{"id":628,"date":"2011-12-14T18:25:46","date_gmt":"2011-12-14T17:25:46","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=628"},"modified":"2021-09-12T19:54:56","modified_gmt":"2021-09-12T18:54:56","slug":"guichard-henri-1897-1982","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2011\/12\/14\/guichard-henri-1897-1982\/","title":{"rendered":"Guichard, Henri (1897-1982)"},"content":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/Guichard001.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-629\" src=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/Guichard001-199x300.jpg\" alt=\"\" width=\"199\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/Guichard001-199x300.jpg 199w, https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/Guichard001.jpg 422w\" sizes=\"auto, (max-width: 199px) 100vw, 199px\" \/><\/a><\/p>\n<p>N\u00e9 le 14 d\u00e9cembre 1897 dans la Dr\u00f4me, Henri Guichard est issu d\u2019un milieu paysan, domicili\u00e9 \u00e0 Combovin. En janvier 1916, \u00e0 19 ans, il int\u00e8gre le 111<sup>e<\/sup> RI d&rsquo;Antibes et ne retourne \u00e0 son foyer que le 2 septembre 1919. En f\u00e9vrier 1921, il \u00e9pouse Alice Combe et le couple s\u2019installe \u00e0 Ch\u00e2teaudouble puis \u00e0 Montmeyran comme agriculteurs. Trois fils na\u00eetront de leur union. Sa petite-fille, pr\u00e9sentatrice des carnets, indique qu\u2019il devint apr\u00e8s-guerre un \u00ab <em>pacifiste acharn\u00e9, un \u00e9cologiste actif et un citoyen du monde convaincu<\/em> \u00bb et que, en 1972, il se rend \u00e0 Gross Bieberau en Allemagne, ville jumel\u00e9e \u00e0 Montmeyran, o\u00f9 il \u00ab\u00a0<em>serre\u00a0fraternellement, non sans \u00e9motion, la main de quelques poilus d\u2019en face\u00a0!<\/em> \u00bb. Il meurt le 1<sup>er<\/sup> mai 1982.<\/p>\n<p>2. Le t\u00e9moignage<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/CouvGuichard001.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-631\" src=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/CouvGuichard001-205x300.jpg\" alt=\"\" width=\"205\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/CouvGuichard001-205x300.jpg 205w, https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/CouvGuichard001-701x1024.jpg 701w, https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/CouvGuichard001.jpg 889w\" sizes=\"auto, (max-width: 205px) 100vw, 205px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Henri Guichard, Guichard-Dahl Eliette (pr\u00e9s.), <em>La Grande Guerre du soldat Guichard. Itin\u00e9raire peu commun d&rsquo;un poilu. Carnets de route 1916-1919<\/em>, Charenton-le-Pont, Presses de Valmy, 2000, 243 pages.<\/p>\n<p>Le soldat Henri Guichard est mobilis\u00e9 le 1<sup>er<\/sup> juin 1915 au 111<sup>e<\/sup> RI d&rsquo;Antibes. Malade, il va d&rsquo;abord conna\u00eetre les h\u00f4pitaux puis les camps d&rsquo;entra\u00eenement avant d&rsquo;\u00eatre d\u00e9barqu\u00e9 comme divisionnaire \u00e0 Froidos dans la Meuse le 20 avril 1917. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;un mois plus tard qu&rsquo;il arrivera en ligne, \u00e0 la 15<sup>e<\/sup> compagnie. Il restera sous Verdun jusqu&rsquo;au grand repos de fin septembre.<\/p>\n<p>Deux mois s&rsquo;\u00e9coulent quand, alors qu&rsquo;il se pr\u00e9pare \u00e0 remonter au front, il apprend que son r\u00e9giment est de ceux qui vont devoir aider l&rsquo;Italie bouscul\u00e9e par l&rsquo;offensive autrichienne. Le 31 octobre, il arrive dans les plaines alli\u00e9es pour un mois d&rsquo;arri\u00e8re front avant l&rsquo;approche vers la zone de combat dans les montagnes du nord. Mais en fait, cette approche est avort\u00e9e par une permission qui ne rendra le soldat Guichard \u00e0 la guerre italienne que mi-janvier 1918, o\u00f9, sur le Monte Tomba enneig\u00e9, il est plac\u00e9 en r\u00e9serve. Au front pendant un petit mois, il est relev\u00e9 par les chasseurs. Il redescend dans la vall\u00e9e jusqu&rsquo;au 26 mars 1918, date \u00e0 laquelle \u00ab\u00a0<em>personne n&rsquo;est content de quitter ce beau pays, nous avons pass\u00e9 de si bons jours et nous savons que si nous allons en France, c&rsquo;est pour nous battre&#8230;\u00a0\u00bb<\/em> (page 65).<\/p>\n<p>On le retrouve dans la Somme, \u00e0 11 km d&rsquo;Amiens, secteur de Prouzel, le 5 avril, o\u00f9 il conna\u00eet l&rsquo;enfer des tranch\u00e9es et de la boue. Avril se poursuit en ligne, sous les gaz, le bombardement et les attaques partielles et mai la rel\u00e8ve pour un secteur plus calme de Lorraine, devant Pont-\u00e0-Mousson.<\/p>\n<p>Le 11 juin, apr\u00e8s un retour de permission, il apprend sa nomination pour le \u00ab\u00a0<em>groupe franc<\/em> \u00bb du bataillon. Non volontaire, il attribue cette \u00ab\u00a0<em>guigne<\/em> \u00bb \u00e0 sa jeunesse et \u00e0 sa condition physique. Il inaugure quelques patrouilles sur la Seille, dans ce secteur r\u00e9put\u00e9 calme o\u00f9 il tente de monter des embuscades, parfois tragiques pour les camarades. Peu de r\u00e9sultats au final pour ce groupe qui sera relev\u00e9 (et dissous) le 5 ao\u00fbt par l&rsquo;arriv\u00e9e en secteur des Am\u00e9ricains. Ao\u00fbt l&rsquo;envoie donc \u00e0 l&rsquo;ouest de Soissons o\u00f9 il participe aux attaques d&rsquo;ao\u00fbt devant Epagny. Fr\u00f4lant la mort plusieurs fois, il est finalement bless\u00e9 au pied par un \u00e9clat d&rsquo;obus le 29 et \u00e9choue \u00e0 Paris dans un h\u00f4pital.<\/p>\n<p>L\u00e0, il renoue quelque peu avec le culte protestant dont il \u00e9tait par force \u00e9loign\u00e9. Il restera \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re jusqu&rsquo;\u00e0 ce que les bruits d&rsquo;armistice laissent esp\u00e9rer une fin prochaine de la guerre. Son retour au front l&rsquo;a amen\u00e9 dans l&rsquo;Oise mais il ne retournera pas de suite en secteur combattant car, gripp\u00e9, il entre \u00e0 l&rsquo;infirmerie en cette fin d&rsquo;octobre. Le 30, les ultimes attaques alli\u00e9es le trouvent \u00e0 l&rsquo;est de Saint-Quentin. C&rsquo;est de l\u00e0 qu&rsquo;il participe \u00e0 la marche en avant et franchit le canal en avant de Guise, sous les balles et le gaz. Les Allemands, s&rsquo;ils reculent, ne sont pas encore \u00e0 genou. Pourtant, il repart vers l&rsquo;arri\u00e8re, son bataillon \u00e9tant relev\u00e9 et apprend l&rsquo;Armistice, le 11 novembre 1918 en matin\u00e9e \u00e0 la sortie de la ville de Nesle, loin du front. La guerre est termin\u00e9e et Henri Guichard escompte sa d\u00e9mobilisation. L&rsquo;heure n&rsquo;a pourtant pas encore sonn\u00e9 et de nombreuses heures de marches vont se succ\u00e9der avant l&rsquo;entr\u00e9e en terre reconquise qui se fera pour le soldat Guichard le 23 d\u00e9cembre 1918 \u00e0 Saales, dans le Bas-Rhin, aux opinions tr\u00e8s francophiles. D\u00e8s lors, il parcourt les villages d&rsquo;Alsace et s&rsquo;achemine au nord de Strasbourg o\u00f9 il voit enfin le Rhin. Il poursuit son \u00ab\u00a0<em>itin\u00e9raire touristique<\/em> \u00bb quand, le 4 mars 1919, il apprend son changement d&rsquo;affectation pour int\u00e9grer le 10<sup>e<\/sup> bataillon indochinois qui part vers l&rsquo;Orient.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s une permission, il embarque sur le \u00ab\u00a0<em>Vinh-Long<\/em> \u00bb le 19 avril et accoste le 3 mai dans le port Roumain de Constanza. Il visite Constantinople, la Bulgarie, Bucarest et \u00e9choue dans le port de Varna o\u00f9 il devient manutentionnaire. Le 23 ao\u00fbt, il apprend la d\u00e9mobilisation de sa classe, la 17. Il va rentrer alors en France, \u00e0 Combovin o\u00f9 il retrouve son p\u00e8re le 2 septembre 1919.<\/p>\n<p>3. R\u00e9sum\u00e9 et analyse<\/p>\n<p>Le soldat Guichard entre en guerre tardivement et par \u00e0-coups et il reste le plus souvent le spectateur de sa propre guerre et m\u00eame l&rsquo;Armistice n&rsquo;est pas v\u00e9cu au front. Pourtant, le soldat Guichard aurait pu fournir un t\u00e9moignage de premier ordre sur un parcours particuli\u00e8rement int\u00e9ressant et singulier. Le d\u00e9but de sa guerre, en 1917 est similaire \u00e0 la masse mais il participe \u00e0 la campagne d&rsquo;Italie o\u00f9 il agit peu. Il rentre en France, retrouve les tranch\u00e9es et est affect\u00e9 dans un groupe franc, dont peu de soldats \u00e9voqueront le r\u00f4le et les caract\u00e9ristiques exactes. La fin de 1918 l&rsquo;entra\u00eene \u00e0 la poursuite d&rsquo;une Allemagne agonisante et son t\u00e9moignage se poursuit bien au-del\u00e0 de l&rsquo;Armistice. L\u00e0 encore, cette singularit\u00e9 aurait pu apporter beaucoup ; il parcourt une Alsace lib\u00e9r\u00e9e et paysanne et surtout int\u00e8gre la seconde p\u00e9riode d&rsquo;Orient qui lui fait parcourir la Roumanie et la Bulgarie. Malheureusement, son parcours de guerre est trop secondaire ; il t\u00e9moigne \u00ab\u00a0<em>en touriste<\/em> \u00bb et sans renseigner le lecteur sur sa formation et son r\u00f4le exacts en Roumanie. Enfin, de religion protestante, il apporte sur ce point une autre singularit\u00e9 dans les t\u00e9moignages de guerre dans la masse de t\u00e9moignages d&rsquo;autres ob\u00e9diences.<\/p>\n<p>Comment expliquer la constance d&rsquo;une telle faiblesse dans le t\u00e9moignage ? Est-ce d\u00fb \u00e0 l&rsquo;origine pl\u00e9b\u00e9ienne du soldat Guichard\u00a0? Son \u00e9vidente d\u00e9couverte du monde en m\u00eame temps que de la guerre trahit son manque de culture, de vocabulaire et d&rsquo;\u00e0-propos pour d\u00e9crire les heures extraordinaires et les exp\u00e9riences v\u00e9cues. Ayant manqu\u00e9 totalement d&rsquo;un \u00e9l\u00e9mentaire sens de la description, son texte manque ainsi globalement d&rsquo;int\u00e9r\u00eat. L&rsquo;auteur \u00e9crit avec une simplicit\u00e9 na\u00efve sans s&rsquo;attacher au v\u00e9ritable int\u00e9r\u00eat des situations qui l&rsquo;entourent. Trop peu fouill\u00e9, il s&rsquo;agit souvent d&rsquo;un \u00e9talage de banalit\u00e9s et de menus faits quotidiens. Sa passivit\u00e9 m\u00eame nous laisse \u00e0 penser qu&rsquo;il ne participe jamais aux attaques et certaines de ses expressions sont incompr\u00e9hensibles (voir page 125 \u00ab\u00a0<em>Je trouve en arrivant un assez bon trou o\u00f9 je couche avec un camarade. Ce trou est recouvert d\u2019un trous d\u2019obus, ce qui fait que s\u2019il pleut, nous ne mouillons pas<\/em> \u00bb !). M\u00eame si le personnage est touchant (il ne ha\u00ef pas l&rsquo;Allemand sauf quand celui-ci coupe les arbres fruitiers, page 135), il ne capte pas l&rsquo;int\u00e9r\u00eat du lecteur. Il donne pourtant une bonne d\u00e9finition d\u2019un secteur tranquille \u00ab\u00a0<em>car l\u2019herbe pousse partout o\u00f9 nous sommes<\/em> \u00bb page 23. Il d\u00e9crit le 11 novembre \u00e0 Nesle (Somme) et passe l\u2019ancienne ligne de front dans les Vosges (vall\u00e9e de la Fave) et l\u2019Alsace recouvr\u00e9e (vall\u00e9e de la Bruche dans la Bas-Rhin) en d\u00e9cembre 1918, y notant une zone d\u00e9vast\u00e9e de faible largeur, \u00ab\u00a0<em>5 ou 6 kilom\u00e8tres au plus<\/em> \u00bb (page 143) et dont la for\u00eat a \u00e9t\u00e9 par place surexploit\u00e9e (page 147). Il d\u00e9couvre une Alsace plus moderne et plus jolie que la France (page 149) o\u00f9 il r\u00e8gne toutefois \u00ab\u00a0<em>un peu d\u2019hostilit\u00e9<\/em> \u00bb \u00e0 l\u2019\u00e9gard des Fran\u00e7ais (page 147), m\u00eame si, sur le pont de Kehl \u00e0 Strasbourg, il indique que ce sont les Alsaciens eux-m\u00eames qui chassent les Boches de la ville.<\/p>\n<p>Ainsi, le texte, na\u00eff, est, par le style et par la pr\u00e9sentation, destin\u00e9 au n\u00e9ophyte. Les annotations compl\u00e9tives du glossaire d&rsquo;Eliette Guichard-Dahl, pr\u00e9sentatrice des carnets, apportent peu et sont superficielles. L&rsquo;introduction et la postface se veulent un hommage mais se r\u00e9v\u00e8lent inutiles et lacunaires pour la v\u00e9ritable appr\u00e9hension du personnage. On peut toutefois se reporter \u00e0 ce t\u00e9moignage pour quelques tableaux de la fin d&rsquo;ann\u00e9e 1918 et quelques lignes sociologiques sur l&rsquo;Alsace lib\u00e9r\u00e9e. L&rsquo;\u00e9dition pr\u00e9sente une erreur de num\u00e9rotation dans le glossaire et une typographie trop a\u00e9r\u00e9e. Il n&rsquo;est pas illustr\u00e9 ni cartographi\u00e9.<\/p>\n<p>Parcours g\u00e9ographique de l&rsquo;auteur (avec datation et pagination entre parenth\u00e8ses) :<\/p>\n<p><strong>1917<\/strong> : Froidos (20 avril) (16), Fleury (15 mai) (17), Auz\u00e9ville, Brabant-en-Argonne, Vraincourt, Boureuilles (15 mai &#8211; 16 juin) (17-26), Neuvilly, Clermont-en-Argonne, Auz\u00e9ville, Granges-le-Comte, Vraincourt, Aubr\u00e9ville, Parois, Avocourt (15 mai &#8211; 16 juillet) (26-30), Vauquois (27 juillet &#8211; 3 septembre) (30-32), Avocourt, camp Marquet (3-25 septembre) (33-35), camp de Saint-Ouen (27 septembre &#8211; 17 octobre) (35-36), Blacy \u00e0 Sommessous (18-29 octobre) (36-38), Embarquement ferroviaire, Italie, retour dans la Somme) (29 octobre 1917 &#8211; 5 avril 1918) (38-70).<\/p>\n<p><strong>1918<\/strong> : Reuil, Till\u00e9, Beauvais, Pouseaux, Saint-Omer-en-Chauss\u00e9e, Marseille, Poix, Conty, Prouzel (5 avril) (71), Rumigny, Grattepanche (8-10 avril) (71-72), Estr\u00e9es-Saint-Denis, Guyencourt, Remiencourt, bois S\u00e9n\u00e9cat (10 avril &#8211; 1<sup>er<\/sup> mai) (72-88), Dommartin, Cottenchy, bois d&rsquo;Enfeuil (1<sup>er<\/sup> mai) (88-89), Estr\u00e9es-Saint-Denis, Grattepanche, Saint-Sauflieu, Nampty (4 mai) (90), Loeuilly, Conty, Belleuse, Lavacquerie (5 mai) (90), Mesnil-Conteville, Hamel, Grez (6-9 mai) (90-91), de Grez \u00e0 Autreville (Meurthe-et-Moselle (10-21 mai) (92-96), Flammechamps, Morville, Sainte-Genevi\u00e8ve, Port-sur-Seille, Millery (23 mai &#8211; 7 ao\u00fbt) (96 &#8211; 107), Millery \u00e0 Epagny (Aisne) (8-22 ao\u00fbt) (107-110), Vassens (23-29 ao\u00fbt) (111-116), Paris (convalescence), retour au front (30 ao\u00fbt &#8211; 16 octobre) (116-120), Mesnil-Saint-Georges, Montdidier, Warsy (16-30 octobre) (120-123), de Warsy \u00e0 Grand-Verly (Aisne) (30 octobre &#8211; 1<sup>er<\/sup> novembre) (123-125), Grand-Verly (1<sup>er<\/sup>-7 novembre) (125-131), Lesquielles, Grougis, Aisonville, Boukincamp, Montigny, (8 novembre) (131) Fieulaine, Fontaine-Notre-Dame, Hombli\u00e8res, Saint-Quentin, Holnon, (9 novembre) (132), Savy, Etreillers, Vaux, Germaine, Foreste, Douilly, Matigny, Y, (10 novembre) (133), B\u00e9thencourt, Mesnil-Saint-Nicaise, Nesle, Rethonvillers, Sept-Fours (11 novembre) (134-135), Cr\u00e9mery, Fresnoy, Damery, Andechy, Guerbigny, Warsy, Davenescourt, Hamel-Contoire, Pierrepont (12-13 novembre) (135-136), Hargicourt, Malpart, Grivesnes, Le Plessier, Coullemelle, Rocquencourt, Tartigny, Caply, Troussencourt, Maisoncelle (Oise) (14 novembre) (136-137), de l&rsquo;Oise \u00e0 l&rsquo;Alsace (17 novembre &#8211; 23 d\u00e9cembre) (137-143), Fraize, anould, Saint-L\u00e9onard, Saulcy-sur-Meurthe, Sainte Marguerite (22 d\u00e9cembre) (143), Coinches, Vanifosse, Neuvillers, Frapelle, l&rsquo;Alsace (Vall\u00e9e de la Bruche \u00e0 Strasbourg) (23 d\u00e9cembre 1918 &#8211; 28 f\u00e9vrier 1919) (143-162).<\/p>\n<p><strong>1919<\/strong> : Lorraine mosellane \u00e0 l&rsquo;Orient (28 f\u00e9vrier &#8211; 19 avril) (163-171), Roumanie et Bulgarie (19 avril &#8211; 1<sup>er<\/sup> septembre) (171-230).<\/p>\n<p>Yann Prouillet, CRID14-18, d\u00e9cembre 2011<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin N\u00e9 le 14 d\u00e9cembre 1897 dans la Dr\u00f4me, Henri Guichard est issu d\u2019un milieu paysan, domicili\u00e9 \u00e0 Combovin. En janvier 1916, \u00e0 19 ans, il int\u00e8gre le 111e RI d&rsquo;Antibes et ne retourne \u00e0 son foyer que le 2 septembre 1919. 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