{"id":637,"date":"2011-12-15T09:35:56","date_gmt":"2011-12-15T08:35:56","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=637"},"modified":"2026-02-07T16:06:13","modified_gmt":"2026-02-07T15:06:13","slug":"jury-jean-elie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2011\/12\/15\/jury-jean-elie\/","title":{"rendered":"Jury, Jean-Elie (1881-1965)"},"content":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin<\/p>\n<p>Jean-Elie Jury est n\u00e9 le dix juin 1881 \u00e0 Saint-Chamond, dans la Loire, de Mathieu dit \u00ab\u00a0<em>Louis<\/em> \u00bb, et de Marie Catherine Brun. On lui connait un fr\u00e8re a\u00een\u00e9, St\u00e9phane-Ir\u00e9n\u00e9e, n\u00e9 le 3 juin 1877.\u00a0Il dit quitter, le 1<sup>er<\/sup> ao\u00fbt son lieu de r\u00e9sidence pour aller \u00e0 Saint-Chamond. Sur son parcours militaire, et indique dans sa tr\u00e8s courte pr\u00e9face \u00ab <em>quand \u00e9clata la Premi\u00e8re Guerre mondiale de 1914-1918, j\u2019\u00e9tais d\u00e9j\u00e0 un r\u00e9serviste chevronn\u00e9, j\u2019avais ex\u00e9cut\u00e9 mes p\u00e9riodes de r\u00e9serve, dont j\u2019\u00e9tais sorti brigadier \u00e0 l\u2019une, sous-officier aux autres. Je fus affect\u00e9 au parc d\u2019artillerie de la 27<sup>e<\/sup> division <\/em>\u00bb (page 5). Semble-t-il fonctionnaire du minist\u00e8re des finances, il est mobilis\u00e9 \u00e0 la d\u00e9claration de guerre comme mar\u00e9chal des logis affect\u00e9 \u00e0 la conduite et au ravitaillement de l&rsquo;artillerie r\u00e9gimentaire du 155<sup>e<\/sup> RI de la 27<sup>e<\/sup> division du 14<sup>e<\/sup> corps. Il est promu sous-lieutenant dans une section d\u2019artillerie le 16 mars 1918. Apr\u00e8s guerre, il se marie le 4 juillet 1924 \u00e0 Paris (9<sup>\u00e8me<\/sup>) avec Reine Marie Catherine Babut. Lieutenant de R\u00e9serve au 22<sup>\u00e8me<\/sup> Bataillon d\u2019Ouvriers d\u2019Artillerie, il demeure 26 rue Nungesser et Coli \u00e0 Paris (16<sup>\u00e8me<\/sup>) et, en 1936, d\u00e9clare la profession d\u2019industriel. Il affiche apr\u00e8s la campagne 5 ann\u00e9es et 5 mois d\u2019active. Il est fait chevalier de la L\u00e9gion d\u2019Honneur le 23 d\u00e9cembre 1936 et d\u00e9c\u00e8de \u00e0 Nice le 11 mars 1965.<\/p>\n<p>2. Le t\u00e9moignage<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/Jury001.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-638\" src=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/Jury001-195x300.jpg\" alt=\"\" width=\"195\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/Jury001-195x300.jpg 195w, https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/Jury001-668x1024.jpg 668w, https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/Jury001.jpg 889w\" sizes=\"auto, (max-width: 195px) 100vw, 195px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Jury, Jean-Elie, <em>Mes carnets de guerre. 1914-1918<\/em>, chez l\u2019auteur, 1964, 171 pages.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Comme toujours, depuis ma plus tendre enfance, j\u2019ai confi\u00e9 \u00e0 de petits carnets mes intimes pens\u00e9es de chaque jour\u00a0; j\u2019ai continu\u00e9 pendant ces quatre ann\u00e9es de 1914-1918<\/em> \u00bb (page 5). Sa pratique d\u2019\u00e9criture est d\u00e9j\u00e0 ancienne et son r\u00f4le de ravitaillement ne l&rsquo;expose pas au combat. Ainsi, il parcourt les arri\u00e8res du front mobile de la bataille des fronti\u00e8res dans les Vosges d&rsquo;ao\u00fbt 1914, t\u00e9moignant des visions sommaires qui s&rsquo;offrent \u00e0 lui. Apr\u00e8s une entr\u00e9e anxieuse et sans d\u00e9bordement de joie en pays reconquis, il recule et retraite par Bruy\u00e8res avant de quitter les Vosges le 14 septembre pour renforcer l&rsquo;arm\u00e9e du Nord, dans la Somme. Il reprend ses corv\u00e9es de cantonnement, ponctu\u00e9es de ravitaillement, mais sans r\u00e9elle activit\u00e9 ; les jours passent dans une immobilit\u00e9 comment\u00e9e.<\/p>\n<p>En ao\u00fbt 1915, il est transf\u00e9r\u00e9 sur la Marne o\u00f9 l\u00e0 aussi, il rapporte peu d&rsquo;activit\u00e9s sauf un ravitaillement de l&rsquo;avant qui lui permet de s&rsquo;approcher de la ligne de feu. La fin de 1915 le ram\u00e8ne dans les Vosges quand en f\u00e9vrier 1916 les lignes s&rsquo;allument \u00e0 Verdun. La division renforce le front menac\u00e9 de la ville martyre mais Jury \u00e9gr\u00e8ne les jours dans la m\u00eame monotonie. Au cours d&rsquo;un de ces ravitaillements vers l&rsquo;avant, le 25 mai 1916, il est bless\u00e9 \u00e0 la cuisse gauche, ce qui lui vaudra la croix de guerre avec une citation \u00e0 l\u2019ordre de la Brigade d\u2019Artillerie (n\u00b030 du 30 juin)\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Au cours d\u2019un ravitaillement en munitions d\u2019infanterie ex\u00e9cut\u00e9 de nuit, sur une position battue par le tir ennemi, a \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 par un \u00e9clat d\u2019obus. Malgr\u00e9 sa blessure et la violence du bombardement, a assur\u00e9 l\u2019ex\u00e9cution de sa mission<\/em>\u00a0\u00bb. Il ne quitte ce secteur qu&rsquo;avec la fin de 1916.<\/p>\n<p>De retour dans la Somme en 1917, il ressent superficiellement les mutineries du printemps alors que les jours succ\u00e8dent aux mois et les changements d&rsquo;affectation sont rares. La deuxi\u00e8me offensive de la Marne le conduit \u00e0 colmater les br\u00e8ches sans toutefois bouleverser la placidit\u00e9 de sa vie d&rsquo;arri\u00e8re front.<\/p>\n<p>Ao\u00fbt 1918 signe la fin des offensives allemandes et le d\u00e9but de la d\u00e9b\u00e2cle, l&rsquo;auteur d\u00e9laisse alors son carnet et apprend l&rsquo;Armistice alors qu&rsquo;il est en cong\u00e9. Lass\u00e9 de la guerre et de la licence qu&rsquo;elle occasionne, il pense sans joie, ce 11 novembre 1918, \u00e0 ceux que l&rsquo;on semble d\u00e9j\u00e0 oublier.<\/p>\n<p>3. R\u00e9sum\u00e9 et analyse<\/p>\n<p>Le journal de guerre de Jean-Elie Jury est original sous deux aspects : le premier est la vision d&rsquo;un non-combattant, charg\u00e9 du ravitaillement d&rsquo;artillerie r\u00e9gimentaire stationn\u00e9 \u00e0 l&rsquo;imm\u00e9diat arri\u00e8re front et y faisant des incursions aussi \u00e9pisodiques que br\u00e8ves. Cette vision offre un regard particulier mais superficiel car n&rsquo;apportant pas le t\u00e9moignage v\u00e9cu de la guerre. L&rsquo;auteur suit les \u00e9v\u00e9nements militaires par procuration, selon les ragots de cuisine et son r\u00e9cit se r\u00e9duit en proportions \u00e9gales \u00e0 des prospectives et des banalit\u00e9s. Il se qualifie d&rsquo;ailleurs lui-m\u00eame de \u00ab\u00a0<em>demi-guerrier<\/em> \u00bb (page 37). Le 3 ao\u00fbt 1914, il constate en gare de Saint-Chamond \u00ab\u00a0<em>les trains pris d\u2019assaut. Enthousiasme. Des cris, des hurlements, quelques ivrognes malheureusement<\/em> \u00bb (page 7) mais en guerre, il rapporte les ragots\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Il para\u00eet qu\u2019\u00e0 Saint-Di\u00e9 les ennemis n\u2019ont pas enterr\u00e9 leurs cadavres et que la r\u00e9gion empuantie est inabordable <\/em>\u00bb (page 18) ou cette odyss\u00e9e du capitaine Boust et de 22 soldats du 140<sup>e<\/sup> RI parvenus \u00e0 regagner les lignes fran\u00e7aises d\u00e9guis\u00e9es en paysans ! (page 19), rapporte le 14 septembre que \u00ab <em>les soldats allemands commencent \u00e0 se mutiler<\/em> \u00bb (page 23). Si un de ses chefs lui donne une d\u00e9finition cocasse du drapeau : \u00ab\u00a0\u00c7<em>a\u00a0 qu&rsquo;il faut se faire casser la gueule pour<\/em> \u00bb, il n\u2019est pas concern\u00e9 par son emploi militaire. Plus loin il analyse deux sortes de courages\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Celui que nous avons quand nous traversons des populations qui nous acclament<\/em> (\u2026) et \u00ab\u00a0<em>l\u2019autre qui consiste \u00e0 faire simplement chaque jour, \u00e0 toute heure, son m\u00e9tier, son devoir, de se mesurer quotidiennement avec la camarde. Celui-ci est le plus admirable<\/em> \u00bb (page 27). Plus tard, il continue de rapporter une guerre dont il ne per\u00e7oit que les bruits\u00a0: \u00ab <em>D\u2019aucuns pr\u00e9tendent que d\u2019une tranch\u00e9e \u00e0 l\u2019autre on fait des \u00e9changes de cigarettes <\/em>\u00bb (page 43). Parfois, son analyse est plus personnelle et opportune\u00a0: le 23 novembre 1914, \u00ab\u00a0<em>nous voyons d\u00e9filer deux r\u00e9giments, le 115<sup>\u00e8me<\/sup> et le 117<sup>\u00e8me<\/sup> qui traversent Harbonni\u00e8res pour aller \u00e0 Hangest. Quelle tristesse de voit tant d\u2019hommes \u00e2g\u00e9s parmi eux\u00a0! Quelques-uns, fatigu\u00e9s, mal ras\u00e9s, paraissent des vieillards. Ils d\u00e9filent bien\u00a0; on surprend dans leurs yeux des r\u00eaves qui ne sont pas tr\u00e8s belliqueux, mais ils sont r\u00e9solus. Ils n\u2019ont plus le patriotisme paonnesque des d\u00e9buts devant les femmes\u00a0; ils ont souffert\u00a0; ils ont senti le souffle de la camarde, maintenant, ils marchent froidement, r\u00e9solument parce qu\u2019il le faut et parce que beaucoup d\u2019entre eux, qui ont vu tomber \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019eux d\u2019excellents camarades ont des comptes \u00e0 r\u00e9gler avec les Boches<\/em> \u00bb (page 49). Parfois, il s\u2019emporte contre ses sup\u00e9rieurs, quand, le 4 avril 1916, il \u00ab\u00a0<em>trouve \u00e0 <\/em>[s]<em>on retour nos deux officiers\u00a0 occup\u00e9s \u00e0 faire un petit jardin autour de leur cagna. Jamais, jamais, je ne les ai vus s\u2019occuper du bien-\u00eatre des hommes. C\u2019est un peu \u00e9c\u0153urant<\/em> \u00bb (page 95) et y revient en mai 1916\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Il faut que je confie \u00e0 mon petit carnet tout l\u2019\u00e9c\u0153urement que me donne <\/em>nos<em> officiers. Je ne parle pas de <\/em>tous<em> les officiers naturellement, mais des <\/em>n\u00f4tres<em>, de ceux de la 1<sup>\u00e8re<\/sup> S.M.I. Ils ne font rien, rien<\/em> \u00bb (page 104). Il \u00e9tend cette acrimonie aux g\u00e9n\u00e9raux\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Qu\u2019on foute donc nos g\u00e9n\u00e9raux en 1<sup>\u00e8re<\/sup> ligne pour observer les mouvements de leurs troupes\u00a0! ils feraient peut-\u00eatre moins de gaffes.<\/em> (\u2026) <em>Maintenant ces messieurs apr\u00e8s avoir fait massacrer des milliers d\u2019hommes vont tranquillement jouer au bridge \u00e0 Limoges et jouir des douceurs d\u2019une grosse retraite. Quand je vois les souffrances et la mort autour de moi, je ne peux m\u2019emp\u00eacher de dire comme les poilus<\/em> : \u00ab\u00a0Tas de crapules\u00a0!\u00a0\u00bb (page 138). Cela participe du sentiment rencontr\u00e9 le 15 juin 1917, \u00e0 l\u2019esprit g\u00e2t\u00e9 de la troupe proche de la r\u00e9bellion (page 139). Il participe \u00e9galement \u00e0 l\u2019ostracisme constat\u00e9 contre les \u00ab\u00a0<em>gens du midi<\/em> \u00bb\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Oh\u00a0! ces corps du midi toujours \u00e0 la blague et \u00e0 l\u2019honneur, jamais \u00e0 la peine<\/em> \u00bb (page 102) et plus loin, le 4 juin 1916, \u00ab\u00a0<em>on murmure que tous les corps m\u00e9ridionaux ont flanch\u00e9 (une fois de plus)<\/em> \u00bb (page 107).<\/p>\n<p>La seconde originalit\u00e9 pr\u00e9sente une attirance marqu\u00e9e du soldat pour un \u00e9l\u00e9ment de sa vie dont le manque est cruellement ressenti : les femmes. Ce sentiment n&rsquo;est toutefois pas d\u00e9velopp\u00e9, le r\u00e9cit n&rsquo;\u00e9tant \u00e9maill\u00e9 que de quelques annotations ponctuelles sur le sujet. Cette th\u00e9matique est finalement assez peu \u00e9voqu\u00e9e dans les t\u00e9moignages de soldats, s&rsquo;accordant tous \u00e0 la pudeur\u00a0; le texte de Jury \u00e9claire un peu l&rsquo;historien sur ces sentiments \u00e9lud\u00e9s. Il indique en effet, dans la Somme en octobre 1914\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Il y a de jolies ouvri\u00e8res qui nous sourient. On ajuste son uniforme, on frise sa moustache, on se drape dans sa dignit\u00e9 de guerrier. Des regards s\u2019\u00e9changent qui ne sont point chastes\u2026 Beaucoup d&rsquo;entre nous, hommes et femmes, souffrent du besoin d&rsquo;aimer<\/em> \u00bb (page 40). Il conna\u00eetra d\u2019ailleurs un amour furtif en septembre 1915 (page 76). Cette pr\u00e9occupation des femmes reste une pr\u00e9occupation r\u00e9currente dans son parcours, favoris\u00e9 par sa position de front-arri\u00e8re.<\/p>\n<p>Ces deux points sont malheureusement les seuls qui offrent un attrait \u00e0 cet ouvrage superficiel et r\u00e9p\u00e9titif tr\u00e8s fortement entach\u00e9 d&rsquo;une impr\u00e9cision toponymique et patronymique qui confine \u00e0 une syst\u00e9matique perturbatrice car faisant perdre ses repaires au lecteur. L&rsquo;ouvrage perd de sa substance au fur et \u00e0 mesure de l&rsquo;avanc\u00e9e du conflit, se traduisant par un ressassement des jours et des exp\u00e9riences, \u00e0 peine rehauss\u00e9 par quelques missions \u00ab\u00a0<em>dangereuses<\/em> \u00bb dont l&rsquo;auteur sent de lui-m\u00eame la pauvret\u00e9 de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat. Certes, l&rsquo;on sent que les souvenirs sont livr\u00e9s bruts, sans retouches apparentes mais surtout sans v\u00e9rification. D\u00e8s lors, cette qualit\u00e9 appara\u00eet comme un d\u00e9faut tr\u00e8s largement soulign\u00e9 par le peu d&rsquo;int\u00e9r\u00eat que rev\u00eatent la plupart des dates report\u00e9es. L&rsquo;auteur d\u00e9voile des sentiments selon ce qu&rsquo;il vit et une certaine incurie qui l&rsquo;irrite mais c&rsquo;est surtout l&rsquo;ennui, le r\u00e9p\u00e9titif qui pr\u00e9vaut au fil des pages o\u00f9 les mois sont repr\u00e9sent\u00e9s par quelques dates \u00e9parses et quelques paragraphes d\u00e9lay\u00e9s. Beaucoup d\u2019erreurs toponymiques augmentent encore ce sentiment.<\/p>\n<p>Au final, les carnets de guerre de Jean-Elie Jury n&rsquo;offrent que peu d&rsquo;int\u00e9r\u00eat \u00e0 l&rsquo;historien du fait de la pauvret\u00e9 documentaire et descriptive du t\u00e9moignage qu&rsquo;il semblait vouloir apporter. L&rsquo;ouvrage, semblant d&rsquo;un tirage limit\u00e9 \u00e0 compte d&rsquo;auteur, est correctement r\u00e9dig\u00e9, dans un style diariste simple et n&rsquo;est pas iconographi\u00e9. Cette pr\u00e9sentation tr\u00e8s aust\u00e8re peut rappeler les carnets dont le texte est issu.<\/p>\n<p><em>Yann Prouillet, d\u00e9cembre 2011<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin Jean-Elie Jury est n\u00e9 le dix juin 1881 \u00e0 Saint-Chamond, dans la Loire, de Mathieu dit \u00ab\u00a0Louis \u00bb, et de Marie Catherine Brun. On lui connait un fr\u00e8re a\u00een\u00e9, St\u00e9phane-Ir\u00e9n\u00e9e, n\u00e9 le 3 juin 1877.\u00a0Il dit quitter, le 1er ao\u00fbt son lieu de r\u00e9sidence pour aller \u00e0 Saint-Chamond. 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