{"id":84,"date":"2008-03-07T17:16:26","date_gmt":"2008-03-07T16:16:26","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2008\/03\/07\/denisse-albert-1868-19\/"},"modified":"2021-09-09T17:07:34","modified_gmt":"2021-09-09T16:07:34","slug":"denisse-albert-1868-19","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2008\/03\/07\/denisse-albert-1868-19\/","title":{"rendered":"Denisse, Albert (1868-1946)"},"content":{"rendered":"<p><strong>1. Le t\u00e9moin<\/strong><\/p>\n<p>Fils de Pierre Fran\u00e7ois Denisse, n\u00e9gociant en textile, et de Marie Jos\u00e8phe Julie Ad\u00e8le Cappe, il est n\u00e9 le 18 septembre 1868 au Cateau-Cambr\u00e9sis (Nord). Etudes \u00e0 l&rsquo;Ecole sup\u00e9rieure de Commerce de Paris. Service militaire au 120<sup>e<\/sup> RI en 1886-87. Voyages au Mexique et aux Etats-Unis. Parle l&rsquo;anglais, l&rsquo;espagnol et l&rsquo;allemand. Mari\u00e9 le 23 ao\u00fbt 1899 avec Ob\u00e9line Mahieux, fille d&rsquo;un riche propri\u00e9taire. Install\u00e9 \u00e0 Etreux (Aisne). Son fils Pierre na\u00eet en 1900, sa fille Th\u00e9r\u00e8se en 1905. En 1904, il ach\u00e8te et modernise une brasserie \u00e0 Etreux. Son fils lui succ\u00e8dera en 1926.<\/p>\n<p>Albert Denisse, dit Pabert, est catholique, conservateur. Il a si\u00e9g\u00e9 au conseil municipal d&rsquo;Etreux. En 1914, il a 46 ans.<\/p>\n<p><strong>2. Le t\u00e9moignage<\/strong><\/p>\n<p>Lors de l&rsquo;avance des Allemands en ao\u00fbt 1914, Pabert envoie sa femme et ses deux enfants vers Paris et reste \u00e0 Etreux pour sauvegarder ses biens. Il commence \u00e0 tenir un journal \u00e0 partir du 26 ao\u00fbt, jour du d\u00e9part de sa femme, les Allemands arrivant dans le village dans la nuit du 27 au 28. Sans savoir combien de temps la s\u00e9paration allait durer, il r\u00e9sume chaque jour ce qui s&rsquo;est pass\u00e9, comme s&rsquo;il conversait avec sa famille. Ceci jusqu&rsquo;au 3 novembre 1918. Il \u00e9crit sur la partie inutilis\u00e9e de cahiers scolaires de ses enfants ou de livres de comptes de l&rsquo;entreprise. Nombreuses abr\u00e9viations. Des passages mettant en cause des proches sont en st\u00e9no (par exemple la transcription du d\u00e9lire d&rsquo;un malade accusant une femme de l&rsquo;avoir empoisonn\u00e9). Un passage manque entre le 14 novembre et le 10 d\u00e9cembre 1917. Les originaux sont la propri\u00e9t\u00e9 des descendants d&rsquo;Albert Denisse. Une transcription int\u00e9grale accompagne le m\u00e9moire de ma\u00eetrise de Franck Le Cars cit\u00e9 plus bas.<\/p>\n<p><strong>3. Analyse<\/strong><\/p>\n<p>La bourgade d&rsquo;Etreux, en Thi\u00e9rache, sur le canal de la Sambre \u00e0 l&rsquo;Oise, avait 1450 habitants en 1914. L&rsquo;activit\u00e9 principale \u00e9tait l&rsquo;agriculture ; il y avait aussi une usine textile, une minoterie et deux brasseries, dont celle d&rsquo;Albert Denisse. Entre fin ao\u00fbt 1914 et fin octobre 1918, Etreux fut occup\u00e9e par les Allemands, et donc, entre les deux dates, resta en dehors de la zone de combat. Seuls quelques bombardements a\u00e9riens des Alli\u00e9s sur un champ d&rsquo;aviation situ\u00e9 \u00e0 proximit\u00e9 sont \u00e0 noter.<\/p>\n<p>Etreux fut le si\u00e8ge d&rsquo;une kommandantur qui dirigeait 22 communes, les maires n&rsquo;ayant qu&rsquo;\u00e0 ob\u00e9ir et \u00e0 appliquer les d\u00e9cisions allemandes. Les occupants impos\u00e8rent l&rsquo;heure allemande et un couvre-feu pr\u00e9coce, l&rsquo;obligation pour les civils de saluer les officiers en se d\u00e9couvrant. La circulation \u00e9tait limit\u00e9e et soumise \u00e0 des permis. Les habitants devaient loger les Allemands, ce qui avait beaucoup d&rsquo;inconv\u00e9nients, mais aussi quelques avantages. \u00ab Mon officier \u00bb, comme le d\u00e9signe Albert Denisse, rend des services. Par contre, le comportement du \u00ab Gros Capitaine Pilleur Pels Leusden \u00bb fait l&rsquo;unanimit\u00e9 contre lui.<\/p>\n<p>Les r\u00e9quisitions sont quasi-permanentes (et d\u00e9taill\u00e9es dans le t\u00e9moignage) : produits alimentaires, en particulier \u0153ufs, lait, vin ; mat\u00e9riel de couchage ; m\u00e9taux (par exemple tout l&rsquo;\u00e9quipement des brasseries). Entre r\u00e9quisitions officielles et pillages des soldats, il n&rsquo;y a pas une grande diff\u00e9rence, mais certaines plaintes d\u00e9pos\u00e9es par les notables peuvent \u00eatre suivies d&rsquo;effet. Les perquisitions dans les caves des particuliers font appara\u00eetre des r\u00e9serves consid\u00e9rables de plusieurs centaines de bouteilles, 1200 bouteilles dans une cave mur\u00e9e chez une dame ; seulement 200 bouteilles chez le cur\u00e9, dont le contenu \u00e9tait qualifi\u00e9 de vin de messe. Catholique pratiquant, Albert Denisse ne peut s&#8217;emp\u00eacher de ponctuer sa phrase de plusieurs points d&rsquo;exclamation. L&rsquo;occupant r\u00e9quisitionne aussi les jeunes hommes pour travailler. Des otages sont pris. Albert Denisse passe ainsi une semaine \u00e0 Maubeuge en d\u00e9cembre 1917, en repr\u00e9sailles de quelque chose qu&rsquo;il ignore. Il devient \u00ab chef de popote \u00bb d&rsquo;un groupe de notables de la r\u00e9gion parmi lesquels le docteur Charles Lecompt, de Vendegies-sur-Ecaillon, le p\u00e8re d&rsquo;une jeune fille qui a \u00e9galement tenu son journal de l&rsquo;occupation (voir la notice Lecompt, Andr\u00e9e). D&rsquo;autres otages sont envoy\u00e9s en Allemagne.<\/p>\n<p>La principale difficult\u00e9 est le ravitaillement. Les prix montent, la qualit\u00e9 des produits diminue. On \u00e9puise rapidement les r\u00e9serves que les Allemands ont laiss\u00e9es ; on d\u00e9veloppe la culture des jardins ; le \u00ab ravitaillement am\u00e9ricain \u00bb apporte de temps en temps une embellie. Albert Denisse doit adapter la qualit\u00e9 de bi\u00e8re au go\u00fbt des occupants, puis cesser de produire lorsque l&rsquo;\u00e9quipement de la brasserie est d\u00e9mont\u00e9. Il utilise alors ses capitaux pour devenir marchand de vivres en allant chercher du ravitaillement en Belgique ; il pr\u00eate \u00e0 des particuliers et \u00e0 des communes.<\/p>\n<p>Les comportements de la population sont divers. L&rsquo;auteur note des gestes d&rsquo;entraide. Mais les rivalit\u00e9s politiques et \u00e9conomiques du temps de paix sont exacerb\u00e9es par la situation difficile. C&rsquo;est le cas par exemple pour les deux brasseurs, mais leur guerre se terminera par la disparition des deux brasseries. Il y a des lettres anonymes de d\u00e9nonciation : Albert Denisse note que les Allemands en sont \u00e9c\u0153ur\u00e9s. Des jeunes filles fr\u00e9quentent des soldats. Des femmes qui en insultent une autre rencontr\u00e9e en compagnie d&rsquo;Allemands sont condamn\u00e9es \u00e0 trois jours de prison. Depuis ao\u00fbt 14, certains habitants ont cach\u00e9 des soldats alli\u00e9s, des Anglais principalement, croyant peut-\u00eatre que la guerre serait courte. Le temps passant, leur situation devient intenable. On en capture, sur d\u00e9nonciation, jusqu&rsquo;en f\u00e9vrier et avril 1915, et encore deux en f\u00e9vrier 1916.<\/p>\n<p>Un grand probl\u00e8me est celui de l&rsquo;information. Et d&rsquo;abord, comment avoir des nouvelles de sa femme et de ses enfants ? Il pense \u00e0 utiliser les bons offices d&rsquo;un sergent allemand pour envoyer une lettre par la Suisse. Le sergent conseille de passer par les services de la Croix Rouge. C&rsquo;est le 7 septembre 1915, apr\u00e8s plus d&rsquo;un an de s\u00e9paration, que Pabert apprend, indirectement et de mani\u00e8re laconique, que sa femme se trouve \u00e0 Versailles et en bonne sant\u00e9. Les nouvelles sont parties de France \u00e0 destination d&rsquo;un prisonnier de guerre en Allemagne, lequel les a communiqu\u00e9es \u00e0 son \u00e9pouse habitant un village proche d&rsquo;Etreux. Autre moyen : donner un message aux personnes \u00e2g\u00e9es et malades rapatri\u00e9es vers la France par la Suisse. Tout ceci est lent et incertain, mais c&rsquo;est un bon exemple des capacit\u00e9s d&rsquo;adaptation \u00e0 une situation apparemment inextricable. En mai 1916, Pabert apprend, par l&rsquo;entremise d&rsquo;un prisonnier de guerre, un succ\u00e8s scolaire de son fils et il glisse dans sa tirelire \u00ab une belle pi\u00e8ce d&rsquo;or de cent francs \u00bb pour qu&rsquo;il la trouve \u00e0 son retour, \u00ab et nous esp\u00e9rons que ce sera bient\u00f4t \u00bb. Par la Croix Rouge, le 3 f\u00e9vrier 1918, il re\u00e7oit une lettre de sa famille partie le 25 octobre 1917 ; puis, le 18 mars 1918, une lettre du 14 janvier. Retards et contradictions, quand il s&rsquo;agit d&rsquo;interm\u00e9diaires, font que Pabert n&rsquo;arrive pas \u00e0 savoir vraiment si son fils est entr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Ecole de Commerce, au lyc\u00e9e Henri IV ou s&rsquo;il a abandonn\u00e9 ses \u00e9tudes&#8230;<\/p>\n<p>L&rsquo;information sur la guerre en cours est beaucoup plus abondante. Les journaux allemands donnent les communiqu\u00e9s officiels des principaux pays bellig\u00e9rants. Albert Denisse les compare, en exer\u00e7ant un esprit critique certain. Il apprend rapidement les faits bruts : changements minist\u00e9riels en France, offensive allemande sur Verdun, rupture des Etats-Unis avec l&rsquo;Allemagne, renversement du tsar, etc. La r\u00e9volution russe le pr\u00e9occupe d\u00e8s le 16 mars 1917. Certes le nouveau gouvernement entend poursuivre la guerre, mais \u00ab je m&rsquo;attends \u00e0 des divisions terribles qui affaibliront certainement l&rsquo;arm\u00e9e russe \u00bb. Il signale d\u00e8s le 10 novembre la deuxi\u00e8me r\u00e9volution, celle des \u00ab maximalistes \u00bb (il \u00e9crira plus tard : \u00ab bolcheviki \u00bb). Sa critique porte sur la \u00ab l\u00e2chet\u00e9 \u00bb des Russes qui abandonnent leurs alli\u00e9s, mais il se pr\u00e9occupe aussi des fameux emprunts russes : \u00ab Le gouvernement r\u00e9volutionnaire russe renie, para\u00eet-il, tous les emprunts ant\u00e9rieurs de la Russie !! Est-ce le commencement de la banqueroute russe ? Ce serait encore bien triste pour la France \u00bb (19 janvier 1918).<\/p>\n<p>Si les rumeurs sont nombreuses au sein des arm\u00e9es (voir en particulier <em>Les carnets de guerre d&rsquo;Arnaud Pomiro, Des Dardanelles au Chemin des Dames<\/em>, pr\u00e9sent\u00e9s par Fabrice Pappola, Toulouse, Privat, 2006), le ph\u00e9nom\u00e8ne n&rsquo;\u00e9pargne pas les population civiles en territoire occup\u00e9. Albert Denisse les signale, mais \u00ab on en dit tant qu&rsquo;il ne faut plus croire que ce que l&rsquo;on voit \u00bb, \u00e9crit-il d\u00e8s le 18 octobre 1914. Par contre, il est bien plac\u00e9, au milieu de soldats allemands, pour se faire l&rsquo;\u00e9cho de leurs paroles et les interpr\u00e9ter. Certes, ils f\u00eatent leurs victoires. Mais, d\u00e8s le 22 novembre 1914, Albert les entend dire qu&rsquo;ils ont d\u00e9j\u00e0 un million d&rsquo;hommes hors de combat , et en d\u00e9cembre que l&rsquo;artillerie fran\u00e7aise fauche des r\u00e9giments entiers. Le 22 mars 1915, il constate qu&rsquo;il y a \u00ab beaucoup de soldats \u00e0 qui cela ne pla\u00eet pas du tout de se rapprocher ainsi de la ligne de feu \u00bb. Le 5 avril 1915, il voit arriver une division revenant du front : \u00ab L&rsquo;artillerie et la cavalerie sont en bon \u00e9tat, mais l&rsquo;infanterie laisse beaucoup \u00e0 d\u00e9sirer car on y voit beaucoup d&rsquo;\u00e9clop\u00e9s, de tristes mines fatigu\u00e9es, et beaucoup de tout jeunes gens encadr\u00e9s par des vieux. En g\u00e9n\u00e9ral, il ne semble plus gu\u00e8re y avoir beaucoup d&rsquo;enthousiasme dans ces troupes. \u00bb En mai 1915, en ao\u00fbt 1916, il note que les hommes n&rsquo;ont aucune envie de retourner en ligne. En mars 1917, il voit un lieutenant pleurer \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e de repartir, puis faire la f\u00eate avec ses hommes lorsque le contrordre arrive. Le 19 avril : \u00ab J&rsquo;ai vu aujourd&rsquo;hui un soldat allemand qui revenait de permission, et il a pleur\u00e9 \u00e0 chaudes larmes pendant quelques minutes en me racontant toute la mis\u00e8re qui existe en Allemagne o\u00f9 tout le monde a faim. \u00bb Les femmes allemandes voudraient rendre l&rsquo;Alsace-Lorraine en \u00e9change de leurs maris (juillet 1917). M\u00eame lors de la nouvelle avanc\u00e9e profonde du printemps 1918, les soldats allemands disent qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une \u00ab victoire d\u00e9sastreuse \u00bb, \u00ab que c&rsquo;est une boucherie \u00e9pouvantable sur le front de bataille, et cela diminue beaucoup leur enthousiasme ; il y a m\u00eame beaucoup de tra\u00eenards partout, et beaucoup de soldats qui sont \u00e9quip\u00e9s \u00e0 neuf ici vendent une partie de leurs v\u00eatements pour tr\u00e8s peu de chose et bien souvent pour avoir \u00e0 manger \u00bb (avril 1918).<\/p>\n<p>Le 1<sup>er<\/sup> janvier 1918, pour la quatri\u00e8me fois, Pabert note son souhait d&rsquo;une fin prochaine du cauchemar. Les cours du change \u00e0 Zurich sont favorables \u00e0 la France, mais les nouvelles offensives allemandes du printemps remportent des succ\u00e8s spectaculaires confirm\u00e9s par l&rsquo;incessant passage de colonnes de prisonniers fran\u00e7ais, mais nuanc\u00e9s par les propos des soldats allemands rapport\u00e9s plus haut. Plus tard, le retournement est \u00e9galement visible et audible. Les gendarmes allemands traquent les d\u00e9serteurs de plus en plus nombreux. Les avions alli\u00e9s lancent des bulletins d&rsquo;information. M\u00eame les journaux allemands ne peuvent masquer l&rsquo;avance des Alli\u00e9s sur tous les fronts : prise du saillant de Saint-Mihiel par les Am\u00e9ricains ; succ\u00e8s en Palestine, en Bulgarie. Le 17 septembre, Albert Denisse note : \u00ab Cette nuit, le canon s&rsquo;est tr\u00e8s rapproch\u00e9 de nous et nous ne l&rsquo;avions jamais entendu aussi pr\u00e8s depuis 4 ans. \u00bb Le 2 octobre, \u00ab la Gazette de Cologne publie un article presque pessimiste et comme nous n&rsquo;en avions encore jamais vu \u00bb. Ce ne sont plus des prisonniers qui passent par Etreux, mais des populations civiles \u00e9vacu\u00e9es \u00e0 cause du rapprochement de la ligne de feu. Le 5 octobre, \u00ab la kommandatur commence \u00e0 emballer pour partir bient\u00f4t \u00bb. Le 6, le changement de chancelier et les perspectives de paix prochaine font que \u00ab les soldats allemands chantent dans les rues, les officiers ont l&rsquo;air tristes \u00bb. La population d&rsquo;Etreux est \u00e9vacu\u00e9e \u00e0 son tour les 13 et 14 octobre. C&rsquo;est dans une grange, \u00e0 Fontenelle, \u00e0 la limite du d\u00e9partement du Nord, qu&rsquo;Albert Denisse termine son journal, au crayon, le 3 novembre 1918.<\/p>\n<p>Du d\u00e9but \u00e0 la fin, malgr\u00e9 quelques moments de d\u00e9couragement, il a \u00e9crit qu&rsquo;il voulait la victoire alli\u00e9e, comprenant toutefois que, si l&rsquo;Allemagne termine compl\u00e8tement \u00e9puis\u00e9e, \u00ab nous ne le serons gu\u00e8re moins \u00bb (17 janvier 1918). La phrase suivante r\u00e9sume assez bien le m\u00e9lange des sentiments au moment o\u00f9 la fin approche : \u00ab Si nous vivons dans l&rsquo;angoisse, nos c\u0153urs sont gonfl\u00e9s d&rsquo;esp\u00e9rance et notre tristesse dispara\u00eet devant notre joie \u00bb (9 octobre 1918).<\/p>\n<p><strong>4. Autres informations<\/strong><\/p>\n<p>&#8211; Franck Le Cars, <em>La vie quotidienne du village d&rsquo;Etreux sous l&rsquo;occupation de la Grande Guerre d&rsquo;apr\u00e8s un document in\u00e9dit : le journal de Pabert<\/em>, m\u00e9moire de ma\u00eetrise, Universit\u00e9 de Toulouse Le Mirail, octobre 1996, 121 p., illustrations.<\/p>\n<p>&#8211; <em>Le journal de Pabert, 25 ao\u00fbt 1914 &#8211; 3 novembre 1918<\/em>, transcription int\u00e9grale par Franck Le Cars, annexe au m\u00e9moire de ma\u00eetrise, 264 p.<\/p>\n<p>R\u00e9my Cazals, mars 2008, d&rsquo;apr\u00e8s les travaux de Franck Le Cars<\/p>\n<p>Compl\u00e9ment au 3 novembre 2020 : La t\u00e9nacit\u00e9 de Franck Le Cars vient d&rsquo;\u00eatre r\u00e9compens\u00e9e. Il a r\u00e9ussi \u00e0 publier l&rsquo;int\u00e9grale du t\u00e9moignage de son arri\u00e8re-arri\u00e8re-grand-p\u00e8re, sous le titre <em>PABERT, Journal d&rsquo;un officier-brasseur dans la France occup\u00e9e de la Grande Guerre<\/em>, 484 pages, 22 euros. Pour toute l&rsquo;actualit\u00e9 de Pabert et la commande d&rsquo;ouvrages : www.pabert.fr<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin Fils de Pierre Fran\u00e7ois Denisse, n\u00e9gociant en textile, et de Marie Jos\u00e8phe Julie Ad\u00e8le Cappe, il est n\u00e9 le 18 septembre 1868 au Cateau-Cambr\u00e9sis (Nord). Etudes \u00e0 l&rsquo;Ecole sup\u00e9rieure de Commerce de Paris. Service militaire au 120e RI en 1886-87. Voyages au Mexique et aux Etats-Unis. Parle l&rsquo;anglais, l&rsquo;espagnol et l&rsquo;allemand. Mari\u00e9 &hellip; <a href=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2008\/03\/07\/denisse-albert-1868-19\/\" class=\"more-link\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">Denisse, Albert (1868-1946)<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3,12,104],"tags":[851,939,338,583,353,880,631],"class_list":["post-84","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-carnet","category-civil","category-non-publie","tag-information","tag-moral-des-troupes-allemandes","tag-occupation","tag-otages","tag-patriotisme","tag-requisitions","tag-revolution-russe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/84","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=84"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/84\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3720,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/84\/revisions\/3720"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=84"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=84"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=84"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}