Javal, Adolphe, La grande pagaïe, Denoël, 1937, 329 pages
Résumé de l’ouvrage :
La feuille de route de sa mobilisation affecte le docteur Adolphe Javal à l’ambulance n°5 du 5ème Corps d’Armée, qu’il rejoint à Fontainebleau avec 24 heures d’avance, avant même la déclaration de guerre. Se considérant plus comme un administrateur de formations sanitaires que comme un « urgentiste », la narration de sa guerre est dès lors une impressionnante suite d’anecdotes, émaillant ses nombreuses mutations, dans un monde médical du front et de l’arrière-front qui évolue lui-même au fil de la guerre. Il « collectionne » ainsi un nombre impressionnant d’affectations jusqu’à sa démobilisation en 1919, offrant un nombre tout aussi conséquent d’analyses de ces milieux divers et variés.
Eléments biographiques :
Louis Adolphe Javal est né le 11 juin 1873 à Paris (16ème arrondissement). Il est le fils du célèbre docteur Emile Javal, membre de l’Académie de médecine et homme politique, et de Maria-Anna Elissen, demeurant un hôtel particulier 5 boulevard de la Tour-Maubourg. Il a deux sœurs, Alice et Jeanne et aura deux enfants (Mathilde et Sabine). Ses travaux en médecine lui font obtenir en 1904 le prix Desportes (thérapeutique médicale). Il écrit dans la presse spécialisée, teintant ses écrits de militance. Il dit : « J’étais tellement écœuré de voir pratiquer ce système, que je fis paraître dans la « Tribune Médicale » du mois de septembre 1915… » (page 75). Passionné d’agriculture, il possède un château dans l’Yonne, à Vauluisant, ferme de 250 hectares dans laquelle il se rend fréquemment pendant la Grande Guerre, parvenant même à se faire un temps affecter dans des formations proches pour « gérer » le domaine. Son parcours pendant le conflit est particulièrement divers, avant d’être démobilisé le 24 avril 1919. Après-guerre, à plusieurs reprises, il tente une carrière politique, notamment sénatoriale, et écrit de nombreux articles médicaux et au moins deux ouvrages, le plus souvent anecdotiques, notamment sur ses relations ubuesques avec l’administration (26 références à la BNF). Juive, toute la famille (sa fille Mathilde et ses deux filles) est déportée à Auschwitz, en 1943 et 1944. Son nom est inscrit sur un cénotaphe dans le Panthéon parmi les 197 écrivains morts pour la France dans la Deuxième Guerre mondiale.
Commentaire sur l’ouvrage :
La guerre médicale d’un docteur Javal plongé dans le monde sanitaire kafkaïen à la guerre mêle empêcheur d’embusquer en rond et journal de route d’un médecin qui tient parfois plus de l’adjudant de compagnie (même si on doit lui reconnaître en ce domaine une évidente compétence). Il dit d’ailleurs lui-même préférer le rôle d’administrateur (page 168) que du praticien d’ambulance de front. Aussi, son témoignage est une œuvre finalement très surréaliste mais de référence quant au parcours d’un médecin au sein de différences formations (hôpitaux, ambulances, fixes ou mobiles, centres sanitaires, etc.) dans les différentes phases de la Grande Guerre. Comme d’autres témoins des ambulances hippomobiles de 1914, Javal évoque un certain inemploi, voire un abandon de blessés autour de la bataille de la Marne, notamment pendant ce qu’il appelle le « circuit de la Meuse ». Il synthétise ce sentiment : « Nous parcourûmes environ 500 kilomètres pour fonctionner exactement quatre fois : c’était extrêmement peu pour s’initier à l’art de faire la guerre » (page 45). Son ouvrage, dense et très militant, fourmille, toutefois d’indications sur le milieu médical subordonné au monde militaire, récit souvent teinté de surréalisme voire de truculence.
Particulièrement critique, mais tout aussi lucide, il analyse en permanence et dénonce à chaque fois qu’il le faut, et il ne s’en prive jamais, les situations qu’il vit, dans le détail comme dans le fonctionnement général des services qu’il côtoie ou subit le plus souvent. Resté civil même sous l’uniforme, il ne se conformera finalement jamais à l’omnipotence parfois surréaliste du militaire. Par-delà son caractère polémique (et procédurier), l’ouvrage fourmille d’informations. Il dit : « J’estime le rendement de la main d’œuvre militaire à 25 % au maximum de celui de la main d’œuvre civile à l’heure, et à 10 % de celui de la main d’œuvre civile à la tâche » (page 35). Il applique d’ailleurs cette sentence peu amène plus loin : « Le rendement du travail d’un militaire, se chiffre, chacun le sait, par un coefficient extrêmement bas. Le chef est désarmé pour améliorer ce rendement, puisque le travail du militaire est, en général, sans sanctions. Il faut truquer pour obtenir quelque chose » (page 245). Il n’est parfois pas moins tendre à l’endroit des fonctionnaires : « Ce petit jeune homme de dix-huit ans avait du sang de fonctionnaire dans les veines » (page 66). Souvent, il mâtine son récit d’axiomes, de réflexions psychologiques, voire philosophiques, luttant sans cesse contre la démagogie également. Sur l’égalitarisme, il dit : « L’égalité, appliquée à l’espèce humaine, produirait ce que les critiques appellent le nivellement par le bas. Au point de vue de la guerre actuelle, ce principe a causé des désastres irréparables » (page 94). Plus loin, il avance : « Rien ne ressemble moins en effet à la médecine militaire du temps de paix que la médecine militaire du temps de guerre et, au risque de passer pour paradoxal, j’ose dire que les médecins civils de réserve qui ne connaissent ni l’une ni l’autre et encore moins les règlements, étant exempts de tous préjugés et de toute idée préconçue, faisaient beaucoup meilleure besogne que certains médecins de l’active » (pages 96-97). Aussi, il n’hésite pas cette sentence : « … l’infirmerie est mon domaine : c’est même mon royaume » (page 189) et en effet, il y fait régner une manière de despotisme éclairé, bien à sa main, avec parfois des luttes pied à pied contre une hiérarchie qu’il épargne rarement. Aussi il fait de son temps militaire un combat incessant contre la hiérarchie, les normes, le fonctionnarisme et l’impéritie. Analyste du quotidien et des mœurs, il explique la haine du gendarme : « C’est par l’intermédiaire de la prévôté que se faisait souvent la liaison entre l’état-major du C. A. et la troupe chargée des travaux de cantonnement, ce qui explique facilement la haine farouche du gendarme qui s’encra rapidement dans le cœur du poilu » (page 135). L’étude de son récit permet également d’alimenter l’étude de nombreux symptômes de guerre tels la simulation, le gestion de la syphilis (autre stratégie d’évitement parfois), les contagieux, les embusqués, etc. Il aime à dire « je guéris les simulateurs et je débusque les embusqués » (page 243), sport dont il se fait le champion, notamment lors de son séjour à Fontainebleau. De même quelques épisodes cocasses, comme cet accouchement qu’il gère dans son ambulance, générant des débats tout militaires, sont représentatifs de la dichotomie militaire/civil. Il fustige souvent l’administration idiote, par exemple appliquée à la gestion des réfugiés, cas qu’il étudie de près puisqu’il en recueille, et emploie, comme des prisonniers d’ailleurs, dans son château bourguignon (cf. son chapitre sur les réfugiés pages 150 à 158). Il évoque ce qu’on peut appeler des « affaires » comme le pillage de Louppy-le-Petit, la débandade de Vauquois, les typhiques de Bar-le-Duc, estimés à 3 000, l’affaire de Joinville, l’affaire Rabier, etc. Il reporte également parfois intégralement plusieurs rapports, parfois techniques, qu’il rédige soit dans le cadre de ce qu’il pense être de bonne gestion, soit médicaux, soit comme comptes-rendus hiérarchiques, dont certains sont « gratinés » et d’une spiritualité peu militaire. Il participe ainsi à la statistique, y compris rétrospective (comme à Verdun, voir page 232), et la paperassite qu’il dénonce à longueur d’ouvrage. Il dit : « … la capacité du chef se mesurait au volume de paperasse envoyé à ses supérieurs » (page 237). Il résume souvent sa pensée, en forme de leitmotiv du livre : « Au début, en août 1914, c’était la pagaïe : mais en janvier 1916, c’était encore la pagaïe avec une différence cependant : le gaspillage d’argent en plus » (page 177). Il n’est pas tendre non plus sur la classe 17, « élevés dans du coton », considérant leur « gestion » par des auxiliaires ou des territoriaux comme grotesque ! (page 182). Bien entendu, son caractère entier lui vaut jalousies (notamment quand il rentre hebdomadairement dans sa ferme de Vauluisant), inimitiés, y compris politiques (voir page 93) et plaintes, qu’il traite sérieusement sans s’en faire, et avec une certaine routine (voir page 185). Il rapporte une punition elle-même surréaliste, à la suite de son long chapitre sur sa « question noire », celle de la « température anale » constituant « une grossière inconvenance » (page 288). Mais en grande partie, l’ouvrage, qui se veut caustique, ne manque pas de finesse d’analyse et est écrit avec un savoureux second degré. Par exemple, pages 189-190, il dresse une liste des maladies qu’il considère comme « contagieuses » : pigritia (paresse), claudication, colique, réformite, auxiliarite (vap 319) ! Il reporte quelques « méthodes », parfois « fermes », pour lutter contre les simulateurs et les maladies arrangeantes pour les tire-au-flanc, ce qu’il appelle les « attitudes vicieuses » (il cite les coxalgies, les ankyloses ou les adhérences par exemple (page 197)). Son livre abonde ainsi en personnages cocasses, surréalistes, qui témoignent d’une réalité entre évitement du front et déviance comportementale qui touchent souvent à la psychiatrie, formant un tableau général de soldats bien loin de l’héroïsme patriotard lisible par ailleurs. Il en débusque souvent et partout, parfois dans l’auxiliaire même, osant cette sentence : « tous ces déchets humains qui ont encombré les dépôts et les formations sanitaires, n’ont produit aucun travail utile et ont coûté très cher » (pages 204-205). Plus loin, il dit même : « Le dépôt fut l’école de la paresse » (page 226). Pourtant il doit souvent faire des choix qui lui posent cas de conscience. Il dit : « Peut-on concevoir au monde quelque chose de plus injuste que la sélection qu’un médecin doit faire entre les hommes qui auront le devoir de faire la guerre et ceux qui auront le droit de ne pas la faire ? » (page 205). Plus loin, il dit : « Que les chiffres soient exacts ou faux, utilisables ou non, peu importe ; il y en aura des millions. La médecine militaire est bien plus occupée à compter les malades qu’à les soigner. Personne ne s’occupe d’ailleurs de savoir si la circulaire est exécutable, si les infirmiers ou les thermomètres sont en nombre suffisant. L’ordre est formel : il faut des chiffres » (pages 221 et aussi 316). De forte personnalité, il goûte peu les gens du midi… et les curés et les religieuses, qui transforment son ambulance en « séminaire » et pratiquant des conversions plus ou moins forcées (pages 241 et suivantes) ! Il n’aime pas beaucoup plus la hiérarchie, et assène : « … la pléthore des chefs superposés ne sert qu’à défaire par l’un ce que l’autre à fait » (page 245). Il a également une analyse singulière de la question noire, qu’il expose dans le chapitre « le tutu des nègres » (page 284). L’armistice signé, qu’il vit à Coulommiers, l’ambiance est particulière. Javal fait une analyse également singulière de son environnement ; il dit par exemple, sur le traitement féminin des rapatriés : « Les dames infirmières n’étaient pas contentes de le nouvelle orientation que prenait mon établissements. Elles voulaient des blessés : elles avaient soif de sang. A la rigueur, elles auraient accepté des malades, mais laver, épouiller et nourrir ces rapatriés ne leur allait pas… » (page 300). Ses analyses, permanentes, classent cet ouvrage tant dans le domaine du témoignage que dans celui de la réflexion analytique détaillée sur la Grande Guerre sanitaire.
Son parcours est très diversifié ; le 24 avril 1918, il écrit : « né en 1873 et ramené à la classe 1891 par mes deux enfants, j’ai fait deux ans et demi de front ». Le reprendre en totalité est fastidieux ; il est ballotté d’abord dans l’ambulance 5 puis se trouve à Bar-le-Duc le 16 juillet 1916. Le 18 mars 1917, il est nommé médecin-chef de l’ambulance 4/37. Le 1er janvier 1918, il est nommé (par le ministre) médecin-chef de service de groupement des centres (centre de réentraînement d’Estissac et de Cravant), centre de rééducation physique de Pithiviers) de la 5ème région. Il monte une station-magasin à Montereau le 23 avril 1918 (« avec 600 hommes à soigner : 200 vieux territoriaux et 400 nègres qu’on avait fait venir du Maroc et qu’on payait 7 fr. 50 par jour ») (il y revient p. 238 et 289 zone d’étape), puis c’est l’hôpital d’évacuation de Vasseny, entre Reims et Soissons (2 août 1917), au camp d’Estissac (2 octobre 1917), à l’hôpital de Sens (11 février 1918), à l’hôpital mixte d’Orléans (29 août 1918), à l’hôpital 92 de Coulommiers, le 5 novembre 1918 par exemple. Après l’Armistice, arrivé à Paris (7 décembre 1918), à la direction du service de santé du gouvernement militaire qui siégeait au lycée Buffon, et avant sa démobilisation le 24 avril 1919, il est un temps affecté au Val-de-Grâce (mais dans les affres de la guerre tout juste finie, ne semble pas y avoir exercé). Le fourmillement de ses affectations a certainement à voir avec son comportement personnel comme ses pratiques professionnelles. Il conviendrait de rependre précisément le déroulé de l’ouvrage pour en retracer le parcours complet daté et localisé.
Les annexes reportées sont intéressantes, surtout la 2ème, intitulée « La Paperassite », sous-titrée (étude bactériologique, clinique et expérimentale), avec comme chapitrage I. Etude bactériologique, II. Formes cliniques, III. Marche – Durée – Terminaison. IV. Complications. V. Traitement (pages 309 à 318). L’ouvrage est enrichi d’un index des noms cités.
Renseignements tirés de l’ouvrage :
Page 16 : 16 ambulances de Corps d’Armée, 96 médecins
24 : Composition de la colonne
62 : Général Micheler assassinant un soldat car il avait perdu son fusil
64 : Autobus touristique Cook pour visiter Paris
: Chiffres des malades (dysentériques, typhiques, gelures) et blessés fin septembre 1914
66 : Comment il crée la gare sanitaire de Clermont-en-Argonne
70 : Sur la vaccination antityphoïdique
77 : Chambre de sulfuration pour l’épouillage
79 : Notice d’utilisation des douches
85 : Crée un magasin d’occasion distribuant des effets donnés après désarmement des hommes abandonnant leurs vêtements et par les apports des gendarmes (vap 87 les 1 500 fusils qu’il « recycle »)
100 : « Débandade de Vauquois », négociation avec les docteurs, menaces du commandement
103 : Cas de conseils de guerre
106 : Pieds gelés : « malades ou blessés » ? (vap 227, statistiques, 235, nombre)
109 : Vue des Garibaldiens, qui ils sont, but
123 : Douche froide contre les simulations (vap 128 sur ce sujet)
129 : Gère un accouchement, polémique tout militaire
136 : Sur les gendarmes pendus à Verdun
142 : Salvarsan contre la syphilis
154 : Gabegie de l’allocation aux chevaux de réfugiés
164 : Sur les typhiques de Bar-le-Duc
170 : Il couche dans la maison de Poincaré à Sampigny
172 : Chiffres sur la consommation de liquide (café, thé, vin) des troupiers du centre de Condé
173 : Chiffres de l’argent touché par hommes par mandats et bons de poste
178 : Rédige un billet d’hôpital qu’il considère comme efficace, aucun succès
180 : Sur la permission de 24 heures
182 : Comment il traite la classe 17 « élevés dans du coton » ! (vap 189 sur les visites médicales, 220, 222 : « Les bleus de la classe 17 ont acquis, pendant leur séjour au dépôt, un entraînement magnifique à défiler tout nus devant leur médecin : ils me paraissent aptes à partir maintenant pour les camps d’instruction militaire »)
182 : Chasse aux embusqués
195 : Février 1916, entrée des femmes de service embauchées dans les casernes
199 : Scandale de l’avancement des embusqués
200 : Repère sur les pansements pour éviter qu’ils ne soient défaits
206 : Hôpital du Tibre à Fontainebleau pour les malades mentaux
207 : « Ne jamais résoudre une difficulté, mais la repasser au voisin »
208 : Sur l’héroïsme : « Des centaines de mille hommes n’ont pas fait autre chose, pendant la guerre, que le circuit des formations sanitaires, parce que l’administration du service de santé, c’était la pagaïe, du commencement jusqu’à la fin. Et ce sont ceux-là qui crieront le plus fort après la guerre, qui porteront les chevrons, débanderont des décorations et des pensions. Les costauds sont morts et seront vite oubliés »
214 : Pansement Leclerc
215 : Registres et paperasserie (vap 237, 238, 305, 313, qualifié de « torchecul »)
216 : Orléans, hôpital Chataux pour les contagieux
: Problème administratif d’un homme ayant deux maladies contagieuses !
217 : Manques de médicaments, différences entre deux établissements (« affaire » des médecins du fort Saint-Bris)
226 : « Le règlement, c’est comme l’argent, il y en a de deux espèces : le sien et celui des autres »
: Sur l’après-guerre : « Avoir fait la guerre, la vraie guerre, avoir eu l’indépendance, la camaraderie et les initiatives du front, puis, tout à coup, retrouver les brimades de l’intérieur, les règlements de la vie de caserne, non, ce n’était pas supportable »
232 : Ecrit cagnia pour cagna
242 : Antimidi, car « l’ambulance 4/37 était une ambulance de méridionaux. On y parlait beaucoup mais on agissait peu »
: Curés syndiqués
251 : 65 médecins sans malades ni blessés à l’hôpital d’évacuation de Vasseny
257 : Description du camp d’Estissac
258 : Différence entre infirmerie (maladies légères) et hôpital
261 : 100 litres d’essence par mois pour son infirmier-chauffeur d’ambulance (vap 283, crise)
263 : Moniteurs pompiers
277 : Voit des nègres du Maroc, fainéants, nés paresseux
280 : Permission agricole
284 : Grippe espagnole
: Noirs refusant la température rectale (vap 285 polémique, et 292, conférence) et ramadan
: Soviet des nègres
285 : Rôle de l’inspecteur de la main d’œuvre
291 : Il dit, après une sanction : « il est sans exemple que, dans un rapport militaire, un chat soit appelé un chat » !
297 : Désordre gai, dû à la victoire proche, à Coulommiers le 5 novembre 1918
: Hôpital de Coulommiers
298 : Traitement des prisonniers allemands et utilisation civile de la troupe
: Paye des permissionnaires
: 7 signatures pour un sortant
299 : Armistice et ambiance : « Ces hommes avaient fait la guerre pendant si longtemps ! La guerre finie, on ne pouvait plus les tenir dans une caserne »
300 : « Ce n’était plus l’hôpital, ce fut l’auberge » et retour des prisonniers
302 : Perte de clientèle par les médecins
: 17 00 médecins mobilisés
320 : Centres de réentrainement et de rééducation et méthode de Joinville (circulaire ministérielle du 12 décembre 1917) et chiffres
Yann Prouillet, janvier 2026