Le CRID 14-18 aux rendez-vous de l’Histoire de Blois

Comme chaque année, le CRID 14-18 sera présent au Salon du livre à l’occasion des rendez-vous de l’Histoire à Blois. Il partagera, sous la conduite de Yann Prouillet son stand avec la maison d’édition Edhisto, partenaire du CRID 14-18 pour la publication des 500 Témoins. Continue reading « Le CRID 14-18 aux rendez-vous de l’Histoire de Blois »

À paraître : Les mises en guerre de l’État. 1914-1918 en perspective

À l’automne 2014, le CRID 14-18 organisait un colloque à Paris, Laon et Craonne sur les Mises en guerre de l’État. À l’issue de ce colloque, nous avons demandé aux participants de retravailler leur contribution afin de publier un ouvrage collectif sur ce thème. Blaise Wilfert-Portal nous a fait l’amitié d’y ajouter son regard transnational dans un contre-point qui ne manquera pas de susciter réflexions et débats. Cet ouvrage, nous avons le plaisir d’en annoncer la publication aux éditions de l’ENS, le 3 octobre prochain. Une version numérique sera également diffusée en libre accès à l’automne 2018 dans le cadre du programme OpenEdition Books Select en partenariat avec Knowledge Unlatched.

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En territoire ennemi

Vient de paraître, sous la direction de James Connolly, Emmanuel Debruyne, Élise Julien et Matthias Meirlaen, En territoire ennemi. Expériences d’occupation, transferts, héritages (1914-1949), aux presses du Septentrion, publication de communications présentées lors de journées d’études à Paris et Lille. Continue reading « En territoire ennemi »

Parution : L’Aisne occupée, les civils dans la Grande Guerre (P. Salson)

La version remaniée de la thèse de Philippe Salson (CRID 14-18) vient de paraître aux Presses Universitaires de Rennes. Sous le titre L’Aisne occupée, les civils dans la Grande Guerre, l’ouvrage étudie l’expérience des civils occupés en 1914-1918 à plusieurs échelles (départementale, communale, individuelle) et selon plusieurs thématiques (les conditions de vie, les violences, les attitudes face aux ordres, les relations nouées avec les occupants…) :

« L’occupation allemande de la France en 1914-1918 est méconnue du grand public. Pourtant, depuis une quinzaine d’années, plusieurs ouvrages ont été publiés sur le sujet insistant sur l’occupant et la violence qu’il exerce sur les occupés. Philippe Salson renverse ici le regard pour s’intéresser aux civils occupés et à leur quotidien.

Sa micro-analyse dans le cadre du département de l’Aisne combine analyses quantitatives et approches qualitatives.

À partir d’un corpus de 34 témoignages tenus au jour le jour, d’une base de données de récits locaux concernant 452 communes et l’exploitation d’archives municipales, l’auteur opère un carottage au plus profond des mécanismes sociaux à l’œuvre dans les communautés locales. En faisant varier la focale de l’échelle départementale à l’échelle communale et individuelle, avec des comparaisons internationales, il donne la juste mesure des violences subies par les civils, qu’elles soient délibérées ou non, du choc social et économique produit par l’occupation mais également de la diversité et de la complexité des relations entre occupants et occupés. Au cours des quatre années de guerre, contacts et rencontres se nouent entre population civile et soldats allemands, au-delà de la simple confrontation. »

Un nouveau carnet de recherche : Lectures sociales de la guerre

Offrir un regard sur les conflits contemporains qui sortent des chemins balisés de l’histoire culturelle, voilà l’objet de ce carnet de recherche créé par des jeunes chercheur-e-s dont trois sont également membres du CRID 14-18. À la croisée de l’histoire, des sciences sociales et des sciences politiques, il a pour vocation de présenter une réflexion collective en cours d’élaboration sur les outils et les questionnements du socio-historien :

Ce carnet a pour objectif de permettre la mise en place d’un espace de travail scientifique pluridisciplinaire (sciences humaines et sociales) partagé entre doctorant-e-s, post-doctorant-e-s et chercheur-e-s plus avancés. Autour de la problématique « guerre », il s’agit de proposer un lieu de discussion (objets, méthodologie, problématiques, sources…) et de confrontation scientifique. Sur différents terrains (éducation, santé, médecine, littérature, armée, etc.), à travers des objets bien délimités et à des échelles variées (sociétés nationales, groupes sociaux, catégories ou groupes intermédiaires, individus) les discussions mettront en jeu des recherches en cours qui tentent empiriquement de saisir « ce que la guerre fait aux mondes sociaux et aux agents qui en font l’expérience ».

Anne-Sophie Anglaret (Paris 1, CRID 14-18)

Sylvain Bertschy (Montpellier 3, CRID 14-18)

Dimitri Chavaroche (Paris 1)

Marie Derrien (Lyon 2)

Philippe Salson (CRID 14-18)

 

Parution : La Grande Guerre des sciences sociales

Frédéric ROUSSEAU (dir.), La Grande Guerre des sciences sociales, Athéna éditions, Outremont (Québec), 2014

Frédéric Rousseau réunit plusieurs doctorants et docteurs de l’Université Montpellier 3, la plupart membres du CRID 14-18, pour réfléchir à ce que les sciences sociales apportent à la compréhension de la Première Guerre mondiale :

14-18, retrouver les sociétés en guerre. À rebours d’une histoire «culturaliste» souvent trop oublieuse du politique et du social, La Grande Guerre des sciences sociales expose et propose aux chercheurs et au grand public un certain nombre de pistes, de questionnements et de concepts largement inspirés des sciences sociales pour penser à nouveaux frais l’histoire de la Grande Guerre.
Porté collectivement par de jeunes chercheurs, docteurs et doctorants de l’Université de Montpellier (France), ce nouveau regard participe d’un front pionnier de la recherche qui bouleverse en profondeur notre appréhension des hommes, des femmes et des sociétés en guerre, et au-delà, celle du fonctionnement effectif de nos sociétés confrontées à des crises extrêmes, hier comme aujourd’hui.

Recension par Erwan Le Gall :

« Paru à la fin de l’année 2014 aux éditions Athéna, une excellente maison québécoise publiant notamment quantité de remarquables ouvrages d’histoire militaire, cette Grande Guerre des sciences sociales dirigée par Frédéric Rousseau est incontestablement un livre qu’il faut connaître. Bien entendu, tous les lecteurs n’en partageront pas nécessairement toutes les vues mais quiconque prétendra dans les mois à venir connaître l’historiographie de la Première Guerre mondiale ne pourra faire l’économie de ce volume… (lire la suite sur le site de la revue En Envor) »

Sommaire :

Préface de Jules Maurin

Introduction : 14-18, retrouver le monde social en guerre. « Oser penser, oser écrire »… (Frédéric Rousseau)

Chapitre 1 : De l’engagement et des échafaudages identitaires en guerre. L’exemple austro-hongrois (Helena Trnkova)

Chapitre 2 : Refuser la guerre. Les mutineries de l’armée française (1917) comme mouvement social (André Loez)

Chapitre 3 : La prise en charge des blessés et malades de l’armée : genèse d’un problème public et mise en scandale du Service de santé militaire (Sylvain Bertschy)

Chapitre 4 : Démêler l’écheveau des espaces sociaux pour repenser les occupations. Les civils de l’Aisne occupée durant la Grande Guerre (Philippe Salson)

Chapitre 5 : Féminin et masculin à l’épreuve de la Grande Guerre : les femmes dans le Service de Santé français (Françoise Kern)

Chapitre 6 : Obéir = consentir ? Hier comme aujourd’hui : questionner le oui et le non (Frédéric Rousseau)

Chapitre 7 : Quand deux historiographies dialoguent. Fait colonial et fait guerrier : Algériens et Français au miroir de la Grande Guerre (Julien Mary)