti\u00e8re entre les Vosges et l\u2019Alsace et \u00ab\u00a0<em>ce n\u2019est pas sans \u00e9motion que nous foulons cette terre d\u2019Alsace, et la chanson vole<\/em> \u00bb (page 288). Il y constate imm\u00e9diatement la fid\u00e9lit\u00e9 du peuple alsacien (page 291) et s\u2019indigne de leur traitement \u00ab\u00a0<em>entre deux soldats<\/em> \u00bb, au retour de captivit\u00e9 (page 298). La guerre \u00e0 peine termin\u00e9e, il constate, amer, que \u00ab\u00a0<em>les civils ont tenu. Et le poilu ne les \u00e9patait plus, sur la fin. On trouvait tout naturel que des hommes fussent pr\u00e9destin\u00e9s \u00e0 une vie infernale pendant que les autres jouissaient de la vie, amassaient des b\u00e9n\u00e9fices \u00ab <\/em>de guerre<em> \u00bb (Criminelle expression\u00a0! \u00e9pouvantable mentalit\u00e9 que celle qui admet que la guerre puisse rapporter quelque chose \u00e0 des individus, la mort des uns faisant la vie des autres\u00a0!)<\/em> \u00bb. Il augure ce qu\u2019on retiendra de la guerre\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Quels exploits raconteront ceux qui auront contempl\u00e9, c\u00e9l\u00e9br\u00e9, divinis\u00e9 la guerre\u00a0? Que tairont, par modestie ou par d\u00e9go\u00fbt, ceux qui l\u2019on faite, vue\u00a0; soufferte\u00a0?<\/em> \u00bb et d\u2019achever ses acrimonies par cette sentence\u00a0d\u00e9finitive sur l\u2019arri\u00e8re\u00a0: <em>\u00ab\u00a0C\u2019est curieux comme \u00e0 beaucoup le front a paru plus gai, plus accueillant que l\u2019\u00ab <\/em>int\u00e9rieur<em> \u00bb<\/em> (page 318).<\/p>\n<p>L\u2019ouvrage est enrichi d\u2019un index des noms des unit\u00e9s militaires cit\u00e9es (page 337), de titres d\u2019ouvrages cit\u00e9s (page 337 \u00e0 339), d\u2019un index des noms de lieux et de personnes (pages 340 \u00e0 357), d\u2019une table des illustrations (pages 357 \u00e0 359), d\u2019une cartographie (page 359) et d\u2019une table des mati\u00e8res d\u00e9taill\u00e9e (pages 359 \u00e0 366), le tout formant un excellent outil de recherche, manquant trop souvent dans ce type de parution. Le livre est illustr\u00e9 de nombreux dessins (jusqu\u2019aux feuilles de temp\u00e9rature du malade Chaussis\u00a0!), croquis, cartes, plans, et images, certes de qualit\u00e9 moyenne, mais compl\u00e9tant ce remarquable travail d\u2019enrichissement \u00e9voqu\u00e9 ci-dessus, non diminu\u00e9 par quelques rares fautes (pages 197, 209 ou 253). Il t\u00e9moigne \u00e9galement de l\u2019imposant travail de r\u00e9appropriation de la m\u00e9moire familiale et de recherches sur le parcours d\u2019une descendante de poilu.<\/p>\n<p>Liste des communes cit\u00e9es (datation et pagination entre parenth\u00e8ses)\u00a0:<\/p>\n<p><strong>1915<\/strong> : Argentan (13 novembre 1914 &#8211; 13 juillet 1915 \u2013 17-44), Sainte Menehould, camp de Florent II (14-23 juillet \u2013 44-51), Florent, le Claon, la Chalade, le Four de Paris, la Haraz\u00e9e (24 juillet &#8211; 17 ao\u00fbt \u2013 51-64), Matougues (18 ao\u00fbt &#8211; 18 septembre \u2013 65-71).<\/p>\n<p><strong>1916<\/strong> : H\u00f4pitaux militaires (Ch\u00e2lons, Sens, Villeblevin, Bretagne) (19 septembre 1915 &#8211; 24 d\u00e9cembre 1916 \u2013 72-133).<\/p>\n<p><strong>1917<\/strong> : Champagne, Suippes (25 d\u00e9cembre 1916 &#8211; 2 ao\u00fbt 1917 \u2013 134-140), Mont-Haut, Mourmelon (2 ao\u00fbt &#8211; 4 octobre 1917 \u2013 141-148), Verdun, camp Driant, Douaumont, Souilly (4-31 octobre \u2013 149-154), Contrex\u00e9ville, camp de la Souveraine (novembre \u2013 154)<\/p>\n<p><strong>1918<\/strong> : Givry-en-Argonne, camp Marquet (21 janvier &#8211; 1<sup>er<\/sup> avril \u2013 172-180), Picardie, Ch\u00e2teau-Thierry, la Fert\u00e9-Milon, la Croix-Saint-Ouen, le Meux, Arsy, Coivrel, Maignelay, Sains-Morainvilliers, Welles-P\u00e9rennes, Harinart, Pr\u00e9toy, Plainville, ferme de la H\u00e9relle, Mesnil, Orry-la-Ville, Ligni\u00e8res, Dancourt, Popincourt, Tilloloy, Beuvraignes, Amy, bois du Bec, Margny-aux-Cerises, ferme de la Croix, Fr\u00e9toy-le-Ch\u00e2teau, Plessis-Patte-d\u2019Oie, Berlancourt, ch\u00e2teau de Mesny, Villeserve, Haut-des-Bois, Petit-D\u00e9troit, Remigny-Rouquenet, bois de la Haute-Tombelle, Mo\u00ff, ferme Cappone, Hinacourt, Hamegicourt, Regny, Itancourt, Flavy-le-Martel (2 avril &#8211; 17 octobre \u2013 180-273), Vosges, Nancy, Corcieux, Taintrux, Rougiville, Saint-Di\u00e9, Dijon (1<sup>er<\/sup>-15 novembre \u2013 275-285), Alsace, Frapelle, Combrimont, Provench\u00e8res-sur-Fave, Saales, Urbeis, Fouchy, Bleinschweiler, Dambach, Herbsheim, (15-24 novembre \u2013 286-294), Boofzheim (24 novembre 1918 &#8211; 1<sup>er<\/sup> f\u00e9vrier 1919 \u2013 294-324).<\/p>\n<p>Yann Prouillet, Crid 14-18, septembre 2011<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>2. Le t\u00e9moin Ernest Chaussis est n\u00e9 le 10 septembre 1884 \u00e0 Saint-Mard-de-R\u00e9no (Orne), issu d\u2019une famille \u00a0paysanne mais dont le p\u00e8re est maire de la commune. Instituteur depuis 1903 en Normandie, il vient juste d\u2019\u00eatre nomm\u00e9 inspecteur primaire \u00e0 Loud\u00e9ac, dans les C\u00f4tes-du-Nord, o\u00f9 il habite lorsque se d\u00e9clenche la Premi\u00e8re guerre mondiale. Il &hellip; <a href=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2011\/09\/28\/chaussis-ernest-1884-1950\/\" class=\"more-link\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">Chaussis, Ernest (1884-1950)<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[748,768,769,103,412,3,10],"tags":[529,321,272,770],"class_list":["post-526","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-104e-ri","category-150e-ri","category-154e-ri","category-103","category-202e-ri","category-carnet","category-combattant-infanterie","tag-argot","tag-critique-des-officiers","tag-embusques","tag-socialiste"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/526","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=526"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/526\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3901,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/526\/revisions\/3901"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=526"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=526"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=526"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}