
En quelques décennies, grâce à l’apport de recherches nouvelles et à l’étude de témoignages de combattants, le regard porté sur la Grande Guerre a considérablement changé : un temps présentés comme « les résidus d’un monde qui avait failli » (Maurice Genevoix), les poilus jouissent aujourd’hui d’une image positive. Le conflit de 1914-1918 est massivement commémoré et devenu un objet historique fascinant. La vigueur des débats actuels entre historiens nous montre d’ailleurs qu’il n’a pas encore fini de nous interpeller.
Quels enjeux se cachent derrière cette évolution ? Quelles questions posent l’écriture et la transmission de l’histoire de la Première Guerre mondiale ? À partir de quelle(s) mémoire(s) ? Et pourquoi, quatre-vingt-dix ans après les faits, ce conflit suscite-t-il un tel engouement ?
C’est à toutes ces questions que le colloque « La Grande Guerre aujourd’hui : Mémoire(s), Histoire(s) », organisé à Agen et à Nérac en novembre 2008 par l’Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Agen et la société historique des Amis du Vieux Nérac, a tenté de répondre en mettant au cœur de la thématique les diverses représentations de 1914-1918 : mémoires dominantes ou oubliées, individuelles ou familiales ; mémoires artistiques investies par le cinéma, la gravure, la littérature jeunesse ; perception du conflit par les historiens, les programmes et les manuels scolaires… Et comme l’histoire et la mémoire ne peuvent plus être cantonnées dans une seule réflexion franco-française, certaines contributions donnent au colloque un caractère ouvert et international.
Les auteurs proposent par conséquent des sujets originaux présentant « les destins des combattants », « les mémoires oubliées et/ou conflictuelles », « la Grande Guerre dans les productions artistiques » et « la Grande Guerre comme enjeu pédagogique ».
Plusieurs membres du Crid 14-18 ont contribué à l’organisation et aux riches interventions publiées ici, mettant l’accent sur une approche sociale et « pédagogique » de l’histoire de l’événement Grande Guerre et des mémoires qui lui sont liées.
– Autour de la publication :
– Présentation officielle des actes au Conseil général de Lot-et-Garonne le mercredi 21 octobre 2009 à 18h à l’hôtel du département, en présence de plusieurs intervenants du colloque.
– Questions et discussions autour des actes lors des 2e Journées du livre d’histoire de Nérac, samedi 24 octobre 2009, Nérac, Caves du Château, 17h, entrée libre.
– Prix : 18 euros (chèque à l’ordre des « Amis du Vieux Nérac ») sans frais d’envoi.
– Contact : Céline PIOT, Chemin des Aiguillons 47230 Lavardac, celine.piot@netcourrier.com





lecture. Le besoin se faisait donc sentir d’un instrument de recherche recensant de manière synthétique l’ensemble des archives conservées par le SHD, tant dans ses centres de Vincennes et de Châtellerault que dans ses antennes portuaires (Cherbourg, Brest, Lorient, Rochefort et Toulon) et de Caen.
Organisé selon une logique institutionnelle, ce guide présente, après les fonds émanant des organismes interalliés, ceux des organismes ministériels (Guerre, Marine et Armement) et des états-majors de l’Armée et de la Marine. A ces archives administratives répondent les archives opérationnelles issues du Grand Quartier général et des unités dont ils dirigent les opérations, qu’elles soient terrestres, aéronautiques ou navales. Place est également faite aux archives techniques, qu’elles traitent des infrastructures militaires, du matériel ou de l’armement, de sa conception à sa production et à sa mise en œuvre. La gestion, administrative et comptable, mais aussi sanitaire ou judiciaire, des millions de combattants enrôlés dans l’armée française ou des civils employés par l’industrie d’armement a par ailleurs généré des collections de fichiers, de dossiers individuels et de registres collectifs : leur présentation s’élargit aux sources complémentaires conservées par les autres services d’archives du ministère de la Défense ou les services d’archives départementales.
historique par des acteurs du conflit, du généralissime au simple combattant. Présentant les principaux fonds, le guide propose une sélection d’exemples parmi de nombreux dons aux contenus analogues. Une place à part est réservée aux mémoires et témoignages que le SHD a reçus en très grand nombre, sous des formes variées : témoignages oraux, mémoires imprimées ayant connu une diffusion plus ou moins large, témoignages manuscrits sur un épisode particulier, journaux de guerre ou encore correspondance. Une même variété caractérise les documents iconographiques, car à côté des photographies conservées par milliers, affiches ou gravures, dessins ou peintures mettent également en image le conflit. Enfin, ce guide ne serait pas complet s’il n’évoquait les sources imprimées conservées par les bibliothèques du SHD : journaux de tranchées, périodiques contemporains du conflit ou historiques d’unités.
A tous les niveaux, l’accent est mis sur la complémentarité de ces fonds, quels que soient le lieu de leur conservation, leur support ou leur origine, publique ou privée.

