Le centenaire de la Première Guerre mondiale à l’école: journée d’étude, samedi 13 avril 2013

Dans le cadre des préfigurations du Centenaire de 2014, la Mission du Centenaire et l’Association des Professeurs d’Histoire Géographie (APHG) organisent le samedi 13 avril à Paris une journée d’études consacrée au Centenaire de la Première Guerre mondiale à l’école. Conférences, tables rondes et présentations de ressources viendront poncuter l’ensemble de la journée.

Entrée libre et gratuite sous réserve de places disponibles – Inscription recommandée auprès de l’APHG (a.p.h.g@wanadoo.fr)

L’APHG et la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale vous invitent à participer à la Journée nationale

2014 : le centenaire de la Première Guerre mondiale à l’école

Samedi 13 avril 2013

Au  lycée  Louis Le Grand (matin) et à l’amphithéâtre Lefebvre de la Sorbonne (après-midi)

PROGRAMME

10h-12h30 (accueil à partir de 9h) – lycée Louis Le Grand (123 rue Saint-Jacques 75 005 Paris)

Ouverture par Joseph Zimet, Directeur général de la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, et Bruno Benoit, Président de l’APHG

Introduction par Antoine Prost, Président du Conseil scientifique de la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale : 2014 : Commémorer le centenaire de la Première Guerre mondiale

Table ronde animée par Nicolas Offenstadt (Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne) : Quelle histoire pour quelles commémorations à l’école ?

Avec la participation de Rainer Bendick (Abendgymnasium Sophie Scholl – Osnabrück) et de Jean-François Chanet (Sciences Po – Paris)

14h-17h – amphithéâtre Lefebvre de la Sorbonne (14 rue Cujas 75 005 Paris)

Présentation et projection de film par Marc Ferro : Transformation de la guerre : 14-18 (Pathé/Hachette)

Présentation de ressources pédagogiques par :

–  Marie-Christine Bonneau-Darmagnac pour le Centre National de Documentation Pédagogique (Scérén-CNDP)

–  Elise Tokuoka et Véronique Pontillon pour l’Etablissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense (ECPAD)

Présentation de projets et de séquences pédagogiques menés en classe par :

– Vincent Bervas (Lycée Jean de la Fontaine – Château-Thierry) et Yann Mariaux (Lycée Rochefeuille – Mayenne) : Profondeur de champ[s]

– Sébastien Bertrand (Mission du Centenaire – Paris) : Enseigner la Première Guerre mondiale en section Abibac : exemples de travaux

Synthèse par Eric Bonhomme, Président de la Régionale APHG d’Aquitaine

Clôture de la journée par Jean-Jacques Becker, Professeur émérite (Université Paris X – Nanterre) : La Première Guerre mondiale, cent ans après.

« Les poilus, héros ou victimes ? ». Quelques rectifications nécessaires à l’article de Jean-Dominique Merchet paru dans Marianne, 813, 17-23 novembre (p. 74-75).

« Les poilus, héros ou victimes ? ».

Quelques rectifications nécessaires à l’article de Jean-Dominique Merchet paru dans Marianne, 813, 17-23 novembre (p. 74-75).

L’article de Jean-Dominique Merchet,« Les poilus, héros ou victimes ? » comporte plusieurs erreurs d’analyse, qui me semblent devoir être redressées :

Sur la question de la ténacité des soldats de la Grande Guerre :

–  Avec Rémy Cazals, selon vous, j’estimerais que les soldats « agirent sous la contrainte de la discipline militaire, voire sous l’emprise de l’alcool ». C’est proprement faux, en particulier pour le second membre de l’explication. Je n’ai jamais écrit rien de semblable : parce qu’ainsi présenté c’est inexact. Les motivations des soldats sont complexes, multiples et changeantes. Voilà ce que je défends, avec d’autres. Elles ne peuvent cependant, en rien, se réduire à des croyances patriotiques.

Ensuite sur les soldats exécutés en 14-18 :

– La question ne peut se réduire à une lutte de la gauche qui aurait fait de la mémoire des « fusillés » un « marqueur identitaire » (les mutins de 1917 sont loin d’épuiser, comme vous le rappelez, la mémoire des exécutions en 14-18). Dès l’immédiat après-guerre, les critiques de la justice militaire s’expriment aussi dans les mouvements de droite ancien-combattant, comme l’Union Nationale des Combattants (UNC), qui se bat pour la réhabilitation de plusieurs fusillés, et même chez le très patriote ministre André Maginot qui dénonce une justice sommaire ; pour ne citer que cela.

– Enfin absolument rien ne permet de déduire de mes travaux ou d’historiens proches, l’ouverture vers une « repentance collective », c’est-à-dire une action concrète de l’Etat en faveur des fusillés de 14-18. Je me suis toujours exprimé, au contraire en sens inverse, en expliquant qu’on ne peut rejuger l’histoire et que les enjeux de mémoire de cet ordre doivent rester, autant que possible, en dehors de la sphère du droit, et surtout que l’historien n’avait pas à donner son avis en surplomb.

Nicolas Offenstadt, 8 décembre 2012

Gaston Mourlot, un ouvrier-artisan en guerre

Un ouvrier-artisan en guerre – Les témoignages de Gaston Mourlot 1914-1919, édition Edhisto, 2012, 559 p.

Texte présenté par Jean-François JAGIELSKI, Alexandre LAFON et Marie LLOSA
Cartes réalisées par Philippe OLIVERA ; édité par Yann PROUILLET
Postface par Rémy CAZALS  aux éditions Edhisto

Gaston Mourlot, artisan-ouvrier parisien, combattant d’infanterie puis soldat du Génie mobilisé en première ligne, simple fantassin puis sergent, a laissé de sa guerre plusieurs témoignages : 10 carnets de guerre, des dizaines de croquis, des centaines de photographies mais aussi de l’artisanat de tranchée et même un herbier.
Mis à disposition d’un large public sous l’égide du CRID 14-18, ce corpus exceptionnel, révélant le parcours de guerre de Gaston Mourlot, devient un des témoignages les plus complets édités pour la période 1914-1919.

Un ouvrier-artisan en guerre est un livre de 559 pages, 315 illustrations et 4 cartes, format 21×30 cm
Prix unitaire : 25 € (port offert)

10e journée du livre de Craonne, le 11 novembre 2012

L’Histoire de la Grande Guerre  a rendez-vous à Craonne (Aisne) le dimanche 11 novembre 2012 en Mairie de Craonne

10h    Ouverture de la 10ème JOURNEE DU LIVRE par Noël Genteur,  Maire de Craonne

Matinée : L’actualité du témoignage  …

10h15 : 1914-1918 Le temps de nous aimer, Thierry Secrétan, Editions de la Martinière, 2012.

En septembre 1914 un père (62 ans) et son unique fils (26 ans) s’engagent comme simples soldats pour la durée de la guerre. Ils servent au même canon dans l’Aisne, en Champagne, en Argonne, dans la Somme, en Alsace. Thierry Secrétan, leur petit-fils et arrière petit-fils, a retrouvé intacts dessins, photographies, et correspondances.

11h : Reviens vite : La vie quotidienne d’une famille française pendant la guerre de 14, Marie Favre.

Le dimanche 2 août 1914, le mari, capitaine d’artillerie, est mobilisé. Commence alors avec sa femme une correspondance régulière qui va durer 4 ans et demi. Chronique d’une famille industrielle de l’Est de la France, notamment des Vosges. Marie Favre fait partie des 28 petits-enfants de ce couple.

11h30Écrire sa guerre : Témoignages de soldats canadiens-français, 1914-1919. Michel Litalien, Outremont, Athéna éditions, 2011

Mon journal. France-Belgique, 1915-1916 Francœur Georges-Ulric. Texte inédit, établi et annoté par Michel Litalien, Outremont, Athéna éditions, 2011.
Gestionnaire du réseau des musées des Forces canadiennes à la Direction Histoire et Patrimoine, Michel Litalien fait œuvre utile d’historien  avec ces livres présentant de rares et souvent inédits témoignages de soldats canadiens-français.

12h Un ouvrier-artisan en guerre. Les témoignages de Gaston Mourlot. 1914-1919. Moyenmoutier, Collectif CRID 14-18 Rémi Cazals, Jean-François Jagielski, Alexandre Lafon, Marie Llosa, Philippe Olivera, Yann Prouillet, Editions Edhisto, 2012.

Témoignage original d’un artisan-ouvrier parisien, qui donne à « lire » « sa » guerre à travers différentes productions : carnets, lettres, photographies, dessins et … un herbier.

Après-midi : Coup de projecteur sur un récit …

14h La bataille d’occident, Eric Vuillard, Actes sud Littérature, 2012 .

L’auteur revisite à sa manière historique, politique et polémique le premier conflit mondial: « un livre stimulant et au langage étincelant »  Le Magazine littéraire, juin 2012.

L’actualité du livre d’histoire de 14-18…

14h30 La première guerre d’Hitler, Thomas Weber, Perrin, 2012

Professeur d’histoire contemporaine (Universités d’Aberdeen et d’Harvard), l’historien britannique Thomas Weber bouscule la vulgate selon laquelle le premier conflit mondial serait la matrice de l’idéologie d’Hitler et du nazisme. Il nous invite à une relecture complète de la personnalité du Führer et de son ascension au pouvoir. Un ouvrage très documenté, un appareil scientifique irréprochable. Décapant !

15h30 Nivelle, l’inconnu du Chemin des Dames, Denis Rolland, Imago, 2012.

Présentation – Débat

Denis Rolland s’attache à retracer le parcours et la psychologie du Général Nivelle, considéré comme le responsable du désastre du Chemin des Dames. Spécialiste de la Grande Guerre et historien des mutineries de 1917, il appuie cette investigation sur une documentation militaire désormais pleinement accessible, enrichie par le recours à des archives privées.

16h30  Vivre et mourir dans les tranchées de la Grande Guerre, Rémy Cazals, André Loez, Texto, Editions Tallandier, 2012.

Ce livre s’intéresse aux hommes des tranchées, les fantassins, aux hommes ordinaires. Les valeurs qui apparaissent dans leurs récits sont celles de la vie civile en temps de paix, confrontée aux exigences d’une guerre inhumaine (voir pages suivantes).

17h Le Chemin des Dames (dir.) Nicolas Offenstadt, Editions Perrin, 2012

17 historiens, entre l’archive et le terrain, ont mené une enquête qui est un essai d’histoire totale : tous les aspects de l’expérience combattante sont passés au crible de l’analyse. Avec cette réédition, il s’agit TOUJOURS de lever et d’expliquer l’oubli qui frappa dans le passé un lieu de bataille de la Première Guerre mondiale : le Chemin des Dames (voir pages suivantes).

17h30 /18h Clôture de la  10ème Journée du livre de Craonne

Toute la journée: signatures de livres * sur 14/18 (livres d’Histoire, romans, albums, BD …). Les auteurs des interventions et les membres du Crid 14-18 dédicaceront leurs ouvrages qui seront disponibles à  la vente. Sur place, des libraires avec une large sélection d’ouvrages récents et anciens sur 1914-1918, des éditeurs, des bouquinistes …

Et … Présence de Thierry Bourcy, romancier et scénariste, qui dédicacera sa série policière « Les aventures de Célestin Louise, flic et soldat »

Boissons et petite restauration sur place.               Entrée libre et gratuite.

Parution: Le Chemin des Dames

L’ouvrage de référence sur la bataille du Chemin des Dames (1917) paraît en édition de poche, revue et mise à jour.

Nicolas Offenstadt (dir.), Le Chemin des Dames, Paris, Perrin, « Tempus », 2012, 12€.

« C’est l’enfer[ …]. II faut y être passé pour comprendre » écrit le simple soldat Clerfeuille en évoquant le Chemin des Dames après le début de la fameuse offensive du 16 avril 1917, Le conflit dure depuis plus de deux ans et demi et le plan grandiose du général Nivelle ne vise rien moins qu’à terminer la guerre en perçant le front à cet endroit. Malgré certaines réticences civiles et militaires, qui ne peuvent être rendues publiques, Nivelle est alors porteur des espoirs de toute la nation, à l’avant comme à l’arrière. Près d’un million d’hommes sont rassemblés pour cette immense opération qui se transforme, dès les premières heures, en un épouvantable calvaire pour les soldats, confrontés à des positions allemandes en contre-haut, bien organisées dans un dédale de galeries et de cavernes insuffisamment détruites par l’artillerie : plus de cent mille hommes sont hors de combat en quinze jours… Les assauts dans la boue et la neige, face à des pentes imprenables, transforment l’espoir en boucherie. L’échec de l’offensive ouvre rapidement la voie à de nombreux débats et discussions et rend la mémoire de l’événement particulièrement trouble. D’emblée honteuse, la bataille est difficilement baptisée ; elle est bataille de l’Aisne, bataille du Chemin des Dames, ou encore offensive Nivelle, en fonction de ce que l’on veut souligner… On nie d’abord l’échec évident du projet ; on écarte ou minimise l’événement dans l’écriture de la guerre. Son importance est pourtant considérable par les choix militaires qu’elle entraîne (la fin des grandes offensives), les mutineries qu’elle provoque (et qui sont ici revisitées), et, au-delà, par son rôle dans la construction du mythe Pétain (le « sauveur » qui redresse les erreurs de Nivelle). Pour saisir toute la portée de l’événement, une équipe d’historiens, entre l’archive et le terrain, a mené une enquête de grande ampleur abordant toutes les facettes du « Chemin des Dames », de 14-18 à nos jours : histoires, combats, traces, mémoires… Il fallait aussi entendre ces autres voix qui ont toujours fait la vigueur du récit de la Grande Guerre : celle du combattant au cœur des offensives (Paul Clerfeuille) ou celle du Chemin des Dames d’aujourd’hui (Noël Genteur), celle de l’image (Arlette Farge) ou celle du romancier (Didier Daeninckx livre ici une nouvelle inédite).

Parution : 14-18, vivre et mourir dans les tranchées

La vie quotidienne des combattants, racontée et analysée à travers leurs témoignages, au format « poche ».

Rémy Cazals et André Loez, 14-18 Vivre et mourir dans les tranchées, Paris, Tallandier, coll. « Texto », 2012, 9,5 €.

Alors que tous les combattants français de 1914-1918 ont disparu, ce livre s’attache à faire revivre et comprendre leur expérience. Rémy Cazals et André Loez s’intéressent aux hommes des tranchées, aux fantassins, ils explorent tous les aspects de leur terrible quotidien. Une telle plongée dans l’univers du conflit est rendue possible par les nombreux témoignages que ces hommes ont laissés, carnets, souvenirs et lettres, et qui sortent depuis quelques années des tiroirs où ils dormaient. Ce livre veut donner la parole à ces hommes directement : ils ne sont pas vus et racontés ici par leurs chefs, par des observateurs prudemment restés à l’arrière, ou par ceux qui étaient sur le front avec l’intention de produire une œuvre littéraire. Ces hommes ordinaires disent avec précision, parce qu’ils l’ont vécue, l’horrible réalité de la vie matérielle, dans la boue, sous les obus ou face aux balles des mitrailleuses, leurs réactions à la violence commandée et subie, l’expression de leurs sentiments, de leurs espoirs, de leur désespoir. Ce qu’ils pensent de la guerre et de la paix, de leurs chefs et des gens à l’arrière. Comment ils se comportent vis-à-vis de leurs ennemis. Les valeurs qui apparaissent dans leurs récits sont celles de la vie civile en temps de paix, confrontée aux exigences d’une guerre inhumaine.

Fusillés en 14-18, pour l’exemple ? Journée d’étude du 3 novembre 2012 (Vic-sur-Aisne)

Depuis le discours de Lionel Jospin à Craonne en 1998, la question d’une réhabilitation des fusillés de la Grande Guerre fait l’objet de débats ou de demandes plus ou moins formelles. A l’approche du centenaire du début de la Grande Guerre le débat tend à s’amplifier avec des prises de paroles de plus en plus nombreuses et souvent confuses. Les soldats exécutés sont tous qualifiés de fusillés pour l’exemple, sans se soucier des motifs réels de leurs condamnations. Coupables d’abandons de postes du début de la guerre, déserteurs de 1916, mutins de 1917, droits communs de toute la guerre sont considérés comme des victimes d’une répression aveugle. Parfois même, ils sont assimilés à des mutins héros. Avec l’ouverture des archives en 2008, pour donner une résonance à leurs «  révélations » certains chercheurs ou médias prennent connaissance des dossiers et affirment que ce sujet a été occulté jusqu’à aujourd’hui en dépit de la publication de nombreux articles et ouvrages*.

L’association Soissonnais 14-18 a pour objectif l’inventaire et la sauvegarde du patrimoine 14-18. Depuis sa création, il y a vingt-cinq ans, elle s’est aussi impliquée dans le maintien du souvenir de certaines affaires emblématiques : Vingré, Bersot, Leymarie. Elle s’est aussi investie en faveur de l’inscription sur les monuments aux morts des soldats Flourac à Saint Ybars, Leymarie à Seilhac et Lasplacettes à Aydius et dans la plaque du souvenir du cimetière de Maizy. Elle a aussi appuyé le vœu formulé par le Conseil général de l’Aisne en faveur de l’inscription des fusillés sur les monuments aux morts. Ces différentes actions lui donnent donc une légitimité pour organiser une journée d’étude sur ce sujet.

La journée d’étude qui sera organisée le 3 novembre prochain n’aura pas pour objet de donner un avis sur la question d’une réhabilitation éventuelle. Elle visera à faire un état des lieux en recueillant les avis de ceux qui ont une connaissance particulière de ce sujet.

Compte-rendu de la conférence de Merano : “Italia, Austria e Russia nella Grande Guerra. La memoria tirolese” (en italien)

“Italia, Austria e Russia nella Grande Guerra. La memoria tirolese”

Merano, 21-22 giugno 2012.

Recensione di Irene Guerrini

Il 21 e 22 giugno si è tenuto nella città termale sud tirolese di Merano questo convegno internazionale, promosso e organizzato (molto bene) dal “Centro Russo Borodina” di Merano e dal “Centro della gloria nazionale” di Mosca, con la partecipazione di studiosi dell’Accademia delle Scienze russa e dell’Associazione degli storici russi della prima Guerra Mondiale, dell’Università di Innsbruck, dell’associazione “Croce nera” per le onoranze ai caduti dell’esercito austro-ungarico, di studiosi italiani.

Il convegno si è posto l’obbiettivo di avviare un’analisi comparata sul conflitto mondiale, ponendo a confronto alcune esperienze di ricerca e il livello di elaborazione storiografica in tre Paesi che furono tra i principali protagonisti della Grande Guerra: Italia, Austria e Russia, appunto. In particolare è stato interessante il confronto con la scuola russa, che solo negli ultimi venti anni è ritornata ad analizzare la Prima guerra mondiale in modo autonomo, separandola dallo studio della Rivoluzione di Ottobre. Anche in questa occasione si sono potute apprezzare, nelle analisi condotte dagli studiosi russi, le diverse impostazioni e sensibilità relative a questo snodo storico fondamentale per la storia di quel Paese. Di particolare interesse le analisi sulla storiografia sovietica e russa relativa al conflitto di Vjacheslav Shatsillo e Evgeny Sergeev.

Uno degli argomenti cardine della conferenza è stato quello relativo ai prigionieri di guerra russi concentrati dagli austro-ungarici in Tirolo, su cui Evgeny Sergeev condusse uno studio pionieristico già nel 1993, che ebbe come corrispettivo italiano l’indagine sui prigionieri austro-ungarici di lingua italiana catturati dall’esercito zarista realizzata, negli stessi anni, da Marina Rossi, anch’essa presente a questa Conferenza.

In particolare, si è analizzato l’uso che di questi prigionieri fu fatto dalla Duplice Monarchia per costruire fortificazioni e linee ferroviarie nella provincia di Bolzano, in particolare la ferrovia della Val Gardena. L’articolazione organizzativa della Conferenza, che prevedeva appunto lo svolgimento di una sessione a S. Cristina di Val Gardena, ha consentito di coinvolgere anche studiosi locali, appartenenti alla comunità ladina che abita da sempre quella valle. In tal modo è stata analizzata la sedimentazione, nella memoria della comunità, dell’esperienza di convivenza tra le popolazioni locali ed i prigionieri di guerra. In sostanza è emersa la comune esperienza di lavoro obbligato, dato che anche gli abitanti rimasti nella valle (donne, anziani e giovanissimi) furono costretti a contribuire alla costruzione di strade, ferrovia e funivie. Da questa esperienza sembra essere nata una memoria solidale, nella quale i prigionieri russi vengono ricordati più come vittime che come nemici.

Gli organizzatori della Conferenza hanno il duplice obbiettivo di ampliare lo studio dell’impatto della guerra negli ambiti sociali, e in particolare sulle condizioni di vita degli strati più deboli (prigionieri, malati, comunità locali) e di dimostrare l’interdipendenza di tutte le regioni a diverso titolo coinvolte nel conflitto, per cui le cui conseguenze di un singolo evento influirono sulla vita quotidiana e sulla storia di comunità anche molto distanti e diverse tra loro. A tal fine si propongono di dare continuità all’iniziativa di quest’anno proponendo anche per il futuro, e in particolare per il 2014, l’organizzazione di iniziative internazionali di studio.

Questo progetto è di grande significato anche per il fatto di svolgersi, con l’appoggio dei poteri locali, in una provincia che in un ancor recente passato fu sede di dure contrapposizioni tra la comunità di lingue italiana e quella di lingua tedesca e che oggi ha invece l’ambizione di presentarsi, in un contesto europeo attraversato da tensioni e contrasti, come un luogo di riflessione e di elaborazione comune sulla storia del continente.

Parutions : colloque de Béziers / Mélanges Jules Maurin

Les Actes du colloque de Béziers (septembre-octobre 2010) viennent de paraître sous la direction de Hubert Heyriès, Histoire militaire, études de défense et politiques de sécurité, des années 1960 à nos jours, Paris, Economica et Institut de Stratégie et des Conflits, 2012, 497 pages, index, avec la participation de CRISES, Université Paul Valéry Montpellier 3. L’ouvrage est divisé en cinq parties : “L’histoire militaire en centres de recherche” ; “L’histoire militaire hors de France” ; “L’histoire militaire en arme” ; “L’histoire militaire sous d’autres cieux” ; “L’histoire militaire en marche”. Dans la première partie, on pourra lire la communication de Rémy Cazals sur “Le CRID 14-18”, faisant évidemment état de la situation du CRID à la date du colloque. Dans la quatrième partie, un texte de Julien Mary et Frédéric Rousseau, “Les musées militaires : objets d’histoire et de mémoires”. La conclusion générale est de Jules Maurin. Rappelons que, lors de ce colloque, a été remis à Jules Maurin le livre d’hommage intitulé Combats, préparé par Jean-François Muracciole et Frédéric Rousseau (Paris, Michel Houdiard éditeur, 2010, 492 pages) qui contient, entre autres, deux textes fondamentaux : “Pour en finir avec ‘le moral’ des combattants” par André Loez, et “Penser la Grande Guerre avec ou sans Jules Maurin, Retour sur Armée-Guerre-Société : soldats languedociens (1889-1919)”. Parmi les autres contributions touchant à la guerre de 14-18 dans ce livre d’hommage, notons celles de Rémy Cazals, Jean-Jacques Becker, Odon Abbal, Gérard Cholvy, Jean-Claude Hélas, Elie Pélaquier, François Cochet, Yves Pourcher, Rémy Pech, Giorgio Rochat, Antoine Prost.

Journée de débats sur le patrimoine de la Grande Guerre (Sedan, 22 juin)

Le patrimoine de la Grande Guerre en débat. Ouvert à tous. 

A Sedan (Ardennes) vendredi 22 juin à l’amphithéâtre Mendès-France.

LE PATRIMOINE DE LA GRANDE GUERRE A SEDAN ET AILLEURS.
QUELS ENJEUX ?

Après-midi de débat de 14 h – 18 h, organisée par la Société d’histoire et d’archéologie du Sedanais, l’Université de Paris I- Panthéon/Sorbonne et la Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives (Ministère de la Défense)

Première partie : interventions

Séance présidée par Antoine Prost, Professeur à l’Université de Paris I

– 14 h La question du Monument de Sedan, histoire et enjeux par Sébastien Haguette (SHAS) et Nicolas Offenstadt (Maître de conférences à l’Université de Paris I), lecture d’un message de Gerd Krumeich, (Professeur à l’Université de Düsseldorf)

– 14h30 : Nicolas Charles (agrégé d’histoire, doctorant à l’Université de Paris I) : Les Allemands dans les Ardennes en 14-18. Etat des savoirs

– 14h50 : Thierry Hardier (Historien CRID1418) Quelle politique monumentale pour les Allemands dans la France occupée en 14-18 ?

15h10 Discussion sur les interventions

Deuxième partie : Echanges

– 15h30 -16h30 Table ronde : Que faire du patrimoine allemand 14-18 en France aujourd’hui ? Avec Arndt Weinrich (Chercheur à l’Institut historique allemand) Denis Rolland (Société historique de Soissons), Frederick Hadley (Historial de la Grande Guerre).
Table-ronde animée par Nicolas Offenstadt.

– 16h30 – 17h30 Table ronde : Quelle politique du patrimoine 14-18 à l’aube du centenaire ? Avec Antoine Prost (Professeur à l’Université de Paris I), Joseph Zimet (Directeur général de la Mission du Centenaire) et Philippe Olivera (Historien, CRID1418).
Table ronde conduite par André Loez, Historien, Professeur de Lettres Supérieures.

17h30 – 18h. Discussion générale.