{"id":696,"date":"2012-01-11T20:59:41","date_gmt":"2012-01-11T19:59:41","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=696"},"modified":"2021-09-13T19:26:38","modified_gmt":"2021-09-13T18:26:38","slug":"pousse-adelphe-1890-1984","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2012\/01\/11\/pousse-adelphe-1890-1984\/","title":{"rendered":"Pousse, Adelphe (1878\u20131921)"},"content":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin<\/p>\n<p>Adelphe Pousse est n\u00e9 le 24 f\u00e9vrier 1878 \u00e0 Le M\u00e9e dans l\u2019Eure-et-Loir. Il a fait ses \u00e9tudes au s\u00e9minaire de Saint-Cheron (Eure-et-Loir), o\u00f9 il entre en octobre 1891, et son service militaire dans l\u2019infanterie en 1901-1902. Il est ordonn\u00e9 pr\u00eatre \u00e0 son retour, en 1902 et charg\u00e9 de la paroisse de Flacey (Eure-et-Loir) jusqu\u2019en 1911, avant d\u2019\u00eatre nomm\u00e9 cur\u00e9 de Villiers-le-Morhier, petite commune de Beauce, dans le d\u00e9partement d&rsquo;Eure-et-Loir. A la mobilisation g\u00e9n\u00e9rale, il a 36 ans et il doit rejoindre la 4<sup>e<\/sup> section d\u2019infirmiers du groupe de brancardiers divisionnaires (GBD) de la 85<sup>e<\/sup> division territoriale qui comprend les 25<sup>e<\/sup>, 26<sup>e<\/sup>, 27<sup>e<\/sup> et 28<sup>e<\/sup> RIT et rejoint Le Mans. Devant l\u2019inaction de son emploi au front, il est affect\u00e9 sur sa demande au 27<sup>e<\/sup> RIT le 20 mars 1915 et devient infirmier, sans formation apparemment, le 1<sup>er<\/sup> ao\u00fbt suivant. En raison des pertes, il change d\u2019unit\u00e9 le 28 novembre 1915 et est affect\u00e9 comme soldat \u00e0 la 17<sup>e<\/sup> compagnie du 209<sup>e<\/sup> RI d\u2019Agen, affection combattante qu\u2019il ne conservera que 90 jours pour \u00eatre renomm\u00e9 infirmier dans cette compagnie. Ce n\u2019est qu\u2019au sortir des premi\u00e8res lignes de l\u2019enfer de Verdun, le 16 juin 1916, qu\u2019il pourra exercer les fonctions compl\u00e9mentaires d\u2019aum\u00f4nier. En effet, \u00ab <em>le commandement de la deuxi\u00e8me arm\u00e9e fran\u00e7aise, en charge de la d\u00e9fense, compte aussi sur l\u2019influence des pr\u00eatres pour maintenir le plus haut possible les capacit\u00e9s de r\u00e9sistance des troupes d\u00e9fendant la cit\u00e9<\/em> \u00bb (page 13) selon Jean-Pierre Verney, pr\u00e9facier. Epuis\u00e9 par un \u00e2ge incompatible avec \u00ab\u00a0<em>sa<\/em> \u00bb guerre, il est \u00e9vacu\u00e9 le 18 juillet 1918 et stoppe son journal le 23 ao\u00fbt suivant, de son lit d\u2019h\u00f4pital pour un grave probl\u00e8me aux yeux. C\u2019est affaibli qu\u2019il rentre \u00e0 Villiers-le-Morhier en mars 1919. Nomm\u00e9 cur\u00e9 de Champhol (Eure-et-Loir) au mois de novembre suivant, il y meurt le 17 mai 1921.<\/p>\n<p>2. Le t\u00e9moignage\u00a0<a href=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/Pousse001.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-697\" src=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/Pousse001-189x300.jpg\" alt=\"\" width=\"189\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/Pousse001-189x300.jpg 189w, https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/Pousse001-648x1024.jpg 648w\" sizes=\"auto, (max-width: 189px) 100vw, 189px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Pousse, Adelphe, <em>Une soutane sous la mitraille. Carnets de la Grande Guerre d&rsquo;un cur\u00e9 de campagne. Adelphe Pousse (1878-1921). <\/em>Jaignes, La Chasse au Snark, 2000, 203 pages.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9facier nous informe en exergue que le texte publi\u00e9 a \u00e9t\u00e9 \u00ab\u00a0<em>r\u00e9\u00e9crit par l\u2019abb\u00e9 Pousse, au retour de l\u2019h\u00f4pital militaire, d\u2019apr\u00e8s le carnet qu\u2019il a tenu<\/em> \u00bb (page 18) du d\u00e9but d\u2019ao\u00fbt 1914 au 23 ao\u00fbt 1918. Ses premi\u00e8res lignes sont\u00a0: \u00ab\u00a0<em>J\u2019\u00e9tais bien loin de penser, en ao\u00fbt 1914, quand<\/em> <em>\u00e0 Sin-le-Noble pr\u00e8s de Douai, sur la table d\u2019un estaminet, devant une chope de bi\u00e8re, je commen\u00e7ai \u00e0 \u00e9crire le r\u00e9cit des \u00e9v\u00e9nements dont je devais \u00eatre le t\u00e9moin durant la guerre que, pendant 47 mois, je les noterai fid\u00e8lement au jour le jour <\/em> \u00bb (page 19). Adelphe Pousse quitte ainsi Villiers-le-Morhier \u00ab\u00a0<em>plein d\u2019enthousiasme<\/em> \u00bb (page 19) pour le G.B.D. Singuli\u00e8rement tenu loin du front, dans la r\u00e9gion de Rouen, il ne sait rien des jours tragiques d&rsquo;ao\u00fbt et de septembre 1914. Ainsi, il ne conna\u00eetra le bapt\u00eame du feu que le 26 septembre dans le secteur de Bapaume. Le 20 mars de l&rsquo;ann\u00e9e suivante, il est affect\u00e9 sur sa demande \u00e0 l&rsquo;aum\u00f4nerie militaire du 1<sup>er<\/sup> bataillon du 27<sup>e<\/sup> RIT Il est nomm\u00e9 infirmier le 1<sup>er<\/sup> ao\u00fbt. L\u00e0, son apprentissage de la tranch\u00e9e est douloureux et m\u00e9lancolique.<\/p>\n<p>Le 28 novembre 1915, les classes 1889 et 1888 passent dans la r\u00e9serve de l&rsquo;arm\u00e9e d&rsquo;active. Adelphe Pousse est contre toute attente vers\u00e9 \u00e0 la 17<sup>e<\/sup> compagnie du 209<sup>e<\/sup> RI Sa situation administrative est en opposition avec la loi de 1905 qui lui arroge, en sa qualit\u00e9 de pr\u00eatre, le droit d&rsquo;\u00eatre int\u00e9gr\u00e9 dans une formation sanitaire de l&rsquo;arm\u00e9e. Cette situation ne sera que provisoire puisqu\u2019il r\u00e9int\u00e8gre le 27<sup>e<\/sup> RIT, 18<sup>e<\/sup> compagnie, trois mois plus tard.<\/p>\n<p>Milieu mars 1916, le r\u00e9giment quitte le Nord pour la r\u00e9gion de Verdun. Adelphe Pousse \u00e9choue au terrible r\u00e9duit d&rsquo;Avocourt, sur la rive droite de la Meuse. \u00ab\u00a0<em>A partir de ce moment, son \u00e9criture s&rsquo;enfle et prend de l&rsquo;ampleur <\/em>\u00bb (page 11). Il y conna\u00eet les bombardements incessants, la boue, les poux, des \u00e9preuves terribles pour l&rsquo;homme de foi. Le 16 juin 1916, il est nomm\u00e9 infirmier- aum\u00f4nier au fort de Regret mais la mort de l&rsquo;aum\u00f4nier de l&rsquo;ouvrage de Froideterre va lui laisser la place le samedi 21 juillet. D\u00e8s lors, une vie nouvelle, pr\u00e8s des hommes, s&rsquo;ouvre au martyr. Elle sera sa derni\u00e8re affectation car les murs de Froideterre vont se r\u00e9v\u00e9ler une prison, s\u00fbre certes mais insalubre, satur\u00e9e d&rsquo;une atmosph\u00e8re d\u00e9l\u00e9t\u00e8re. L\u00e0, son corps va s&rsquo;essouffler puis s&rsquo;\u00e9puiser lentement et le 18 juillet 1918, il est \u00e9vacu\u00e9 vers l&rsquo;arri\u00e8re. Il arrive \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital temporaire 63 de Lyon le 25 juillet et termine la guerre sans revoir le front.<\/p>\n<p>3. R\u00e9sum\u00e9 et analyse<\/p>\n<p>Cet ouvrage pr\u00e9sente le carnet de guerre atypique et remarquable d&rsquo;un pr\u00eatre ballott\u00e9 dans la guerre. Affect\u00e9 \u00e0 un groupe de brancardiers divisionnaires, il est tenu singuli\u00e8rement \u00e9loign\u00e9 des batailles d&rsquo;ao\u00fbt-septembre 1914 qui menacent Paris et la Marne et qui saignent pourtant \u00e0 blanc les arm\u00e9es bellig\u00e9rantes. Son r\u00e9cit en prend la teinte d\u2019une balade touristique comment\u00e9e. Octobre ne lui trouve toujours pas d&rsquo;activit\u00e9 combattante utile pour sa charge de brancardier ou son minist\u00e8re religieux. Il souffre de cet \u00e9loignement : \u00ab\u00a0<em>n&rsquo;ayant aucun journal, nous ne connaissons absolument rien<\/em> \u00bb du front (page 37) et quand il lit les r\u00e9cits de son calvaire, c\u2019est pour \u00e9reinter quelque peu la version \u00ab\u00a0<em>enjoliv\u00e9e<\/em> \u00bb d\u2019un article sur la prise de Vaux ou Douaumont dans la \u00ab\u00a0<em>Revue des Deux Mondes<\/em> \u00bb du 1<sup>er<\/sup> d\u00e9cembre 1917 (page 159). 1915 aligne les jours monotones dans la tranch\u00e9e et seule une affectation dans un r\u00e9giment de r\u00e9serve g\u00e9n\u00e8re en lui un moment d&rsquo;\u00e9nervement qui ne trouble pas l&rsquo;ennui qu&rsquo;il conna\u00eet aux tranch\u00e9es. 1916 sera pour lui l&rsquo;ann\u00e9e de la r\u00e9v\u00e9lation, qui voit son affectation comme aum\u00f4nier-pr\u00eatre au fort de Regret. Il nous offre d\u00e8s lors un t\u00e9moignage remarquable relatant la vie quotidienne dans les forts et ouvrages de la citadelle de Verdun et notamment celui de Froideterre. Vision rehauss\u00e9e de tr\u00e8s belles descriptions panoramiques du front \u00e0 plusieurs \u00e9poques de la bataille de Verdun. Il compl\u00e8te sa vision ext\u00e9rieure par une excellente et dantesque vision relatant la vie quotidienne dans les forts et ouvrages de la citadelle verdunoise.<\/p>\n<p>Pousse, volontiers chercheur de solitude, d\u00e9voile ses \u00e9tats d&rsquo;\u00e2me, dit son d\u00e9go\u00fbt pour les embusqu\u00e9s, pour le confort des officiers, les parlementaires gueulards et s\u2019\u00e9panche sur sa vie de reclus. Seules les lettres re\u00e7ues sont sa bou\u00e9e de sauvetage dans cet oc\u00e9an d\u2019enfer (page 74). Comme souvent chez les autres soldats, Adelphe Pousse reste muet sur ses permissions comme il n&rsquo;\u00e9voque pas non plus les mutineries de 1917. Il \u00e9voque seulement le refus d&rsquo;une poign\u00e9e de main \u00e0 un commandant par des hommes mut\u00e9s (page 169) sans que cet \u00e9v\u00e8nement soit rattachable \u00e0 ce paradigme. Il \u00e9crit dans un style souvent parl\u00e9, peu fouill\u00e9, par phrases hach\u00e9es, \u00e9conomes. Il t\u00e9moigne ainsi excellemment comme un journaliste de la foi.<\/p>\n<p>De tr\u00e8s nombreux \u00e9l\u00e9ments r\u00e9f\u00e9rentiels sont \u00e0 retirer de ce t\u00e9moignage dans le cadre d&rsquo;une \u00e9tude des pr\u00eatres engag\u00e9s dans la Grande Guerre mais surtout de la vision et de la vie dans les forts de Verdun. Ainsi, on trouve un bref rappel sur les territoriaux (page 7), sur le service de sant\u00e9 (page 8) et la lev\u00e9e par l&rsquo;\u00e9glise des sanctions pour les pr\u00eatres soldats qui portent les armes et font couler le sang (page 9). Pousse d\u00e9crit un Nord aux filles \u00ab\u00a0<em>pr\u00e9coces<\/em> \u00bb, aux femmes repl\u00e8tes (page 22), o\u00f9 \u00ab\u00a0<em>les enfants fument de bonne heure<\/em> \u00bb (page 42), o\u00f9 les gens parlent un \u00ab\u00a0<em>patois incompr\u00e9hensible<\/em> \u00bb et o\u00f9 il fustige l\u2019insalubrit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale (page 45). Il en profite pour faire du tourisme minier (page 22), braconne le corbeau (page 40) et relate le sauvetage par le g\u00e9nie de soldats englu\u00e9s dans une boue (page 42) qui avale les souliers des hommes (page 47). Il relate l\u2019abattage par les soldats fran\u00e7ais d\u2019un poilu se rendant aux Allemands (pages 54 et 55) mais aussi les bless\u00e9s suppliant l&rsquo;ach\u00e8vement (page 81), une confusion des uniformes fran\u00e7ais et allemands et l\u2019horreur du champ de bataille (pages 82 et 132). Car il participe \u00e0 l\u2019horrible t\u00e2che d\u2019identification, notamment de territoriaux du 106<sup>\u00e8me<\/sup> R.A.T. surpris et assassin\u00e9s par les Allemands au cours d&rsquo;une avanc\u00e9e (page 83). Plus loin, il est r\u00e9vuls\u00e9 par l\u2019insalubrit\u00e9 du r\u00e9duit d&rsquo;Avocourt \u00e0 cause de la souillure des cadavres et des d\u00e9jections (page 91). D\u2019ailleurs, le fort de Regret sera consign\u00e9 suite \u00e0 un cas de m\u00e9ningite c\u00e9r\u00e9bro-spinale (page 131). Proche du service sanitaire et de la mort, il relate le suicide au mousqueton d\u2019un sapeur (page 108), remarque le signalement des tombes par une bouteille (page 51) et l\u2019absence de cercueil dans les inhumations (page 55) quand elle est possible (cf. page 174 quand il d\u00e9crit une collecte d\u2019ossements). Il d\u00e9plore le gaspillage r\u00e9current constat\u00e9 dans les usines bombard\u00e9es, o\u00f9 le mat\u00e9riel n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 sauvegard\u00e9 (page 68). Peu empreint de bourrage de cr\u00e2ne, son t\u00e9moignage relate toutefois le cas singulier d\u2019une maison occup\u00e9e \u00e0 la fois par des Allemands et des Fran\u00e7ais, \u00e0 des \u00e9tages diff\u00e9rents (pages 69 et 75). Bien entendu, pr\u00eatre, il \u00e9reinte \u00e0 plusieurs reprises l\u2019amoralit\u00e9 du soldat,\u00a0ses chansons d\u00e9go\u00fbtantes\u00a0; \u00ab\u00a0<em>comme si on ne pourrait \u00eatre soldat sans dire des cochonneries<\/em> \u00bb (page 70). Il s\u2019inqui\u00e8te en effet du d\u00e9litement moral du poilu (page 171) et, s\u2019appliquant cette crainte \u00e0 lui-m\u00eame, se demande apr\u00e8s-guerre : \u00ab\u00a0<em>A quoi serons-nous bons quand nous rentrerons chez nous ?<\/em> \u00bb (page 170). Paradoxalement, il rapporte qu\u2019un soldat a \u00e9court\u00e9 sa permission de 24 heures car \u00ab\u00a0<em>il s\u2019ennuyait chez lui\u00a0!<\/em> \u00bb (page 177). T\u00e9moin de l\u2019anecdote et du quotidien, il note qu\u2019\u00e0 Bar-le-Duc, des gosses viennent vendre du caf\u00e9 aux permissionnaires (page 98), il s\u2019\u00e9meut de la mort du chat mascotte du fort de Regret (page 102), il voit des prisonniers allemands coupant les bl\u00e9s \u00e0 proximit\u00e9 des forts (page 108), des artilleurs \u00e0 barbe jaune du fait de la manipulation de la dynamite (page 118) mais l\u2019horreur est permanente et revient, lancinante, dans son r\u00e9cit, telle sa relation du d\u00e9gagement de Thiaumont, dont l&rsquo;int\u00e9rieur n&rsquo;est qu&rsquo;une bouille humaine (page 143).<\/p>\n<p>L&rsquo;ouvrage est introduit par Jean-Pierre Verney qui expose en pr\u00e9face le r\u00e9sum\u00e9 du parcours du \u00ab\u00a0<em>cur\u00e9 de campagne<\/em> \u00bb Adelphe Pousse. Ce pr\u00e9ambule lui permet de replacer opportun\u00e9ment son parcours dans l&rsquo;arme territoriale, dans le service de sant\u00e9 de 1914 et selon ses caract\u00e9ristiques d&rsquo;homme d&rsquo;Eglise. Ce pr\u00e9ambule pos\u00e9, Jean-Pierre Verney laisse la place \u00e0 un t\u00e9moignage dense, exceptionnel, mais f\u00e2cheusement servi par une pr\u00e9sentation minimaliste, de trop nombreuses coquilles, notamment dans la toponymie, non v\u00e9rifi\u00e9e par le pr\u00e9sentateur, qui s&rsquo;ajoutent \u00e0 une qualit\u00e9 d&rsquo;\u00e9dition m\u00e9diocre. On note le manque, dans le texte original, de plusieurs pages du r\u00e9cit, correspondantes au mois d&rsquo;ao\u00fbt 1917 mais la qualit\u00e9 du t\u00e9moignage justifiait cette parution malgr\u00e9 cette lacune dans le r\u00e9cit d&rsquo;Adelphe Pousse\u00a0; la question de l&rsquo;opportunit\u00e9 de publier un texte non int\u00e9gral s&rsquo;en trouve toutefois r\u00e9solue. L&rsquo;ouvrage est peu illustr\u00e9 et pr\u00e9sente une carte de l&rsquo;ensemble fortifi\u00e9 de Verdun.<\/p>\n<p>Index des localit\u00e9s, dates (et pages) du parcours suivi par l&rsquo;auteur :<\/p>\n<p><strong>1914<\/strong> : Villiers-le-Morhier, le Mans, 8 ao\u00fbt (19), le Mans, Palaiseau, Choisy-le-Roi, Wissous, Montdidier, Peronne, Cambrai, Douai, 14-18 ao\u00fbt (20-21), Sin-le-Noble, 19 ao\u00fbt (21), Sin-le-Noble, Cambrai, 22 ao\u00fbt (22), Marquion, 25 ao\u00fbt (24), Fontaine-Notre-Dame, Vis-en-Artois, 27 ao\u00fbt (25), H\u00e9nin-sur-Cojeul, Beaumetz-l\u00e8s-Loges, 27 ao\u00fbt (25), Doullens, Frohen-le-Grand, Abbeville, 26 ao\u00fbt (26), Bray-l\u00e8s-Mareuil, Picquigny, Perri\u00e8res, Bovelle, Pissy, Fluy, Qu\u00e9vauvillers, Sainte-Segr\u00e9e, Poix, 30 ao\u00fbt (27), Courcelles, Saint-Valery-sur-Vielle, Beaufresene, Ronchois, Morcy, Saint-Martin, 4 septembre (28), la Table de Pierre, Rouen, Darn\u00e9tal, Boos, 4-11 septembre (28), la Seine, Igoville, Grainville, Frileuse, Nogent-le-Sec, 13 septembre (29), Am\u00e9court, Puiseux-en-Bray, 14 septembre (30), Saint-Aubin, la-Chapelle-aux-Pots, Hodenc-en-Bray, la Place, Milly-en-Th\u00e9rain, Courroy, 14 septembre (29), Beauvais, Crevec\u0153ur, Crocq, Saint-Fuscien, Juvignies, Rougemaison, Bonneuil, Gouy-l\u00e8s-Groseillers, 16 septembre (30), Longeau, Camon, Aubigny, Cagny, 19-20 septembre (30), Saint-Gratien, 22 septembre (31), Achiet-le-Petit, Achiet-le-Grand, 25 septembre (32), Bapaume, Miraumont, Beaucourt, Serres, 27 septembre, (33), H\u00e9buterne, ferme de Beauregard, Puisieux, 27 septembre-3 octobre (34), Bucquoy, Essart-l\u00e8s-Bucquoy, Hannescamps, Bienvillers-au-Bois, Pommier, 3-9 octobre (36), Humbercamps, Gaudiempr\u00e9 9-22 octobre (37), Mondicourt, Grenat, Saulty, Barly, Hauteville, Lattre, Hermainville, Aubigny-en-Artois, Mingoval, Villers-Chatel, Savy-Berlette, 24 octobre (38), Caucourt, Estr\u00e9es-Cauchy, novembre-d\u00e9cembre (39), Mesnil-Boucher, ch\u00e2teau de la Haye, Gouy-Servins, Mingoval, 19 d\u00e9cembre (42).<\/p>\n<p><strong>1915<\/strong> : Bois de Bouvigny, Notre-Dame de Lorette, 10 mars (47), Estr\u00e9es-Cauchy, 15 mars (47), Mareuil, 20 mars (48), Saint-Aubin, Anzin, Ecurie, Etrun, caf\u00e9 de Madagascar, 14 avril (49), Roclincourt, Sainte-Catherine, 21 avril-2 mai (50), Duisans, Agnez-l\u00e8s-Duisans, Montenscourt, Wanquetin, Basseux, Beaumetz-l\u00e8s-Loges, Bavincourt, Bell\u00e9court, 3-17 mai (54), Beaumetz-l\u00e8s-Loges, Doullens, 18 mai-8 juin (55), Agny, 9 juin-4 juillet (55), Wanquetin, 5 juillet (57), Arras, Achicourt, Ronville, 5 juillet-28 octobre (58-65), Agny 29 octobre-29 novembre (65-67), Sain-Laurent-Blangy, 30 novembre-31 d\u00e9cembre (74).<\/p>\n<p><strong>1916<\/strong> <strong>\u00e0<\/strong> <strong>1918<\/strong> : Blangy, Warlus, janvier-f\u00e9vrier (75), Humeroeuil, 5 f\u00e9vrier (76), Saint-Pol, Romillys-sur-Seine, Bar-sur-Aube, Pont-Saint-Vincent, M\u00e9r\u00e9ville, Burth\u00e9court, 10 mars (79), Saint-Nicolas-de-Port, Dombasle-sur-Meurthe 10-22 mars (80), Tr\u00e9veray, Nantois, Longueaux, 22-29 mars (81), Dombasle-en-Argonne, r\u00e9duit, bois d&rsquo;Avocourt, bois de F\u00e9 pr\u00e8s de Brabant-en-Argonne (cantonnement) 29 mars &#8211; 16 juin (81), Verdun, Fort de Regret, ouvrage de Froideterre, 17 juin 1916-18 juillet 1918 (95-187), Belrupt, Bevaux, Souilly, Bar-le-Duc, Dijon, Saint-Jean-de-Losne, Chalon-sur-Sa\u00f4ne, Lyon, 18-29 juillet (187-190).<\/p>\n<p>Yann Prouillet, CRID 14-18, janvier 2012<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. 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