{"id":55,"date":"2008-02-18T17:01:40","date_gmt":"2008-02-18T16:01:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2008\/02\/18\/capot-valery-1891-1970\/"},"modified":"2021-09-09T17:04:36","modified_gmt":"2021-09-09T16:04:36","slug":"capot-valery-1891-1970","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2008\/02\/18\/capot-valery-1891-1970\/","title":{"rendered":"Capot, Val\u00e9ry (1891-1970)"},"content":{"rendered":"<p><strong>1. Le t\u00e9moin<\/strong><\/p>\n<p>Val\u00e9ry Capot est n\u00e9 le 6 mai 1891 \u00e0 Feugarolles (Lot-et-Garonne). Classe 1911, incorpor\u00e9 normalement \u00e0 l&rsquo;automne 1912. C\u00e9libataire, titulaire d&rsquo;un brevet simple et ayant suivi une pr\u00e9paration militaire, il est nomm\u00e9 caporal d\u00e8s son incorporation au 9<sup>e<\/sup> RI d&rsquo;Agen. Sergent, puis adjudant \u00e0 partir de la fin 1917. Au d\u00e9p\u00f4t en 1918 pour la formation de la classe 1919 puis retour au front en juillet. D\u00e9mobilis\u00e9 en ao\u00fbt 1919, il retourne \u00e0 Buzet-sur-Ba\u00efse et s&rsquo;installe comme p\u00e9pini\u00e9riste.<\/p>\n<p><strong>2. Le t\u00e9moignage<\/strong><\/p>\n<p>Les carnets de Val\u00e9ry Capot sont conserv\u00e9s sous deux formes : la premi\u00e8re, ce sont ses carnets tenus pendant la guerre, \u00e9crits au crayon, au nombre de 14, vers\u00e9s par sa femme aux Archives d\u00e9partementales de Lot-et-Garonne (cote 90 J 814). La deuxi\u00e8me, constitu\u00e9e du \u00ab Carnet de Route \u00bb, en fait trois carnets dont deux portent au propre la retranscription all\u00e9g\u00e9e des carnets de guerre entreprise au moment o\u00f9 V. Capot est \u00e0 Agen pour superviser l&rsquo;instruction de la classe 1919 entre f\u00e9vrier et ao\u00fbt 1918, et l&rsquo;un indique son parcours par secteurs et par mois de guerre. Le tout \u00e9tant destin\u00e9 \u00e0 ses parents. Un passage de l&rsquo;introduction du \u00ab Carnet de route \u00bb \u00e9voque les originaux : \u00ab Ils sont l\u00e0 devant moi ces pauvres compagnons de mis\u00e8re \u00e9crits au hasard de la m\u00eal\u00e9e, sales, \u00e9corn\u00e9s, tordus, mais cependant si chers ! Un \u00e0 un je vais les prendre, et ce sont eux maintenant qui vont vous retracer ma triste vie pass\u00e9e. \u00bb La comparaison des deux supports permet d&rsquo;approcher le travail de r\u00e9\u00e9criture : ce qui a \u00e9t\u00e9 gard\u00e9, ce qui a \u00e9t\u00e9 \u00e9limin\u00e9 (notamment tout ce qui touche au vocabulaire employ\u00e9 \u00ab sur le moment \u00bb, puis gomm\u00e9). Deux \u00e9tudes se sont appuy\u00e9es sur ce t\u00e9moignage : Sol\u00e8s Bertand, Lafon Alexandre, <em>Agen et les Agenais dans <\/em><em>la Grande<\/em><em> Guerre<\/em>, Ed. Alan Sutton, Saint Cyr sur Loire, 2004 ; Lafon Alexandre, \u00ab Gen\u00e8se et cons\u00e9quence d&rsquo;un \u00e9chec : l&rsquo;offensive Nivelle v\u00e9cue par un lot-et-garonnais \u00bb, dans <em>Bulletin des Amis du Vieux N\u00e9rac<\/em>, n\u00b042 &#8211; 2007, p. 7-29.<\/p>\n<p><strong>3. Analyse<\/strong><\/p>\n<p>Conservateur, voire r\u00e9actionnaire, V. Capot entre en guerre avec le sentiment de participer \u00e0 un \u00e9v\u00e9nement historique de grande ampleur, demandant son sacrifice, appelant un devoir sans r\u00e9serve. La guerre v\u00e9cue le surprend et l&rsquo;oblige \u00e0 modifier son point de vue. Pr\u00e9sent \u00e0 toutes les grandes offensives (Marne 1914, Champagne et Artois 1915, Verdun 1916 lors de laquelle il est \u00e9vacu\u00e9 pour maladie, Moronvilliers le 17 avril 1917), il ne participe pas aux principales phases militaires du printemps et de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1918. On suit \u00e0 travers ses p\u00e9r\u00e9grinations \u00e0 la fois le parcours g\u00e9ographique des soldats, mais \u00e9galement les diff\u00e9rentes affectations auxquelles ils pouvaient \u00eatre soumis (stages, perfectionnement dans certaines armes, tenir la coop\u00e9rative du r\u00e9giment&#8230;). Son t\u00e9moignage porte la marque d&rsquo;un regard curieux (d\u00e9couverte des territoires parcourus, d\u00e9couverte des hommes). On retrouve des th\u00e8mes bien connus : la camaraderie avec les \u00ab pays \u00bb, les conditions de vie, les combats, la col\u00e8re envers les g\u00e9n\u00e9raux que l&rsquo;on ne croise pas dans les tranch\u00e9es. D&rsquo;autres un peu moins : la place du sport, les rapports aux grad\u00e9s et notamment le regard d&rsquo;un sous-officier de r\u00e9serve, promu au feu. Le fil de la lecture est ais\u00e9 \u00e0 suivre puisque l&rsquo;auteur a le souci de faire entrer le lecteur (ses parents) dans ses pens\u00e9es, ses r\u00e9flexions. Il est ais\u00e9 ainsi de suivre l&rsquo;\u00e9volution de son moral, le choc qu&rsquo;a \u00e9t\u00e9 la d\u00e9couverte de la guerre v\u00e9cue, les \u00ab remobilisations \u00bb avant les grandes offensives, le r\u00f4le des sanctions positives (m\u00e9dailles). Les notes qu&rsquo;il peut prendre pendant la pr\u00e9paration de l&rsquo;offensive Nivelle en 1917 sont particuli\u00e8rement instructives, comme celles qui concernent l&rsquo;apr\u00e8s armistice et le r\u00f4le donn\u00e9 aux r\u00e9giments d&rsquo;infanterie dans le maintien de l&rsquo;ordre (mai 1919).<\/p>\n<p>Alexandre Lafon, 12\/2007<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin Val\u00e9ry Capot est n\u00e9 le 6 mai 1891 \u00e0 Feugarolles (Lot-et-Garonne). Classe 1911, incorpor\u00e9 normalement \u00e0 l&rsquo;automne 1912. 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