Comment écrire la guerre ? Sans frontières. La réponse s’est construite au fil des quatre sessions du colloque du CRID tenu à Laon les 10 et 11 novembre 2017 pour s’imposer comme une évidence. D’un apparent habit d’Arlequin a pu naitre alors une stimulante histoire en miettes. Continue reading « Colloque du CRID 14-18 : Comment écrire la guerre ? »
Parution : Athènes 1917, le regard de l’armée d’Orient
photos commentées par Tassos Anastassiadis, Lena Korma et Manolis Korres,
École française d’Athènes & Melissa Publishing House,
avec la participation de la Mission du Centenaire, 2017, 240 pages.
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Parution de Guerre et transgressions
Vient de paraître aux Presses Universitaires de Grenoble, Guerre et transgressions. Expériences transgressives en temps de guerre de l’Antiquité au génocide rwandais, sous la direction de Laurent Douzou, Sylvène Édouard et Stéphane Gal. Il s’agit des actes d’un colloque qui s’est tenu en 2015 à Lyon.
Journée d’étude : Les troupes « étrangères » dans les conflits en Europe au XXème siècle
Troupes « étrangères » dans les conflits en Europe : mémoires, histoire et fiction au XXème siècle
Journée d’étude organisée par le laboratoire ERIAC à l’Université de Rouen, le jeudi 16 novembre 2017 en salle des associations (MDU). Continue reading « Journée d’étude : Les troupes « étrangères » dans les conflits en Europe au XXème siècle »
Colloque : Comment écrire la guerre ?
Colloque international du CRID 14-18 les 10 et 11 novembre 2017 à Laon.
Lieu : SDIS de l’Aisne, rue de Waddington à Laon.
PROGRAMME:
Colloque : Être à la guerre sans être à la guerre
Appel à communications pour le colloque « Être à la guerre sans être à la guerre », organisé à l’Université Sorbonne-Nouvelle, les 22-23 juin 2018.
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Jean Jaurès, Combat pour l’humanité
Parution du livre Jean Jaurès. Combat pour l’humanité de Rémy Cazals.
Présentation de l’ouvrage :
Jean Jaurès fut le plus grand homme d’État de la Troisième République. Ayant combattu sans répit pour le maintien de la paix, son assassinat, le 31 juillet 1914, signifiait qu’il n’y avait plus d’obstacle au déchainement de la guerre apportant les malheurs qu’il avait annoncés.
Durant sa vie politique, Jaurès n’a cessé de lutter pour améliorer le sort de l’humanité : pour la République démocratique contre les monarchistes ; pour la justice et la vérité dans l’affaire Dreyfus ; pour les retraites ouvrières, la diminution de la journée de travail, la sécurité des mineurs ; pour le mouvement syndical, les coopératives, la Verrerie ouvrière d’Albi ; contre l’obscurantisme pour une éducation guidée par la raison et les Lumières ; en faveur des Arméniens persécutés et des peuples soumis à la domination coloniale ; contre les antisémites ; contre la peine de mort.
Cette biographie nouvelle veut à la fois être complète et accessible à un large public. Elle souligne la construction dans le temps de la personnalité et des convictions socialistes de Jaurès. Elle montre son rôle national et international sans oublier son ancrage régional dans le Tarn, à Toulouse, dans le Midi occitan. Elle donne largement la parole à celui qui a tant écrit et qui s’est tant de fois adressé aux électeurs, aux députés, aux instituteurs, aux syndiqués, aux assemblées d’ouvriers en grève. Elle apporte une attention particulière à un aspect jusqu’ici négligé : l’humour et l’ironie du grand homme qu’il faut percevoir plein d’énergie et de verve dans ses combats.
Le dernier chapitre du livre recense les opinions des combattants de 1914-1918 sur l’homme qui avait compris ce que serait l’horreur d’une guerre européenne.
Retour du corps de Kalépo Wabète en Nouvelle-Calédonie
Le 11 novembre 2017, les restes mortuaires du tirailleur Kalépo Wabète vont rentrer en Nouvelle-Calédonie et seront inhumés dans son île natale de Tiga (Loyauté) entouré des autorités civiles, religieuses et militaires.
Kalépo était parti en France en juin 1916 comme tirailleur 2e classe et il a été tué à Vesles et Caumont ‘Aisne) le 25 octobre 1918.
Ce tirailleur a suivi le parcours du bataillon des tirailleurs des îles du Pacifique de sa formation à Nouméa jusqu’à sa transformation de bataillon d’étapes en bataillon de marche sous le nom de bataillon mixte du Pacifique comprenant des créoles calédoniens et tahitiens, des Canaques (Kanak) et des Tahitiens.
D’abord ouvrier sur le port de Marseille, Kalépo a ensuite participé à des travaux d’entretien à l’arrière du Chemin des Dames (1917) puis aux combats de la bataille du Matz (ou bataille de Champagne) de juillet à octobre 1918.
Le corps de Kalépo sera le second à retrouver sa terre natale, le premier étant Saïené de Lifou en 2006. Dans les années 1920, 22 Calédoniens avaient pu être inhumés en Nouvelle-Calédonie et un en 2004.
De mémoire et de paix.
Parution du livre De Mémoire et de Paix, le pacifisme dans les monuments aux morts de 14-18 d’Emmanuel Delandre, avec la participation de Rémy Cazals.
Les années suivant la guerre de 1914-1918 ont vu la plupart des communes françaises ériger un monument aux morts. Dans le nombre, quelques dizaines seulement peuvent être qualifiés de pacifistes, comme celui de Gentioux (Creuse) représentant un enfant tendant le poing vers l’inscription « Maudite soit la guerre », ou ceux qui invitent désormais à se battre pour la paix. D’autres peuvent privilégier l’aspect funéraire (gisants, piétas, orphelins au regard fixé sur le nom de leur père) et évoquer les morts comme des victimes. Sur les plus patriotiques ou même cocardiers, la longue liste de noms gravés, souvent plusieurs membres de la même famille, semble dire « Plus jamais ça ! » Place est faite à des initiatives plus tardives comme l’anneau de Notre-Dame-de-Lorette, le monument des fraternisations à Neuville-Saint-Vaast.
Tels sont les thèmes du livre De Mémoire et de Paix, le pacifisme dans les monuments aux morts de 14-18, photos et textes d’Emmanuel Delandre, beau livre de 168 pages et 200 photos, 25 euros, à commander à l’éditeur : dememoireetdepaix@g.mail.com ou dans les bonnes librairies. Conseiller historique : Rémy Cazals. Le livre a obtenu le label de la Mission du centenaire.
Sur la route de la maison : la Grande Guerre banale et exceptionnelle de Michel Lec’hvien
Yann Lagadec et Hervé Le Goff préparent l’édition des récits, en breton et en français, de l’évasion de Michel Lec’hvien, artilleur du 3e RAP originaire de Ploubazlanec, capturé en septembre 1914 à Maubeuge. Il regagne la France en avril 1916, après 18 mois de captivité en Allemagne. Il tirera de cet épisode plusieurs récits, dont le premier a été publié en breton dans l’hebdomadaire Breizh en 1928 :
D’abord publiée en langue bretonne sous forme de feuilleton en 1928 dans l’hebdomadaire Breiz, « l’histoire vécue et véridique d’un bout à l’autre » de Michel Lec’hvien poursuit son aventure éditoriale sous la forme d’un livret, imprimé par les soins du journal, en février 1929. Toujours contée en langue bretonne, dans un style
simple et accessible, elle s’adresse en priorité à un jeune lectorat, visant avant tout un objectif pédagogique clair où la culture traditionnelle bretonne s’allie à la promotion d’un syncrétisme culturel franco-breton.
Quelque quarante années plus tard, au cœur d’une vieillesse venant couronner
une existence de labeur, l’ancien soldat devenu depuis lors père et grand-père, se pose à nouveau pour déployer au cours d’un plus ample exposé campé autour d’un avant et d’un après l’évasion, la totalité de « sa » guerre. Ecrite en français cette fois, la conclusion de cette nouvelle version, posée dans le cadre d’une sagesse acquise au sein d’une profonde expérience glanée au fil des années, se veut sans ambages : « Pourquoi la guerre qui arrache les hommes à leurs foyers, à leurs travaux ? La guerre ne règle rien, mais plutôt entretient une certaine rancœur… La guerre est inhumaine et engendre de grands désordres, dont le moindre n’est pas le désordre moral… »
On le voit ce récit stimule de passionnantes réflexions sur l’imbrication des cultures régionales et nationales, sur la forme prise par le récit en fonction du locuteur comme de la langue utilisée.
Vous pouvez, dès à présent, acheter le livre par souscription au tarif préférentiel de 20 euros (jusqu’au 22 octobre. Le bulletin de souscription est ici.

