{"id":96,"date":"2008-04-09T19:22:17","date_gmt":"2008-04-09T18:22:17","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2008\/04\/09\/rouviere-camille-1880-1969\/"},"modified":"2021-09-09T17:08:45","modified_gmt":"2021-09-09T16:08:45","slug":"rouviere-camille-1880-1969","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2008\/04\/09\/rouviere-camille-1880-1969\/","title":{"rendered":"Rouvi\u00e8re, Camille (1880-1969)"},"content":{"rendered":"<p><strong>1. Le t\u00e9moin<\/strong><\/p>\n<p>Camille Arthur Augustin Rouvi\u00e8re est n\u00e9 \u00e0 Montpellier le 21 janvier 1880. Son p\u00e8re \u00e9tait ma\u00eetre d&rsquo;h\u00f4tel, sa m\u00e8re femme de chambre. Ses parents montent \u00e0 Paris alors qu&rsquo;il a \u00e0 peine 3 ans, mais son enfance sera berc\u00e9e d&rsquo;\u00e9vocations de la belle ville m\u00e9ridionale. A Paris, la famille, toujours dans les m\u00eames professions, vit dans le 11<sup>e<\/sup> arrondissement. Camille va \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole primaire et d\u00e9croche le certificat d&rsquo;\u00e9tudes. Il trouve un emploi de mara\u00eecher \u00e0 Montlh\u00e9ry, mais, apr\u00e8s les trois ans de service militaire, il entre comme employ\u00e9 de bureau dans une compagnie d&rsquo;assurances de la capitale.<\/p>\n<p>Il est mobilis\u00e9 au 31<sup>e<\/sup> RI et reste tout le temps de la guerre dans l&rsquo;infanterie, principalement comme mitrailleur. Caporal en d\u00e9cembre 1916, sergent en juin 1918. D\u00e9mobilis\u00e9 le 27 f\u00e9vrier 1919.<\/p>\n<p>Il reprend alors son m\u00e9tier, et \u00e9pouse une veuve de guerre dont il a un fils. Musicien, ayant acquis une culture d&rsquo;autodidacte, il constitue une riche biblioth\u00e8que. Il prend sa retraite en 1937, et le couple s&rsquo;installe \u00e0 Romans (Dr\u00f4me) o\u00f9 Camille meurt le 29 juin 1969.<\/p>\n<p><strong>2. Le t\u00e9moignage<\/strong><\/p>\n<p>&#8211; ROUVI\u00c8RE (Camille Arthur Augustin), <em>Journal de guerre d&rsquo;un combattant pacifiste<\/em>, pr\u00e9face de Michel Garcin, Biarritz, Atlantica, 2007, 333 p., illustrations.<\/p>\n<p>A la diff\u00e9rence de Louis Barthas, il ne semble pas que ses camarades aient encourag\u00e9 Camille Rouvi\u00e8re \u00e0 \u00e9crire. Ils le voyaient cependant prendre ses notes quasi-quotidiennes et l&rsquo;\u00e9coutaient expliquer qu&rsquo;il \u00e9crivait \u00ab par repr\u00e9sailles \u00bb, \u00ab par indignation \u00bb contre ce qu&rsquo;on pouvait lire dans les journaux. Si les vrais combattants ne t\u00e9moignaient pas, d&rsquo;autres viendraient pi\u00e9tiner la v\u00e9rit\u00e9 et gagner de l&rsquo;argent en \u00e9difiant \u00ab la l\u00e9gende du Poilu magnifique \u00bb (p. 147-148). Une m\u00eame id\u00e9e est mise en valeur dans <em>T\u00e9moins<\/em> de Jean Norton Cru. A une date ind\u00e9termin\u00e9e, Camille Rouvi\u00e8re a repris son texte pour le mettre au propre sur trois \u00e9pais carnets. Le pr\u00e9facier du livre estime qu&rsquo;il a pu peaufiner l&rsquo;\u00e9criture. C&rsquo;est vraisemblable en ce qui concerne le style, mais les dates, les descriptions et les sentiments paraissent bien \u00eatre ceux du temps de guerre.<\/p>\n<p>Ayant appartenu au m\u00eame r\u00e9giment que Barbusse, le 231<sup>e<\/sup> RI, Rouvi\u00e8re aurait pu s&rsquo;appuyer sur lui d\u00e8s le d\u00e9but de son texte recopi\u00e9. Il n&rsquo;en a rien fait. Barbusse n&rsquo;appara\u00eet que lors de la publication du <em>Feu<\/em>, et Rouvi\u00e8re note qu&rsquo;il se souvient de l&rsquo;avoir vu : \u00ab Un bonhomme sec et sombre, vieux, ou vieilli, un engag\u00e9 \u00bb (p. 183). Confirmant la communication d&rsquo;Olaf M\u00fcller au colloque de 2004 \u00e0 Craonne (\u00ab <em>Le Feu<\/em> de Barbusse : la \u2018vraie bible&rsquo; des poilus. Histoire de sa r\u00e9ception avant et apr\u00e8s 1918 \u00bb, dans <em>La Grande Guerre. Pratiques et exp\u00e9riences<\/em>, sous la direction de R\u00e9my Cazals, Emmanuelle Picard et Denis Rolland, Toulouse, Privat, 2005, p. 131-140), Rouvi\u00e8re estime que <em>Le Feu<\/em> est le livre des soldats, \u00ab soufflet de nous tous aux patriotes d&rsquo;hier et de demain \u00bb : \u00ab Vive <em>Le Feu<\/em> qui incin\u00e8re l&rsquo;officiel mensonge ! \u00bb Aux officiers qui se plaignent que le livre les ignore, Rouvi\u00e8re r\u00e9pond : \u00ab A vous, messieurs les officiers : tous les acad\u00e9miciens, tous les \u00e9v\u00eaques du bon Dieu, et tous les historiens ! \u00bb<\/p>\n<p><strong>3. Analyse<\/strong><\/p>\n<p>&#8211; Ao\u00fbt 14, au 31<sup>e<\/sup> RI, Rouvi\u00e8re est pris dans la grande retraite, sur \u00ab le gril de la route \u00bb (description p. 30). Il est bless\u00e9 \u00e0 la jambe le 6 septembre. L&rsquo;\u00e9vacuation dure 65 heures en chemin de fer, en compagnie de camarades dont les blessures s&rsquo;infectent. Dans les gares, il note le regard sur les bless\u00e9s des \u00ab pauvres bougres qui s&rsquo;acheminent l\u00e0-haut \u00bb. Soins \u00e0 Nice. En route pour le d\u00e9p\u00f4t du 31<sup>e<\/sup>, transf\u00e9r\u00e9 de Melun \u00e0 Albi, il passe quelques heures \u00e0 Montpellier, sa ville natale dont ses parents lui avaient beaucoup parl\u00e9 : c&rsquo;est un \u00e9blouissement (p. 51). A Albi, sa description des pratiques pour ne pas \u00ab remonter \u00bb rejoint celle de Galtier-Boissi\u00e8re (<em>Loin de la rifflette<\/em>) ; dans les deux t\u00e9moignages figure la mention de d\u00e9parts forc\u00e9s marqu\u00e9s par le chant protestataire de l&rsquo;Internationale (Rouvi\u00e8re, p. 58 ; Galtier-Boissi\u00e8re, p. 32).<\/p>\n<p>&#8211; En mai 15, le voici au 231<sup>e<\/sup> dont le colonel est un maniaque de l&rsquo;ordonnancement de la cravate : \u00ab Telle cravate, tel moral \u00bb (autres cas chez Louis Barthas, L\u00e9opold No\u00e9, etc.). L&rsquo;Artois, c&rsquo;est le pays de la boue : \u00ab Un monstre gluant happe nos pieds, aspire nos forces, inhume les volont\u00e9s. \u00bb Ecras\u00e9s par le poids de l&rsquo;arme et des caisses de munitions, les mitrailleurs y sont particuli\u00e8rement sensibles. Le contraste est insupportable avec le bourrage de cr\u00e2ne dont se rendent coupables les \u00ab journalistes h\u00e9ro\u00efques \u00bb. Qu&rsquo;ils doivent souffrir, ces Barr\u00e8s, Cherfils, Herv\u00e9, d&rsquo;\u00eatre si loin du front et de ne pouvoir venir y conna\u00eetre \u00ab le sort le plus digne d&rsquo;envie \u00bb. Victime de plusieurs abc\u00e8s, il est \u00e0 nouveau \u00e9vacu\u00e9. A l&rsquo;h\u00f4pital, la rencontre de nombreux \u00ab d\u00e9rang\u00e9s \u00bb lui fait \u00e9voquer la \u00ab guerre r\u00e9g\u00e9n\u00e9ratrice \u00bb ch\u00e8re \u00e0 Paul Bourget. Conclusion : \u00ab L&rsquo;arri\u00e8re, notre ennemi mortel, l&rsquo;arri\u00e8re, qui monnaye notre mis\u00e8re. N&rsquo;est-ce pas Fritz ? \u00bb<\/p>\n<p>&#8211; Il rejoint en novembre 15 le r\u00e9giment toujours en Artois, mais jusqu&rsquo;au 24 seulement. Les inondations de tranch\u00e9es, suivies de fraternisations, que Louis Barthas et d&rsquo;autres t\u00e9moins d\u00e9crivent surtout en d\u00e9cembre, ont commenc\u00e9 d\u00e8s le mois pr\u00e9c\u00e9dent. Rouvi\u00e8re note que les Allemands d\u00e9ambulent \u00e0 d\u00e9couvert, que personne ne tire, que les Fran\u00e7ais sortent \u00e0 leur tour, qu&rsquo;ont lieu des \u00e9changes de cigares, jus et gn\u00f4le. Il \u00e9crit : \u00ab \u00c7a va mal, pour la revanche ! \u00c7a va mal pour la guerre ! Les \u2018ennemis&rsquo;, tellement semblables ! se flairent, se fr\u00f4lent, se scrutent, se r\u00e9v\u00e8lent les uns aux autres. Des fantassins, des clochards, des bonshommes, des pauvres types : voil\u00e0 ce que nous sommes, eux et nous, sous le m\u00eame uniforme : la boue ; contre un m\u00eame ennemi : le cambouis glac\u00e9 ; dans un m\u00eame tourment : les poux ; un m\u00eame crucifiement : par le canon. Ah ! le canon qui tape partout ! Le canon ! ce fouet g\u00e9nial des ma\u00eetres pour parquer ou pousser les troupeaux ! \u00bb Le r\u00e9giment part pour le secteur de Pontavert. En mai 16, on y fera provision de muguet : \u00ab Du muguet, partout. Pas un bonhomme qui n&rsquo;envoie aux siens le muguet de Beaumarais ; pas une guitoune qui n&rsquo;en soit pavois\u00e9e, parfum\u00e9e, \u00e9clair\u00e9e. \u00bb Les cagnas sont mieux am\u00e9nag\u00e9es, mais c&rsquo;est le paradis des rats \u00ab \u00e9normes, dont le ventre blanc, gonfl\u00e9 \u00e0 bloc, p\u00e8se sur vos pieds, vos mains, et, de l\u00e0, rebondit sur votre face ensommeill\u00e9e \u00bb. Des soldats les chassent et gagnent un sou par queue de rat (p. 131).<\/p>\n<p>&#8211; En mai 16, le 231<sup>e<\/sup> dispara\u00eet. Rouvi\u00e8re se retrouve au 276<sup>e<\/sup>, et \u00e0 Verdun, entre Avocourt et la cote 304, en juillet, pour une nouvelle dure p\u00e9riode. Les critiques de la guerre, des chefs et des jusqu&rsquo;au-boutistes se font de plus en plus fr\u00e9quentes. En \u00e9crivant que la guerre purifiera la France, Mgr Baudrillart a livr\u00e9 une \u00ab ordure \u00bb (p. 163) : \u00ab Mon Dieu, punissez-les ! car ils savent ce qu&rsquo;ils font. C&rsquo;est \u00e7a, mon Dieu, vos vicaires ? \u00bb Barr\u00e8s est qualifi\u00e9 de \u00ab salaud \u00bb. Rouvi\u00e8re approuve la r\u00e9union de Zimmerwald et les interventions de Brizon \u00e0 la Chambre (mais il ne semble pas avoir appartenu au parti socialiste). En d\u00e9cembre 16 \u00e0 Avocourt, Fran\u00e7ais et Allemands des premi\u00e8res lignes communiquent et se pr\u00e9viennent quand il y a \u00ab s\u00e9ance de torpilles \u00bb (p. 189).<\/p>\n<p>&#8211; Le r\u00e9giment n&rsquo;est pas partie prenante de l&rsquo;offensive Nivelle sur le Chemin des Dames, qui n&rsquo;est donc connue qu&rsquo;indirectement. Le 18 avril 1917, les nouvelles re\u00e7ues paraissent tr\u00e8s favorables, mais le 23, en lisant les journaux, qui pourtant ne l&rsquo;avouent pas, Rouvi\u00e8re comprend que l&rsquo;offensive a \u00e9chou\u00e9. En mai, on entend parler des gr\u00e8ves de femmes \u00e0 Paris et des troubles caus\u00e9s dans les gares par les permissionnaires. Les confidences sur les mutineries dans les r\u00e9giments sont \u00e9chang\u00e9es en marchant sur la route plut\u00f4t que dans les trains o\u00f9 peuvent se trouver des mouchards (p. 238). On punit les meneurs, mais Nivelle et Mangin sont, d&rsquo;apr\u00e8s Camille Rouvi\u00e8re, les \u00ab meneurs \u00e0 la boucherie \u00bb.<\/p>\n<p>&#8211; En septembre 17, passage au 411<sup>e<\/sup> RI. S\u00e9jour en Lorraine : \u00ab Nous sommes dans un coin vraiment p\u00e9p\u00e8re&#8230; les Fritz et nous \u00bb (p. 252). Mais il faut y subir un quatri\u00e8me hiver, et attaquer en f\u00e9vrier 18 (p. 264-270). D\u00e9but juin, les Allemands menacent une nouvelle fois Paris qui \u00ab se vide. Les trains pour le sud aspirent par milliers les andouilles corrompues, les jusqu&rsquo;au-boutistes, les clemencistes, les poincaristes \u00bb (p. 274). On croit revivre 1914 avec la paga\u00efe, les r\u00e9fugi\u00e9s, l&rsquo;ambiance de d\u00e9route. Les Boches sont \u00e9quip\u00e9s de mitrailleuses l\u00e9g\u00e8res, les mitraillettes (p. 284). Ils finissent par reculer. Un \u00e9pisode rarement racont\u00e9 : la capture d&rsquo;un groupe d&rsquo;Allemands apr\u00e8s des pourparlers et un simulacre d&rsquo;attaque \u00ab pour sauver l&rsquo;honneur \u00bb (p. 283). Le r\u00e9giment est \u00e0 Saint-Quentin le 8 octobre, \u00e0 Etreux (pays d&rsquo;Albert Denisse) le 26. On tire encore et on meurt le 11 novembre. Dans les r\u00e9gions lib\u00e9r\u00e9es, les mercantis changent de clients ; les occupants ont laiss\u00e9 d&rsquo;assez nombreux \u00ab chiards franco-boches \u00bb (p. 318) ; on chante la Madelon, \u00ab ch\u00e8re aux embusqu\u00e9s \u00bb (p. 323 : int\u00e9ressante notation) ; on d\u00e9file avec clairons et tambours, sans rien retrancher \u00ab de l&rsquo;\u00e9paisse couillonnade militaire \u00bb (p. 319).<\/p>\n<p>Une conclusion collective : \u00ab Pas de trait\u00e9 de Paix au recto avec Revanche au verso \u00bb (14 octobre 1918) ; et une conclusion individuelle : \u00ab Revenir chez soi, plus rid\u00e9, plus rouill\u00e9, plus stupide, mais complet pourtant ! \u00bb (11 nov. 1918). Les sentiments de Camille Rouvi\u00e8re sont sans \u00e9quivoque, bien qu&rsquo;il ait \u00ab fait son devoir \u00bb, avec les camarades, comme tant d&rsquo;autres.<\/p>\n<p>Dans ce t\u00e9moignage tr\u00e8s riche, figurent encore bien des informations. Sans pr\u00e9tendre \u00e0 l&rsquo;exhaustivit\u00e9, il faut cependant ajouter la place de Gustave Herv\u00e9 parmi les bourreurs de cr\u00e2ne (p. 233) ; plusieurs mentions d&rsquo;ex\u00e9cutions (p. 86, 149, 235) ; le \u00ab nettoyage \u00bb des abris \u00e0 la grenade et au lance-flammes, mais apr\u00e8s avoir fait de nombreux prisonniers (p. 267-268). Et \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de cela un profond sentiment de la nature, de la vie, des comportements du temps de paix : le muguet de Beaumarais (p. 145), les coquelicots d&rsquo;Avocourt (p. 242). \u00ab Des morts ont maintenant leurs bouquets&#8230; \u00bb<\/p>\n<p>R\u00e9my Cazals, avril 2008<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin Camille Arthur Augustin Rouvi\u00e8re est n\u00e9 \u00e0 Montpellier le 21 janvier 1880. Son p\u00e8re \u00e9tait ma\u00eetre d&rsquo;h\u00f4tel, sa m\u00e8re femme de chambre. 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