{"id":671,"date":"2011-12-28T23:50:03","date_gmt":"2011-12-28T22:50:03","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=671"},"modified":"2021-09-13T19:24:03","modified_gmt":"2021-09-13T18:24:03","slug":"clergeau-rene-1886-1920","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2011\/12\/28\/clergeau-rene-1886-1920\/","title":{"rendered":"Clergeau, Ren\u00e9 (1886-1920)"},"content":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin<a href=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/Clergeau001.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-672\" src=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/Clergeau001-142x300.jpg\" alt=\"\" width=\"142\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/Clergeau001-142x300.jpg 142w, https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/Clergeau001-487x1024.jpg 487w\" sizes=\"auto, (max-width: 142px) 100vw, 142px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Ren\u00e9-Louis-Paul Clergeau, n\u00e9 le 20 octobre 1886 \u00e0 Sainte-Lheurine en Charente Inf\u00e9rieure, aujourd\u2019hui Charente Maritime. Il est issu d\u2019une famille d\u2019instituteurs. Son p\u00e8re, Adolphe, et sa m\u00e8re, Louise berthe Lebrun exer\u00e7ant tous deux cette profession, comme lui-m\u00eame. La guerre d\u00e9clar\u00e9e, il est affect\u00e9 au 206<sup>e<\/sup> RI de Saintes, r\u00e9giment dans lequel il est charg\u00e9 du ravitaillement. Le 8 ao\u00fbt 1911, il \u00e9pouse \u00e0 Saintes Augusta Lacan, elle m\u00eame institutrice (puis professeure d\u2019anglais, de fran\u00e7ais et de math\u00e9matique, et qui s\u2019\u00e9teindra le 2 avril 1977), avec laquelle il a un fils n\u00e9 le 6 avril 1918. Ren\u00e9 Clergeau d\u00e9c\u00e8de le 9 mars 1920 des suites des gazages re\u00e7us en 1918.<\/p>\n<p>2. Le t\u00e9moignage\u00a0<a href=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/Clergeau002.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-673\" src=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/Clergeau002-204x300.jpg\" alt=\"\" width=\"204\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/Clergeau002-204x300.jpg 204w, https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/Clergeau002-696x1024.jpg 696w, https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/Clergeau002.jpg 1138w\" sizes=\"auto, (max-width: 204px) 100vw, 204px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Clergeau, Ren\u00e9, <em>Les cahiers de Ren\u00e9 Clergeau, 1914-1919. La Grande Guerre au jour le jour&#8230;<\/em> Villebois, La Plume du Temps, collection Histoire, 2002, 337 p.<\/p>\n<p>Ren\u00e9 Clergeau, instituteur charentais affect\u00e9 au 206<sup>e<\/sup> RI et charg\u00e9 du ravitaillement, a reproduit dans 6 carnets de guerre, \u00e9crits au crayon de papier, parfois en style t\u00e9l\u00e9graphique, de format 110&#215;170 mm, qu\u2019il appelle affectueusement ses \u00ab <em>chers petits compagnons<\/em> \u00bb, sa campagne contre l\u2019Allemagne, du 12 ao\u00fbt 1914 au 24 f\u00e9vrier 1919. Il dit dans l\u2019introduction de ceux-ci\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Ce carnet est pour ma femme, pour mon fils, pour moi si je reviens<\/em> \u00bb et nous renseigne sur sa volont\u00e9 de transmettre\u00a0: \u00ab\u00a0<em>J\u2019ai donc \u00e9crit au jour le jour, tout simplement les \u00e9v\u00e8nements survenus durant la campagne, soit dans mon r\u00e9giment, soit \u00e0 moi personnellement. Je ne cherche pas \u00e0 faire le plus petit \u00e9talage sensationnel de faits plus ou moins authentiques n\u2019ayant qu\u2019un but, celui de donner un semblant de valeur \u00e0 leur acteur<\/em>. (\u2026) <em>D\u2019ailleurs, je ne fais point un roman mais un simple recueil qui devra aider pour ma m\u00e9moire dans l\u2019avenir<\/em> \u00bb (page 8).<\/p>\n<p>Principalement affect\u00e9 en Lorraine, il subit de plein fouet la bataille de Verdun dans le secteur d\u2019Avocourt et renforce parfois d\u2019autres secteurs en \u00e9bullition, notamment au cours de la deuxi\u00e8me bataille de la Marne. Caporal puis caporal-fourrier, il traverse toute la guerre sans aucune blessure \u2013 sauf une \u00e9gratignure de ronce et une grippe espagnole peu active \u2013 mais il d\u00e9c\u00e8de toutefois des suites des gazages de 1918.<\/p>\n<p>3. R\u00e9sum\u00e9 et analyse<\/p>\n<p>Formidable document d\u2019une continuit\u00e9 et d\u2019un int\u00e9r\u00eat descriptif remarquables. Instituteur, son esprit est vif et clair et sa plume, parfois sans concession. Ren\u00e9 Clergeau nous donne \u00e0 lire un carnet de guerre r\u00e9f\u00e9rentiel dans la litt\u00e9rature testimoniale. De nombreux \u00e9l\u00e9ments peuvent \u00eatre d\u00e9gag\u00e9s de son \u00e9tude et sa longue affectation en Lorraine, ainsi que la vision du choc de Verdun sont autant de tableaux d\u2019int\u00e9r\u00eat. Tout y est\u00a0; description du front, organisation du r\u00e9giment, noms de lieux et de personnes, le texte ne manque pas d\u2019informations utiles \u00e0 l\u2019Historien m\u00eame si les notes s\u2019espacent pour l\u2019ann\u00e9e 1918, \u00e9tant regroup\u00e9es mensuellement par le scripteur. Certes, Ren\u00e9 Clergeau se fait promoteur d\u2019un certain bourrage de cr\u00e2ne dans les premi\u00e8res pages mais il ajuste ses tableaux au fil du temps et livre parfois ses sentiments, vindicatifs contre la presse ou l\u2019arri\u00e8re. Sa vision, m\u00eame sommaire, des mutineries est \u00e9galement d\u2019int\u00e9r\u00eat mais il est singulier de constater le laconisme du 11 novembre 1918 o\u00f9 Ren\u00e9 Clergeau ne semble faire montre d\u2019aucun sentiment particulier \u00e0 cette date pourtant m\u00e9morable. Cette note r\u00e9v\u00e8le l\u2019attrait d\u2019une \u00e9tude psychologique pouvant \u00eatre effectu\u00e9e sur ce t\u00e9moignage. Est-il un h\u00e9ros du front\u00a0? Le t\u00e9moin se d\u00e9crit comme un \u00ab\u00a0<em>poilu<\/em> <em>de derri\u00e8re la tranch\u00e9e<\/em> \u00bb type de combattant auquel il rend hommage (page 160). Mais non combattant, il n\u2019est pas un \u00ab\u00a0<em>non souffrant<\/em> \u00bb et, \u00e0 Culmont, le 16 f\u00e9vrier 1916, il d\u00e9clare\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Mes yeux sont encore malades mais cette fois ce sont seulement les paupi\u00e8res, int\u00e9rieurement. Si je dis cela \u00e0 ma ch\u00e8re femme, elle va s\u2019inqui\u00e9ter et je sais d\u2019avance quelle f\u00e2cheuse r\u00e9percussion cela produirait sur sa sant\u00e9, la sachant impressionnable et pr\u00eate \u00e0 s\u2019alarmer. Me faire voir au major, c\u2019est me faire \u00e9vacuer, ma femme l\u2019apprendra et se frappera encore bien plus. Evacu\u00e9, je peux suivre un traitement court et rester dans la zone des arm\u00e9es, je pourrais revenir \u00e0 mon r\u00e9giment mais si le traitement est long et qu\u2019on me fasse filer dans un h\u00f4pital de l\u2019int\u00e9rieur, c\u2019est ensuite le d\u00e9p\u00f4t et le d\u00e9part pour un r\u00e9giment quelconque o\u00f9 je ne conna\u00eetrais personne. Tout cela m\u2019ennuie bien et cependant je ne peux \u00e9crire cela \u00e0 ma ch\u00e8re femme, je pr\u00e9f\u00e8re lui mentir un peu plut\u00f4t que de l\u2019inqui\u00e9ter<\/em> \u00bb (page 128). Ainsi sont r\u00e9sum\u00e9s plusieurs raisons r\u00e9pondant aux questions de l\u2019autocensure et du pourquoi ils ont tenus.<\/p>\n<p>Certes il rapporte au d\u00e9but de la campagne qu\u2019 \u00ab\u00a0<em>on a vu dans leurs tranch\u00e9es, des hommes debout morts, se soutenant mutuellement tellement ils sont nombreux<\/em> \u00bb (page 12), il souscrit \u00e0 une espionnite qu\u2019il voit durable (pages 14, 30, 96, 123 et 244), constate l\u2019inexplosion des obus allemands, n\u2019explosant pas dans une proportion de 20\/50\u00a0(pages 12, 49 et 67) ou rapporte les ruses allemandes (pages 23 et 69), comme les puits volontairement empoisonn\u00e9s par les Allemands avec leurs propres cadavres (page 40). Il dit rencontrer d\u2019ailleurs deux agents secrets et recueillir leurs confidences (page 42). Il rapporte la lecture de l\u2019ordre Stenger d\u2019assassiner les prisonniers fran\u00e7ais le 20 d\u00e9cembre 1914, \u00e0 Champenoux (page 43) ou les martyrologes, tel celui de l\u2019instituteur d\u2019Ho\u00e9ville, revenu de captivit\u00e9 le 22 f\u00e9vrier 1915 (page 53). Il rapporte \u00e9galement des combats au corps \u00e0 corps \u00e9piques et sanglants mais surr\u00e9alistes, venant d\u2019un non-combattant, et bien entendu, \u00ab\u00a0<em>les Allemands ont employ\u00e9 dit-on<\/em> \u00bb des balles explosives et dum-dum (page 70).<\/p>\n<p>Il n\u2019est pas tendre dans son appr\u00e9ciation de la population locale Meurthe-et-Mosellane, qu\u2019il trouve grossi\u00e8re et sale, en un tableau peu reluisant (pages 22 et 23)\u00a0et d\u00e9crira de m\u00eame plus loin les Auvergnats ! (page 57). Son tableau d\u2019apr\u00e8s bataille de la r\u00e9cup\u00e9ration du mat\u00e9riel abandonn\u00e9, souill\u00e9 est int\u00e9ressante (page 24) et il confirme l\u2019utilisation du vin en remplacement d\u2019une eau insalubre (page 26). Il renseigne \u00e0 plusieurs reprises sur les pratiques mortuaires (pages 26 et 32). Il d\u00e9crit l\u2019engagement d\u2019un enfant de troupe (page 34 mais aussi pages 78 et 99 pour savoir ce qu\u2019il est devenu). Le 10 mars 1915, il voit des condors qu\u2019il prend pour des Taube (page 57)\u00a0! Il rencontre \u00e9galement des soldats devenus fous (pages 69 ou 188) et \u00e9voque un tir ami sur un homme perdu et tu\u00e9 (page 100). Il \u00e9voque \u00e9galement des d\u00e9serteurs (page 127) mais fait aussi un \u00e9loge des soldats sobres (les Martiniquais) (page 187)\u00a0! A Verdun, le 8 septembre 1916, il rapporte horrifi\u00e9 une attaque de S\u00e9n\u00e9galais d\u00e9capiteurs \u00ab\u00a0<em>sans s\u2019occuper d\u2019autre chose que leur<\/em> <em>zigouillage<\/em> \u00bb\u00a0(page 197) qui lui fait hi\u00e9rarchiser l\u2019horreur\u00a0: \u00ab\u00a0<em>la guerre du fusil est terrible, le pilonnage de l\u2019artillerie est \u00e9pouvantable mais ce massacre au couteau, ce travail de boucher est monstrueux. Quelle affreuse chose que ce corps \u00e0 corps au couteau\u00a0! Non, ce n\u2019est plus la guerre, c\u2019est\u2026 je ne peux pas le dire<\/em> \u00bb (page 198).<\/p>\n<p>C\u00f4toyant plus souvent que le poilu la gent f\u00e9minine, il voit \u00e0 Velaine-sous-Amance quelques jeunes filles \u00ab\u00a0<em>malades<\/em> \u00bb, terme militaire pour syphilitiques, et qui \u00ab\u00a0<em>trouvent quand m\u00eame quelques imb\u00e9ciles pour s\u2019occuper d\u2019elles<\/em> \u00bb (page 75). Comme pour la population, la vue de ces adolescentes enceintes, ces filles malpropres, aux sales m\u0153urs (pages 82 et 84) voire d\u00e9prav\u00e9es et malades (page 165) appara\u00eet r\u00e9currente. Il \u00e9voque aussi les \u00ab\u00a0<em>l\u00e9gitimes<\/em> \u00bb telle cette veuve deux fois ayant \u00e9pous\u00e9 deux fr\u00e8res morts successivement (page 238) ou ces femmes (dont la sienne) rejoignant presque simultan\u00e9ment leur mari en cantonnement parisien de repos (page 242). Il parle aussi des occup\u00e9es, \u00e9voquant les relations consenties de femmes avec l\u2019occupant allemand \u00e0 Berlencourt (page 255) et a m\u00eame un mot sur les femmes belges (page 264) pour lesquelles il a plus de dilection.<\/p>\n<p>Comme beaucoup, il se prononce parfois sur la dur\u00e9e pr\u00e9vue de la guerre\u00a0; ainsi Clergeau pense au 22 novembre 1915 que la guerre ne peut mat\u00e9riellement durer plus de 2 ans (page 112).<\/p>\n<p>Soldat de l\u2019arri\u00e8re, il avoue avoir achet\u00e9 \u00ab\u00a0<em>pour 20 sous, une belle fus\u00e9e de 130 en cuivre et une bague de 105<\/em> \u00bb pour faire faire un coupe-papier en artisanat de tranch\u00e9e (page 114) dont il \u00e9voque les dangers (pages 180 et 181). Il parle de la guerre psychologique, arguant que des cadavres allemands sont laiss\u00e9s sciemment sur le terrain pour d\u00e9moraliser l\u2019ennemi (page 136). De sa dur\u00e9e aussi, criant son amertume quant au sentiment du peuple envers le soldat le 1<sup>er<\/sup> avril 1917 (page 176), contre les journalistes quand ils \u00e9voquent le moral du poilu \u00e0 cette p\u00e9riode (page 194\u00a0) ou contre ceux de l\u2019arri\u00e8re \u00ab\u00a0<em>que la guerre ne touche pas<\/em> \u00bb (page 222). Les mutineries sont proches, et les mouvements collectifs qu\u2019il d\u00e9crit au th\u00e9\u00e2tre aux arm\u00e9es du camp de Bois l\u2019Ev\u00eaque, pr\u00e8s de Toul, o\u00f9 la Marseillaise est siffl\u00e9e en pr\u00e9sence des officiers sup\u00e9rieurs, ne sont pas \u00e9quivoques (page 230). Dans ce camp, il pr\u00e9cise que la mutinerie du 17 juin 1917 est partie d\u2019un non-paiement du pr\u00eat par les officiers de peur s\u2019enivrement des hommes (page 231). Il n\u2019y prend pas part et pr\u00e9cise que \u00ab\u00a0<em>tout cela est not\u00e9 sans commentaire<\/em> \u00bb (page 231) mais il constate les cas, y compris des trains aux portes arrach\u00e9es par les permissionnaires (page 235).<\/p>\n<p>A Ho\u00e9ville, le 22 f\u00e9vrier il relate l\u2019affaire de l\u2019\u00e9vasion et de la re-capture au front d\u2019un prisonnier de guerre allemand en bleu horizon (page 212). Devant un \u00ab\u00a0<em>essai de vaccin<\/em> \u00bb, il suppute le poilu cobaye m\u00e9dical (page 217). Il peste contre les Am\u00e9ricains et les Anglais, plus au caf\u00e9 qu\u2019au front (pages 244 et 257), \u00e9voque les effets physiologiques de l\u2019yp\u00e9rite (page 262) ou l\u2019omnipr\u00e9sence du gaz \u00e0 Esnes, qui g\u00e2te jusqu\u2019aux vivres (page 269). Enfin sa vision de la cote 304 et du Mort-Homme en mars 1918 est impressionnante (page 269).<\/p>\n<p>Il en ressort un ouvrage formidablement int\u00e9ressant sur le plan du contenu mais souffrant d\u2019une pr\u00e9sentation m\u00e9diocre, \u00e0 l\u2019instar de la reproduction iconographique, qui font leur cette observation d\u2019Egger, historien de la litt\u00e9rature\u00a0: \u00ab\u00a0\u2026 <em>car des milliers d\u2019\u00e9crits nouveaux qui se publient chaque ann\u00e9e, il n\u2019y a jamais qu\u2019un petit nombre d\u2019\u0153uvres qui m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre distingu\u00e9es par leur valeur scientifique ou litt\u00e9raire, et celles-l\u00e0 ne trouvent pas toujours des \u00e9diteurs dignes d\u2019elles<\/em> \u00bb (in Egger, Emile, <em>Histoire du livres depuis ses origines jusqu\u2019\u00e0 nos jours<\/em>, Paris, Hetzel, ca. 1880, page 236).<\/p>\n<p>Yann Prouillet, CRID14-18, d\u00e9cembre 2011<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin Ren\u00e9-Louis-Paul Clergeau, n\u00e9 le 20 octobre 1886 \u00e0 Sainte-Lheurine en Charente Inf\u00e9rieure, aujourd\u2019hui Charente Maritime. Il est issu d\u2019une famille d\u2019instituteurs. Son p\u00e8re, Adolphe, et sa m\u00e8re, Louise berthe Lebrun exer\u00e7ant tous deux cette profession, comme lui-m\u00eame. 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